• - Pharmacie

    la UNE de l'Almanach François 1938

    - Pharmacie

    - Pharmacie

    La découverte d'une nouvelle carte photo représentant la pharmacie BALZAME située 27 rue Jean Jaurès me permet de vous proposer un article spécialement écrit pour le blog MÉMOIRES DE GRAULHET par Pierre AUSTRUY, sur cette pharmacie ainsi qu'un historique des pharmacies graulhétoises

    PHARMACIE BALZAME – AUSTRUY

     

    - Pharmacie

    27 rue Jean Jaurès

    Edmond Balzame est né le 24 août 1878 à Graulhet, son père Émile est pharmacien de 2ème classe, installé rue St Projet et son grand-père Auguste est médecin, ils sont originaires de l'Ariège.

    Edmond va épouser en juillet 1910 Marie-Henriette Descargue originaire d'Agen.

    C’est un homme très actif, grand sportif, il pratique l'aviron, le rugby l'intéresse beaucoup et il va participer d'abord comme soigneur puis comme président aux destinées du Sporting Club Graulhétois notamment quand le SCG devient champion de 4ème série en 1920.

    - Pharmacie

    Il est passionné de pêche qu'il va pratiquer souvent avec ses amis.

    Le docteur Jean Rouzet, alors âgé de 5 ans, raconte une anecdote vécue par son père le Dr Eugène Rouzet en évoquant le souvenir que lui avaient laissé les inondations de 1930 à Graulhet.

    Il pleuvait abondamment et le ruissellement de l'eau suivait les canalisations des rues. La rue dans laquelle nous habitions ne s'appelait pas encore rue du Docteur Rouzet, mais rue Edouard Branly ; elle n'était pas goudronnée et le passage très fréquent des roues de l'auto de mon père avait creusé deux ornières qui rentraient dans le garage. C'est ainsi que la voie était tracée pour le ruisseau qui dévalait la rue. Le niveau du sol du garage étant de dix centimètres inférieur à celui de la cour, il fallait donc vider cette poche d'eau avec un seau et la serpillière. Mon père fut fort surpris de voir un poisson essayant de s'enfuir. Il réussit à l'attraper et constata qu'il s'agissait d'un poisson chat (ou silure). Il pensa que ce poisson venait du barrage de Miquelou.

    On le mit dans un bocal, à ma grande satisfaction. Mais, voilà qu'un jour, racontant sa pêche dans le garage à M. Balzame, celui-ci dit : " mais il est à moi, ce poisson ! ".

    En effet, à l'arrière de la pharmacie, il y avait un petit jardin dans lequel se trouvait un bassin habité par notre poisson-chat qui avait profité du débordement pour s'enfuir et finir son périple dans notre garage. Convaincu par mon père que ce poisson n'était pas de ceux qu'on garde dans un bocal, le poisson chat fut ramené dans son bassin.

    Ce n'est pas à l'âge de cinq ans que l'on garde des souvenirs précis. C'est donc plus tard que j'ai fixé dans ma mémoire les traits de ce personnage très attachant : grand, avec une abondante chevelure blanche légèrement ondulée, une grande lavallière autour de son cou et surtout un lorgnon fixé à la racine de son nez (le lorgnon ou pince nez était une lunette sans monture qui était remplacée par une pièce métallique qui tenait les verres et comportait une pince qui se fixait à la racine du nez).

    Pendant ses études de pharmacie, à Toulouse, il pratiquait l'aviron, participant à des compétitions. Ses études terminées, il s'installa à Graulhet où son esprit sportif le conduisit à la fonction de soigneur de l'équipe de rugby. Il faut se rappeler qu'à l'époque les joueurs de rugby étaient assimilés à des artistes du piano ! En effet, les trois quarts jonglaient avec le ballon en esquivant l'adversaire, c'étaient "les joueurs de piano", quant aux avants, ils ne touchaient pas le ballon mais ils empêchaient "manu militari" l'adversaire de jouer : ils étaient

    "les porteurs de piano". Le match terminé, le combat se poursuivait dans le rang des supporters.

    C'est ainsi, m'expliquait Mr. Balzame, qu'un mauvais coup fit tomber ses lorgnons qui furent rapidement écrasés par le piétinement des supporters. Aussi, prenait-il la précaution d'en avoir une paire de rechange. (Jean Rouzet).

    La pharmacie Balzame était installée au 27 rue Saint Projet (devenue ensuite rue Jean Jaurès).

    Edmond Balzame avait comme préparateur Monsieur Rudeau dont l'épouse avait un magasin de maroquinerie Avenue Victor Hugo.

    - Pharmacie

    Thermomètre publicitaire Pharmacie BALZAME

    - Pharmacie

    Maurice Rudeau son fils raconte une anecdote amusante pendant l'occupation Allemande dans les années 40, Monsieur Balzame préparait des colis de médicaments pour la résistance et les confiait dans le plus grand secret à Mr Rudeau pour qu'il les transmette aux résistants en lui recommandant bien de ne pas en parler à Mme Balzame. Il se trouve que Mme Balzame faisait de même en préparant des colis, en les confiant à Mr Rudeau et en lui recommandant de ne pas en parler à son mari.

    - Pharmacie

    Monsieur RUDEAU préparateur à la pharmacie AUSTRUY (Merci à Maurice Rudeau)

    - Pharmacie 

    - Pharmacie

    On peut reconnaître Edmond BALZAME sur cette célèbre carte postale

    - Pharmacie

    - Pharmacie

    Le 9 janvier 1949, Edmond Balzame vend la pharmacie à Jean Austruy qui était venu le remplacer l'année précédente. Le fils de Mr Balzame a fait des études de notariat et ouvert une étude à Grenade sur Garonne qui existe encore aujourd'hui (exploitée par un arrière-petit-fils d'Edmond).

    Edmond Balzame décèdera à Grenade le 17 décembre 1950.

    Jean Austruy (1921-2002), venu de Carmaux, épouse une graulhétoise Arlette Cols en 1949. Ils s'installent au 27 rue Jean Jaurès.

    - Pharmacie

    - Pharmacie

    - Pharmacie

    Il continuera à employer Monsieur Rudeau comme préparateur, puis passeront au début des années 50, Marcel Roques (le 3ème ligne du SCG), Georges Ravari, plus tard c'est André Cortès puis Yvon Jammes et enfin Jacques Devaux. 

    - Pharmacie

     

    En 1957, il effectue des travaux de modernisation de la pharmacie.

    Au début des années 60, tout en continuant son activité de pharmacien, Jean Austruy se lancera dans le métier de mégissier suite à la disparition de son beau-père et pour épauler sa belle-mère dans la gestion de l'entreprise Bounhiol et gendres chemin de la Trularié à St Pierre.

    La pharmacie sera cédée à Mme Lafon dans les années 80, puis plus tard à Monsieur Outabia et enfin à Madame Foulard qui transfèrera l'officine où elle se trouve aujourd’hui, au 99 avenue Charles de Gaulle.

    Pharmaciens de 1ère classe - 2ème classe

    Après la révolution, une nouvelle organisation de la profession a été mise en place, notamment pour la formation des pharmaciens, deux classes de pharmaciens ont été créées :

    Les pharmaciens de 1ère classe qui suivaient une filière universitaire : 3 ans de formation théorique dans une école de pharmacie (Paris, Montpellier, Strasbourg, Toulouse…) puis 3 ans de formation pratique en apprentissage, le tout validé par un diplôme devant le jury de l’école.

    Ces pharmaciens pouvaient exercer partout sur le territoire français.

    Les pharmaciens de 2ème classe qui devaient justifier de 8 ans d’exercice dans une ou plusieurs pharmacies, subissaient au terme de ces 8 ans un examen devant un jury départemental composé de pharmaciens et de médecins. Ces pharmaciens ne pouvaient exercer que dans le département où ils avaient obtenu le diplôme.

    A partir de 1898, il n’y a plus eu que les pharmaciens de 1ère classe. Et au début du 20ème siècle les écoles de pharmacie ont été intégrées aux facultés de médecine et de pharmacie telles que nous les connaissons aujourd’hui.

    Les Apothicaires et pharmaciens à Graulhet*

    Graulhet dispose déjà d’un apothicaire à la fin du 16ème siècle : Maistre Jacques Affinhes, apothicaire, est en effet cité dans le compoix de 1594. Ses descendants (6 générations) prennent sa suite jusqu’au milieu du 18ème siècle, le dernier établi étant Jean Joucaviel, gendre, apothicaire puis chirurgien (vers 1755-1775).

    Plusieurs autres membres de la profession, moins fortunés, sont présents dans la ville au cours de la seconde moitié du 17ème siècle : Hubert Larroque, Pierre et Louis Cahusac…

    Dans le dernier quart du 18ème siècle, Graulhet dispose de deux médecins, Jean-Jacques Mauriès et Philippe Charles Rossignol et de trois à quatre maîtres chirurgiens. Aucun apothicaire n’apparaît dans le compoix de 1783. Il semble pourtant que l’un d’eux ait exercé temporairement à cette époque : Félix Lussignol.

    Petite anecdote concernant Félix Lussignol un apothicaire Graulhétois

    En 1783 les ruelles graulhétoises n'étaient pas sûres !

    Félix Lussignol, apothicaire habitant dans le haut de Graulhet, le mercredi 15 janvier vers 9h et demi du soir fut arrêté dans la Grand rue près de la maisonnette de l'oustal nau, par trois inconnus dont l'un lui mis son pistolet sous la gorge et le força à donner trois signatures sur papier blanc avec ces mots approuvant l'écriture ci-dessus,  mais en réalité il n'y avait aucune écriture au-dessus des signatures.

    L'apothicaire demanda à Maître Corbières fils, avocat au parlement de Toulouse de le défendre dans cette affaire qui le mettait en cause pour une reconnaissance de paternité d'une demoiselle logée et nourrie chez lui. Les papiers signés stipulaient que Félix Lussignol s'engageait à nourrir et à loger l'enfant et à transférer la mère dans un couvent de la province du Languedoc qui lui conviendrait. 

    Cette affaire avait fait beaucoup de bruit à Graulhet et impliqué des personnalités de la ville :

    Guilhaume de Facieu (bourgeois), Cazes (archiprêtre), Gisclard (curé de St Jean), Demonricous (notaire), Chatard (bourgeois). 

    - Pharmacie

    Parmi tout cet aréopage, le procès verbal ne dit pas qui avait eu des faiblesses pour la jeune demoiselle… 

     

    Le premier pharmacien à exercer au début du 19ème siècle a été Paul Augustin Bogues diplômé à Toulouse et exerçant de 1810 à 1823. Lui succèdera Isidore Salvy Facieu (1799-1870) originaire de Montans, pharmacien de 2ème classe il exercera jusqu’en 1862. Auguste Marcel Alexandre Frayssé, fils d’Antoine Frayssé, professeur au collège d’Albi, reprend la pharmacie jusqu’en 1870.

    Marie Jean Eugène de Vialatte de Pémille (1810-1870) fils de Philippe Marie Eugène de Vialatte de Pémille et de Charlotte de Milhau, est issu d’une famille noble de Graulhet (son grand-père était chevau-léger de la garde du roi). Il créé une seconde pharmacie, au N°19 place du Mercadial, aussitôt après avoir obtenu son diplôme (Paris 1835). Il exerce jusqu’en 1862. Jean François Bernard Jules de Martrin (1839- ) pharmacien de 2ème classe prend le relai jusqu’en 1882 où son fils François de Martrin prendra la suite jusqu’en 1929.

    Henri Dubois (père du compositeur Pierre Max Dubois (1930-1895)) reprendra la pharmacie jusqu’en 1935. C’est Melle Marty qui exercera de 1935 à 1972 puis Melle Bourdariès jusqu’en 1974 au N°19 puis transfèrera au N°30 et y exercera jusqu’en 1999. Aujourd’hui la pharmacie est tenue par Jean Ah-Cuitz.

    - Pharmacie

    Auguste Eugène Emile Balzame (1839-1918), pharmacien de 2ème classe exerce au N°27 rue St projet jusqu’en 1900. Edmond Balzame (1878-1950) reprend l’officine de son père jusqu’en janvier 1949.

    - Pharmacie

    Jean Austruy exercera jusqu’en 1986, Madame Lafon jusqu’en 1992 puis Mr et Mme Outabia et enfin Mme Foulard qui tranfèrera l’officine au 99 avenue du général de Gaulle où elle se trouve actuellement.

    En 1900, Joseph Cennes ouvre une 3ème pharmacie au 1bis place du Jourdain, il y exercera jusqu’en 1910.

    En 1932 Mr Rey va créer une pharmacie au N°30 rue Jean Jaurès, il y exercera jusqu’en 1945. Maurice Drugeon reprendra jusqu’au début des années 1990. Aujourd’hui l’officine est tenue par Mr Chabbert.

    - Pharmacie

    En 1960 au N° 44 de la rue Gambetta Mr et Mme Cathalau vont créer une pharmacie qui sera transférée en 1976 au N°1 place Bosquet où exerce aujourd’hui leur fils Pierre Cathalau. 

    En 1967, Michèle Batigne va créer sa pharmacie à Crins, rue de Normandie où elle exercera jusqu’en 2007. C’est Sylvain Mette qui a repris l’officine et l’a transférée en 2018 au N°50 de l’avenue du printemps.

    Au N°24 de l’avenue Victor Hugo Nicole Deltrieu crée son officine en 1980, son fils prendra la suite et aujourd’hui la pharmacie est tenue par la Selarl Roullier.

    Mrs  Chabbert, Roulier et Ah-Cuitz ont regroupé leurs trois officines en s’installant depuis le 1er octobre  2019 place du Jourdain.

    *Informations tirées du livre d’Aimé Balssa : « Apothicaires et pharmaciens en Albigeois »

    Pierre AUSTRUY

     


    votre commentaire
  •  

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    A la fin des années 60...Francis GONZALEZ, Jacques HERAL et Christian GIBERT qui fréquentent le Lycée Rascol à Albi et Gérard SICART qui lui est à l'École normale de Montauban jouent de la musique et décident de former un orchestre, quelques autres garçons sont recrutés et formeront l'orchestre qui répond au nom de LOVE AND LIFE

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    L'orchestre Love and Life en 1968

    -------------------------

    Cette formation dure une année et se transforme définitivement en INTÉGRAL ORCHESTRA en 1969

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Une des cartes postales officielles de l'orchestre INTÉGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    De gauche à droite l'équipe d'origine !
    Christian GIBERT (saxo)
    Francis GONZALEZ (guitare)
    Richard CORMARY (batterie)
    Michel VAYSSIERES (trompette)
    ALAIN DUPEYRON (assis par terre) - (trompette)
    Gérard SICART (appuyé à l'arbre) - (guitare et bassiste)
    Jean-Pierre AUDOUY (assis) - (bassiste)
    Jacques HERAL (chant)
    Jean-Luc TROUCHE (saxo)
    Christophe FAURE (synthé)

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    INTÉGRAL ORCHESTRA

    Les photos sont réalisées par le photographe Maurice SICART le père de Gérard, les répétitions se font dans un garage à Graulhet et ensuite à Lasgraïsses. L'Orchestre assurera de nombreux bals dans la région, des soirs de 14 juillet et la soirée de l'élection de la Reine pendant la quinzaine commerciale

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Extraits de la Dépêche

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Une affiche de bals en juillet 1974 à FENEYROLS dans le Tarn et Garonne

    -----------------------------

    Quelques photos sur scène

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Certains membres quitteront l'orchestre pour accomplir le service militaire, d'autres l'intégreront par la suite en particulier Alain LLORCA qui fera partie du groupe GOLD en 1983 mais aussi Claude Pagès

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Les 10 membres du groupe et sur l'extrême droite de la photo
    ...le chauffeur du bus

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    L'orchestre sur le toit du bus

    -------------------

    Photos de l'Orchestre INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

     

    - INTEGRAL ORCHESTRA

     Une autre carte postale officielle de l'orchestre

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Les anciens membres de l'orchestre INTEGRAL ORCHESTRA se retrouvent une fois par an pour un week-end festif et ...musical

    Merci à Michel Vayssières et Jacques Héral


    4 commentaires
  • Un nouvel arrivant dans la galerie des Illustres Graulhétois...le Capitaine Fortuné MAURIES

    Il existe une rue portant son nom....mais qui est-il ? Découvrez l

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    C'est le 10 août 1862 à la Mairie de Labessière-Candeil que François Mauriès, propriétaire au lieu dit " Campagne "  déclare la naissance de son fils Fortuné Edouard Mauriès.

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     L'acte de naissance de Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    François Mauriès veut donner à son fils une solide instruction compte tenu des prédispositions dont il a fait preuve à l'école. Fortuné fera ses premières armes au collège de Lavaur et ensuite à celui de Castres. Les événements des derniers mois attisent les élans patriotiques de chacun (perte de l'Alsace et de la Lorraine, défaite de Sedan...) et Fortuné Mauriès y succombe également : Fortuné Mauriès veut être soldat ! Mais avant tout il continue ses études au Lycée de Toulouse et au Lycée Louis Le Grand à Paris. Avec l'autorisation paternelle Fortuné Mauriès prépare le concours à l'Ecole Polytechnique. Malgré le refus d'obtention de bourses d'études Fortuné est reçu et fera partie de la promotion 1884 où il optera pour l'Artillerie de Marine

     

    Etat de services de Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Extrait de la revue de Madagascar

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Chevalier de la Légion d'Honneur
    le 30 décembre 1898

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Son parcours militaire est varié mais c'est dans son affectation au service du génie du Corps expéditionnaire de Tananarive à Madagascar qu'il va pouvoir donner la pleine mesure de son dévouement et de ses capacités. Travaillant avec le futur Maréchal Lyautey et le Gouverneur général de Madagascar Joseph Gallieni sa mission consiste à construire une route stratégique dans la grande ile. Son organisation méthodique et son ardeur font de lui le pionnier le plus émérite. Pendant de longs séjours il poursuit sa tâche dans une nature sauvage, des forêts insalubres et des populations parfois hostiles. Son tracé de la route choisit les lignes de crêtes. Avec l'aide de travailleurs Sénégalais et du Général Duchesne les grands travaux commencent mais l'usent et l'exténuent. Son extraordinaire réalisation qu'est sa route élève le Capitaine Mauriès à une communion intime et une reconnaissance légitime avec les populations et avec ses semblables.

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Malheureusement les maladies contractées lors de ces missions lui seront fatales et c'est au cours d'un diner d'adieu avant une permission que Fortuné MAURIES décédera brutalement le 29 avril 1901 à l'âge de 38 ans .

    Lors de la réception de son corps à Graulhet, le Docteur de Pémille son ami, prononcera l'éloge funèbre devant une foule énorme le 27 août 1902 au cimetière Saint-Roch.

    Bulletin de décès

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    LE COMPTE-RENDU DES OBSEQUES DU
    CAPITAINE MAURIES A MADAGASCAR

    Texte publié au Journal Officiel de Madagascar et Dépendances  qui nous donne de nombreuses et intéressantes indications sur la carrière du Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     Un monument commémoratif sera érigé à Madagascar

    L’ARRÊTÉ POUR LA CONSTRUCTION
    D'UN MONUMENT COMMEMORATIF

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     LE MONUMENT ÉDIFIÉ A MAJUNGA

    Mahajanga est une ville portuaire située sur la côte nord de Madagascar.

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    (Archives © ANOM) 

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    MADAGASCAR MAJUNGA Province du Nord
    Médaille ciselée décernée au Capitaine MAURIES
    par la Province de Majunga en hommage pour l'achèvement de la Route de l'Ouest 24 février 1900 - tranche cannelée - 118,03 g

    (Source DROUOT)

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    A GRAULHET...LES OBSEQUES DEFINITIVES

    Extrait de la Semaine religieuse - Albi

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Extrait de la Revue de Madagascar 

       - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    Obsèques du capitaine Mauriès – Notre collaborateur Beauprez a informé nos lecteurs, plus haut, que les restes mortels de l'infortuné capitaine Mauriès avaient été exhumés récemment de la tombe provisoire où ils avaient été déposés, à Madagascar, et transportés en France.

    Note du Blog :

    (Le cercueil est arrivé à Marseille par le Natal (Le Natal est un navire, paquebot-poste à vapeur français en service de 1882 à 1917. Armé pour le compte de la Compagnie des Messageries Maritimes, il inaugure la première liaison martime régulière entre Marseille et Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Converti une première fois en transport de troupes auxiliaire pendant la révolte des Boxers, ce rôle lui sera à nouveau dévolu lors de la Première Guerre mondiale. Une collision en mer cause sa perte en 1917. )

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    De très belle cérémonies et des manifestations fort imposantes se sont produites à l'occasion de ces funérailles. Le cercueil du malheureux officier était arrivé la veille au soir fort tard. A neuf heures précises le cortège s'est mis en mouvement et s'est déroulé depuis la maison mortuaire jusqu'au champ de repos, entre deux haies compactes et ininterrompues d'hommes, de femmes et d'enfants.

    La fanfare du pays ouvrait la marche de ce défilé. Venaient ensuite la municipalité, les draps d'honneur, les porteurs de couronnes et les délégation, dont celle des compagnons d'armes du capitaine. Parmi les nombreuses couronnes, citons celle de la municipalité de la ville de Graulhet, celle des coloniaux du pays, celle de ses amis personnels, celle de ses camarades de sa classe 1882 et celle de la famille Armand Mauriès.

    Le clergé précédait le cercueil recouvert du sabre et de l'uniforme d'artilleur du capitaine. Immédiatement derrière, une délégation de jeunes coloniaux portant le coussin réunissant toutes les décorations du défunt.

    M.Armand Mauriès, frère de notre ami, conduisait le deuil, suivi de la famille et d'un long cortège comprenant toutes les classes de la société, sans distinction.

    L'église était superbement décorée. Un immeuse catafalque se dressait avec beaucoup d'art au milieu de la nef. Tous les piliers étaient ornés de longues tentures sombres, portant les initiales du défunt, avec des faisceaux de drapeaux tricolores.

    M. l'abbé Rouffiac, doyen de Lautrec, a fait l'éloge du capitaine dont il fut le précepteur.

    Il a retracé la carrière du défunt, nous révélant des faits personnels, son irrésistible vocation militaire, nous rappelant sa citation à l'ordre du jour du corps d'occupation au Tonkin, glorifiant ses services à Madagascar. Il en profité pour associer, dans un même hommage, le Père Colin, directeur de l'observatoire de Tananarive, originaire de Graulhet également.

    Au cimetière, M.le docteur de Pémille, que l'émotion étreignait visiblement, a parlé au nom des amis du défunt, amis de collège et de tirage au sort. Puis M.Serres, maire de Graulhet, a dit combien la population de Graulhet était fière d'avoir donné un tel serviteur à la France et combien sa douleur était profonde.

    Enfin M. Taupiat de Saint Simeux, un ingénieur qui a été à Madagascar, où il devenu l'ami du capitaine, a fait connaître aux assistants la grandeur de l'oeuvre que le capitaine a laissée dans la Colonie.

     

     

    En 1902 le 3 septembre la municipalité du maire Charles Serres vote à l'unanimité la somme de 200 francs pour l'achat d'un buste du Capitaine Mauriès qui sera élevé sur une des places de la ville, mais ce buste ne sera pas exécuté, seul un moulage existe et l'on peut le voir dans le caveau de la famille au cimetière Saint-Roch. Voici quelques photos

     

    Texte François MAZENS / Photos Graulhet LM

    - Capitaine Fortuné MAURIES

      - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES 

    Soyons fiers de nos graulhétois célèbres !

    Merci aux écrits d'Henry MANAVIT, au site de l'Ecole navale (http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_mauries_fortune.htm) 

     

     

     


    votre commentaire
  • - Ma collection de cartes postales à la une !

    Des trésors de cartes postales de Graulhet dans la collection familiale 

    La Dépêche du 7 août 2019 a consacré un article à ma collection de cartes postales, collection que je suis heureux de partager avec vous à travers les articles, les enquêtes de ce blog mais aussi avec d'autres documents : photos, programmes,  des séries inédites : Graulhétois(e)s illustres , résultats inédits d'élections graulhétoises et aussi une Une qui se modifie en fonction des publications...un vrai blog journal ! Des questions, des cartes à partager, à échanger ou autre ...n'hésitez pas ! Vous pouvez me laisser un message ici - Consultez les différentes rubriques proposées à droite -  Merci au très nombreux lecteurs et visiteurs de ce blog.

     

     L'article de la Dépêche du 7 août 2019

    Logo LaDepeche.fr

     

    Une très rare carte-photo de l'intérieur de l'usine Sabin datant du milieu du siècle dernier. /  Photo DDM

    Une très rare carte-photo de l'intérieur de l'usine Sabin datant du milieu du siècle dernier. / Photo DDM
                      
                                                                
    Ce sont les porte-clefs qui ont lancé l'attrait pour les collections chez François Mazens. Plus tard, il a hérité de celle de cartes postales de Graulhet, débutée par son père Marcel. «Il y avait surtout des cartes postales des grèves qui étaient alors vendues au profit des grévistes». Parti en 1981 pour travailler à Paris, François, qui y habite toujours, ne conçoit pas de moindres vacances sans descendre dans sa famille sur les rives du Dadou. «Habiter la capitale me permet de fréquenter les salons spécialisés, les expo - ventes de vieux papiers, les brocantes. Mais, depuis plusieurs années, c'est sur Internet et sur le site Delcampe que je fais mes plus belles trouvailles», reconnaît-il. À ce jour, dans ces classeurs, il compte 758 cartes postales, en noir et blanc ou en couleurs, relatives à Graulhet et ses alentours, classées par quartiers. «Il y a des cartes anciennes, éditées entre 1900 et 1945, des semi-modernes, entre 45 et 70, des modernes, et des cartes-photos à tirage ultra-limité, parfois uniques, et qui font la richesse de toute collection.» Parmi les raretés, il est fier de pouvoir montrer des intérieurs de l'usine Sabin ou encore une carte des «Globe-trotters du Castres Olympique en 1922 à la fête de St-Projet». Ou encore des cartes-photos du haut de la place du Château ou de la Caisse d'Epargne, avec la correspondance écrite au recto, le verso étant utilisé pour l'adresse du destinataire et le timbre. «Collectionner des cartes postales de sa ville présente un côté historique certain, avec la présence de monuments historiques aujourd'hui disparus, comme la gare, le kiosque, le moulin des Seigneurs ou des usines de mégisserie. C'est aussi grâce à ces témoins épistolaires que l'on peut lire des commentaires parfois surannés.». Régulièrement consultant des sites spécialisés, François Mazens, recherche la carte rarissime dont l'achat comblerait le cartophile. «J'ai raté de peu une carte postale de la place St-Jean. J'aimerais la retrouver pour pouvoir compléter la série sur ce quartier populaire et ouvrier». Et pour parfaire son attachement à la ville, il anime un blog, «Mémoires de Graulhet», qui relate la grande et petite histoire et qui comptabilise près de 140 000 visites depuis sa création en 2011.

    G.D


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique