• 30 ans ! 1991- 2021

     9 juin 1991 - SCG - GRAULHET
    CHAMPION DE FRANCE GROUPE B !

    Un coup de rétro pour cette remontada graulhétoise en 1991 qui rend hommage à Daniel SANNOU récemment décédé. Merci à GD

     - 9 juin 1991 ! Graulhet Champion de France

     

     - 9 juin 1991 ! Graulhet Champion

     - 9 juin 1991 ! Graulhet Champion

    A l'automne 1990 l'équipe est envoyée en groupe B en début de saison . Le groupe se lance un challenge et devient champion de France Groupe B saison 90/91 .

     - 9 juin 1991 ! Graulhet Champion

    BOUCLIER CHAMPION DE FRANCE GROUPE B - 1991
    De haut en bas et de gauche à droite
    TREMOULET - HENACKER - GARCIA - GARRIGUES - DEPOMMIER - FERRARI - RAMOS - TERRASSIER - BELLOT FRANCIS (Entraîneur)
    Milieu : BARDOU (Physique) - PY - BOUSQUET JL - SANNOU - BACABE - MONTELS - ROUMEGOUX (Président) - REVALLIER - PUGINIZER - SIGUIER - NOUALS - AURIOL (Entraîneur)
    Bas : PERE (Soins) -BARY - DURAND - GAUTHIER - BELLOT - BARBASTE - GEROMETTA - BEY - PASSEMART (Entraîneur)

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    Alors que le Sporting venait d'assurer durant plusieurs décennies, sa place dans le haut du tableau du rugby de haut niveau,à l'image d'une demi-finale en 86, entre deux quarts, au début de la saison 90-91, le ciel tombait sur la tête des hommes entraînée par « Papy »Bellot et Henri Auriol. Au terme d'une phase préliminaire d'une formule de championnat à l'essai, le Sporting qui avait raté la marche, terminait 3e de poule de 4 et était, le 14 octobre, après un match nul à Nîmes, envoyé en groupe B. Le groupe se lançait un challenge, être champion de France et remonter en groupe A. Sept mois plus tard, non sans mal, il retrouvait l'élite. Archi-dominateurs en phase de poule, les graulhétois éliminaient Ussel en 8e aller-retour, passaient avec grande difficulté Miélan en quarts, se défaisaient de Valence d'Agen avec maestria en demi-finale et écrasaient le Rumilly de Vern Cotter en finale à Château- Renard. Un bouclier qui restera comme le dernier grand trophée des rouges et noirs. De la place Neuve au Jourdain.

    Daniel Sannou, seconde ligne aux côtés de J. P. Revallier s'en souvient encore. « Nous avions une équipe de niveau groupe A. Après la déception de la phase de brassage, Henri Auriol et Francis Bellot avaient su nous faire remettre en question. Pour la finale, nous étions physiquement bien prêts. » Poussés par un public - 10 bus de supporters avaient fait le déplacement- en surchauffe sous le chaud soleil de juin vauclusien, les graulhétois marquaient 4 essais à 1. La fin du match ressemblait à la folie. Le retour aussi. « A Graulhet, en arrivant nous sommes montés sur un camion qui nous a conduit de la Place Neuve au Jourdain. Il y avait du monde partout. Je crois que c'est la dernière fois que les supporters graulhétois se sont mobilisé en nombre! ».

    A quand la prochaine ? - Gérard Durand - Article publié en 2010

     

     


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  • - Souvenirs des classes de neige

    Les années AUBRAC
    Ceux qui y étaient s'en souviennent encore...

    par Gérard DURAND
    participant à la première classe de neige à Aubrac en 1967

    Les mois à venir s'annonçaient troubles mais ce matin d'hiver était clair. Le maire était là, les adjoints en nombre et les parentèles au complet sur la place trop petite. Pas question de manquer la première. Nous étions cinquante garçons, nous étions émus de quitter Graulhet et les nôtres mais nous étions fiers, nous étions des pionniers. Pensez-donc. Des fils de patrons mégissiers, aux côtés de ceux d'ouvriers dans le même bus d'un départ vers l'Aubrac à l'aube d'un inédit mois complet de "classes de neige". Premier émois d'une belle jeunesse. La route était longue le parcours sinueux et les arrêts fréquents entre Rodez et Laguiole. Puis, le paysage a changé. Les amas de neige noircie de bord de route ont laissé place aux congères. Les chauffeurs ont mis les chaînes. Un grand bâtiment de pierre sombre nous attendait, marquant le terminus. Nous étions à Aubrac. Premiers pas dans la fraîche tombée la veille en abondance. Nous étions à l'étage, des chambres de six, les lavabos en commun et les instituteurs au bout du couloir. La première nuit a révélé nombre d'insomniaques. Ca pleurait, ça gémissait, ça toussait, ça parlait en rêvant, ça suffoquait, ça tournait dans les couchettes. Le lendemain, l'anxiété a laissé la place à la fébrilité. Chacun a récupéré ses planches vernies aux fixations à gros ressort, ses souliers à crochets et ses bâtons à dragonne de cuir, enfilé son pantalon fuseau, son bonnet tricoté par maman et ses lunettes en mica de Paris-Graulhet. Attentifs aux explications des moniteurs, nous nous sommes essayés aux premières glisses, raidis par la sensation, grisés par la vitesse! La pente était moindre, les arbustes dépassaient de la neige, les chutes étaient plus ou moins artistiques, la mécanique du téléski faisait des soubresauts, mais le plaisir accompagnait la découverte. Classe le matin, ski l'après-midi, c'était le programme quotidien, avec thé bouillant en rentrant des pistes. Et puis il y eut à mi-séjour la visite des familles. Histoire de raconter ses premiers exploits, de relater de vertigineuses descentes, d'avancer sa maîtrise du schuss pour les plus téméraires, du sage chasse-neige pour les moins entreprenants. Le dimanche était jour de relâche scolaire, une partie du groupe descendant à Aubrac pour la messe du matin, les autres façonnant un bonhomme de neige ou jouant au Nain Jaune. Un jour, le restaurant Chez Germaine, au coeur du village mais à trois kilomètres du chalet nous avait invité à un copieux goûter. La tempête de neige s'annonçant, il fallut quitter précipitamment la grande salle à manger, et revenir dans la tourmente, mains dans la main, sous les injonctions des instits nous demandant de ne surtout pas lâcher celles de celui de devant et de celui de derrière. Les nuits tourmentées s'étaient apaisées, les batailles de polochons étaient fréquentes, les surveillants bon-enfants. Côté ski, pour tous, les progrès ont été constants. Au point d'envisager trois étoiles au départ du slalom spécial qui délivrerait les précieuses médailles en fin de séjour. Les plus adroits ont réussi à en décrocher deux, tous les autres ont eu droit à une, remise par l'édile au retour, à la grande fierté des parents revenus à la mairie accueillir leurs garçons rentrant d'une belle épopée. C'était il y a plus de 50 ans. Ceux qui y étaient s'en souviennent encore.  

    Gérard DURAND (Texte inédit pour le blog Mémoires de Graulhet)

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

     

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

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    LES PHOTOS 1967

    Les photos de la première classe de neige en février 1967

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    Le groupe 1967 devant le réfectoire

    - Souvenirs des classes de neige

    Des élèves et Henri AURIOL

    - Souvenirs des classes de neige

    - Souvenirs des classes de neige

    Henri Auriol et Pierre DURAND

    - Souvenirs des classes de neige

    Pendant les cours...

    - Souvenirs des classes de neige

    L'arrivée du courrier

    - Souvenirs des classes de neige

    - Souvenirs des classes de neige

    Si la neige manque à Aubrac, les cours de ski se passent à LAGUIOLE

    - Souvenirs des classes de neige

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    Les instituteurs Pierre DURAND et Henri AURIOL étaient aidés par des élèves de l’École normale tout au long du séjour. Ici lors du repas pris en commun au réfectoire


     L'année suivante 1968

     En 1968 deux classes iront à AUBRAC dont celle de Madame ESCRIBES de l’École BARRICOUTEAU et une classe de l’École VICTOR-HUGO

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    Le groupe 1968 dans le Royal Aubrac

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    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    A Graulhet réception à la mairie par le Maire Monsieur DUMONTIER

    On peut reconnaitre sur ces photos Mesdames  ESCRIBES, JULIE,
    Messieurs PONTIER, DRUGEON, LASSERRE.

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    - Souvenirs des classes de neige à Aubrac

    Pendant le séjour le jeune élève MORO (ici en photo à gauche sur la photo) s'est blessé et a dû être hospitalisé à Albi. Monsieur AURIOL instituteur l'a accompagné en ambulance d'Aubrac à Albi mais le retour pour Monsieur AURIOL fut mouvementé. En effet une tempête de neige a empêché l'ambulancier d'arriver à Aubrac. Le chauffeur et Monsieur AURIOL ont du prendre une chambre d'hôtel. Le lendemain Henri AURIOL a pu rejoindre Aubrac dans la voiture du facteur faisant sa tournée avec le chasse-neige qui ouvrait la route !

     Rappel historique des premières années

    Première année : 1967 à Aubrac jusqu'en 1977
    A compter de 1978 : Saint-Lary suivront Egat (près Font-Romeu) en 1981
    et Vielle Aure (1982)...

    Les articles publiées dans les BROCHURES ANNUELLES DE LA VILLE DE GRAULHET

    - Souvenirs des classes de neige

    - Souvenirs des classes de neige

    une lettre publiée dans le BULLETIN ANNUEL DE GRAULHET de 1976

    - Souvenirs des classes de neige

    Quelques années après à Saint-Lary dans les Hautes-Pyrénées

    - Souvenirs des classes de neige

    - Souvenirs des classes de neige

    Merci à Henri AURIOL, Gérard DURAND et David RECORDS pour leurs collaborations et le partage des souvenirs et des photos
    Archives privées - Brochures de la Ville de Graulhet 

     


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    - Cécile Mauriès : une sage femme

    Je suis ravi de consacrer un article à une femme qui a mis au monde un nombre incalculable - dont moi - d'enfants graulhétois et des environs : Madame Cécile MAURIES une vie dédiée à sa passion. Sage-femme un métier noble et une véritable vocation. Pourquoi sage femme" : Le mot sage-femme est composé de sage signifiant « expert, habile dans son art » (attesté en 1155) et de femme.Le mot apparaît avec le sens « femme dont la profession est d'accoucher les femmes »

    Nombreux seront les graulhétoises et graulhétois qui seront ravis de revoir ou de découvrir cette femme passionnée. Pour nous présenter quelques éléments de sa vie et des photos, je vous laisse découvrir son portrait réalisé par sa famille que je remercie sincèrement.

     

    Il était une fois Cécile Mauriès, sage-femme connue par deux générations de Graulhétois et Graulhétoises.

    Sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille ! D’origine espagnole, Cécile Llanas est née le 27 mai 1906 à Fontpédrouse dans les Pyrénées orientales.Depuis toujours, bien déterminée à devenir sage-femme, elle fait ses études à l’École de Médecine et de Pharmacie de Marseille. Elle est diplômée sage-femme le 9 juillet 1927 à 21 ans.

     - Cécile Mauriès : une sage femme

    A l’École de Médecine et de Pharmacie de Marseille en 1926

     Le groupe d'étudiants de la promotion où figure Cécile Mauriès
    (la 7° en partant de la gauche - rang du haut) - Marseille - 1926

     L’École de médecine et de Pharmacie

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    - Cécile Mauriès : une sage femme
    A Marseille à l’École en 1927

     

    Elle s’installe à Graulhet au 5 rue Urbain Fonvieille après avoir épousé Charles Mauriès, employé EDF, en 1928. Jean-Louis, leur fils unique, naît en 1930.
    Elle connaît un succès rapide grâce à ses compétences, son énergie et sa gentillesse. Elle est très appréciée pour son charisme, sa jovialité légendaire et surtout son entière disponibilité.

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    La plaque qui figurait sur sa maison

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    De jour comme de nuit, à pied ou a bicyclette avec ses sacoches, elle parcourt hiver comme été la campagne graulhétoise. Plus tard avec sa belle 4 CV Renault par la suite avec sa 2 CV Citroën elle accompagne ses patientes jusqu’à la clinique d’Albi ou l’hôpital de Lavaur.

    Pluie, froid, neige, canicule, rien ne l’arrête !


    Elle ne se plaignait jamais, c’était sa vie, son bonheur, son sacerdoce.

    Avant, pendant, après l’accouchement elle est entièrement dévouée à ses patientes et très souvent chaleureusement remerciée par un joli coffret de dragées, gourmandise qu’elle appréciait tout particulièrement, son mémorable pêché mignon !

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    Le bébé a 15 jours nous sommes en janvier 1957...

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    Cécile Mauriès au fil des années

    - Cécile Mauriès : une sage femme

     

    Et quelle ne fut pas sa joie et sa fierté d’inaugurer en 1971 l’hôpital de Graulhet qui comprend en plus des 19 lits de médecine, 11 lits de maternité. Celle-ci, une des plus modernes du département, de 1972 à 1975 enregistre 494 naissances. Enfin la perspective d’une fin de carrière plus sereine pour Cécile, secondée par les médecins de la ville pour donner aux accouchées la plus entière satisfaction.

    Cécile, une femme de caractère, passionnée par son métier certes mais aussi très attachée à sa famille. Une grand-mère dynamique, hors-norme pour ses petites filles.

    Elle est décédée en 1983 à l’âge de 77 ans.

    - Cécile Mauriès : une sage femme

    Premier accouchement à la maternité à Graulhet

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    Toujours dans l’action et tellement populaire elle sera conseillère municipale pendant le mandat de Messieurs DUMONTIER et PONTIER.

    - Cécile Mauriès : une sage femme

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    - Cécile Mauriès : une sage femme

    Lors d'un échange avec la ville jumelée à Graulhet Priem am Chiemsee, on reconnait sur cette photo Monsieur et Madame  André PONTIER au premier rang maire de Graulhet, Monsieur et Madame Jean LASSERRE et au deuxième rang la troisième en partant de la gauche Madame Cécile MAURIES. Egalement Monsieur et Madame DRUGEON, Raymond ROUYRE et son épouse...mais aussi des personnalités de Priem am Chiemsee.

    - Cécile Mauriès : une sage femme

     Dans les dernières années de sa vie

     

     


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    Le nouveau livre de Jacques LARRUE
    RUGBY FLOUZE

    - Rugby Flouze / Jacques LARRUE

     - Rugby Flouze / Jacques LARRUE

    Le nouveau livre de Jacques LARRUE a l'accent rocailleux du Sud-Ouest. En 222 pages Jacques LARRUE dresse un constat sans concession du rugby d’aujourd’hui définitivement (?) perverti par la puissance de l'argent. Mais ses écrits reviennent tout d'abord sur sa passion du rugby lui qui fut un gamin avide de jouer. Jacques LARRUE évoque dans ces pages où l'on entend les vivats des tribunes tout ce qu'il a pu ressentir de suave et d'amer d’épique et de pitoyable au fil des années et des matchs. Sincère avec le rugby d'hier - qu'il ne pare pas de toutes les vertus - et celui d'aujourd'hui - qu'il n'affuble pas de laideur absolue, Jacques nous livre dans ce nouvel opus de belles pages sur sa passion, sur le Sporting, sur quelques amis rugbymen et également ses vérités - / -                                  François Mazens

    A lire bien évidemment !

    Rugby flouze - Des résistants aux mercenaires / JACQUES LARRUE
    Les Presses du Midi - 16 euros

     


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