•  

     

    - Instituteurs années 50 et 60 !

     

    - Instituteurs années 50 et 60 !

     De gauche à droite

     M.BERTHOUMIEU - X - X - MME CAMBOUNET - M.PUGINIER -X - M.FABRI - M.CROS- M.CAMBOUNET - M.SABY

    - Instituteurs années 50 et 60 !

    De gauche à droite

     M. Vaïsse - Mlle Amalric - Mme Basse - Mlle Puech - M. Puginier - Mlle Gineste - Mlle Alibert - Mme Vaïsse - MM. Segonne, Frayssinet, Marty. 

     


    3 commentaires
  •  - Camille PELLETAN à Graulhet

     - Camille PELLETAN à Graulhet

    Portrait officiel du Ministre Camille PELLETAN, suivi d'une notice biographique

    Venue à Graulhet du Ministre de la Marine Camille PELLETAN, pour l'inauguration de la Statue de l'Amiral JAURÈS, du Groupe scolaire des Jeunes filles (École Gambetta) et de l'Hôtel de la Caisse d’Épargne. Retrouvez une série de photos rares ou inédites et pour la première fois la publication intégrale du Programme des Festivités de ces trois journées : 26, 27 et 28 septembre 1903.

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    Homme politique français (Paris 1846-Paris 1915).

    Journaliste, député radical de 1881 à 1912, il combattit la politique coloniale de Jules Ferry, puis le boulangisme. Il joua un grand rôle au premier congrès radical-socialiste (1901). Ministre de la Marine de Combes (1902-1905), il chercha à démocratiser le corps des officiers et s'associa à la politique anticléricale.

     

    LES PHOTOS

    CAMILLE PELLETAN A GRAULHET
    LE 27 SEPTEMBRE 1903

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    L'arrivée vers la gare

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    Le cortège traverse le pont neuf

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    Un arc de triomphe a été construit à l'entrée de la Place du Jourdain...on peut apercevoir la
    Statue de L'amiral JAURES

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    La foule immense

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    Le cortège poursuit la route ...ici devant la Caisse d’Épargne

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    Devant le Groupe scolaire des Jeunes filles (École Gambetta)
    ----------------------------------------------------

    DOCUMENTS INÉDITS
    JAMAIS PUBLIES

    Le maire de Graulhet Monsieur Charles SERRES adresse un courrier aux membres du Comité de la Statue Jaurès pour les avertir de la venue du Ministre....

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    La famille de l'Amiral JAURÈS adresse une invitation

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    LA PRESSE EN PARLE

    LES NOUVELLES ILLUSTRÉES N°72 du 8 octobre 1903

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    L’hommage de Monsieur Pelletan à l'Amiral Jaurès

    Nos lecteurs ont vu dans le dernier numéro des Nouvelles Illustrées, une reproduction de la statue élevée à la mémoire de l'amiral Jaurès sur la place Jourdain, à Graulhet (Tarn), et ils savent que ce monument, œuvre du sculpteur albigeois PECH, a été inauguré par le ministre de la Marine, M. Camille Pelletan, au milieu d'une affluence considérable. Cette inauguration empruntait un piquant intérêt à ce fait qu'on pouvait remarquer, de droit aux places d'honneur, auprès du ministre radical de la Marine, sur l'estrade dressée devant le monument : d'une part la veuve de l'amiral et son fils, conseiller d'arrondissement républicain antisocialiste et d'autre part M. Jean Jaurès, vice-président socialiste de la Chambre et son frère le capitaine de frégate, commandant le croiseur Galilée, qui vient de se distinguer en enlevant à la barbe des pillards de la côte marocaine les cinq marins de l'équipage LEBAUDY.  Au moment de l'inauguration, après les remerciements du fils de l'amiral et les discours de M. Serres, maire, et du président du comité, le ministre de la Marine a pris la parole. Il a retracé en même temps que la biographie et les hauts faits militaires de l'amiral Jaurès, les vertus qu'il a laissées en exemple aux républicains.  Il a profité de la circonstance pour préciser une définition du patriotisme, qu'il distingue « du chauvinisme particulier de certains partis, qui mettent toute la gloire d'un peuple dans l'adoration de la force brutale et dans les rêves sanglants de la conquête du monde ».  Enfin, le ministre a terminé son discours par un hommage sincère à la mémoire glorieuse de l'amiral Jaurès, général de la Défense nationale pendant la guerre de 1870-1871, à laquelle il prit part.  Le soir même, le ministre de la Marine et les personnes qui l'accompagnaient sont rentrées à Paris.

    LA JUSTICE du mardi 29 septembre 1903

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    L'AURORE

    Le ministre de la marine a présidé hier à Graulhet (Tarn), à l'inauguration du monument élevé dans cette localité à la mémoire du vice-amiral Jaurès. L'amiral Jaurès, né en 1823, sorti de l’École navale, enseigne à la fin de 1845, lieutenant de vaisseau en 1850, naviguait sur le vaisseau le Valmy quand il s'y produisit une explosion suivie d'un commencement d'incendie qui, grâce à son activité, n'eut pas de suite. Capitaine de frégate en 1861, il fit la campagne de Chine et assista à la prise de Pékin. L’année suivante, en Cochinchine, Il était à l'affaire des lignes de Ki-Hoa et planta le premier drapeau français sur les forts de la rivière de Saïgon. Capitaine de vaisseau en 1869, il avait ce grade lors de l'invasion allemande. Mis à la disposition du gouvernement de la Défense nationale, il fut nommé général de brigade et fut plus tard nommé divisionnaire et commandant du corps de l'armée de la Loire. La commission de révision se borna à inviter le ministre de la Marine à le nommer contre-amiral, en reconnaissance des services rendus. Nommé député à l'Assemblée nationale, il y siège jusqu’à la fin et fut élu sénateur inamovible en mars 1876. En 1878 il fut envoyé comme ambassadeur, d'abord en Espagne, passa Vice-amiral dans la même année et alla, en 1881,remplacer à Saint-Pétersbourg le générai Chanzy   plus tard, il commanda en chef l'escadre de la Méditerranée et fut atteint par la limite d’âge en 1888 et maintenu définitivement en activité. Ministre de la marine en février 1889, il mourut dans ces fonctions au mois de mars suivant.

    Le train ministériel est parti d’Albi à huit heures. M. Pelletan était accompagné des députés et sénateurs républicains du Tarn. Sur le parcours, M. Pelletan a été longuement acclamé par les populations rurales. A son arrivée à Graulhet, le ministre de la Marine a été reçu par le maire entouré de ses adjoints et des membres du comité d’érection du monument de l’amiral Jaurès, des sénateurs, députés et conseillers généraux républicains du département.une foule énorme, massée aux abords de la gare, a acclamé le ministre aux cris de « Vive Pelletan ! Vive la République ! ».  Dans la salle d’attente, le maire a souhaité la bienvenue au ministre, au nom de la ville industrielle de Graulhet qui est franchement attachée À la République démocratique et sociale. Il l'a remercié d'être venu honorer de sa présence cette fête patriotique.  M. Pelletan le remercie de ses paroles et qu’il est heureux de se trouver au milieu d’une population franchement attachée aux institutions démocratiques. A l'Hôtel de Ville, le maire présente au ministre de la marine le conseil municipal socialiste. Composé d'ouvriers, le conseil dit en substance le maire, s'attache à administrer sa commune au mieux des intérêts de la population et de la grande industrie qui est la principale ressource du pays. Il s'emploie aussi à faire aimer et respecter la République. Il applaudit de tout cœur aux améliorations qui ont été apportées à la situation des travailleurs, « Nous sommes heureux de saluer en vous, ajoute le maire, non seulement un membre du gouvernement qui combat si fièrement pour la liberté, la justice et la raison, mais encore un artisan ardent et dévoué des réformes sociales. »    M. Pelletan répond qu’il connaît les sentiments républicains et démocratiques du Conseil municipal et de la Ville de Graulhet.  « Le gouvernement, dit-il. saura soutenir la politique qui vous est chère, et, débarrassé du cléricalisme, travailler aux réformes démocratiques et sociales que réclame le pays républicain ».  Le ministre reçoit ensuite le syndicat des ouvriers et le syndicat des patrons mégissiers, qui appellent particulièrement l'attention du gouvernement sur les améliorations économiques à apporter à l'industrie de la mégisserie.M. Pelletan répond que le gouvernement est acquis à toutes les améliorations pouvant encourager et fortifier les industries nationales. La ministre reçoit encore les délégations de sociétés diverses. Ces réceptions sont empreintes de la plus grande cordialité.

    L'inauguration du monument de l'Amiral Jaurès a eu lieu à deux heures et demie au milieu d'une affluence considérable. Le monument œuvre du sculpteur albigeois PECH se dresse au milieu de la Place Jourdain. L'amiral est représenté en uniforme de général de division, son attitude est martiale et souriante.  Quand le ministre arrive au pied de la statué, la foule l'acclame longuement. Sur l’estrade, on remarque la veuve de l'amiral et son fils, la famille Jaurès, M.Barbey, vice-président du Sénat, le préfet , les députés républicains et les sénateurs du Tarn, le maire, lé président du comité.   Après les remerciements du fils de l'amiral et les discours de M. Serres, maire, et du président du comité, le ministre prend la parole. II retrace en même temps que la biographie et les hauts faits militaires de l'amiral Jaurès, les vertus qu'il a laissées en exemple aux Républicains. Il définit te patriotisme, qu'il distingue du chauvinisme particulier de certains partis qui mettent toute la gloire d'un peuple dans l'adoration de la force brutale et dans les rêves sanglants de la conquête du monde.Le ministre termine son discours par un hommage sincère a la mémoire glorieuse de l'amiral Jaurès, général de la défense nationale pendant la guerre de 70-71, à laquelle il prit part. Des applaudissements répétés saluent cette péroraison. L’inauguration terminée. le ministre et sa suite ont quitté Graulhet par le train de cinq heures.

    LE PROGRAMME OFFICIEL
    DES FESTIVITÉS 1903

    pour la première fois l'intégralité ce cette brochure

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

    - Camille PELLETAN à Graulhet

     

     

     


    votre commentaire
  •   - 1 mars 1919 : le Moulin s'écroule

    J'ai retrouvé dans un journal de 1919 , le récit d'un fait divers concernant l'écroulement du Moulin de la Ville...j'ai pu l'associer à une photo transmise par un internaute graulhétois.

     

     - 1 mars 1919 : le Moulin s'écroule

    La photo inédite

    On peut évaluer la date de cet incident au samedi 1 mars 1919


    votre commentaire
  • Vue aérienne INEDITE
    du quartier de la Vernière 

    Quartier en construction...(merci à Bernard A.)


    2 commentaires
  • - L'entrée de la rue VERDAUSSOU !

    PHOTOS INÉDITES
    de l'entrée de la rue du VERDAUSSOU
    et du ruisseau non canalisé

    - L'entrée de la rue VERDAUSSOU !


    2 commentaires
  • - Ecole de l'Albertarié ...

    On retrouve ici quelques enseignants dont Georges ROQUES
    et aussi deux moniteurs municipaux Suzy BASTIE et Jean SABY.

    Vous reconnaissez une de ces personnes ?
    ou vous constatez une erreur ?

    Contactez moi ici ou laissez un commentaire à la suite de cet article

    - Ecole de l'Albertarié ...

    De gauche à droite :

    Monsieur et Madame LAVIT,  Georges ROQUES, Jean SABY, DAYDE Robert, Madame CORBIERES et DAYDE André

    - Ecole de l'Albertarié ...

    De gauche à droite :

    Georges ROQUES, X, X, X, LAVIT, Suzy BASTIE, DAYDE André


    votre commentaire
  •  - Carte photo 6 juin 1926 !

     c'était un dimanche ....

     - Carte photo 6 juin 1926 !

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit.


    votre commentaire
  •  - Graulhet 1950 inédit !

     

    - Place du Mercadial avec sa célèbre Epicerie L’ÉTOILE DU MIDI

    - La rue du Verdaussou - avec le magasin de chaussures

    - Devant le Square des Bains-Douches

    - Au début de la rue Jean Jaurès (ou Saint Projet) avec le magasin LES DOCKS MÉRIDIONAUX

     Clique sur l'image vous pourrez la voir plus GRANDE

     - Graulhet 1950 inédit !

     - Graulhet 1950 inédit !

     - Graulhet 1950 inédit !

     - Graulhet 1950 inédit !


    votre commentaire
  • - Septembre 1958 - Groupe d'instituteurs

    Rang du haut de gauche à droite

    FOURNIER André  - COMBES Roger - CATHALAU Albert - ALET Robert

    Premier rang de gauche à droite

    CROS - FABRY - Madame CAMBOUNET - Madame PUGINIER - SABY -
    CAMBOUNET - BERTHOUMIEU

    ------------------

    Merci à Suzanne et Albert CATHALAU

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit.


    1 commentaire
  • - Défilé de chars à Graulhet

     - Défilé de chars

     Défilé de chars portant pour certains des noms de régions
    ( Bretagne...) ou de spécialités (cidre...), chants au kiosque...Défilés de vélos et de voitures....S'agit-il du même événement ? Pour l'instant je n'ai pas de date ni pour quel(s) événement(s) eut lieu ce défilé dans Graulhet. J'ai essayé de situer dans Graulhet le lieu passage des chars. Merci de m'aider si vous reconnaissez les endroits et bien sûr si vous avez des précisions à me donner sur cet événement
    Je compte sur vous

     

     - Défilé de chars

     Kiosque Place du Jourdain (démoli en 1964)

    - Défilé de chars

    Kiosque Place du Jourdain (démoli en 1964)

    - Défilé de chars

    Kiosque Place du Jourdain (démoli en 1964)

    - Défilé de chars

    Entrée de la Place du Jourdain, sur la droite on aperçoit l'Hôtel DURAND et la maison FABRE Alimentation

    - Défilé de chars

    Entrée de la Place du Jourdain, sur la droite on aperçoit la maison FABRE Alimentation 

    - Défilé de chars

     Devant l'ancienne gare - sur la droite

    - Défilé de chars

    Devant l'ancienne gare - sur la droite

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

     Avenue du Stade (face à la Gare)

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

     Place du Jourdain

    - Défilé de chars

    Avenue du Stade

    - Défilé de chars

    Entrée de la Place du Jourdain

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

    Devant le Square de Bains Douches (encore clôturé)

    - Défilé de chars

     Avant le Pont de la ville (côté Saint Jean)

    - Défilé de chars

     Place du Jourdain - Au fond la terrasse du  " Château "

    - Défilé de chars

    Place du Jourdain - Vu de la Terrasse du château

    - Défilé de chars

    - Défilé de chars

     - Défilé de chars

    Place du Jourdain ( la rue coupait la Place en deux)

    - Défilé de chars

     Place du Jourdain ( la rue coupait la Place en deux)

    - Défilé de chars

     En haut de la Place du Jourdain 

     


    5 commentaires
  • Au temps des yéyés !!!

    Au temps des yéyés à Graulhet ! Yeah ! Yeah !

     

    Au temps des yéyés à Graulhet ! Yeah ! Yeah !VOUS êtes sur la photo ! Dites le moi

    Au temps des yéyés à Graulhet ! Yeah ! Yeah !

     

     


    votre commentaire
  • Beaucoup se reconnaîtront ....

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965

    Soirée des Francs Camarades en...1965


    votre commentaire
  • Bel été


    votre commentaire
  • C'est en juin 1933 que la piscine de l'école des Tambours (Victor-Hugo) est inaugurée....deux rares photos.....

     

    Juin 1933 - L'ouverture de la piscine de l'Ecole Victor Hugo

     

    Juin 1933 - L'ouverture de la piscine de l'Ecole Victor Hugo

    Juin 1933 - L'ouverture de la piscine de l'Ecole Victor Hugo


    votre commentaire
  • - 1971 - Inauguration Place J.MOULIN

    Brochure sur l'inauguration de la Place Jean MOULIN.

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN à Graulhet en 1971- Le texte et les photos

    montage François M

    Rappels historiques

    JEAN MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN à Graulhet en 1971...en souvenir du 27 mai 1943 - Le texte et les photos

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN à Graulhet en 1971...en souvenir du 27 mai 1943 - Le texte et les photos

     Jean Moulin est né le 20 juin 1899 à Béziers où son père était professeur d'histoire et conseiller général radical-socialiste de l'Hérault.
    Licencié en droit, il entre très tôt dans la carrière préfectorale : d'abord secrétaire général de Préfecture à Montpellier, il est en 1925 le plus jeune sous-préfet de France, à Albertville en Savoie. Il est successivement sous-préfet de Châteaulin (1930-1933), de Thonon (1933) puis secrétaire général de la Somme (1934-1936).
    Il a également appartenu à plusieurs cabinets ministériels et notamment celui de Pierre Cot, Ministre de l'Air dans le gouvernement du Front populaire d'où il s'engage dans l'aide clandestine à l'Espagne républicaine. Nommé préfet en mars 1937, il est, là encore, le plus jeune préfet de France et est nommé à Rodez en 1938 puis à Chartres l'année suivante.
    Lorsque la guerre éclate, il veut rejoindre les troupes, mais il est maintenu en affectation spéciale à Chartres où il fait face à l'exode de la population. Le 17 juin 1940, il reçoit alors les premières unités allemandes ; les autorités d’occupation veulent lui faire signer une déclaration accusant des unités de tirailleurs africains d'avoir commis des atrocités envers des civils à Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes des bombardements allemands.
    Maltraité et enfermé parce qu'il refuse de signer, il se tranche la gorge. Soigné in extremis par les Allemands, il reste à son poste avant d'être, comme préfet de gauche, révoqué par Vichy début novembre ; il part pour la zone sud, s'installe dans la maison familiale de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône) et prend contact avec les principaux mouvements de résistance de zone sud.
    En septembre 1941, il quitte la France par ses propres moyens pour rejoindre l'Angleterre depuis le Portugal après avoir traversé l'Espagne. A Londres, il est reçu par le général de Gaulle auquel il fait le compte-rendu de l'état de la résistance en France et de ses besoins. Rapidement convaincu de l'intelligence et des capacités de son interlocuteur, le chef des Français libres renvoie Moulin en métropole avec pour mission de rallier et d'unir les mouvements de résistance. Il doit également créer une Armée secrète en séparant le militaire du politique.

    Avec des moyens financiers et de transmission, Jean Moulin est parachuté sur les Alpilles le 2 janvier 1942 à 3h30 du matin.
    Il installe son Q.G. à Lyon.
    Délégué général du général de Gaulle, "Rex", alias Moulin, commence à mener à bien sa tâche complexe et délicate en zone sud. Il rencontre Henri Frenay, Emmanuel d'Astier et Jean-Pierre Lévy, respectivement responsables des trois principaux mouvements de la zone sud Combat, Libération et Franc-Tireur, leur apporte une aide financière, parvient, non sans mal, à aplanir leurs différends. Son action aboutit, en octobre 1942 à la création de l'Armée secrète (AS), fusion des groupes paramilitaires de ces trois grands mouvements, dont le commandement est confié au général Delestraint puis, au début de l'année 1943, à la création des Mouvements unis de Résistance (MUR) rassemblant Combat, Libération et Franc-Tireur.
    Grand amateur d'art et dessinateur lui-même, l'ancien préfet Jean Moulin ouvre entretemps une galerie d'art à Nice, la galerie Romanin (son propre pseudonyme d'artiste), qui lui sert de couverture.
    En février 1943, Jean Moulin se rend à nouveau à Londres où il rend compte de sa mission et est décoré par le général de Gaulle de la Croix de la Libération.
    De retour en France le 20 mars par une opération Lysander, "Rex" devenu "Max" est le seul représentant du général de Gaulle pour la Résistance. Ses efforts dans toutes les directions, malgré certaines réticences, aboutissent bientôt à la constitution du Conseil national de la Résistance (CNR) dont la première réunion se tient sous sa présidence au 48 de la rue du Four à Paris, le 27 mai 1943. Il s'agit d'un conseil réunissant les responsables de mouvements de résistance des deux zones mais aussi des responsables politiques et syndicaux. Important politiquement car il symbolise aux yeux du monde - et surtout des Alliés - l'unité française, le CNR adopte lors de sa première réunion une motion reconnaissant le général de Gaulle comme le seul chef politique de la France combattante.
    Dans le but d'organiser rapidement la relève à la tête de l'Armée secrète qui vient d'être décapitée par l'arrestation à Paris du général Delestraint, Moulin en convoque les responsables pour le 21 juin 1943 à Caluire, dans la banlieue de Lyon, chez le Docteur Dugoujon. Mais à la suite de dénonciations, la police de sécurité allemande (SIPO-SD) menée par Klaus Barbie intervient : tous sont arrêtés et emmenés à la prison du Fort Montluc.
    Interrogé par Barbie qui l'identifie après deux ou trois jours, Jean Moulin ne dit rien. Il est transféré début juillet avenue Foch à Paris puis dans une villa de Neuilly, où la Gestapo avait coutume "d'interroger" des personnalités importantes ; sans que l'on sâche réellement si c'est à cause des tortures subies ou parce qu'il a tenté de se suicider, son état de santé est désespéré. C'est vraisemblablement pour tenter de le soigner et de le conserver comme otage qu'il est transféré en Allemagne. C'est dans le train, quelque part entre Metz et Francfort, alors qu'il n'a déjà plus figure humaine, qu'il meurt le 8 juillet 1943.
    Ses cendres, jusqu'alors déposées au Père Lachaise, ont été transférées au Panthéon le 19 décembre 1964.
    www.ordredelaliberation.fr

    Conseil national de la Résistance

    Le Conseil national de la Résistance (CNR) était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943.

    Le CNR sous Jean Moulin

    Son premier président fut Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, lequel voulait instaurer ce Conseil afin d'unifier les différents mouvements de Résistance qui s'étaient spontanément constitués depuis la défaite et son appel du 18 juin 1940, au lendemain de la demande d'armistice par le maréchal Pétain.

    Selon les dirigeants de la France libre, en effet, les mouvements de Résistance, hormis les Francs-tireurs et partisans (FTP) et autres résistants d'obédience communiste, étaient le plus souvent inorganisés et n'étaient pas suffisamment coordonnés. Aussi, nombre de maquis n'entretenaient pas de relations entre eux et ce cloisonnement des mouvements de Résistance empêchait toute action commune organisée, et donc efficace.

    Le 1er janvier 1942, Jean Moulin devient ainsi le représentant du général afin d'unifier l'ensemble des mouvements de Résistance. En juin, il met en place un Comité des experts chargé de penser la synthèse des projets politiques pour l'après guerre. Le tour de force qu'est l'unification se produit un an plus tard, le 27 mai 1943, lors de la première réunion du CNR qui se tient à Paris dans l'appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four
    Outre Moulin et ses deux collaborateurs, Pierre Meunier et Robert Chambeiron, ont participé à la réunion du 27 mai 1943 :
    les représentants des huit grands mouvements de résistance :
            Pierre Villon du Front national de la résistance créé par le Parti communiste français2
            Roger Coquoin pour Ceux de la Libération,
            Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la Résistance,
            Charles Laurent pour Libération-Nord,
            Pascal Copeau pour Libération-Sud,
            Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire,
            Claude Bourdet pour Combat,
            Eugène Claudius-Petit pour Franc-Tireur ;
        les représentants des deux grands syndicats d'avant-guerre :
            Louis Saillant pour la CGT,
            Gaston Tessier pour la CFTC ;
        et les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :
            André Mercier pour le PC,
            André Le Troquer pour la SFIO,
            Marc Rucart pour les radicaux,
            Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,
            Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),
            Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

    Cette réunion aura une importance politique considérable,….
    « Après le 27 juin, les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le 8 mai 1945. D’autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu’il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. » (source WIKIPEDIA)

    LES DOCUMENTS INEDITS

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

    L'inauguration de la Place Jean MOULIN

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique