• - Robert Assié

    - Robert Assié

    Une nouvelle personnalité graulhétoise mise à l'honneur !

    Robert Assié né en 1927 à Toulouse est un graulhétois de cœur. A 18 ans il s'engage dans l'Armée de l'Air et cinq ans plus tard en ressort breveté mécanicien ( Premier de sa promotion de l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air de Rochefort). Dès 1950 l'Aéro-Club Graulhétois l'engage et Robert de son côté s'engage pour la vie avec une jeune et ravissante graulhétoise : Rosette FABRIES, de cette union naîtront trois enfants Annie, Chantal et Jean-Luc...

    Une pensée en photo également pour François CORBIERES autre mécanicien légendaire de l'Aéro-Club.

    - Robert Assié

    Ses deux filles prêtes pour l'embarquement !

    Un détour obligé et contraint dans les événements algériens puis à sa demande Robert se perfectionne pendant cinq autres années dans les Centres nationaux de formation aéronautique et sort à nouveau premier au stage de l’École des pilotes de Challes-les-Eaux....A partir de ce moment Robert Assié devient le chef pilote mécanicien, le cher Bébert comme le surnommaient les membres de cette grande famille de l'Aéro-Club Graulhétois....Robert Assié avait pour devise et pour surnom également : LA BILLE AU MILIEU (La bille est un instrument de l'avion permettant de mettre en évidence la symétrie ou la dissymétrie du vol.)

    Robert Assié a pratiquement passé 30 ans à l'Aéro Club, à son actif plus de 10.000 heures de vols, plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins. Le 16 mars 1975 Robert Assié reçoit la médaille aéronautique lors d'une réception à Graulhet devant plus de 200 personnes. En 1976, après une douloureuse maladie Robert Assié quitte les siens  : son épouse et ses trois enfants et ses amis de l'Aéro-Club Graulhétois.

    MÉMOIRES DE GRAULHET salue la mémoire de Robert Assié, personnalité graulhétoise, et vous entraîne dans les belles années de l’Aéro-club Graulhétois, à travers une série de photos inédites de l'Aérodrome, qui rappelleront de biens jolis et tendres souvenirs, mais aussi de quelques articles de presse dont un grand article signé Henry Manavit de 1961 sur l'Aérodrome de Salés.

    Un grand merci à Madame Assié et à ses enfants

    Envie de commenter, de compléter un article , un nom , n'hésitez pas !

    Les Belles Années

    LE RESTAURANT BAR DE L'AVIATION

    - Robert Assié

     

    LES VUES AÉRIENNES DE L’AÉRODROME

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    C'est bien vide.....

    - Robert Assié

    Le quartier de Taillefer n'est pas construit, Crins 1 commence à pousser ...pas de Forum à l'horizon ....

    Robert Assié le chef mécanicien

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES AVIONS

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    UN MEETING AÉRIEN

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES STAGIAIRES

    Plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins...un témoignage de
    satisfaction par un des nombreux stagiaires

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    16 mars 1975
    REMISE DE LA MEDAILLE AERONAUTIQUE

    - Robert Assié

     

    Dans l'assistance, Monsieur ARMENGAUD, président régional des Vieilles Tiges

    - Robert Assié

    On peut reconnaitre Monsieur et Madame ASSIE , Monsieur Claude VERGNES

    - Robert Assié

    On reconnait Monsieur et Madame ASSIE, le maire de Graulhet Monsieur PONTIER

    - Robert Assié

    La photo de groupe prise à la suite de la remise de la médaille

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    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié

    L'ARTICLE D'HENRY MANAVIT 
    Article du 20 octobre 1961

    Dans le ciel de Salès par Henry MANAVIT

    - Robert Assié

    L'automne accourt sur le plateau de Salés. Les années s'amoncèlent au loin sur les monts de Lacaune. Elles courent d'abord d'ouest en est sur les collines гоndes de Canguilan et de Lautrec. Sur le grès creux de Jourdes, les chênes frissonnent dans ce soir tombant. Les frondaisons de la Courbe se découpent en contre-jour dans le ciel empourpré du couchant.

    J'entre au bar inondé de lumière à l'heure où François le mécano pousse sur son rail, l'immense portail en tôle ondulée du hangar, dans lequel le chef Assié vient au terme de ce dimanche, de ranger ses petits « zincs ». Ils vont dormir côte à côte ailes contre ailes, les oiseaux de Salés : Jodel, Piper, Stampe, dont le ronronnement, a chanté aujourd'hui, la chanson du vent frais sur les vieux toits de Graulhet.

    En ce soir d'octobre qui commence, une saison s'achève. Le saphir fouille les sillons d'un disque. Un air connu m'invite au plaisir de boire sans soif le sirop sucré d'une heure douce qui m'appartient. Le président Juillé et le trésorier Massié ont terminé leur quart. La tour de contrôle s'est éteinte. Ils rentrent tous s'accouder au comptoir saoulés de vent, ivres d'air : Nespoulous le grand Delrot. Gayral, Fossat, Béteille, Vaissières De Lazzari, Bellière...

    Leur dimanche s'achève qu'ils ont attendu six longs jours. Ils se retrouveront dimanche, avec les mêmes gestes, les mêmes habitudes. M. Wilvert m'a apporté le cahier des stagiaires. C'est presque un cahier d'écolier, mais c'est aussi un livre d'or.

    Une trentaine de garçons de toutes conditions, de toutes les latitudes, y ont tracé à la fin de leurs « classes » à l’aérodrome de Salés, d'une main nerveuse qui trahit l'émotion du départ, le témoignage où l'expression de leurs sentiments.  Ils ont passé là un mois, deux, des jours heureux, trop courts, bien remplis.

    Ils sont venus parce qu'ils aimaient l'aviation et qu'ils ont lu dans une revue qu'il existait dans un coin perdu du Midi, l'aéro-club Graulhet. Ils sont venus voir ce patelin et puis ils sont restés. D'autres étaient venus qui sont revenus cette année, passer une partie de leurs vacances à voler. Ils ont partagé le dortoir du centre d'accueil. Ils ont mangé à la même table du réfectoire que les Wilvert s'ingéniaient de rendre agréable et variée.

    Levés tôt le matin, selon les caprices du temps, ils s'envolaient à la conquête de leur brevet de pilote. Piloter, leur rêve, c'était d'abord l'apprentissage des nombreuses ficelles du métier, apprises au tableau noir dans le hangar, près des « coucous » qu'ils caressaient de leurs mains de 20 ans.

    Vingt ans, c'est le bel âge bleu de la vie toute neuve dont on prend conscience tout d'un coup entre le ciel et la terre sous les stratus et l'azur, au-dessus du lac de Miquélou qu'on survole, du Bruc crayeux, du Dadou noir qui musarde dans le creux du Loubat et de la Bressole.

    Vingt gosses, vingt copains ont chanté, ont ri. Leur gaieté, leur joie espiègle, leurs jeux, leurs chansons ont animé l'aéro-club de Salés. Je pourrais vous les présenter. Leur nom ne vous dirait rien. Je les laisse dans l'anonymat de leurs vingt ans. Ils avaient tous le visage de la jeunesse et de la loi de la camaraderie et de l'amitié, sentiments exaltants que l'amour de l'air fait découvrir et partager. Ils étaient instituteurs, visiteur médical, attaché de presse, pompier de l'aéro-navale, étudiants, agents techniques, fils de docteur, employé de banque. Ils n'étaient que vingt, trente copains. Écoutez ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont écrit au soir de leur départ :

     « Quelle joie de pouvoir vivre ici hors du regard observateur des autres. Je souhaite très sincèrement à chacun de réussir dans leurs initiatives afin qu'ils puissent vivre simples et heureux. Dans mon esprit, Graulhet évoquait une bonne équipe de rugby. Mais je ne pensais pas y trouver, en l'espace d'un mois, tant de liens de camaraderie.»

     « La rentrée... Pat... On est si bien. Je serais encore resté ici pendant quelques jours, peut-être même toute la vie. Des camarades sympathiques, des moniteurs irremplaçables, un cordon bleu. Où retrouverais-je pareille ambiance ? Nul ne sort de l'aéro-club de Graulhet qui ne souhaite y retourner.»

     « Merveilleux, sympathique. Les mots ne dépassent pas ma pensée. Je souhaite ardemment de revenir en ces lieux un peu sacrés »

    Et cet autre à présent, un grand diable drôlement « baraqué » qui jouait le pirate à son heure, venu de la Guadeloupe, le plus émouvant :

    Un océan, 10.000 kilomètres d'Atlantique, voilà ce qui me sépare de Graulhet. Pourtant, dans mon cœur que déchire le départ, le souvenir de la chaleureuse camaraderie, la patience et le dévouement des moniteurs Bébert et Claude, la bonne humeur et le sourire de François, l'ambiance familiale et la bonne cuisine de M. et Mme Wilvert si plein de tact et si heureux de nous savoir satisfaits resteront éternels.

     « Quand on a longtemps manqué d'affection, quand on en trouve un peu on s'agrippe »

     Un autre a dit :

     « Qu'importe le nombre de kilomètres qui nous séparent, puisque nous sommes obligés de partir, de quitter ce lieu cher à tous.

    En être à 800 ou à 10.000 kilomètres, le résultat est le même et nous ne pensons qu'à une chose revenir. Je suis venu ici pour passer le premier degré, mais avant tout cela, je devais faire une épreuve qui aurait pu tout gâcher : prendre le baptême de l'air.

     On ne m'a pas sottement « sonné ». D'une passion sincère mais passive, j'en suis venu à une passion plus ardente encore et active, pourtant « merde et zob » à ce salaud de vent d'autan

     « C'est ici que beaucoup d'entre nous ont mis le pied dans la grande famille qu'est l'aviation et ce premier pas restera éternel.

     « Jamais voyage ne m'a causé autant de déplaisir que celui que je vais faire maintenant, car il m'éloigne de Graulhet.

     Il est triste de se quitter, mais tellement agréable de se retrouver. A très bientôt.

     « Y en a qui avaient la larme à l'œil. Mais je tamponne parce que j'radine pour le gueuleton de fin d'année, histoire de baffrer un bon coup après une vache giclée de perniflard. »

     « A part ça, la croûte était impec. Après ça. ça brûlait des rengaines pas propres dans tous les coins. »

    On pourrait continuer longtemps ainsi. Mais il faut finir par quelque chose. Ce quelque chose qui nous touche à beaucoup de très près, nous rappelle au soir de la réunion du Tour de France aérien, des vitres graisseuses, l'ambiance Far-West d'un banquet où des pétards explosaient près des micros de Bastié.

     Pour les stagiaires et au souvenir de cette soirée, un autre a écrit :

    «  On se souviendra longtemps de ce stage, tant les stagiaires du taulier des stagiaires et que les stagiaires d'eux-mêmes.

    « Nous formons une bonne équipe : Pierrot, François, Serge, Henri, Claude et les autres qui aimaient bien notre cuisine, tellement qu'ils y mettaient parfois les doigts.

     « Le soir, avant de s'endormir, on se réunissait parfois en rond autour de la tente de Leroy, un couple charmant, et pour fêter leur départ on chantait avec amour des chansons d’au-revoir, tandis que les plus doués rythmaient sur des grosses caisses de fortune. Ensuite, pour leur être agréable, nous les aidions à faire leurs bagages.

    Une fois on avait trouvé astucieux de passer à la graisse de vidange les voitures des autorités réunies en conférence. Que de remords nous eûmes par la suite en voyant tous ceux qui travaillaient. pour nous : MM. Juillé, Massié, Gaissière et Calvel et ce pauvre François et toutes les autres personnalités, les manches retroussées astiquer jusqu'à une heure du matin leur voiture. Pour un peu nous les aurions aidés.

    « J'espère que cette atmosphère mi-aviation mi-paillarde se perpétuera dans les stages à venir. Je souhaite revenir bientôt et faire tout pour ça.

    En souriant à l'évocation de ce soir, j'ai fermé le cahier des stagiaires. Il me restait plus rien dans mon verre. J'ai regardé M. Wilvert derrière son comptoir. J'ai trouvé sur son visage le gros chagrin, l'absence de ses gosses. Le vent d'automne courait sur le plateau de Salés. C'était fini, il savait que demain et les jours froids, il ne verrait plus que Bébert et François passer devant le bar de la jeunesse et de la joie.

    Salés, 1er octobre 1961.

    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié : pilote mécanicien

     - Robert Assié

    - Robert Assié

     

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    - RAYMOND FAU : le mendiant de lumière

     - RAYMOND FAU

    PARUTION D'UN LIVRE
    SUR RAYMOND FAU

    Raconter Raymond Fau en 210 pages, c'est un peu visiter les pyramides de Gizeh, avec une pochette d'allumettes. Jean Humenry vient de s'y essayer et le musicien écrivain a su saisir l'essentiel de la trépidante vie du poète, compositeur, voyageur, photographe et pur Graulhétois, il habite toujours la maison où il est né boulevard de Byans. «C'est certain, le gros du livre - et donc de ma vie - est ignoré des Graulhétois ». Un éclairage unique sur 80 ans de cet artiste occitan devenu globe-trotter, à l'origine de dizaines de disques, de centaines de chansons, de milliers de photographies et de millions de rencontres de par le Monde. «Le mendiant de Lumière» se veut biographique autant que métaphorique avec au fil des paragraphes illustrés de chansons de l'auteur, une recherche certaine de ce que pourrait être le bilan d'une vie. «J'ai toujours été un mendiant de lumière et en 80 ans de voyages je ne l'ai toujours pas trouvée. Le sens de la vie, c'est quelque chose que j'ai cherché dans la spiritualité, des spiritualités différentes de la mienne, quelque chose que je n'ai jamais vu et qui m'attend peut-être !». Une lumière qu'il dit avoir trouvée quelquefois dans la photographie. «Comme disait Dieuzaide, photographier c'est écrire la lumière». Ce livre raconte l'enfance vécue à Graulhet, le scoutisme, la religion, la découverte des villes alentour, les pays proches puis lointains, les virées humanitaires, en Afrique, en Asie, dans les îles où le touriste n'est pas présent, dans des coins reculés au chevet de malades parfois incurables, au Nyanmar, où il se rend encore régulièrement. «Il me paraît tellement important de sortir de soi et de porter son regard sur d'autres mondes. Les autres ont beaucoup d'importance. Je reconnais avoir eu une très belle vie faite de rencontres et d'amitiés et de m'en être nourri». En conclusion, Raymond Fau laisse quelques vers ; «J'aime toujours mon pays, quand j'y reviens je revis mon enfance…». Essaie-t-il de retrouver quelque chose de l'enfant qu'il a été ? « Sûrement, et de l'innocence laissée de côté ".

    G.D.© LA DÉPÊCHE DU MIDI


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  • - Maurice DEGOVE

    Maurice DEGOVE naît le 2 juillet 1887 à Graulhet où son père issu d'une famille de la Somme est établi en qualité d'agent en cuir et peaux. Successivement élève au collège de Castres de 1898 à 1904 où il obtient ses baccalauréats et ensuite élève au lycée de Toulouse de 1904 à 1906. Reçu simultanément à l’École normale supérieure et à l’École Polytechnique, il revient à Castres pour accomplir son service militaire. Il est élève à l’École Nationale des Ponts et Chaussées de 1910 à 1912, à sa sortie il est envoyé en qualité d'ingénieur au port de Bougie (Algérie) de 1912 à 1914. Versé pendant la première Guerre mondiale dans le Génie où il se distingue sur l'Yser et reçoit deux citations....Démobilisé il est nommé Ingénieur des Ponts et Chaussées à Dunkerque, Marseille puis à Paris où il se spécialise dans les barrages hydrauliques. En 1920, il effectue un séjour aux États-Unis. En 1921, il est affecté à l'aménagement hydraulique de la Haute-Dordogne en vue de l'électrification du réseau de Chemin de fer Paris - Orléans....Ensuite il lance divers chantiers de grands barrages : Le Chavanou, La Romanche et aussi de plus petits tels ceux de Graulhet, Lamalou....Il effectuera de nombreuses missions en Algérie et au Maroc dans les années 20, auteur également de manuels techniques sur les barrages et l'utilisation des forces hydrauliques...Décédé avant l'inauguration officielle du Barrage graulhétois, il est inhumé dans le caveau familial au cimetière Saint-Roch à Graulhet.

    - Maurice DEGOVE

    Sa tombe au cimetière Saint-Roch à Graulhet

    - Maurice DEGOVE


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  • 10 Mars 2016 -  Cinquantième anniversaire de la disparition de Noël PELISSOU
    maire de GRAULHET pendant 24 ans

    PELISSOU

    24 ans maire de Graulhet !

    Né à Graulhet le 27 décembre 1887 et décédé le 10 mars 1966, Noël PELISSOU restera aussi dans les mémoires comme résistant pendant la deuxième guerre mondiale sous le nom de Gustave dans les groupes Froment et  Veny. Son fils Lucien décédé en 2007 sera également connu sous le nom de Lulu dans la Résistance.

    Le blog MÉMOIRES de GRAULHET lui rend hommage en retraçant sa carrière politique à travers quelques photos.

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Noël PELISSOU sur les marches de la Caisse d'Epargne , avec René CALVEL

    La carte de résistant de Lucien PELISSOU fils de Noël PELISSOU

    PELISSOU

     PELISSOU

    SON PARCOURS POLITIQUE

    LES ÉLECTIONS MUNICIPALES de 1925

    Au mois de mai 1925, Graulhet connaît des élections municipales comme partout en France. Dès le premier tour la liste socialiste menée par Henri Mérou fut élue en son entier, Henri MEROU sera maire, Elie Théophile premier adjoint et Noël Pélissou deuxième adjoint... Quelques années après, le 18 février 1938 suite au décès d'Elie Théophile devenu maire précédemment Noël Pélissou sera à son tour choisi comme maire, sa première mesure symbolique (qui sera acceptée à l'unanimité) sera de baptiser la place de la mairie : Place Elie Théophile.....Le 22 décembre 1940 le Conseil municipal décida de donner le nom du Maréchal Pétain à l'avenue de Lavaur, ce geste d'allégeance envers l’État Français ne parût sans doute pas suffisant aux autorités puisque le 27 février 1941 était nommé par arrêté préfectoral un nouveau conseil municipal composé de 18 membres : Jean Imart président de la Légion française des Combattants sera nommé maire de Graulhet.

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Noël PELISSOU en 1932

    GRAULHET libéré !

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Le jour des obsèques des maquisards en 1944

    Dans le premier numéro du Graulhet Républicain dont Noël PELISSOU est directeur de la publication, daté du 3 septembre 1944, il est annoncé la mise en place depuis la Libération de Graulhet (19 août 1944) d'un Comité local composé de six personnalités : Monsieur Eugène PABA , président d'honneur et membre du Parti communiste, Monsieur Noël PELISSOU, président, ancien maire et membre du parti SFIO, Monsieur Ernest ANTERIEUX du Parti communiste, Monsieur le Docteur BALAN du pari radical, Monsieur le Curé Galau prisonnier rapatrié et Monsieur Raoul Callen de la CGT.

    - Noël PELISSOU

    Dès le 4 septembre 1944 une Délégation municipale fut installée composée de 16 membres : Noël PELISSOU - Pierre BOULADE - René CALVEL - Louis GALAN - Laurent LAUTARD - Gabriel SATGE - Armand MAZENS - Emile HOULES - Charles VAISSIERE - Charles BALAN - Louis PORTAL - André PAUTHE - Ernest ANTERIEUX* - Eugène PONS - Raoul CALLEN - René PAGES - ( * démissionnaire en mars 1945 et remplacé par Eugène PABA) . Le 10 septembre la Délégation se donna pour maire Noël PELISSOU assisté de Pierre BOULADE et René CALVEL.....

    Aux élections municipales du 29 avril 1945 la liste présentée par le Comité d'union Socialiste Jean Jaurès menée par Noël PELISSOU fut élue dans son intégralité, les élections de 1947 et 1953 donnèrent un résultat similaire avec toujours Noël PELISSOU élu comme premier édile de Graulhet....En 1959 une troisième liste vint troubler l'habituel suspense SFIO - PC : une liste d'Union Républicaine d'Administration municipale menée par le Docteur André PONTIER , il faudra un deuxième tour , Noël PELISSOU sera élu pour la cinquième fois maire de Graulhet; André PONTIER et Bernard DUMONTIER seront élus en tant que conseillers municipaux.

    Lors de son jubilé politique un grand repas fut organisé
    le 30 octobre 1955 par la SFIO à l'Hôtel DURAND

    le MENU

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    PELISSOU

    Les élections municipales des 14 et 21 mars 1965 marquent en effet un tournant politique. Après 40 ans de domination politique la SFIO laisse la place à la liste d'Union Républicaine et d'Administration communale, liste menée par Bernard DUMONTIER  qui sera élu maire, André PONTIER premier adjoint et Jean Lasserre deuxième adjoint.

    Retiré de la vie politique Noël PELISSOU décède le 10 mars 1966.

    PELISSOU

    La plaque sur sa pierre tombale au cimetière Saint Roch à Graulhet

    RAPPELS

    La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) est un parti politique socialiste français qui a existé sous ce nom de 1905 à 1969. En 1969 elle devient le Parti socialiste lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux.

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support. que ce soit.


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  •  - Jacques FREZOULS

    JACQUES FREZOULS tel que de nombreux graulhétois et graulhétoises l'ont connu

    Jacques FREZOULS est né à Castres en 1934 d'un père graulhétois et d'une maman narbonnaise. Habitant Narbonne, Jacques est passionné très jeune par le sport...dans les années 50, il joue à Graulhet au basket, il occupera des fonctions au rugby, sera également arbitre, prendra la direction du Centre Aéré de La Courbe pendant près de neuf ans...il dispensera des cours d'éducation physique dans les écoles de Mazamet, Gaillac et Graulhet avant de rester définitivement sur Graulhet après la création par Monsieur René CALVEL d'un poste municipal de maître d'éducation physique. Marié en 1959 à Anne-Marie, qui elle-même exercera des fonctions identiques dans les écoles de Graulhet.

    Jacques FREZOULS voit sa réputation de "coach sportif " grandir. Face aux sollicitations un groupe de graulhétois crée l'Association : AVANT GARDE GRAULHETOISE le 10 octobre 1969 : son but : Pratique de l'éducation physique et des sports....En effet pendant quelques décennies plusieurs générations de jeunes sportifs s'entraîneront sous l'égide entre autre de Jacques FREZOULS et réaliseront de jolis et grands exploits. L'Avant Garde Graulhétoise en souvenir de l'Avant Garde Narbonnaise que Jacques FREZOULS avait bien connu dans son jeune âge.

    - Jacques FREZOULS

    On reconnait Jacques FREZOULS sur la rangée du bas à l'extrême gauche

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    La déclaration de constitution d'association de l"Avant Garde Graulhétoise

    - Jacques FREZOULS

    Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    un groupe jeunes à l'Avant Garde dans les années 70

    - Jacques FREZOULS

    Un triomphe bien mérité...

    - Jacques FREZOULS

    Jacques FREZOULS à l'entraînement

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Plusieurs gymnastes ont réalisé de nombreux exploits à travers de multiples compétitions

    On peut citer quelques noms significatifs parmi des dizaines* :
    Adeline SOUILLAT,  Marina MARTIN, Elodie PASTRE, Karine RESTES, Marie MOLLE, Virginie LAUTIER, Julie DANZA,  Sandrine HERNANDEZ,  Nathalie MOURGUES, Karen LACOME et  Carole OLEA

    * pardon pour toutes les autres !

    Lors d'une compétition ....le groupe de gymnastes à l'entraînement

    - Jacques FREZOULS

    Adeline SOUILLAT faisant le i

    - Jacques FREZOULS

    Les équipes se regroupent

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Le podium des récompensées...

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Les gymnastes à l'honneur

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Marina MARTIN première des minimes

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    Un ouvrage a paru en décembre 1993 aux Éditions MILAN sur la Gymnastique féminine par Patricia MARTIN où est évoqué le destin sportif de trois gymnastes graulhétois

    - Jacques FREZOULS

    L'article de la Dépêche retraçant cette dédicace à la Papeterie Librairie Claude FITA

    - Jacques FREZOULS

    Merci à Madame Anne-Marie FREZOULS et à tous les participants ici présents en photos !

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit.


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  •  - René AZEMAR : Un homme remarquable

    René Azémar né le 6 décembre 1925 au n°1 de l'avenue Victor Hugo est une figure graulhétoise bien présente encore dans les esprits. Surnommé Bartome (Barthomme) il fut tout au long de sa carrière un enseignant intègre et rigoureux. Son nom reste attaché à une période, celle des porte-plume, des manuels de français, de conjugaisons et de grammaire, celle aussi du respect mutuel, du savoir et de la transmission des connaissances. En 2014 lors de son décès le 23 février je n’ai pu lui rendre hommage faute de documents en ma possession. Par l'intermédiaire d'anciens enseignants, j'ai pu rencontrer Martine Phalippou, dépositaire des souvenirs de René, qui a mis à ma disposition photos et documents. Elle évoque pour nous quelques souvenirs attachés à sa rencontre avec René. J’ai également sollicité Gérard Durand - graulhétois, ancien rugbyman, correspondant de la Dépêche du Midi - pour nous faire part de ses souvenirs. Je vous propose également quelques photos de groupes d'enseignants, des photos de classe qui évoqueront de jolis souvenirs pour beaucoup de graulhétois, les diplômes obtenus, un bulletin de notes ...étonnant  et un texte écrit par René sur son quartier de la mairie.

    MÉMOIRES de GRAULHET continue à travers cet hommage à saluer la mémoire de personnalités graulhétoises.

    François MAZENS

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

     René AZEMAR : Bartome

    Ma route n’avait jamais vraiment croisé celle de René Azémar avant l’été 1983, sinon dans les couloirs et les escaliers du collège Louis Pasteur. Je n’avais pas été son élève. Je le connaissais naturellement de nom (et même de surnom !) comme tous ceux qui avaient grandi à Graulhet et qui avaient été élèves au collège de Graulhet. D’ailleurs, mon frère avait été un de ses élèves en Français, Histoire, Géographie et Instruction civique, et ma sœur une de ses "orphelines" comme il se plaisait à qualifier ces élèves qui n’avaient été ses élèves qu’une heure par semaine pour les cours d’instruction civique, et j'avais aussi entendu mes frère et sœur parler de lui.

    En 1983, après les examens de fin d’année à la faculté de droit, j’avais rejoint les rangs de ceux qui animaient des émissions à Radio Val Dadou.

    J’avais lu un faire-part et un mot de René Azémar pour remercier tous ceux qui lui avaient manifesté leur sympathie à l’occasion du décès de sa mère le 31 juillet.

    Un des tout premiers jours d’août 1983, je suis arrivée à la Radio pour animer une émission. Il devait s’agir de "Face B" (pour ceux qui ont connu le bon vieux temps des vinyles, il s’agissait de faire connaître les Face B des tubes du moment sortis en 45 tours).

    Je suis entrée dans le local technique alors que René Azémar et Huguette Puech étaient à l’antenne pour leur célèbre émission en occitan. J’étais heureuse de revoir Huguette Puech, qui m’avait enseigné les mathématiques avec un savoir-faire rarement égalé, sans parvenir toutefois à me détourner de ma passion première pour les lettres. Lorsque l’émission s’est terminée, Huguette Puech m’a présentée à René Azémar comme cette (très bonne) élève qui avait à son grand désespoir préféré les lettres aux mathématiques. Je crois bien que René m’a trouvée d’emblée extrêmement sympathique pour ce seul motif. Il lui a fallu quelques minutes à peine pour s’enquérir de mon intérêt pour l’opéra. J’ai répondu très franchement que je n’avais jamais eu l’occasion d’aller à l’opéra, mais que j’en avais (un peu) écouté et que j’étais toujours curieuse d’apprendre.

    René n’a pas attendu bien longtemps pour me proposer de réaliser une première émission, m’ouvrant des horizons jusque-là inexplorés. Le jeune homme avec qui je flirtais à ce moment-là assurait volontiers la technique. Quand il s’en est lassé (se lassant aussi de moi sans doute…), c’est ma sœur Christine qui a pris le relais.

    D’abord en direct, ces émissions relevaient de la prouesse technique. Nous avons rapidement décidé, pour l’amour de l’art, de les enregistrer et de les diffuser en différé ! Nous ne pouvions en effet tolérer le moindre couac dans la diffusion du "Carmen" de Bizet, de "La Périchole" d’Offenbach ou encore du "Barbier de Séville" de Rossini… Nous nous déplacions donc à la radio quand les locaux techniques étaient libres et qu’une bande-son meublait l’antenne (même les plus acharnés des fervents animateurs de la radio lâchaient l’antenne de temps en temps…). René nous invitait alors à déjeuner, trop heureux de recevoir, de cuisiner et de faire vivre sa maison.

    Au bout de quelque temps, il décida de faire l’acquisition d’un matériel high-tech, de sorte que nous n’avions plus à nous presser et que nous étions sur place pour le déjeuner. La maison résonnait d’airs d’opéra, et de nos commentaires - savants, forcément : René était un vrai puits de science doublé d’un fin connaisseur de l’opéra !

     Le jeune retraité, qui était passé près du naufrage après le décès de sa mère chérie, et qui avait confié à des proches qu’il avait acheté un ouvrage intitulé "Suicide, mode d’emploi", avait oublié son bien funeste projet et retrouvé entrain et sourire. Christine et moi, qui avions été privées de grands-parents, étions comme adoptées par René, qui portait le même prénom que notre grand-père paternel parti alors que nous étions de jeunes enfants. Nous avons appris avec René ce que c’était qu’avoir (aussi) une famille de cœur !

    Martine (et Christine)

    René AZEMAR : Bartome

    C'était en septembre 2012. Dans la grande salle à manger de la Maison de Retraite du Pré Millet, un homme seul à sa table débutait son repas, les yeux dans le vague, appliqué à se nourrir, silencieux, indifférent à son entourage. Je l'ai reconnu dans l'instant. René Azémar. Je me suis approché, me suis assis à ses côtés, nos regards se sont croisés. Le sien a semblé s'illuminer. M'avait-il reconnu ? La maladie, terrible, lui laissait-elle un répit de lucidité ? Je lui ai parlé du collège, du français, de l'orthographe, de l'histoire, de la musique... Ses yeux m'ont parlé à leur tour et m'ont dit qu'en lui, rien n'avait changé de la passion de sa mission d'enseignant. Il était trop loin et si proche à la fois. Pouvait-il se souvenir de l'intensité, qu'il mettait à faire aimer la langue, l'écriture, la poésie, le chant, la symphonie à des générations d'élèves pour qui il est resté et restera "Barthomme"?

    Mon premier et lointain souvenir lié à cet homme, va vers le porte-plume, la Sergent Major ou Blanzy-France, l'encre bleu-violette, le buvard, son exaspération devant une tâche ou une rature, ses colères - il en va de soi - Homériques, devant un cahier mal tenu. En parallèle j'évoquerais sa parfaite connaissance du Bled et du Bescherelle, son érudition sur deux ouvrages référence de la grammaire et de la conjugaison et ses immédiates capacités à préciser la page référence de l'exemple précis. René Azémar ne supportait pas l'irrévérence devant la langue de Molière. Et le faisait savoir. Comme il ne supportait pas l'élève dehors le soir les jours d'école et non à ses devoirs.

    Aimait-il l'Histoire ? Le verbe est léger tellement le graulhétois adorait les civilisations anciennes, la Grèce et cette Egypte ou, dès les années 50 il se rendait pour contempler tant de siècles au pied de ses pyramides. Là-aussi, une connaissance encyclopédique des arts et des personnages de ces empires. Et une grande admiration pour les écrits de tant de poètes, de grands philosophes anciens ou contemporains.

    Moins connue est la passion du professeur pour la musique qu'il enseignait, qu'il savait si bien expliquer, si bien traduire. Premier de son quartier de la Mairie à avoir la télévision et premier à écouter les symphonies en stéréo sur les ancêtres des chaînes domestiques. " La stéréo, c'est fermer les yeux et entendre un train arriver d'un côté, passer devant soi, et s'éloigner de l'autre..." Matériel à l'appui, la démonstration était convaincante. Assis-tailleur sur son bureau, René, les yeux fermés, aspirait la Grande Musique, Dvorjak, Mozart, Mendelson, et gare à ceux qui se prenaient pour le chef d'orchestre, croyant le prof endormi. Douloureuse expérience personnelle, à un époque déjà lointaine ou l'enseignant savait se faire respecter avec autorité.

    Pour montrer l'ambivalence du personnage, je citerais son implication dans un outil de modernité, la radio, pour une cause traditionnelle, la langue occitane. Il faisait partie dans les années 80, des pionniers de la radio libre locale Val Dadou, fréquence sur laquelle il animait une émission en occitan avec Carola. La langue y retrouvait, comme son interprète, une seconde jeunesse.

    Je retiendrais de l'homme une dernière image. Celle d'un soir d'été, sur son terrain au bord du lac de Miquélou, de ses aller-retours, arrosoirs en mains, entre son puits en haut de la parcelle et des arbustes juste plantés à quelques mètres du plan d'eau. Respect du bien d'autrui, du bien public, de la langue, de l'histoire, des grands auteurs... C'était il y a quelques décennies, plus d'un siècle en quelque sorte.

     Gérard DURAND

      René AZEMAR : Bartome

    PHOTOS D'ENSEIGNANTS - Écoles hors Graulhet ( a priori)

    - René AZEMAR - Bartome

     - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    École de  Graulhet

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    - René AZEMAR - Bartome

     Au premier rang de gauche à droite

    FREZOULS - X - BASSE - SEGONNE - PUGINIER - CAYLA - CATHALA - FRAYSSINET

    Debout de gauche à droite

    ESPINASSE - SEGONNE - MARTY - PUECH - VAISSE - LANDES - PECHOU - BARTHELEMY - AZEMAR - FRAYSSINET

    Ecole de Graulhet

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    - René AZEMAR - Bartome

     Au premier rang de gauche à droite

    SABLAYROLLES - X - CAYLA - PRADELLES - CATHALA - GAUBIL - BASSE - SANZ

    Debout de gauche à droite

    X- X - PIGNOL - PUECH - PECHOU - AZEMAR - MARTY - DUTAUR - ESPINASSE - NOGUERA - DUMONTIER - X

    Si vous vous reconnaissez ou connaissez un enseignant...contactez moi  les noms seront rajoutés !

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    L’ÉCOLE DE FINOTTES près de VENES 

    René Azémar a exercé dans une petite école dans les années 50 près de Vénès dans le Tarn: l’École de Finottes. En 1994 avait lieu une journée de retrouvailles. Découvrez l'article et la photo du groupe.

    - René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

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    La Dépêche du Midi du 8 mai 1994 relatant cet événement.

    - René AZEMAR : Bartome

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    René AZEMAR en compagnie d'Huguette PUECH  lors d'une émission sur Radio Val Dadou

    - René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

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    Tout reste possible pour les cancres d'aujourd'hui !

     

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR - Bartome

     René s'est bien rattrapé ensuite...voici ses diplômes....

     René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    BREVET D'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPÉRIEUR -1941

    - René AZEMAR - Bartome

     BREVET DE CAPACITÉ POUR L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE - 1941

    - René AZEMAR - Bartome

     

    CERTIFICAT D’ÉTUDES PRIMAIRES ELEMENTAIRES - 1937

    - René AZEMAR - Bartome

    LES PALMES ACADÉMIQUES - 1973

    - René AZEMAR - Bartome

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    Martine PHALIPPOU a retrouvé parmi les papiers de la bibliothèque de René, ce texte sur son quartier de naissance : l'Avenue Victor Hugo. Je vous le propose tel quel - sans modifications -  agrémenté de photos ou de cartes postales choisies parmi ma collection et illustrant les écrits de René AZEMAR.

    - René AZEMAR : Bartome

    Victor Hugo

     « Naître, vivre et mourir dans une même maison »...

    C'est au n° 1 que je vis le jour...

    - René AZEMAR - Bartome

    L'Avenue Victor Hugo avant 1903 ( l'Ecole Gambetta est en construction)

    L'avenue n’a guère changé depuis. L'entrée dans la ville qui n'était alors que la nouvelle route de Castres bordée de platanes...

    La première maison bâtie en 1864, deux modestes maisons à un étage furent les n° 1 et 3 actuels, laissèrent vite la place à des immeubles imposants. Le visiteur qui arrivait par la nouvelle route de Castres empruntait une belle voie rectiligne orientée d'est en ouest ombragée des mêmes platanes qui aujourd'hui encore font le charme de l'avenue du Sidobre. Bordée de belles demeures bourgeoises, l'avenue rectiligne avait belle allure. Elle contribuait à donner à Graulhet son nouveau visage de petite ville. Si l'on compare avec la rue des Peseignes, (dont le nom même signifiait « masure ») on voit le changement...

    L'avenue Victor Hugo des années 30 n'avait guère changé depuis une cinquantaine d'années. Elle avait perdu quelque peu le caractère bourgeois de ses débuts et était habitée en majeure partie par des ouvriers ou des petits commerçants.

    La Caisse d’Épargne ; Tout au début de l'avenue se dressait l'imposante marquise de verre du Crédit Lyonnais qui était la providence des passants surpris par quelque averse imprévue.....

    Le quartier de la Place de la Mairie

    - René AZEMAR : Bartome

     

    La Place de la Mairie

    C'est là que je vis le jour, il y a 80 ans. L'avenue était construite depuis peu. Les premières maisons, modestes bâtisses à un seul étage, les n°s 1 et 3 actuels, furent bâties en 1864 et 1871 sur la Route de Castres. C’était l’époque où les belles routes rectilignes remplaçaient les vieux chemins sinueux que les hommes avaient tracés au cours des siècles.

    Le polyode

    De poly : plusieurs et odos : rue

    C'est le nom qu'un érudit local avait donné au carrefour qui s'appelle aujourd'hui Place Elie Théophile.

    L'avenue Victor Hugo.

    - René AZEMAR : Bartome

     

    L'Avenue Victor Hugo

    Elle n'avait guère changé. La monumentale Caisse d'Épargne édifiée en 1900 lui faisait une entrée imposante. En avons-nous usé, des fonds de culotte sur la rampe gauche dont le granit avait poli !

    En face, le Crédit Lyonnais ouvrait sa large marquise vitrée dont l'auvent offrait un vaste abri, providence des passants surpris par quelque averse imprévue. Cette verrière a disparu lorsque la banque a absorbé le Café Raoul voisin dont la terrasse occupait le trottoir bordé de fusains. Avec lui a disparu une partie de l'animation du quartier. C’était aux alentours des années cinquante. En même temps disparut le platane qui ombrageait ma maison, dernier vestige de cette royale allée verte que l'on aperçoit vers Castres à l'autre extrémité.

    Vers 1930, les jeunes n’y étaient pas très nombreux.

    La rue Bel-Air

    De nombreuses rue adjacentes desservaient le quartier. L'une d'elle, bien modeste certes, était particulièrement vivante, c'était la rue Bel-Air qui se trouve juste à côté de la Caisse d’Épargne qu'elle contourne pour aboutir au carrefour .......Très étroite, elle permet à peine à une voiture d'y circuler. Elle ne possède pas de trottoir et ses maisons sont assez modestes. Ses fenêtres sont encore pour beaucoup décorées de pots de fleurs.

    Elle se termine par une côte raide qui s'est vue doter d'escaliers. Ses habitants y ont été pendant longtemps fidèles. Ils se connaissaient tous.

    La plus célèbre était certainement la Marinel de Crins, qui tenait l'épicerie du bout de la rue. Elle était venue s’installer là au coin de la rue. La soixantaine, forte en gueule, elle avait son franc-parler et ne laissait rien à dire. Le soir venu, elle animait au coin de la rue un des « clubs » ...

    Les « clubs »

    Dans la journée, chacun vaque à ses occupations, et le soir venu, à la belle saison, chacun sortant sa chaise, s’assemblait avec les voisins. Ainsi se formaient des « clubs » dont la personnalité dominante était en quelque sorte l'animatrice.

    Certes la conduite de tel ou telle faisait marcher les critiques mais l'intéressé ne manquait pas de répliquer, ce qui donnait une grande animation à tous ces rassemblements. Celui de la Marinel était le plus célèbre et le plus animé.

    De très bonne heure, elle était devant sa porte apostrophant les passants par quelques plaisanteries...Sa voix portait très loin et elle n'avait pas pour principe de diffuser des secrets.

    René Azémar

    - René AZEMAR : Bartome

    Certaines photos proviennent d'établissements scolaires extérieurs à Graulhet, à l'exception de la dernière datée 1968-1969 prise au Collège qui était situé quartier de Crins.

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    Quelques noms :

    1er rang haut de gauche à droite

    ROUCOULE André- RIEUNIER - BAIXAS André -  JAMME Dominique- FABRE - X - ASPE -PY Jean-MARC - ROQUEFEUILLE -  AMALVY Gérard- X - LICIARDI Robert - X

    2ième rang de gauche à droite

    ALBAREDE - SOUETRE Bernard - ROUZIERES Pierre -  BUFFET Marie-Hélène- BOURRAS -  CONORT Geneviève- PINEL - X - X - GOXE - DEFOLIE Didier

    Assis de gauche à droite

    NORBERT - JANSOU Brigitte - VERGNES Christine - GALAN - BOULADE Catherine - René AZEMAR  - X - X - X - CAZELLES - MAURIES

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    Merci à ...Philippe TROUCHE , à Robert et Jean-Marc PY

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    Cliquez sur les images pour les agrandir

    Si vous vous reconnaissez ou connaissez un élève...contactez moi

    les noms seront rajoutés !

     - René AZEMAR : Bartome

    remercie


    Martine PHALIPPOU

    Gérard DURAND

    Michel NOGUERA

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    A l'initiative de Martine PHALIPPOU une annonce
    dans le Carnet du quotidien Le Monde a été publiée
    dans l'édition du 6-7 décembre 2015.

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit.

     

     


    10 commentaires
  • - Les TANTEYES

    Lucette CALVEL née le 9 janvier 1912 nous a quitté le 3 avril 2014

    - Les TANTEYES

    Votre blog a retrouvé dans l’Écho du Dadou , journal graulhétois et dans sa rubrique ÉTAT CIVIL l'annonce de naissance des sœurs jumelles

    - Hommage aux Tanteyes

    - Hommage aux Tanteyes

      Hommage aux sœurs jumelles CALVEL commerçantes à Graulhet marchandes de parapluies

    LES TANTEYES

    Leur père a tenu un magasin de vannerie situé à l'angle de la Rue Barricouteau et de la Rue Pasteur

    - Les TANTEYES

    Ensuite le magasin situé au 2 rue Voltaire
    fut l'antre des sœurs jumelles pendant plusieurs décennies
    .

    - Les TANTEYES

    la plaque qui figurait dans une vitrine rue Pasteur


    Lucette CALVEL est décédée à l'âge de 102 ans !

    DÉCOUVREZ DES PHOTOS INEDITES

    - Les TANTEYES

    Les jumelles CALVEL posant pour une photo de famille

    - Les TANTEYES

    Avec leur papa, lors d'une braderie à Graulhet dans les années 30

    - Les TANTEYES

    Chez elle

    - Les TANTEYES

    Parmi les parapluies......

    ----------------------

    Si vous connaissez l'origine du nom Tanteyes . N'hésitez pas à me contacter

    - Les TANTEYES


    un merci particulier à Jean

     © MÉMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE
    sous quelque forme et quelque support que ce soit.


    8 commentaires
  • - René CALVEL

    René CALVEL reste pour de nombreux habitants de notre cité une des figures politiques graulhétoises bien présente dans la mémoire collective. A travers quelques photos, des articles de presse parus au moment de son décès ainsi que le texte de l'hommage rendu en novembre 1981 par Roger Najac vous découvrirez l'homme qu'il a été...

    HOMMAGE A RENE CALVEL
    par Roger NAJAC

    rendu au Cimetière Saint-Roch le 7 novembre 1981

    le texte

    " ...Oui, René CALVEL a fait honneur au Socialisme tarnais au sens où JAURES l'entendait " ...

    - René CALVEL

    Roger NAJAC rendant hommage à René CALVEL

    - René CALVEL



    Il a conduit mes premiers pas dans GRAULHET en mars 1943 nous avons partagé nos peines et nos joies, nous avons vécu dans la fraternité, comment ne serais-je pas ému et troublé pour rendre hommage à René CLAVEL.
    René CALVEL a voulu des obsèques simples, sobres, sa volonté a été respectée le 30 juillet 1981, jour de la séparation suprême.
    Mais René CALVEL fut un homme public de grande qualité. C'est à ce titre que je lui rends hommage aujourd'hui au nom des camarades de son idéal socialiste, au nom de ceux qui sont là silencieux, de tous ceux qui l'ont connu et estimé, très dispersés sur l'échelle sociale ou l'éventail politique, allant des plus connus aux plus anonymes, au nom de celles et de ceux qui furent les compagnons de son idéal, de son combat.
    Je le ferai sans flatterie, René CALVEL aimait trop la vérité. Je porterai donc témoignage de cette vérité accompagnée des sentiments du cœur.
    René CALVEL ? un Graulhétois de souche, amoureux de sa cité, un militant socialiste hors du commun et pour ces raisons un homme public exemplaire.
    Il est né, en effet, le 3 avril 1910 à Graulhet, d'une famille très modeste. Ses débuts professionnels furent et trop précoces et trop difficiles. Un père grand invalide de guerre, amputé d'une jambe, une mère et une sœur maladives.
    Il dut tout enfant, au sortir de la Communale, travailler pour survivre. Vif, intelligent, il se fait embaucher aux écritures dans une banque.
    Déjà l'idéal socialiste l'habite et son engagement par la suite ne sera jamais timide.
    Une grève est décidée dans les banques, discipliné, il fait la grève. Déjà aussi, il fait équipe avec ceux de son âge, il est le bout-en-train de cette jeunesse noble dans le travail et ardente dans les loisirs.
    A l'époque, le mode de vie était exigeant ; la ville isolée vivait sur elle même, grouillante au milieu des usines primitives où les antagonismes s'affrontaient parfois par manque d'évasion sur l'extérieur.
    Au hasard d'un fait divers anodin qui agite certains milieux graulhétois, Calvel est choisi pour cible parmi quelques autres et est renvoyé de la Banque.
    Les patrons lui ferment la porte et lui répondent : " Pour le travail, adresse toi aux Socialistes, à Blum ».
    D'autres, à son âge, auraient capitulé lui non. Au contraire, l'épreuve durcit son courage et fortifie ses convictions.
    Chômeur avant l'institution du chômage, il se fait marchant ambulant, effectuant du porte à porte pour vendre des chapeaux, de l'huile, de la margarine, que sais-je encore…
    La période est difficile, mais CALVEL puise l'espoir dans le désespérance. Sa ténacité se voit récompensée lorsqu'un graulhétois, qui a laissé le souvenir de sa modestie, du sens de la justice, l'embauche en qualité de comptable. Tout compte fait, la Banque l'avait servi même si elle l'avait meurtri. Il restera au service de M.FARGUES, petit maroquinier jusqu'au jour où après la Libération, il s'installera maroquinier pour son compte en s’associant avec M.BRUGUIERE, ouvrier maroquinier. Il était l’'âme de l'affaire : le commercial et le comptable.

    - René CALVEL

    Dépôt de la plaque du parti socialiste par Marie-Claire CONTIS et Clément AZEMAR


    Il fut toujours attentif au sort des salariés et il ne cessera son activité que lorsqu'il sut que tout son personnel avait été reclassé.
    Lui-même fut recruté en juin 1965 comme comptable par une famille amie, la famille DESPRATS, exploitant une mégisserie.
    A ce poste, toujours délicat, il montra ses capacités professionnelles : la minutie, le rangement, l'assiduité, le sérieux. Il y restera jusqu'à sa retraite en septembre 1975.
    Sa vie familiale ne fut pas moins méritante : en 1931, il prend pour épouse une Graulhétoise de souche, Juliette FRANCES, elle aussi atteinte par l'atrocité de la guerre , son père étant tombé dans les tranchées de VERDUN.
    Madame CALVEL sera jusqu'à la fin la compagne courageuse de sa vie. A eux deux, ils s'occuperont de Mme Veuve FRANCES lorsque celle-ci abandonnera sa petite mercerie et pendant de nombreuses années René CALVEL donnera à sa belle-mère toute la richesse que contenait son cœur : sa jovialité naturelle, son sens élevé de la compréhension, la douceur d'un fils à une mère.
    En même temps, affrontant tous les sacrifices, René CALVEL a voulu donner à ses trois enfants une situation sécurisante. Secondé par sa femme aux sentiments maternels élevés, il atteint son but et à juste titre il en éprouvait une certaine fierté
    Mais à toute cette vie professionnelle et familiale déjà bien remplie, s'ajoute sa vie militante et sa vie d'homme public qui s’enchevêtrent.
    Sa vie militante au sein du Parti Socialiste débute très tôt. De par ses origines modestes, de par son contact précoce avec la réalité porteuse d'injustices, il réorganise en 1929 le cercle des jeunes socialistes qu'il anime avec ferveur. Il a la confiance de ses jeunes camarades graulhétois, car cet incroyant possédait la foi et son temple était Graulhet qu'il aimait.

    - René CALVEL

    La famille de René CALVEL entouré de nombreux graulhétois


    Avec ses camarades, il  anime la ville, les fêtes de  quartiers, créant des associations, des troupes. Pour lui, l'idéal s'incarnait à l'action, à l'action populaire.
    A l'inverse de certains hommes politiques, il ne se penchait pas vers le peuple,  il était dans le peuple qu'il brûle de servir.
    Adhérent à la section socialiste adulte en 1934, il apporta à ses camarades sa vive intelligence et le sens de la dignité qui est bien souvent le propre du pauvre. Ils le designeront aussitôt Secrétaire Adjoint.
    L'année suivante, les militants le désignent comme candidat à une élection municipale complémentaire. Il est brillamment élu et le 12 mai 1935 il devient, à 25 ans, le benjamin du Conseil Municipal de GRAULHET avec notre ami Théophile Maire.
    Là débute sa carrière d'homme public et les choses vont vite. Le 12 octobre 1937, il est élu au Conseil d'Arrondissement le 27 mars 1938, il succède à François MOREL, décédé, et siège au Conseil Général après une brillante campagne électorale.
    A l'issue du scrutin, la population graulhétoise, en délire, le porte en triomphe à travers les rues de la Cité.
    Il est vrai qu'après chaque scrutin, CALVEL augmentait ses suffrages.
    Il fut, à ce moment-là, le plus jeune Conseiller Général de France.
    Lorsqu'en 1941, notre ami Noël PELISSOU fut limogé par VICHY de ses fonctions de Maire, CALVEL, solidaire de ses amis, démissionna de toutes ses fonctions pour entrer dans le combat obscur de la Résistance Graulhétoise à la tête de laquelle se trouvait Lucien Pélissou.
    C'est la raison pour laquelle le Comité Départemental de la Libération le désigna, le 29 avril 1945, membre de la Délégation Municipale et le réintégra Conseiller Général.
    Par la suite, il fut réélu à toutes les élections municipales jusqu’en 1971 et devint Maire- Adjoint sous le Municipalité de Noël PELISSOU. Il fut réélu Conseiller Général jusqu'en 1961, battu au deuxième tour par 9 voix seulement.
    Il est resté, 23 ans Conseiller Général où il avait l'estime de tous et tout particulièrement du personnel préfectoral. 36 ans Conseiller Municipal. Mais le militant c’est révélé sous d’autres circonstances : En 1958, il est désigné comme candidat du Parti Socialiste aux élections législatives. Il mena aux côtés de Léopold RAYNAUD, Maire et Conseiller Général de PUYLAURENS, et à mes côtés, une campagne exemplaire qui reste mon meilleur souvenir.
    Le jeu des désistement ne s'effectua pas et il fut battu dans l'honneur, mais non abattu sa foi resta : intacte
    En 1962, René CALVEL n'hésite pas à  faire campagne pour son ami Georges SPENALE présenté par les sections socialistes comme candidat aux législatives Il l’accompagna dans toutes les réunions publiques, lui fit découvrir la circonscription et les hommes, invita es électeurs par la parole et la plume à voter pour lui
    CALVEL fut le meilleur support de la campagne de Georges SPENALE et un élément essentiel de son élection qui allait marquer le départ de la progression socialiste du Département
    Cet homme loyal, d'une franchise sans faille, d'un désintéressement le plus total qui avait attiré l'estime du plus grand nombre dut affronter la campagne électorale des cantonales en 1961, avec contre lui, la calomnie la plus féroce, le mensonge le plus pernicieux, propagé de bouche à oreille et même par le truchement d'une affiche diffamatoire. Pour abattre un tel serviteur depuis toujours de sa petite patrie, l'adversaire n'a su trouver que cette arme, la plus détestable. Il avait plus de 1200 voix d’avance au premier tour, il ne lui manquait que 25 voix pour être élu... c'est dire sa popularité. Mathématiquement, sa victoire paraissait largement assurée au deuxième tour et nombre d'électeurs trop "assurés" ne votèrent pas, certains même organisèrent le jour du deuxième tour des excursions…
    La calomnie avait atteint ceux qui n'avaient pas connu CALVEL qui fut battu de 9 voix. Trois fois rien... Mais ses qualités de caractère lui permirent de rester serein face aux critiques injustes qui atteignent tout homme public honnête. Les regrets se réveillèrent tardivement et il fut réélu minoritaire certes mais il fut réélu aux élections municipales de 1965. C'est dire l'estime que lui portait, malgré tout, la population graulhétoise.
    Au cours de ses mandats électifs, René CALVEL a toujours défendu les intérêts de GRAULHET et les intérêts des plus démunis comme des autres. Sa porte restait toujours ouverte à tous et nombreux sont ceux qui lui doivent beaucoup.

    Lorsque Noël PELISSOU ne put, en raison de son état de santé, assumer entièrement sa charge de Maire, il n'hésita pas un instant à le remplacer.
    C'est lui qui au cours d'une réunion du Conseil Municipal fit part de ses idées mûrement réfléchies concernant la restructuration de la ville en fonction de son expansion. Il est regrettable pour notre cité que ses successeurs ne se soient pas inspirés de ses idées. GRAULHET aurait aujourd'hui un autre visage.
    Mais René CALVEL ne s'est pas manifesté que sur le plan des mandats électifs. Tout jeune, il anima une troupe de variétés restée dans la mémoire de nombreux Graulhétois. Il possédait l'art de l'humour, de la jovialité, cet art qui  le rendait naturellement attachant et populaire.
    Il s'est, d’ailleurs toujours occupé des jeunes. C'est ainsi qu'il fut fondateur du Foyer Léo Lagrange et en 1954 de l'Amicale Laïque, et en 1955 du Centre Aéré de la Courbe où il s'est dépensé sans compter. La Courbe  fut pour lui l’apogée de sa vie ;  il fut un fidèle supporter de tous les sports et particulièrement du Sporting Club Graulhétois. Il fut administrateur écouté de la Caisse d'Épargne où tout dernièrement il siégeait aux côtés de sa compatriote Madame Denise SATGE, disparue tragiquement 48 heures avant lui. Étrange hasard !
    René CALVEL, à sa retraite en 1976, quitta GRAULHET pour vivre à côté de ses enfants à COLOMIERS, mais physiquement seulement car il vivait avec ses nombreux souvenirs, avec le souvenir de ses anciens compagnons Graulhétois, avec les réussites réalisées avec eux, se plaisant à dire avec modestie :" Ce n'est pas moi, c'est le résultat d'une équipe". C'est d'ailleurs ainsi que le Commandant SICARD lui décerna le titre de Caporal Honoraire des Pompiers parce qu'il avait fait équipe avec eux.
    René CALVEL, amoureux de sa petite patrie, de son temple, jusqu'à délaisser son travail, ses affaires, a servi d'une façon exemplaire GRAULHET qui lui doit beaucoup. Et je revois Augustin MALROUX, Député mort en Déportation, me dire en 1942 : " CALVEL est mon plus fidèle ami, un copain, lui " et je revois René CALVEL, petit, le front haut, l'œil vif incarnant la fierté Graulhétoise de la lignée des Théophile, Noël PELISSOU, SATGE Gabriel, HOULES, BOULADE, Louis GALAN et j'en passe…qui ont tous honoré la cité:
    Dans toutes les situations où il s'est trouvé sur le plan politique : simple militant, élu municipal ou départemental, il s'était affirmé comme un socialiste exigeant, mais compréhensif, toujours vivement engagé mais jamais sectaire, en sorte que ses qualités de droiture, d'honnêteté et de courage étaient reconnues de tous.
    Oui, René CALVEL a fait honneur au Socialisme Tarnais au sens où JAURES l'entendait.
    Il fut bien par là même un homme public, un administrateur exemplaire : doué de lucidité, d'esprit de décision, qualités remarquables chez un autodidacte qui peu à peu forçait l'estime de tous.
    Ni les soucis professionnels, ni ceux de sa famille, ni ceux de la politique, ni ceux de sa propre santé n'ont pu ternir le cristal exceptionnel de son amitié qui a toujours brillé pour ses camarades de l'éclat le plus direct, le plus naturel, plus pur.
    Et c'est tout cela, avec l'affection profonde qu'il portait aux siens, à vous Juliette, à tous ses enfants, et à sa petite fille, c’est tout cela, qui lui a permis de dominer sa dure fin et de traverser avec le sourire de la sérénité les dernières saisons d'une vie consacrée aux autres.
    C'est pourquoi, bien que son humilité nous ait demandé de ne point nous attrister sur ses cendres, nous avons souhaité nous réunir aujourd'hui pour rappeler tout ce qu'il fut pour nous et pour dire à sa veuve, aux siens et à tous ceux oui l'ont connu et estimé que nous ne l’oublierons pas et que nous entendons avec  les jeunes qui nous suivent recueillir et prolonger son exemple.

    Roger NAJAC - Le 7 novembre 1981

    PHOTOS

    René CALVEL et son épouse Juliette FRANCES  lors de leur mariage en 1930

    - René CALVEL

    - René CALVEL

    A un banquet de la SFIO on reconnait Etienne Bosc,  René Calvel, Madame Satgé, Georges Spénale, Madame Calvel, Monsieur Satgé.....

    - René CALVEL

    René et Juliette CALVEL

    - René CALVEL

    René CALVEL dans les dernières années de sa vie 

    L'ARTICLE PARU DANS LA DEPECHE SUITE A L'HOMMAGE RENDU AU CIMETIERE SAINT-ROCH en novembree 1981.

    Les amis de René Calvel
    lui ont rendu un dernier hommage

    un article de Laurent RAMIERE

    Le 30 juillet dernier René CALVEL nous quittait. Comme il l'avait voulu, ses obsèques furent simples et sobres alors que l'homme public de grande qualité qu'il avait été, que ce Graulhétois de souche amoureux de sa cité, que ce militant socialiste hors du commun aurait mérité des funérailles à la mesure de son œuvre et des trente-six ans passés au conseil municipal, toutes au service de notre ville. Il ne l'a pas voulu et sa volonté fut respectée.
    En ce mois de novembre où depuis le jour de Toussaint jusqu'à la date anniversaire de l'armistice nous honorons plus particulièrement nos morts, le parti socialiste et les amis de René CALVEL ont voulu rendre à sa mémoire un solennel hommage au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au cimetière Saint-Roch, près de sa tombe où fut déposée une plaque souvenir portant gravé « A notre camarade René CALVEL, conseiller général de 1938 à 1961 la section socialiste ».
    Une nombreuse assistance parmi laquelle nous reconnaissions M. PISTRE, député; MM. ARGELÈS, maire et conseiller général; G. ROUYRE, maire adjoint; M. GARRIGUES, ancien maire de PEYROLE a participé autour de la famille de René CALVEL, à cette épouvante manifestation. Au nom du parti socialiste et de la famille, Mme CONTIS, secrétaire de la section, remerciait tous les participants, fidèles à la mémoire de leur camarade dont l'action a profondément marqué la vie de la cité. Elle ajoutait que pour lui rendre l'hommage qu'il convenait, il appartenait à ceux de sa génération et compagnon de route de prendre la parole.
    L'allocution de M. Najac.
    C'est M. NAJAC, l'un de ces compagnons de route qui ont appris à estimer et aimer René CALVEL, qui a rendu cet hommage en une vibrante allocution où l'on a senti qu'il avait mis tout son cœur. C'est d'ailleurs de celle-ci que nous avons tiré le préambule de notre article, notamment lorsqu'il disait René CALVEL ? Un Graulhétois de souche, amoureux de sa cité; un militant socialiste hors du commun et pour ces raisons un homme public exemplaire.
    Graulhétois de souche il l'était, né le 3 avril 1910 à Graulhet, d'une famille très modeste. Ses débuts professionnels furent précoces et il débuta aux écritures dans une banque. Mais déjà l'idéal socialiste l'habite et son engagement ne sera jamais timide. Au hasard d'un fait divers qui agite certains milieux graulhétois il est choisi pour cible parmi quelques autres et renvoyé de la banque. Dès lors, les patrons lui ferment la porte et cette épreuve durcit son courage et fortifie ses convictions. Chômeur avant l'institution du chômage il se fait marchand ambulant et puis, un jour, un maroquinier, M. FARGUES, l'embauche en qualité de comptable. La maroquinerie deviendra son domaine et après la libération, il s'installera à son compte en s'associant avec M. BRUGUIÈRE. A la cessation de cette activité il assumera les fonctions de comptable à la mégisserie DESPRATS et y restera jusqu'à sa retraite en septembre 1975.
    Militant socialiste, René CALVEL le deviendra très tôt et en 1929 il réorganise le cercle des jeunes socialistes qu'il anime avec ferveur. Il a la confiance de ses jeunes camarades graulhétois, car cet incroyant possédait la foi et son temple était Graulhet qu'il aimait. Il anime les fêtes de quartiers, crée des associations, des troupes... En 1934 il adhère à la section socialiste adulte, il s'y fait remarquer et en devient aussitôt le secrétaire adjoint. En 1935 il est désigné comme candidat aux élections municipales complémentaire et est brillamment élu et à 25 ans, le 12 mai 1935, il devient le benjamin du conseil municipal de Graulhet.
    C'est là que débute sa carrière d'homme public et les choses dès lors vont vite. Le 12 octobre 1937 il est élu au conseil d'arrondissement, le 27 mars 1938, il succède à François MAUREL, décédé et siège au conseil général, étant même, à ce moment-là, le plus jeune conseiller général de France. En 1941 solidaire de Noël PÉLISSOU, limogé par Vichy, il démissionna de toutes ses fonctions et rentra dans le combat obscur de la résis-tance. Le 29 avril 1945 il est réintégré au conseil général par le comité départemental de la Libération. Par la suite il fut réélu à toutes les élections municipales jusqu'en 1971 et devint maire-adjoint sous la municipalité de Noël PÉLISSOU. Réélu conseiller général jusqu'en 1961, il fut battu alors au deuxième tour, par neuf voix seulement. Il sera resté vingt-trois ans conseiller général et trente-six ans conseiller municipal. En 1958 il fut désigné par le parti comme candidat aux législatives. En raison de désistements non effectués il y fut battu dans l'honneur. En 1962, il fit campagne avec son ami Georges SPÉNALE et fut un des meilleurs atouts de celui qui allait marquer le départ de la progression socialiste dans le département.
    Au cours de ses mandats électifs René CALVEL a toujours défendu les intérêts de Graulhet et les intérêts des plus démunis comme des autres. Sa porte restait toujours ouverte à tous et nombreux sont ceux qui lui doivent beaucoup. Il avait des idées mûrement réfléchies concernant la restructuration de la ville en fonction de son expansion. Homme d'action et aussi ami des jeunes il fut fondateur du foyer Léo- Lagrange et en 1955 du centre aéré de La Courbe où il s'est dépensé sans compter. Il faut aussi un fidèle supporter de tous les sports. René CALVEL siégeait aussi au conseil d'administration de la Caisse d'Épargne où il était très écouté.
    C'est tout cela qu'a été René CALVEL, un homme qui a aimé sa ville, aimé ses concitoyens, engagé mais compréhensif en sorte que ses qualités de droiture et de courage étaient reconnues par tous. Oui, René CALVEL a fait honneur au socialisme tarnais au sens où Jaurès l'entendait.
    En nous réunissant aujourd'hui nous entendons avec les jeunes qui nous suivent recueillir et prolonger son exemple.
    Le message de Georges SPÉNALE : Actuellement aux États- Unis, Georges SPÉNALE, sénateur, a téléphoné de New -York un message très émouvant à la mémoire de René CALVEL. Il y rappelle la campagne des législatives menée ensemble et qui se termina victorieusement grâce surtout à l'œuvre de René CALVEL. Une campagne fraternelle qui devint le fondement d'une belle amitié.
    L'homme et l'ami demeureront pour lui un exemple de dévouement envers un idéal et sa cité. Graulhet saura, ajoute-t-il, lui marquer sa reconnaissance en inscrivant son nom quelque part et perpétuer ainsi son souvenir. Nous avons aimé René CALVEL, concluait le message et comme disait Brassens au décès de Jacques Brel « Quand on aime les gens, ils meurent bien sûr, c'est-à-dire ils s'absentent un petit peu. Jamais personne de ceux que j'ai aimé, n'est mort » - Laurent RAMIERE

    - René CALVEL

    L'ARTICLE PARU DANS LA DÉPÊCHE DU MIDI
    A LA SUITE DE SON DÉCÈS en juillet 1981

    Silhouette tarnaise.


    René CALVEL

    René CALVEL, qui a tenu une place importante dans la vie tarnaise, est décédé à Colomiers (Haute-Garonne), le 28 juillet, à peine âgé de 71 ans.
    Il appartenait à une famille implantée depuis longtemps à Graulhet. Fils de Jules CALVEL et d'Elia-Marie-Louise JAMME, il était né à Graulhet le 3 avril 1910. Tout jeune, il devint orphelin : son père fut tué à la guerre de 1914. (Erreur dans ce texte de la DEPECHE : Jules CALVEL est décédé d'une longue maladie en 1948 entouré de sa famille )
    Il se lança très vite dans la politique : à 25 ans, le 12 mai 1935, il était élu conseiller municipal sous l'étiquette socialiste. Quelques mois plus tard, le 12 octobre 1937, il devenait conseiller d'arrondissement. Ce fut pour peu de temps. Le conseiller général François MOREL, ancien députe, étant mort au début de 1938. René CALVEL recueillait sa succession le 27 mars 1938, et il devenait de ce fait le plus jeune conseiller général de France. La brochure administrative L'administration du Tarn, de l'an VIII à nos jours fait partir de 1945 son mandat de conseiller générai ; c'est une erreur (ce n'est d'ailleurs pas la seule).
    Lorsqu'au sortir de la Résistance, Noël PÉLISSOU devint maire de Graulhet le 6 mai 1945, René CALVEL fut son premier adjoint. L'équipe géra les affaires municipales pendant vingt ans. Sur la fin même, Noël PÉLISSOU, gravement malade, se déchargea de ses fonctions sur son adjoint. Aux élections municipales de 1965, il ne put demander le renouvellement de son mandat, et la liste socialiste fut conduite par René CALVEL, qui fut élu avec quatre de ses colistiers, cependant que la liste PONTIER-DUMONTIER enlevait 21 sièges. C'était la fin de la carrière politique de René CALVEL, ,qui, depuis le 11 juin 1961, n'était plus conseiller général. Il se consacra entièrement à sa profession de maroquinier.
    René CALVEL fut vice-président de la Caisse d'Épargne de Graulhet, président de l'Amicale laïque, délégué du Conseil général aux H.L.M. du Tarn, membre de la Commission départementale, membre fondateur du Foyer Léo- Lagrange ; c'est à son instigation qu'a été créé le centre aéré de La Courbe. Plusieurs sociétés ont bénéficié de son appui.
    En mars 1976, il prit sa retraite et rejoignit ses enfants dans la région toulousaine.
    Il est mort à Colomiers. Son corps e été incinéré dans la plus stricte intimité, et ses cendres ont été déposées dans le caveau de famille à Graulhet.

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    Mais aussi n'oublions pas le magasin de son épouse

    Le magasin de son épouse

    Le n°3 de la rue Jean Jaurès appartenait à la mère de Madame CALVEL qui a tenu dans cette maison un commerce de mercerie situé au rez-de-chaussée, pour ensuite être loué à Hervé QUINTÉ, photographe. Au numéro 5 était la librairie de M. et Mme Vedel papetiers libraire.
    Vers 1955 les époux CALVEL décidèrent d'ouvrir un commerce papeterie maroquinerie qui sera tenu par Madame CALVEL jusqu’en 1973-1974
    René CALVEL alors associé à son ami Paul Bruyère avaient créé une fabrique de maroquinerie ( trousses, cartables…) Madame CALVEL se chargeant de les vendre en boutique.
    Sous le sigle " CB" la maroquinerie en plein essor est installée dans la maison natale de René CALVEL- Avenue de la Résistance et les articles "CB" sont vendus dans la région par le biais d'un représentant, plus tard par René CALVEL lui-même.
    Dans ce contexte, les époux CALVEL achètent le n°5 de la rue Jean Jaurès appartenant à la famille VEDEL.
    Les deux maisons au n°3 et 5 sont abattues pour construire la maison - qui existe encore - avec le commerce de Juliette CALVEL au rez -de chaussée. La famille CALVEL y habite à partir de 1958.

     Carte postale de la Rue Jean JAURES vers 1958 avec indication de l'emplacement du Magasin tenu par Juliette CALVEL épouse de René

    Hommage à René CALVEL

     

    A Graulhet ...une rue porte son nom à Graulhet....

     

    Hommage à René CALVEL

     

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    Je remercie les enfants de Juliette et René CALVEL
    qui m'ont prêté ces documents et évoqué leurs souvenirs.

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  • ACHILLE MANAVIT

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

     Le 28 novembre 1863 naissait à Graulhet Achille MANAVIT place du Château en l'immeuble du Tivoli où ses parents sont cafetiers.

     150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    L'IMMEUBLE LE TIVOLI sur la gauche

    Achille Manavit est un félibre ( mot d'origine provençale révélé par Frédéric Mistral  vers 1860 : Poète ou prosateur qui écrit dans un des dialectes du midi de la France ). MEMOIRES DE GRAULHET se souvient de lui et vous fait partager quelques textes rarement re-publiés en particulier le poème sur Graulhet édité dans la plaquette des Fêtes générales de bienfaisance et d'Aviation les 25, 26 et 27 mai 1912 dont je vous propose la couverture.

    150ième anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    Publication d'un poème publié dans ce programme de 1912

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    Son texte sur Graulhet

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    Achille MANAVIT choisit comme pseudonyme  " Podas Okus " ( Achille au pied léger) et écrit dans diverses publications comme l'Echo du Dadou puis le Journal de Graulhet

    Texte pour le premier anniversaire de L'Echo du Dadou

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    Textes en l'honneur d'Achille " Podas Okus " MANAVIT publiés dans l'Echo du Dadou

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

    Retrouvez la biographie complète de ce grand félibre graulhétois
    une partie de ces oeuvres en occitan et français et de rares documents
    dans le fascicule publié en 2006 par la revue ARC EN CIEL
    sous la plume de Gabriel ROUYRE

    150ème anniversaire d'ACHILLE MANAVIT - 1863 - 2013

     

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  • - Suzy BASTIE

    Suzy, la Grande Dame du basket , s’en est allée

    par Robert PY

    Triste dimanche que ce dimanche 17 mars. A l’heure où les sportifs s’apprêtent à enfiler leur maillot, la terrible nouvelle nous arrivait : Suzy qui luttait depuis plusieurs mois contre un adversaire bien plus fort qu’elle, Suzy venait de perdre son dernier match .
    Celle à qui le basket graulhétois doit ses grandes heures de gloire venait de lâcher prise.

    Suzy est arrivée à Graulhet en 1957, toute auréolée de son titre d’internationale de basket .Elle portera 18 fois le maillot de l’équipe de France de 1954 à 1958.
    Ce sport dans la cité mégissière en est alors à ses premiers balbutiements. En quelques années grâce à ses talents d’entraineuse puis comme joueuse, elle a hissé l’équipe féminine au plus haut niveau.
    Suzy  jusqu’en 1964, si elle entraine Graulhet, continue de jouer à Toulouse (TAC). En 1963 les deux équipes sont opposées et Suzy est dans le camp des toulousaines. Ces dernières remporteront facilement le match.

    En 1968, les Graulhétoises sont championnes de France de nationale 2 et accèdent pour la première fois, en nationale 1. Suzy a 34 ans mais elle est toujours sur le terrain.
    Avec peu de moyens financiers, mais avec un cœur admirable et des joueuses talentueuses et fidèles au club, Suzy réussit l’exploit de maintenir l’équipe en nationale 2 pendant plus de 20 ans. A cinq reprises ( 1968, 1972 , 1975 , 1978 et 1982 ) les Graulhétoises évoluent en nationale 1.
    Dur apprentissage du basket à ce niveau face à des équipes bien plus expérimentées . Et si les victoires furent rares, nos « demoiselles de Graulhet » ne baissèrent jamais les bras.
    Que de souvenirs de ces matches contre le CUC, Marseille, Orly, Nice...dans cette rustique salle du stade Noël Pélissou qui avait du mal à contenir la foule de spectateurs venus après un match de rugby .

    En 1987, après 30 ans au service du basket graulhétois, mais aussi départemental et national, Suzy prend du recul. Le club ne s’en remettra pas.Trois ans après, son équipe, qu’elle a mis tant de cœur à construire, disparaissait .


    Merci, Suzy, pour tout ce que tu as fait pour ce sport que tu aimais tant. Merci, Suzy, pour ces grandes joies que tu nous as fait vivre sur un terrain et autour d’un terrain.
    Là où tu es maintenant, il y a sûrement un terrain de basket. Tu trouveras bien un équipe à entraîner, peut-être même que tu joueras un peu. Pierrot, ton mari, tiendra la table de marque. Louis et Jules, tes amis, te soutiendront. Et tout autour du terrain, il y aura plein de gens que tu aimes.

     Robert PY

    CARTE POSTALE

    - Suzy BASTIE

    SUZY BASTIE : La grande dame du basket s'en est allée

    PHOTOS

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

     

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

     

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    Suzy, debout à droite avec l’équipe de France junior
    (Collection personnelle de Cathy Malfois)

    Crédits photos : http://daft-dunk.fr : Le basket au féminin

    - Suzy BASTIE

    L’équipe de France féminine 7èmes aux Championnats d’Europe de Prague en 1956. Suzy Bastié porte le numéro 16.  Thérèse Marfaing (Toulouse) n°4 et Ginette Mazel (native de Rodez)  n°10

    Crédits photos : https://hoopsdiary.wordpress.com/

     PHOTOS à la MAIRIE de GRAULHET

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

    - Suzy BASTIE

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    - Suzy BASTIE

     

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