• - Roger CARLAC

    Roger DURAND est un illustre graulhétois peu connu, aucune rue ou place porte son nom et pourtant sa vie est riche : titulaires de nombreux diplômes, professeur, carrière militaire, nombreuses citations et médailles, écrivain sous le nom de Roger CARLAC, publication de livres éducatifs et de dictionnaires, producteur de disques, journaliste pour des revues prestigieuses (Marianne, NEF, Arts et Décorations...)....Découvrons sa vie

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    Comme l'indique son acte de naissance Roger DURAND est né au Moulin de la Bressolle le 27 décembre 1914, fils de Daniel DURAND (La famille DURAND faisait partie des jardiniers du Moulin) , cavalier de manège et de Lucienne RIVAYRAND (la famille Rivayrand avait une graineterie Place Neuve (Bosquet) sans profession.

    Le Moulin de la Bressolle

    - Roger CARLAC / DURAND

    Le Moulin de la Bressolle aujourd'hui

    - Roger CARLAC

    Roger DURAND et son père Daniel DURAND

    Roger est élève à l'école Victor-Hugo avant de poursuivre ses études à Saint-Sulpice et à Montauban. Bachelier en philosophie en 1932 puis licencié ès lettres classiques supérieures à Toulouse et diplômé d'études supérieures en 1936 avec une thèse sur les Goncourt. Élève officier de réserve à Saumur de 1937 à 1938, il accomplit une partie de sa carrière militaire au Maroc.
    De 1940 à 1942 il exerce en qualité de professeur au Lycée de Marrakech, rappelé sous les drapeaux il participe à l'organisation des Compagnies Muletières à Fez et prend part à la Campagne d'Italie
    ...

    A partir de 1945 il reprend sa vie de professeur à Libourne avant de retourner au Maroc au Lycée Lyautey à Casablanca de 1949 à 1956.

    Marié le 6 avril 1938 à Vitry-sur-Seine avec Paulette POURSAIN, le mariage sera dissous le 13 décembre 1945 par le Tribunal de Marrakech. Trois enfants naitront de sa seconde union avec Yvonne BODO le 10 janvier 1947 à Saint-Sulpice-de-Faleyrens (GIRONDE).

    - Roger CARLAC

    Titulaire d'une licence et d'un diplôme d'italien , Roger Durand est nommé professeur au Lycée Carnot à Paris de 1956 à 1957 et achève sa carrière au Lycée Van Gogh à Ermont. Il obtient également un diplôme d'études supérieures d'italien ainsi qu'un diplôme élémentaire d'arabe. De tels bagages et dispositions permettent à Roger DURAND de signer de nombreux ouvrages sous le nom de ROGER CARLAC, par fidélité à son quartier graulhétois où il vécut rue Dauraste :  " Il y a des cailloux sur toutes les routes " recueil de nouvelles paru en 1935 à Casablanca - En 1960 paraît "Étrange chose d'aimer" roman publié aux Éditions du Scorpion.

    - Roger CARLAC

    - Roger CARLAC

     

    - Roger CARLAC / DURAND

    - Roger CARLAC

    Très ami avec Pierre BORDAS (Pierre Bordas est un éditeur français, né à Carcassonne le 5 juillet 1913, et mort à Barbizon le 5 octobre 2000. Il est le fondateur des Éditions Bordas.), Roger DURAND fera paraître sous son nom (en rajoutant un H après son prénom pour Hermant qui est son second prénom) à la fin des années 60, deux ouvrages aux éditions du même nom sur l'histoire de la civilisation et de la littérature italienne en collaboration avec Madame J. BLONCOURT ainsi qu'un Vocabulaire italien par l'image.

     

    - Roger CARLAC

    - Roger CARLAC

    En 1967 aux Éditions BORDAS Sélections Sonores dans la collection Mythes et Légendes un disque 33 tours : L'Iliade et l'Odyssée jouée par François PERIER , Jean TOPART paraît sous la direction entre autres de Roger DURAND.

    - Roger CARLAC

    On peut retrouver la signature de Roger DURAND dans divers hebdomadaires et revues   tels que  " Marianne "(celui d'avant-guerre : Marianne  journal politique et littéraire orienté à gauche qui fut publié à Paris dans les années 1930. Pacifiste, il se présente comme « l'hebdomadaire de l'élite intellectuelle française et étrangère ») dans la NEF et autres publications sous divers articles : tel que cet inédit texte retrouvé par le blog MÉMOIRES DE GRAULHET et paru dans MARIANNE le 7 septembre 1938 " L'âme du bled marocain" . Mais également dans la revue Arts et Décoration où sa maison sera photographiée et revue à laquelle Roger DURAND participe. On pourra l'apercevoir également dans une émission de Danièle Gilbert.

    - Roger CARLAC

     

    - Roger CARLAC

    Roger DURAND recevra de nombreuses citations et médailles toute au long de sa carrière : Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre avec trois citations, Croix de Combattant, Officier des Palmes Académiques.


    Dans les dernières années de sa vie active Roger DURAND ouvre une agence immobilière à Sarzeau et passe ensuite une paisible retraite en Bretagne. Il décède à Sarzeau dans le Morbihan le 19 septembre 2007 où il est enterré.

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    Un grand merci à Madame Dany BAZIN - Henry Manavit (+)  - Archives Départementales du Tarn 

     


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  •  une célébrité graulhétoise oubliée
    une rue porte son nom

     

    - Le Père COLIN

     Le Père Élie COLIN
    Directeur de l'Observatoire de Tananarive

     

    - Le Père COLIN

     

    Né à Graulhet (Tarn), le 28 novembre 1852, Élie Colin fait ses études d’abord à la maîtrise d’Albi, puis au petit séminaire de Lavaur. Il entre au noviciat des jésuites de Toulouse le 25 août 1870. De 1872 à 1874, il se perfectionne dans les études littéraires à la maison Sainte Marie de Toulouse. Après quoi, durant trois ans il étudiera la philosophie à Vals près le Puy. À la rentrée des classes de 1877 et jusqu’en 1882, il enseignera d’abord la grammaire puis les mathématiques et les sciences à Bordeaux, Sarlat, et Monaco. À l’automne 1882, il commence l’étude de la théologie et en 1886 entreprend des études spécialisées en sciences. L’année suivante on l’enverra à Stonyhurst College, près de Blackburn, en Angleterre, auprès du P. Perry, célèbre astronome. Il est déjà désigné pour fonder et diriger un observatoire à Madagascar. L’année suivante, il fera encore un stage à l’Observatoire de Montsouris. Ses projets malgaches seront vivement soutenus par Mascart et Le Myre de Vilers.

    - Le Père COLIN

    C’est fin 1888 que le P. Colin s’embarque à Marseille. Il arrive à Tananarive, le 4 janvier 1889. Dès le mois d’avril de cette année, il commence la construction de l’Observatoire d’Ambohidempona. L’année suivante commencent les publications des observations météorologiques.

    Dès son débarquement à Tamatave, il contracta la fièvre. En 1893 son état de santé est tel qu’il devra rentrer en France pour se soigner. Grâce aux quelques auxiliaires qu’il a pu former, l’Observatoire continue à fonctionner jusqu’en août 1895. Cette première œuvre sera détruite sur ordre du gouvernement malgache le 18 septembre.

    - Le Père COLIN

    Après la guerre Franco-hova, dès les premiers mois de 1896, le P. Colin regagne Tananarive. Il faudra du temps pour reconstruire, de façon plus modeste, l’observatoire. À part un voyage à Paris, via île Maurice, il ne quittera plus Madagascar, jusqu’à sa mort survenue le 10 avril 1923.

     

    Le travail scientifique

    Dès son arrivée à Madagascar, la vie du savant va être partagée, d’une part en un travail sédentaire à l’observatoire et d’autre part en de nombreuses courses à travers le pays. C’est qu’il doit prendre le relais d’initiatives prises par d’autres. Ainsi depuis 1872, Jean Laborde d’abord, puis les frères des Écoles chrétiennes et les PP. Delbosc et Roblet firent des relevés quotidiens de températures et de pressions à Tananarive. Par ailleurs, on connait la mine de renseignements ramassés par Alfred Grandidier au cours de ses explorations depuis 1869, ainsi que les travaux cartographiques entrepris par le P. Roblet depuis 1872. Le P. Colin se trouvait donc déjà devant une riche moisson de matériaux à vérifier et à exploiter.

    Cette circonstance explique l’orientation de l’Observatoire qui va être créé. On se cantonna d’abord dans des travaux pratiques: service de l’heure, géodésie, météorologie. Plus tard, on fut amené également à s’intéresser aux questions concernant le magnétisme terrestre. Çà et là, on fut mis à contribution, lors de phénomènes astronomiques passagers: éclipses de soleil, passage de Mercure devant le soleil le 9 mai 1891. Enfin, la position de Madagascar amena également le directeur de l’Observatoire à étudier de près les cyclones qui sévissent dans la région.

    La matière à observer de façon régulière ne manque pas. Plus délicat est le travail de synthèse et d’interprétation. Dès 1890, le P. Colin entreprend un énorme travail soit par des publications annuelles présentant la synthèse des diverses observations, soit par des monographies sur certains phénomènes particuliers à cette région: le régime des vents, la température, la pluie, etc.

    Promu membre correspondant de l’Académie des sciences de Paris: section géographie et navigation, le P. Colin aura le souci de communiquer les résultats de ses recherches. Son travail fut vivement apprécié et lui valut l’obtention d’un certain nombre de prix : prix Jérôme Ponti en 1890; prix Louise Bourbonnaud en 1895; prix Herbert Fournet en 1898; prix Valz, la même année et le prix Gay de l’Académie des sciences en 1903. En reconnaissance de ses travaux, il fut créé chevalier de la Légion d’honneur le 4 août 1921.

    Le musicien

    La musique ne fut pas seulement un violon d’Ingres pour le savant. C’est au contraire très tôt que se révéla son talent musical. Dès l’âge de 17 ans, il tenait les orgues de la cathédrale d’Albi. Ce don ne fut pas négligé. Arrivé à Tananarive, il sera très vite consacré organiste de la cathédrale d’Andohalo. Non seulement organiste, car c’est à lui qu’on doit également l’installation des orgues de Tananarive, Fianarantsoa et Rose-Hill (Maurice).

    La musique est aussi à Madagascar un moyen de communication, puisque le peuple malgache est musicien. Chaque semaine, le P. Colin descendait de sa colline d’Ambohidempona, pour rejoindre Andohalo où il avait organisé des classes de chant. Il s’intéressait à la musique du pays et publia en 1899 un recueil de Mélodies malgaches précédés d’une introduction sur la musique et le musicien malgache.

    L’homme et le religieux

    Sans aucune ambition humaine, le P. Colin était universellement aimé. Voici ce que dit de lui un de ses amis, le P. de La Devèze :

    Un charme prenant se dégageait de cet homme qu’on devinait familiarisé avec les plus hautes conceptions scientifiques et cependant simple, supérieurement distingué, aimable avec une réserve, j’allais dire une humilité exquise. À personne il ne refusa un service ou un acte de dévouement et y apportait une telle urbanité qu’il semblait l’obligé de ceux qui recouraient à son savoir.

    Religieux austère, pénétré de son devoir de missionnaire il avait toujours su allier les œuvres de zèle à ses travaux: la petite chapelle d’Ambohidempona est bien connue des pauvres Malgaches qui entourent l’Observatoire, et il faudrait avoir suivi le P. Colin dans ses excursions scientifiques pour savoir tout le bien qu’il a semé: quoique n’ayant du malgache qu’une connaissance sommaire, il visitait les malades, consolait les mourants. On parle surtout du savant, mais Dieu connaît les mérites de l’apôtre. Ce zèle parfois fut héroïque, comme dans cette expédition géodésique de 1896, où surpris par les rebelles, il pansait au milieu des balles son chef le capitaine Delcroix, grièvement blessé, relevait sous le feu de l’ennemi un tirailleur blessé, en soignait un autre atteint d’accès pernicieux et lui rendait les derniers devoirs.

    J. L. Peter s.j.

     



    Cet article est tiré d’Hommes et Destins: Dictionnaire biographique d’Outre-Mer, tome 3, publié en 1977 par l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (15, rue la Pérouse, 75116 Paris, France). Tous droits réservés.

     

     


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    Adieu à " BLANCHETTE "

    un graulhétois à New-York

     

    Fernand PAGES graulhétois, grand chef saucier au restaurant La Grenouille à New-York vient de nous quitter, MEMOIRES DE GRAULHET lui rend hommage à travers cet article publié il y a quelques années
    dans la Dépêche. Je me souviens d'une conversation téléphonique au début de la création de mon blog où il avait évoqué pour moi sa carrière à New-York.

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    - Adieu à " Blanchette " Un graulhétois à NEW-YORK

    Fernand et son épouse

    Retraité à Philadelphie, Fernand Pages a longtemps été chef saucier à « La Grenouille » le restaurant français le plus côté de New-York. Il a régalé les grands de ce monde.

    - " Blanchette " Un graulhétois à NEW-YORK

     

    - Un graulhétois à NEW-YORK

    L'équipe du restaurant LA GRENOUILLE

     

    Je suis né en 1929, dans la commune libre de St Jean ! ». Fernand Pages, comme chaque année passe le mois d'août en France, partagé entre Graulhet et l'Al­sace pays d'origine de Jacque­line son épouse. « C'est l'occa­sion de se ressourcer, de voir les amis, de retrouver cette ville que j'ai quittée alors qu'elle rayon­nait, de parler le patois et de me régaler de cette cuisine d'ici. » Le mot est lancé. Le regard mali­cieux s'allume. « Je m'enflam­me pour un cassoulet, facile­ment ! »

    Du poisson pour Nixon

    Pourtant rien ne prédestinait l'ouvrier mégissier aux four­neaux. En 1962, ses activités de syndicaliste l'embarquent pour New-York et il étudie pendant neuf mois l'économie américaine.

    Il en revient bouleversé. Il se marie et repart deux ans plus tard, en quête d'un travail. Jac­queline entre aux bureaux de la SNCF, mais lui cherche, échoue dans la filière cuir... Jusqu'au jour ou il se présente devant un restaurant français qui vient d'ouvrir, « La Grenouille ».

    Il se convertit à la cuisine en même temps que l'enseigne de­vient l'une des plus célèbres d'outre Atlantique. Le tout New-York défile.

    Salvador Dali déjeune toute les semaines d'une quenelle de brochet au Porto, Gala préférant le pamplemousse grillé au miel. Joséphine Baker gratifie le Graulhétois d'un « Qu'il est mi­gnon ce petit !» En se délectant de son « nègre en chemise ». John Wayne, à deux tables de Grégory Peck, déguste invaria­blement son foie de veau aux oi­gnons.Richard Nixon alors prési­dent des Etats-Unis se régale d'un poisson poché au beurre blanc.

     

    Fier de ses racines

     

    Fort de sa réputation, « Blan­chette » finira sa carrière dans deux grandes maisons. Au « Water-Club » rendez-vous des grands de ce monde, à deux pas du siège des Nations Unies, puis au « Georges Washington Manor » qui sert parfois jusqu'à 2 000 couverts pour les repas de fête de personnalités.

    Aujourd'hui à la retraite, le couple s'est retiré non-loin de Philadelphie, tout près de leur fille et de leurs deux petits en­fants. « Et nous insistons pour qu'ils apprennent le français. » Fernand tient à garder ses raci­nes autant que son accent du Sud-Ouest. « L'Amérique m'a donné beaucoup d'opportunités. La France et le Français y ont toujours autant la cote. »

    Un pays, au même nom que le paquebot qui l'a, un jour de 1965, emporté vers un excep­tionnel destin et qu'il porte tou­jours aussi fort dans son coeur.


    © LA DEPECHE / GERARD DURAND

    - Adieu à " Blanchette " Un graulhétois à NEW-YORK

     

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    - Hommage à Jean ROUZET

    Le docteur Jean ROUZET est décédé le le 8 décembre 2020 à l'âge de 95 ans.
    Le blog MÉMOIRES DE GRAULHET lui rend hommage à travers
    un texte de Pierre AUSTRUY et autour d'une riche iconographie.

     

     

    - Hommage à Jean ROUZET

     

    Au début des années 50 il avait pris la succession de son père le Dr Eugène Rouzet, médecin comme lui qui avait soigné avec dévouement, compétence et désintéressement la population graulhétoise, le maire Dumontier avait plus tard donné son nom à la  rue des ânes dans laquelle il avait son cabinet. 

    - Hommage à Jean ROUZET

    - Hommage à Jean ROUZET

     Eugène ROUZET le père de Jean ROUZET

     

    En 1951 alors qu'il finissait ses études de médecine, avec quelques amis dont Georges Vergnes et Hervé Quinté, ils créèrent le Club des cinéastes amateurs de Graulhet (CCAG) : M. Maurice Sabin  président, Georges Vergnes secrétaire, Louis Barrière  trésorier ; les membres du bureau étaient, entre autres : MM. Jean Austruy, Maurice Béteille, Maurice Bonsirven, François et Michel Cathala, Louis Cros, Jean Durand, Pierre Desprats, Darius Fabre, Henri Mendès, Robert Nespoulous, André Peyrusse, Claude Ribes, Jacques Ribes, Michel et Françoise Ribes, Georges Ravari, André Rodier, Jean Rouzet, Pierre Sudre, Jean Tignol, Henri Valentin, Claude et Robert Vergnes, Marcel Vieu.

    - Hommage à Jean ROUZET

    Jean ROUZET à la caméra

    Ce club très dynamique participa à de nombreux concours dans les années 50 et nous a laissé des documents importants et intéressants sur notre ville à cette époque.

    - Hommage à Jean ROUZET

    Montage de films et sonorisation avec Michel RIBES

    - Hommage à Jean ROUZET

    - Hommage à Jean ROUZET

    Repas Club Photo Michel RIBES, Louis CROS, Jean ROUZET et E de BEHR

     

    En septembre 1961, toujours avec Georges Vergnes, Maurice Sabin, Henry Manavit, Marcel Vieu, Georges Ravari, il participe à la création du 1er syndicat d'initiative.

    - Hommage à Jean ROUZET

    Maurice SABIN

    - Hommage à Jean ROUZET

     

    De ce groupe, passionné de photo, naquit la première manifestation officielle de la "Basane d'Or" le 8 juillet 1962.

    - Hommage à Jean ROUZET

    Remise des trophées de "la Basane d'Or", Jean Dieuzaide 1er à gauche et
    Jean Rouzet à droite du lauréat.

     

    C'était le premier salon tarnais d'art photographique dont le jury était présidé par Yan (Jean Dieuzaide).

    Participaient alors à cette manifestation : André Rodier, Michel Ribes, Raymond Fau, Jean Rouzet qui fut très souvent récompensé pour la qualité de ses photos en figurant au palmarès.

     

    Jean Rouzet, deux fois deuxième prix, récompensé par Geneviève Ribes, Jacques Mariette et le maire Claude Fita. L'exposition Basane d'Or est à visiter tous les après-midi du lundi au samedi dans les salons de la Far rue du Général-Sudre.

     

    En 2013 Jean Rouzet, deux fois deuxième prix, récompensé par Geneviève Ribes, Jacques Mariette et le maire Claude Fita.


     

    Passionné par son métier et toujours à l'avant-garde, Il avait été à l'origine du 1er groupe médical créé le 24 janvier 1964.  Il y avait au départ les docteurs : Rouzet, Cunac, Tesseyre, et le couple Pontier. C’était à l’époque le 1er groupe de 5 médecins en France.

     

    LES FONDATEURS DU GROUPE MÉDICAL

     

    - Hommage à Jean ROUZET

    Roger TESSEYRE

    - Hommage à Jean ROUZET
    ANDRÉ PONTIER

    - Hommage à Jean ROUZET

    Jeanne PONTIER-HUC

    - Hommage à Jean ROUZET
    André CUNAC

    - Hommage à Jean ROUZET

    Jean ROUZET

     

    Il avait été un des premiers à envisager l'informatisation des cabinets médicaux. Comme son père, sa compétence, son dévouement et sa profonde humanité l'avaient rendu très apprécié et aimé des Graulhétois.

     

    Pierre AUSTRUY
    (photos Pierre AUSTRUY / François MAZENS)

     


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  •  Camille Bonnet
     doyen du rugby français

    joueur et entraîneur à Graulhet

    1918-2020

    http://ekladata.com/48WDbP42pUPuiDUhHHBI0j6mFWc.jpg

    Debout de gauche à droite :Camille BONNET -  DAYDE - BENEZET - AZEMAR ( dit Le Carpan) - VILLEROUGE (qui a joué la demi-finale) - Marcel ROQUES - RIVALS - André LARRUE - ROUZIERES . Accroupis de gauche à droite : DELILLE - Jacqui FERRAZ - ORRIOLS - VIDAL - Guy PAUTHE - OLIVIER - José PLANES - CORPS

     

    http://ekladata.com/giRIlaaCIikOuSMylTqxbugFEv0.jpg N°1 Jean SERRA - N°2 René FERRASSE - N°3 André SEVERAC
    N°4 Lucien PHALIPPOT - N°5 Louis ROUVELLAT - N°6 Jean SATGE
    N°7 Inconnu - N°8 Jean ALQUIER - N°9 François COMBRES
    N°10 René AZEMAR (Carpan) - N°11 Inconnu - N°12 Roger GALIBERT
    N°13 Jean MAURIES - N°14 Camille BONNET - N°15 ABADIE - N°16 MURATET - N°17 Inconnu - N°18 DEFANTI

     

    Assis au premier rang de g à d : Camille Bonnet, Guy Maurel, Charles Calbet. Derrière la fameuse seconde ligne Albert Ferrasse-Robert Landes.

    Assis au premier rang de g à d : Camille Bonnet, Guy Maurel, Charles Calbet. Derrière la fameuse seconde ligne Albert Ferrasse-Robert Landes.

    - Hommage à Camille BONNET

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    Le doyen du rugby tricolore Camille Bonnet, champion de France avec Agen en 1945, est décédé le 17 novembre 2020 du Covid-19 à l'âge de 102 ans.

    Camille Bonnet est né le 31 août 1918 à Nogaro

    Camille Bonnet, trois-quart de talent, doté d'un coup de pied remarquable, avait porté le club d'Agen lors des phases finales du championnat de France 1945. Il avait inscrit un drop lors de chaque match éliminatoire (5 au total) dont un en finale contre Lourdes (7-3) au Parc des Princes.

     

    Ensuite, Camille Bonnet avait ensuite rejoint le SC Graulhet en 1948, comme joueur, puis comme entraîneur à succès. Avec le club tarnais, il fût notamment champion de France de troisième division, puis de deuxième division.

    Retiré dans la Drôme, il était apparu publiquement une dernière fois le 2 février 2020, invité à donner le coup d'envoi fictif du premier match du dernier Tournoi des 6 Nations contre l'Angleterre au Stade de France.

    - Hommage à Camille BONNET

     

     

     

     

     


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  •  Aimé SUDRE, un graulhétois si discret
    1890-1980
    Une rue à Graulhet honore cet homme

    - Aimé SUDRE

    - Aimé SUDRE

    Né le 8 février 1890 à Graulhet (Tarn) rue Gambetta, de Louis-Aristide, gendarme, et de Julie-Albanie Ségur.

    - Aimé SUDRE

     Après son bac sciences-langues-mathématiques, il prépare le concours d’entrée à Saint-Cyr. Admis, et tenu d’accomplir une année de service militaire, il est incorporé au 15e régiment d'infanterie l 9 octobre 1910 ; il y est promu caporal le 2 octobre 1911. Entré à l’École spéciale militaire le 2 octobre 1911 (promotion de la Moskova), il en sort deux ans plus tard classé 131e sur 249 élèves et choisit l’infanterie. Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1912, il est affecté à la 1re compagnie du 1er bataillon du 9e régiment d'infanterie, à Agen.Mobilisé avec cette unité le 2 août 1914, il est blessé par balle à la face à Raucourt, au sud de Sedan, dès le 27août ; mais il revient rapidement sur le front. Promu lieutenant le 1er octobre 1914, il exerce dès lors le commandement d’une compagnie avec savoir. Il se distingue ensuite en Champagne durant l’hiver 1914-1915. Le 17 mai 1919, il obtiendra une citation à l’ordre de la 33e division d'infanterie, la grande unité de rattachement du 9e régiment d'infanterie, pour son action lors des combats de 1914-1915 :« A participé avec entrain, courage et sang-froid à toutes les opérations du début de la campagne, blessé au Sud de Sedan, a rejoint de bonne heure le front où il s'est signalé dans toutes les attaques de Champagne durant l'hiver 1914-1915 et particulièrement dans celle des tranchées Brunes et Hurlus et des Perthes. »

    - Aimé SUDRE

    Le 5 mars 1915, il est fait prisonnier à Perthes-les-Hurlus, au Nord-Est de Châlons-en-Champagne et interné dans l’Oflag de Friedsberg, puis dans celui d’Illerwangen dans le Wurtemberg. Il est promu capitaine le 24 juin 1916.

    De retour en France le 30 novembre 1918, il est affecté au DTI de Toulouse puis, le 26 mars 1919, il réintègre comme commandant de compagnie le 9e régiment d'infanterie, à Agen, où il s’initie aux enseignements de la fin de la guerre.

     Le 22 février 1921, il passe au 109e régiment d'infanterie en Rhénanie, puis dans la Ruhr ; il commande une compagnie de fusiliers-voltigeurs puis une compagnie de mitrailleuses. Le 10 avril 1923, il passe au 14e régiment d'infanterie ; il commande une compagnie et, en l’absence de son chef de bataillon, le détachement de Foix. Dans ces différents emplois, il est jugé « d’une belle tenue, d’une conduite irréprochable et méritant à tous égards ».

    Le 10 juin 1926, il rejoint le 502e régiment de chars de combat, à Angoulême ; il en est détaché du 1er juillet au 1er septembre 1926 pour suivre les cours de l’école d’application des chars. Il commande ensuite remarquablement une compagnie avant de prendre, le 23 octobre 1927, la fonction d’adjoint au chef de corps, le colonel Dufoulon ; il s’y distingue par sa brillante intelligence, son aptitude à traiter vite et bien les questions les plus diverses.

     Le 27 mars 1930, il rejoint la 5e brigade de chars où il remplit avec la même facilité les fonctions d’adjoint au commandant de la brigade, le général Dufoulon. Revenu au 502e régiment de chars de combat le 10 mai 1932, et promu au grade de chef de bataillon le 26 juin de cette année, il prend le commandement du 2e bataillon qu’il  Bourguignon « exerce avec la plus belle maestria » note le colonel Bourguignon.

    Le 9 novembre 1934, il part pour l’école d’application de l’infanterie et des chars comme instructeur. Son supérieur, le général Touchon, loue son énergie, sa fermeté, son activité et ses qualités d’instructeur.

    Le 1er décembre 1935, il passe au centre d’instruction des chars à Versailles que dirige le colonel Bruché ; il se fait de nouveau remarquer à la tête des divisions d’application pour la « vigoureuse et productive impulsion qu’il donne de l'instruction ». Le 13 juillet 1937 le centre d’instruction des chars devient l’École des chars de combat où ilà l’instruction »prend les fonctions de directeur de l’instruction militaire et obtient le grade de lieutenant-colonel le 25 mars 1939.

    Maintenu à l’École des chars à la mobilisation, il continue à remplir brillamment sa mission puis devient commandant en second le 11 novembre 1939.

     Le 17 mars 1940, il est nommé au commandement du groupe de bataillons de chars n°533 ; jusqu’à la dernière minute, il se dévoue à l’école malgré la lourde charge que constitue la formation et l’instruction de son GBC (46e) qui devient la 6e demi-brigade de chars.et 47e BCC.

     Le 15 mai 1940, il entre avec sa demi-brigade dans la constitution de la 4e DCR du colonel de Gaulle. Il combat avec cette dernière à Montcornet, Crécy-sur-Serre puis Abbeville. Il retraite ensuite avec sa division entre Therainet Dordogne. Le général de la Font, commandant la 4e DCR, écrit : « La guerre l’a consacré comme un magnifique chef de chars. »

    - Aimé SUDRE

    Le général Sudre au sommet de son blindé à Marseille, le 27 août 1944

    © Collection Charles et Julien Jansana, DR Droits réservés

    Son rôle à la tête de la 6e demi-brigade pendant la campagne de mai-juin 1940 lui vaudra une citation à l’ordre du corps d’armée, le 15 mai 1943 : « Chef énergique payant de sa personne en toutes circonstances. A brillamment conduit sa demi-brigade à Montcornet, à Crécy, au Mont de Caubert, animant ses unités, manœuvrant avec habilité et audace, en particulier le 17 mai 1940 laissant son char à la garde d'un défilé, s'est porte à découvert aumilieu de ses unités afin de mieux les guider. » Entre-temps, il a reçu la croix d’officier de la Légion d’honneur le 2septembre 1940.

    Le 16 juillet 1940, après la dissolution de sa demi-brigade, il devient chef d’état-major de la subdivision de Brive. Maintenu dans les cadres de l’armée d’armistice, il est placé le 1er août 1940 à la tête du régiment de cuirassiers motorisés et classé pour ordre au 26e régiment d'infanterie le 1er septembre. Le 25 octobre 1940, l’armée d’armistice ayant interdiction de posséder des chars, il passe au 51e régiment d'infanterie, à Albi, où, comme commandant en second du colonel Foucault, il est chargé de diriger l’instruction, fonction dans laquelle il excelle et obtient les meilleurs résultats.

    Le 1er décembre 1941, il passe dans l’arme de la cavalerie et, le 22 janvier 1942, il quitte la métropole pour l’Algérie où il prend le commandement du 2e régiment de chasseurs d’Afrique, à Oran, où il est promu colonel le25 mars suivant. Il trouve ce régiment mal organisé et manquant d’impulsion à la suite d’une interruption de plusieurs mois dans le commandement. Malgré la lourdeur de cette unité (3 GE dont l’un de chars D2, l’autre d’AM motos, le 3e de portés), malgré les difficultés d’installation matérielle (3 quartiers dispersés dans Oran et un escadron à Misserghin), malgré son origine étrangère à la cavalerie, il réussit en quelques semaines à donner à son régiment une impulsion et une cohésion remarquables, sachant s’attacher ses cadres par son caractère franc et gai,sa justice et surtout son exemple.

    Du 8 au 10 novembre 1942, il s’oppose au débarquement américain sur la côte africaine. Engagé contre les forces germano-italiennes à partir de la mi-novembre, il est notamment au combat de Thala le 23 février 1943. Début mars 1943, il rentre à Oran où son régiment doit entrer dans la composition de la 1re division blindée et être équipé en matériel américain.

    Au moment de la création de la 1re division blindée, le chef de cette dernière, le général Touzet du Vigier,l’appelle le 25 avril 1943 à la tête de la brigade de chars de la division qui deviendra le Combat Command. Il y  donne toute la mesure de sa compétence et de son esprit d’organisation et, sans se laisser rebuter par des difficultés provenant aussi bien du personnel que du matériel, il réussit en peu de temps à créer de toutes pièces une brigade instruite sur un matériel américain entièrement nouveau, au moral très élevé et d’une magnifique tenue. Jusqu’à l’été 1944, il entraîne son Combat Command au cours de nombreuses manœuvres, travaillant beaucoup pour mettre  au point son emploi tactique selon les normes américaines. Le 25 juillet 1943, il est promu général de brigade à titre temporaire.

    Le 15 août 1944, le Combat Command débarque en Provence avec les éléments d’assaut du 6e corps américain. Il se distingue lors des combats pour la prise de Marseille puis entame la remontée du sillon rhodanien, atteignant successivement Lyon, Mâcon, Beaune, Dijon et Langres où il obtient la capitulation de la citadelle. Pour l’ensemble de ces opérations, il est fait commandeur de la Légion d’honneur le 24 septembre 1944.

    Le 9 octobre 1944, il abandonne le commandement du pour devenir adjoint du général du Vigier commandant la division. A ce titre, il le conseille et règle la coopération des différents  Combat Command de la division, jouant un rôle important lors des combats de la région du Thilliot, de la vallée de Servance et de Rupt-sur-Moselle au cours desquels il fait face à des situations très délicates avec des moyens faibles. Il participe ensuite à la conquête du sud de l’Alsace et à la prise de Mulhouse le 21 novembre 1944.

    Le 5 décembre 1944, il prend le commandement de la 1re DB, remplaçant le général du Vigier nommé gouverneur militaire de Strasbourg. Ce dernier écrit : « Je ne pouvais souhaiter mettre cette division en meilleures mains. »

    Il conduit sa division avec brio lors des opérations de la poche de Colmar en janvier-février 1945. Pour cette action, la 1re division blindée obtient une citation à l’ordre de l’armée le 29 avril 1945 :« Magnifique division blindée qui, aux ordres du général Sudre, a pendant trois semaines de combats incessants, dans des conditions atmosphériques très dures et contre un ennemi se défendent farouchement, puissamment contribué à la réduction de la poche de Haute-Alsace et à la victoire de Colmar. Du 20 janvier au 3 février, appuyant l'action des n°.division d'infanterie marocaine et n°. division d'infanterie coloniale, elle participe à la conquête pied à pied de tout le bassin minier des potasses, menant de durs et couteux combats de jour et de nuit dans un terrain fortement miné et âprement défendu, et devant les blindés allemands supérieurs en qualité. Profitant de la première percée,elle passe ensuite à l'exploitation et, après avoir fait sa jonction le 5 février à Sainte-Croix-en-Plaine avec les unités américaines venant du Nord, fait face à l'Est et force avec l'infanterie des lignes d'eau successives de l'Ill et du Canal du Rhône Au Rhin, atteignant le Rhin le 9 au matin au pont de Chalampe. A, au cours de ces vingt journées de lutte, capturé de nombreux prisonniers et un important butin achevant ainsi de façon particulièrement glorieuse la tâche qu'elle avait si brillamment commencée en libérant Mulhouse en novembre 1944. »

    Lui-même obtient la croix d’officier de la américaine Legion of Merit américaine « pour conduite exceptionnellement méritoire dans l'accomplissement des remarquables services en Afrique du Nord et dans le Sud de le France du 15 juillet au 20 août 1944. Comme général commandant le groupement tactique n°1 de la 1re division blindée française, le général Sudre a fait preuve de qualités techniques et professionnelles en entraînant et préparant son unité pour l'invasion alliée du Sud de la France. Le 15 août après le débarquement de ses unités blindées sur des plages difficiles, il a dirigé une avance brillamment conçue sur Goufaron puis sur le Luc et Brignolles et enfin sur Saint-Maximin, réussissant à désorganiser et à mettre en déroute une énergique résistance allemande. Cette manœuvre, qui a permis le capture d'un grand nombre de prisonniers et d'une importante quantité de matériel et d'équipement ennemie a contribué largement à l'avance victorieuse des forces alliées depuis leur tête de pont initiale. »

    En avril 1945, sa division constitue l’avant garde du 1er corps d’armée du général Béthouart, et joue un rôle déterminant dans les combats menés sur le sol allemand. Le 20 avril, il débouche de la région de Freudenstadt et fonce vers le Danube qu’il atteint à Müllheim puis à Tuttlingen. Sans laisser de répit à ses adversaires, il poursuit son avance le long du fleuve parcourant plus de 80 kilomètres en treize heures, atteignant Ulm le 23 avril et entrant dans la ville le lendemain, en même temps que les troupes américaines venues du Nord. Il s’élance ensuite vers le Sud-Est en direction des Alpes bavaroises et autrichiennes, arrivant à Immenstadt le 30 avril. Le lendemain, il franchit la frontière autrichienne à Aach.

    Pour sa participation brillante à la campagne d’Allemagne, la 1re DB obtiendra une nouvelle citation à l’ordre de l’armée le 23 juillet 1946 : « Magnifique division blindée qui, aux ordres du général Sudre, a joué à l'avant-garde du 1er corps d’armée un rôle déterminant au cours de la campagne d'Allemagne et d'Autriche d'avril-mai 1945. Débouchant le 20 avril de la région de Freudenstadt, la 1re DB, moins le CC3, qui participe avec la 9e DIC aux opérations de dégagement de la rive droite du Rhin et de la frontière Suisse, fonce sur le Danube qu'elle atteint le 21 à Müllheim puis à Tuttlingen, saisissant les ponts intacts par lesquels elle s'engouffre pour se rabattre aussitôt face à l'Est. Poussant résolument et sans un instant de répit le long du fleuve, parcourant en combattant plus de 80km en 23 heures, ses éléments de tête atteignent en fin de journée du 23 Ulm où ils entrent le 24 en même temps que les troupes alliées venant du Nord. S'élançant ensuite, face au Sud-Est, vers les Alpes bavaroises et autrichiennes, la division atteint Immenstadt le 30 avril et franchit le lendemain la frontière austro-allemande à Aach. Au cours de cette action fulgurante en territoire allemand, la 1re division blindée a capturé 30.000 prisonniers, dont 8 généraux, détruit ou pris intact un matériel considérable dont plus de 100 pièces d'artillerie,des trains entiers de matériel, un nombre impressionnant de véhicules de toutes sortes, plusieurs dizaines d'avions. Elle a, en deux semaines, réalisé la plus belle, la plus souple et la plus efficace des manœuvres d'exploitation pouvant être confiées à une division blindée. »

    Après la cessation des hostilités, la 1re DB rejoint sa zone d'occupation dans le Palatinat où elle passe deux mois,puis, dès que l'organisation du secteur français de Berlin le permet, l'état-major de la division s'y rend. Le 5 septembre, l'état-major de la division vient s’installer à Trèves. Du 6 septembre au 3 novembre 1945, il exerce le commandement provisoire du 2e corps d’armée et assure le commandement de la zone française Rhénanie et Hesse-Nassau. Le 1er octobre 1945, il est promu général de division. Après cinq mois d’occupation en Allemagne,la 1re DB, à effectifs réduits par la démobilisation, revient en France et stationne dans l’Ouest de la France ; elle est dissoute le 31 mars 1946.

    Le 10 avril 1946, le général Sudre prend à Tours la tête de l’élément divisionnaire blindé n°1, qui a succédé à la1re DB.

    Le 26 juin 1948, il devient inspecteur de l’arme blindée et de la cavalerie. Atteint par la limite d’âge, il quitte l’armée le 8 février 1949 et se retire à Lavaur. Bien que proposé en décembre 1947 pour le grade de général de corps d’armée, il n’obtient finalement pas sa quatrième étoile. Il est néanmoins élevé à la dignité de grand-officier de la Légion d’honneur le 27 octobre 1948.Le général Sudre est décédé le 20 novembre 1980 à Lavaur (Tarn). Il est inhumé dans le cimetière de cette ville.Il était grand-officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918 (1 citation), Croix de guerre 1939 (3 citations), Croix du Combattant, médaille coloniale avec agrafe « Tunisie 1942-1943 », médaille commémorative de la Grande guerre, médaille interalliée de la Victoire, médaille commémorative 1939-1945 avec agrafes « France », « Libération » et « Allemagne », médaille des Blessés. 

    Texte biographique émanant du site (achat par le blog MÉMOIRES DE GRAULHET)
    - Aimé SUDRE


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  • Il s'était retiré dans le Tarn à Puybegon 

    Photos rares et biographie

    Une allée Claude-Mademba-Sy à Paris pour honorer la mémoire des « héros d’Afrique »

    Au centre, l’ancien tirailleur franco-sénégalais Claude-Mademba-Sy (1923-2014) se battit pour le principe d’égalité des pensions militaires versées par la France aux anciens combattants africains. BERNARD EDINGER/AFP

    Le père et le grand-père de Claude Mademba-Sy

     Éléments biographiques Né à Versailles (Yvelines), le 11 décembre 1923. Descendant d’une famille africaine ayant aidé les Français à étendre leur présence au Sénégal et au Mali actuel entre 1870 et 1890. Son père, Abdelkader MADEMBA SY (1894-1932), combat à Gallipoli et à Douaumont. Puis en 1918 participe au côté du député Blaise Diagne au recrutement de tirailleurs en A.O.F. Parallèlement, il participe à l'Exposition coloniale de 1931. Commandant, il décède  de ses blessures en 1932. Claude Mademba-Sy devient pupille de la Nation. Décédé dans le Tarn le 8 avril 2014 et inhumé au cimetière de Puybegon.

    Claude Mademba Sy, officier de la Légion d'honneur - Strasbourg - Novembre 1963

    Carrière militaire et campagnes : Bachelier, il s’engage dans les Forces Françaises libres (FFL), le 21 mai 1943. Affecté comme mitrailleur dans le char Pantagruel au sein du 2e bataillon du régiment de marche du Tchad (RMT) . Durant ces combats, il gravit les différents grades de sous-officiers (caporal le 31 mai 1944, sergent le 1er janvier 1945, sergent-chef le 1er mai 1945). Il est le seul soldat d’origine africaine à prendre part à ses opérations. Élève de l’École Spéciale Militaire Interarmes (promotion « Victoire ») : aspirant le 25 juin 1945, sous-lieutenant le 26 décembre 1945. Il devient lieutenant d’active le 25 décembre 1946. Sert en Indochine au sein du 24° régiment de tirailleurs sénégalais puis en Algérie comme officier parachutiste au sein du 6e régiment de parachutistes coloniaux (6e RPC). Promu capitaine le 31 décembre 1955 et chef de bataillon le 31 décembre 1959. Période des indépendances : sert comme commandant dans la nouvelle armée de la fédération du Mali (Sénégal et Soudan ex-français. En 1960, c’est à ce titre qu’il commande le bataillon du Mali suite à l’intervention de l’ONU au Congo-Léopoldville ainsi qu’au Kivu et au Katanga. De 1962 à 1963, il exerce les fonctions de chef d’état-major général de l’Union africaine et malgache. Et de 1963 à 1966 comme attaché militaire du Sénégal à Paris. Carrière diplomatique : Ambassadeur de la République du Sénégal au Congo (1966-1970), en Italie et Yougoslavie (1970-1972), en Tunisie (1972-1973), en Autriche (1977- 1980). Pendant ces mêmes périodes, il est aussi nommé représentant permanent auprès de l’ONUDI et de l’Agence atomique de Vienne (1977-1980). Il a été conseiller interrégional de l’ONU à New York (1974-1977), membre de la mission des Nations Unies au Cambodge (1992-1993), membre de la mission des Nations Unies pour les élections en Afrique du Sud (1994).

    Claude Mademba-Sy devant son char Pantagruel

    Décorations et récompenses : Titulaire de la Croix de guerre (1939-1945) avec six citations (dont deux à l’ordre de l’Armée), dont une citation à l’ordre de la division (étoile d’argent), le 3 janvier 1945 : « Chef de char plein d’allant, très brillant depuis le débarquement. Le 31 octobre 1944 a eu son char attaqué par un canon anti-chars, l’a neutralisé par un tir précis de 12,7 ». 1954 : Croix de guerre des T.O.E. avec palme : citations à l’ordre de la division le 19 mars 1954 et de l’armée le 11 juin 1954. 1959 : Croix de la Valeur militaire avec palme et étoile de vermeil : citations à l’ordre de l’armée, le 2 août 1959 et du corps d’armée le 17 novembre 1959. Légion d’Honneur (chevalier le 13 juillet 1955, officier le 29 janvier 1963, commandeur en 1979, grand officier en 2012.) Grand-Croix de l’Ordre du Lion (Sénégal).

    Mémoire : Inhumé au Cimetière de Puybegon (Saint-Sigismond) (Tarn). Membre du Conseil national pour la défense des anciens combattants de l'Union française ou de la Communauté où il défend inlassablement le principe d’égalité pour les pensions militaires versées par la France. Dirigeant de la Fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. La dénomination « allée Claude Mademba-Sy » a été attribuée par la ville de Paris à une allée du square Claude Nicolas Ledoux située 2, place Denfert Rochereau (14e arrondissement) en 2020.

    Sources

    SHD/CAPM, Pau : texte de citation (Croix de guerre 1939-1945). SHD, Vincennes : GR 2000 Z 205 02644 (dossier personnel). SHD, Vincennes : 16 P 382 284. SHD, Vincennes : 12 P 259 (JMO RMT 1944-1945).

     - Claude Mademba Sy

     Sa tombe au cimetière de Puybegon

    L'article publié par VERSAILLES MAGAZINE de juin 2012 (merci à FM-S)

     - Claude Mademba Sy : une allée à son nom

     - Claude Mademba Sy : une allée à son nom

     

     

     


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    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    A la fin des années 60...Francis GONZALEZ, Jacques HERAL et Christian GIBERT qui fréquentent le Lycée Rascol à Albi et Gérard SICART qui lui est à l'École normale de Montauban jouent de la musique et décident de former un orchestre, quelques autres garçons sont recrutés et formeront l'orchestre qui répond au nom de LOVE AND LIFE

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    L'orchestre Love and Life en 1968

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    Cette formation dure une année et se transforme définitivement en INTÉGRAL ORCHESTRA en 1969

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Une des cartes postales officielles de l'orchestre INTÉGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    De gauche à droite l'équipe d'origine !
    Christian GIBERT (saxo)
    Francis GONZALEZ (guitare)
    Richard CORMARY (batterie)
    Michel VAYSSIERES (trompette)
    ALAIN DUPEYRON (assis par terre) - (trompette)
    Gérard SICART (appuyé à l'arbre) - (guitare et bassiste)
    Jean-Pierre AUDOUY (assis) - (bassiste)
    Jacques HERAL (chant)
    Jean-Luc TROUCHE (saxo)
    Christophe FAURE (synthé)

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    INTÉGRAL ORCHESTRA

    Les photos sont réalisées par le photographe Maurice SICART le père de Gérard, les répétitions se font dans un garage à Graulhet et ensuite à Lasgraïsses. L'Orchestre assurera de nombreux bals dans la région, des soirs de 14 juillet et la soirée de l'élection de la Reine pendant la quinzaine commerciale

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Extraits de la Dépêche

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Une affiche de bals en juillet 1974 à FENEYROLS dans le Tarn et Garonne

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    Quelques photos sur scène

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Certains membres quitteront l'orchestre pour accomplir le service militaire, d'autres l'intégreront par la suite en particulier Alain LLORCA qui fera partie du groupe GOLD en 1983 mais aussi Claude Pagès

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Les 10 membres du groupe et sur l'extrême droite de la photo
    ...le chauffeur du bus

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    L'orchestre sur le toit du bus

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    Photos de l'Orchestre INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    - INTEGRAL ORCHESTRA

     

    - INTEGRAL ORCHESTRA

     Une autre carte postale officielle de l'orchestre

    - INTEGRAL ORCHESTRA

    Les anciens membres de l'orchestre INTEGRAL ORCHESTRA se retrouvent une fois par an pour un week-end festif et ...musical

    Merci à Michel Vayssières et Jacques Héral


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  • Un nouvel arrivant dans la galerie des Illustres Graulhétois...le Capitaine Fortuné MAURIES

    Il existe une rue portant son nom....mais qui est-il ? Découvrez l

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    C'est le 10 août 1862 à la Mairie de Labessière-Candeil que François Mauriès, propriétaire au lieu dit " Campagne "  déclare la naissance de son fils Fortuné Edouard Mauriès.

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     L'acte de naissance de Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    François Mauriès veut donner à son fils une solide instruction compte tenu des prédispositions dont il a fait preuve à l'école. Fortuné fera ses premières armes au collège de Lavaur et ensuite à celui de Castres. Les événements des derniers mois attisent les élans patriotiques de chacun (perte de l'Alsace et de la Lorraine, défaite de Sedan...) et Fortuné Mauriès y succombe également : Fortuné Mauriès veut être soldat ! Mais avant tout il continue ses études au Lycée de Toulouse et au Lycée Louis Le Grand à Paris. Avec l'autorisation paternelle Fortuné Mauriès prépare le concours à l'Ecole Polytechnique. Malgré le refus d'obtention de bourses d'études Fortuné est reçu et fera partie de la promotion 1884 où il optera pour l'Artillerie de Marine

     

    Etat de services de Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Extrait de la revue de Madagascar

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Chevalier de la Légion d'Honneur
    le 30 décembre 1898

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Son parcours militaire est varié mais c'est dans son affectation au service du génie du Corps expéditionnaire de Tananarive à Madagascar qu'il va pouvoir donner la pleine mesure de son dévouement et de ses capacités. Travaillant avec le futur Maréchal Lyautey et le Gouverneur général de Madagascar Joseph Gallieni sa mission consiste à construire une route stratégique dans la grande ile. Son organisation méthodique et son ardeur font de lui le pionnier le plus émérite. Pendant de longs séjours il poursuit sa tâche dans une nature sauvage, des forêts insalubres et des populations parfois hostiles. Son tracé de la route choisit les lignes de crêtes. Avec l'aide de travailleurs Sénégalais et du Général Duchesne les grands travaux commencent mais l'usent et l'exténuent. Son extraordinaire réalisation qu'est sa route élève le Capitaine Mauriès à une communion intime et une reconnaissance légitime avec les populations et avec ses semblables.

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Malheureusement les maladies contractées lors de ces missions lui seront fatales et c'est au cours d'un diner d'adieu avant une permission que Fortuné MAURIES décédera brutalement le 29 avril 1901 à l'âge de 38 ans .

    Lors de la réception de son corps à Graulhet, le Docteur de Pémille son ami, prononcera l'éloge funèbre devant une foule énorme le 27 août 1902 au cimetière Saint-Roch.

    Bulletin de décès

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    LE COMPTE-RENDU DES OBSEQUES DU
    CAPITAINE MAURIES A MADAGASCAR

    Texte publié au Journal Officiel de Madagascar et Dépendances  qui nous donne de nombreuses et intéressantes indications sur la carrière du Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     Un monument commémoratif sera érigé à Madagascar

    L’ARRÊTÉ POUR LA CONSTRUCTION
    D'UN MONUMENT COMMEMORATIF

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     LE MONUMENT ÉDIFIÉ A MAJUNGA

    Mahajanga est une ville portuaire située sur la côte nord de Madagascar.

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    (Archives © ANOM) 

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    MADAGASCAR MAJUNGA Province du Nord
    Médaille ciselée décernée au Capitaine MAURIES
    par la Province de Majunga en hommage pour l'achèvement de la Route de l'Ouest 24 février 1900 - tranche cannelée - 118,03 g

    (Source DROUOT)

    - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    A GRAULHET...LES OBSEQUES DEFINITIVES

    Extrait de la Semaine religieuse - Albi

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    Extrait de la Revue de Madagascar 

       - Capitaine Fortuné MAURIES

     

    Obsèques du capitaine Mauriès – Notre collaborateur Beauprez a informé nos lecteurs, plus haut, que les restes mortels de l'infortuné capitaine Mauriès avaient été exhumés récemment de la tombe provisoire où ils avaient été déposés, à Madagascar, et transportés en France.

    Note du Blog :

    (Le cercueil est arrivé à Marseille par le Natal (Le Natal est un navire, paquebot-poste à vapeur français en service de 1882 à 1917. Armé pour le compte de la Compagnie des Messageries Maritimes, il inaugure la première liaison martime régulière entre Marseille et Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Converti une première fois en transport de troupes auxiliaire pendant la révolte des Boxers, ce rôle lui sera à nouveau dévolu lors de la Première Guerre mondiale. Une collision en mer cause sa perte en 1917. )

    - Capitaine Fortuné MAURIES

    De très belle cérémonies et des manifestations fort imposantes se sont produites à l'occasion de ces funérailles. Le cercueil du malheureux officier était arrivé la veille au soir fort tard. A neuf heures précises le cortège s'est mis en mouvement et s'est déroulé depuis la maison mortuaire jusqu'au champ de repos, entre deux haies compactes et ininterrompues d'hommes, de femmes et d'enfants.

    La fanfare du pays ouvrait la marche de ce défilé. Venaient ensuite la municipalité, les draps d'honneur, les porteurs de couronnes et les délégation, dont celle des compagnons d'armes du capitaine. Parmi les nombreuses couronnes, citons celle de la municipalité de la ville de Graulhet, celle des coloniaux du pays, celle de ses amis personnels, celle de ses camarades de sa classe 1882 et celle de la famille Armand Mauriès.

    Le clergé précédait le cercueil recouvert du sabre et de l'uniforme d'artilleur du capitaine. Immédiatement derrière, une délégation de jeunes coloniaux portant le coussin réunissant toutes les décorations du défunt.

    M.Armand Mauriès, frère de notre ami, conduisait le deuil, suivi de la famille et d'un long cortège comprenant toutes les classes de la société, sans distinction.

    L'église était superbement décorée. Un immeuse catafalque se dressait avec beaucoup d'art au milieu de la nef. Tous les piliers étaient ornés de longues tentures sombres, portant les initiales du défunt, avec des faisceaux de drapeaux tricolores.

    M. l'abbé Rouffiac, doyen de Lautrec, a fait l'éloge du capitaine dont il fut le précepteur.

    Il a retracé la carrière du défunt, nous révélant des faits personnels, son irrésistible vocation militaire, nous rappelant sa citation à l'ordre du jour du corps d'occupation au Tonkin, glorifiant ses services à Madagascar. Il en profité pour associer, dans un même hommage, le Père Colin, directeur de l'observatoire de Tananarive, originaire de Graulhet également.

    Au cimetière, M.le docteur de Pémille, que l'émotion étreignait visiblement, a parlé au nom des amis du défunt, amis de collège et de tirage au sort. Puis M.Serres, maire de Graulhet, a dit combien la population de Graulhet était fière d'avoir donné un tel serviteur à la France et combien sa douleur était profonde.

    Enfin M. Taupiat de Saint Simeux, un ingénieur qui a été à Madagascar, où il devenu l'ami du capitaine, a fait connaître aux assistants la grandeur de l'oeuvre que le capitaine a laissée dans la Colonie.

     

     

    En 1902 le 3 septembre la municipalité du maire Charles Serres vote à l'unanimité la somme de 200 francs pour l'achat d'un buste du Capitaine Mauriès qui sera élevé sur une des places de la ville, mais ce buste ne sera pas exécuté, seul un moulage existe et l'on peut le voir dans le caveau de la famille au cimetière Saint-Roch. Voici quelques photos

     

    Texte François MAZENS / Photos Graulhet LM

    - Capitaine Fortuné MAURIES

      - Capitaine Fortuné MAURIES

    - Capitaine Fortuné MAURIES 

    Soyons fiers de nos graulhétois célèbres !

    Merci aux écrits d'Henry MANAVIT, au site de l'Ecole navale (http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_mauries_fortune.htm) 

     

     

     


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  • - Les martyrs graulhétois - Les héros graulhétois 1939-1945

    - Les héros graulhétois 1939-1945

    2019 marque le 75e anniversaire de la Libération de la France. Du débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, jusqu’à la signature solennelle de l'acte de capitulation, le 8 mai 1945 à Berlin, l’action conjointe des armées alliées et de la Résistance française permet à la France de recouvrer la liberté.

    Annonçant la victoire au peuple français, à la radio le 8 mai 1945, le général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), rappelle le rôle de l’Armée de la Libération, celui de la Résistance et des combattants des maquis ainsi que de nos Alliés. Et de conclure en les associant dans un "triple Honneur" : « Honneur pour toujours à nos armées et à leurs chefs, Honneur à notre peuple que des épreuves terribles n'ont pu réduire ni fléchir, Honneur aux Nations Unies qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd'hui, triomphent avec nous. ».

    Discours sur le site de l’INA

    - Héros graulhétois 1939-1945

     

    Toutes les personnes citées dans cette liste sont nées à GRAULHET

    Toutes les informations regroupées dans ces tableaux (listes 1-2-3) concernent des personnes exclusivement nées à Graulhet. L'ensemble des informations sont issues du site MÉMOIRES DES HOMMES du MINISTÈRE DES ARMÉES (sans rajout aucun de la part du blog MÉMOIRES DE GRAULHET). Un nom peut se retrouver dans différentes listes et ces listes ne sont pas forcément exhaustives.
    En fin d'article vous pourrez lire des notices biographiques sur quelques graulhétois 

    LISTE 1

    Militaires décédés au cours de la
    Seconde Guerre mondiale

    Extrait du Fichier d’état civil militaire de la Seconde Guerre mondiale rassemblant l’ensemble des quelques 200 000 militaires morts durant les opérations qui se sont déroulées
    entre 1939 et 1945

    Nom Prénoms Date naissance  DÉCÈS / AUTRE
    AUQUE * Raymond Élie Jean  09-05-1920 Militaire (FFI)

    Mort pour la France le 18-08-1944 à Albi - A

    BEDES* Jean Gustave  05-05-1909 Militaire

    Mort pour la France le 30-11-1944 à Strasbourg (suite des blessures)

    CABOT * André Yves Georges  13-09-1913 Militaire

    Mort pour la France le 02-06-1940 à Dunkerque, 59 - Nord

    CALVET  Louis François Emile  21-08-1914 Militaire

    Mort pour la France le 16-07-1944 (Calmont)

    CASSAGNOL  Louis Adrien  20-05-1912

    Militaire

    Mort pour la France le 01-06-1940 à Téteghem, 59 -Nord

    DANIZAN * Achille Séverin   27-11-1918 Militaire

    Mort pour la France le 09-06-1940 à Maizy, 02 - Aisne

    ESCANDE * Georges Irénée   04-01-1923

    Militaire (FFI)

    Mort pour la France le 18-08-1944 à Albi - A

     

    FABRE * Laurent Édouard
     11-01-1924  

    Militaire (FFI)

    Mort pour la France le 18-08-1944 à Albi - A

    JULIEN * René Etienne 23-08-1911 Militaire

    Mort pour la France le 15-03-1942 (Richterich, Allemagne)

    MARRASSE  Louis Camille  25-08-1917

    Militaire - Matelot gabier - Croiseur PLUTON -

    Mort pour la France le 13-09-1939 à Casablanca, Maroc)

    PASTRE  Jacques  29-01-1918

    Militaire

    Décédé(e) le 06-06-1943 à Marseille - Bouches-du-Rhône

    PELISSIER  Lucien Paul Louis   10-10-1908

    Militaire

    Mort pour la France le 17-06-1940 à Rennes- Ille-et-Vilaine

    Suite à bombardement

    PELISSIER *
    Paul Clément   14-03-1906

    Militaire
    Tué au combat

    Mort pour la France le 21-05-1940 à Ronquières Belgique

    RAMIERE * René Désiré   01-06-1913

    Militaire

    Mort pour la France le 31-05-1940 (Armbouts Cappel, Nord
    Suite à bombardement

    VALATX * Marcel Gaston   

    Militaire

    Mort pour la France à Amiens, Somme

    LISTE 2

    FUSILLES DU MONT VALÉRIEN

    - Les martyrs graulhétois

     1 009 personnes fusillées au Mont-Valérien et dont les noms sont inscrits sur le monument commémoratif édifié à Suresnes (liste non exhaustive et évolutive)

    UN GRAULHÉTOIS FIGURE DANS CETTE LISTE

    NOM PRÉNOM NAISSANCE
    DÉCÈS / AUTRE
    BRU  André Léon   02-10-1900

    LISTE 3

    Titres, homologations et services pour faits de Résistance   

    600 000 noms, concerne les demandes de titres, d'homologations et de reconnaissance de services pour faits de résistance.

    ALQUIER * Albert   15-06-1912 F
    ALQUIER  Jean Louis   31-12-1908 D
    ANDRAL  Marceau   24-07-1920  -
    ASPE  Jean Louis   09-06-1927 F
    AUQUE
    Raymond   09-05-1920 F
    AURIOL  Aimé   10-03-1912 F
    BALZAME  Jean Félix   03-05-1911 F 
    BARDOU  Marcel André   24-02-1925 F
    BARTHE  Georges Antonin   01-06-1924 F
    BASTIE  Noé Fernand   06-10-1912 D
    BERTHOMIEU  René Edmond  03-12-1924 F
    BONSIRVEN  Lucien   24-02-1927 F
    BONSIRVEN  Roger   04-11-1920  -
    BOUTES  Gabriel   01-03-1918  -
    BRIEUSSEL  Pierre Louis   06-06-1925 F
    BRU  Elie   06-11-1912 F
    BRU  Jean   26-05-1907 F
    CALMES  Robert   24-07-1918 D
    CALVEL (alias Jacqueline)
    Jean Marcel   27-01-1913 F
    CALVET  Louis François Emile   21-08-1914

    F

    CALVIGNAC  Gilbert   01-06-1924 F
    CAZELLES  Henri   12-01-1907 F
    CAZELLES

    alias Max Laurens Carles

    Jean René   14-12-1919 F
    COMBES  Emile   07-09-1923  -
    DAGUST  Justin   03-03-1896  -
    DAGUTS  Léon   09-12-1905 F
    DELOUSTAL  Lucien Georges   19-04-1924 F
    DELPY  Clément   29-07-1910  -
    DESPRATS  Jean Emile Pierre   18-07-1925 F
    ESCANDE * Jean   04-01-1923 F
    FABRE * Laurent Edouard   11-01-1924 F
    FABRE  Maurice   06-10-1927 F
    FONTAGNE  Guillaume Victor   21-09-1905 -
    FOURGEAUD  Jean   17-08-1923  -
    GASC  René Paul   25-08-1912  D
    GONTIER  alias Clément
    Arthur Clément   16-04-1878 F
    GONTIER  Julmon  14-02-1914 F
    HUC  Gaston François Henri   30-08-1915

    F

    JUILLE alias Ernest
    Paul Germain René   14-10-1914  F
    JULIEN Henri Joseph Léon   11-06-1899 F
    LACOSTE  Jean   08-10-1925 F
    LACROIX  Pierre Adrien   26-07-1920 F
    LAGES  Marcel   26-06-1923
    LAUTARD  Laurent Antoine   12-04-1893 F
    LAUTARD alias Le Sioux Raoul Camille   02-05-1899  F
    MAS alias Le Mataf
    Jean Marius   31-10-1924  F
    MASSOUTIER  Marcel   02-12-1921  -
    MAURIES alias Paul
    Auguste   24-04-1921 F
    MAYBO  Cécile Marie Jeanne   23-10-1898 
    MOGA  Sébastien   03-08-1908 F
    NESPOULOUS  Robert   12-01-1925 F
    PAPAIS Léon Jean 14-05-1922 F
    PAUTHE  Louis   25-04-1911 F
    PELISSIER alias Bébé Aimé Joseph   18-05-1922 F
    PELISSOU alias Lulu
    Lucien Jean   07-08-1920 F
    PICAREL  Ernest Marius  06-11-1915 F
    PORTES  Roger  25-06-1923 F
    RATABOUL  Jean   00-00-0000 F
    RECORDS alias Germain *
    Germain   04-06-1914 F
    RIVAYRAND  Guy   03-04-1925  F
    RODIER alias Alex
    Lucien Alexis   12-12-1916 F
    ROUBY  André Barthélémy   11-04-1911  -
    ROUCOULE  Ernest Adrien Henri   19-05-1914   -
    ROUX  Georgette   26-07-1907
    ROUYRE  Léon Gabriel   19-12-1908 F
    SABLAYROLLES  Louis René   16-10-1902
    SEGUIER  Pierre Henri Laurent   02-05-1918  F
    SEGUR  Marcel   31-05-1927 F
    SICRE  Georges   14-11-1918 F
    VIVANT  Raymond   31-07-1909

    LISTE 4

    Médaillés de la résistance   

    La médaille de la Résistance française est instituée par ordonnance du
    9 février 1943 du Général de Gaulle pour "reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l'Empire et à l'étranger, auront contribué à la résistance du peuple français"

    BRU  Jean   26-05-1907  Médaille
    DUMAS (FONVIEILLE) Suzanne   22-12-1895  Médaille
    PéLISSOU  Lucien   06-08-1920  Médaille
    SATGE  Gabriel   19-10-1894  Médaille
    VIVANT  Raymond
     31-07-1909  Rosette

    - Les héros graulhétois 1939-1945

     Sur le Monument aux morts graulhétois figurent certains noms
    (suivis d'une * dans les listes ci-dessus)

    - Les héros graulhétois 1939-1945

    - Les héros graulhétois 1939-1945

     

    Bien sûr toutes les personnes figurant  dans les listes ci-dessus méritent notre compassion et notre respect pour leurs combats menés lors du conflit de la deuxième guerre mondiale.Retrouvez ci-dessous un ensemble de notices issues de différents sites sur quelques héros graulhétois .

     

    - Les héros graulhétois 1939-1945

     

     

    ...Le site "Fusillés 1940-1944" comprend pour le moment plus de 20 000 entrées. Il reprend, dans une version souvent enrichie et corrigée, les 4300 biographies publiées par les Éditions de l’Atelier dans le Dictionnaire des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages (1940-1944) aujourd’hui épuisé. S’y ajoutent les exécutés sommaires, les massacrés sur le territoire français, y compris l’Alsace-Moselle, les morts en action...
     

    Avec l'aimable autorisation du site retrouvez ci-dessous trois notices : RECORDS Germain, CALVET Louis et BRU André. A l'initiative de la famille RECORDS et du blog MÉMOIRES DE GRAULHET une photo a pu être ajouté à sa notice biographique et mise en ligne sur le site du DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE. 

    http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr

    - Les héros graulhétois 1939-1945 

    RECORDS Germain, Pierre, Augustin patronyme souvent écrit « RECORD » en particulier sur le Monument aux morts de Graulhet
    exécuté par des SS de la division Das Reich 

    - Les héros graulhétois 1939-1945

    SOURCE : Notice : Maitron des fusillés et exécutés ( http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/) - Auteur : André BALENT

    Né le 4 juin 1914 à Graulhet (Tarn), mort le 8 juin 1944 à Saint-Céré (Lot) exécuté par des SS de la division Das Reich ; résistant (AS) du maquis « Pol-Roux » (ou maquis de Vabre, Tarn) implanté dans les monts de Lacaune (Tarn).

    Germain Records était le fils de Firmin, Pascal Records, mégissier âgé de vingt-cinq ans et de son épouse Maria, Eugénie Vialas âgée de vingt-et-un ans. Il se maria à Graulhet (Tarn) le 20 janvier 1939 avec Élise, Eugénie, Étiennette Bonsirven (« Lisette »). Ils eurent un fils, Robert. La famille résidait à Graulhet.
    Germain Records fut mobilisé du 2 septembre 1939 au 25 juin 1940.
    En mars 1944, Germain Records rejoignit le maquis de Vabre (Tarn), une formation armée singulière implantée dans les monts de Lacaune, au sud-est du département. Ce maquis de l’Armée secrète (AS), créé en 1943, était animé par un industriel protestant Guy Gervais de Rouville, alias « Pol-Roux » (1915-2017), connu dans le Tarn comme le « préfet des maquis »— il fut un des responsables des scouts unionistes (protestants) — et son épouse Odile, née Schlumberger (1917-2017). Devenu le secteur CFL (Corps franc de libération) 10 du Tarn, ce maquis avait la particularité d’avoir été animé par des protestants et d’avoir compté parmi ses membres de nombreux Juifs, souvent de Éclaireurs israëlites, exfiltrés par les filières protestantes dans les montagnes du sud-est du Tarn ainsi que des intellectuels comme l’éditeur Jérome Lindon (1925-2001) ou d’anciens cadres de l’école des cadres d’Uriage promis à un brillant avenir ( Jean-Marie Domenach 1922-1997 ; Hubert Beuve-Méry, 1902-1989). Mais le maquis accueillit aussi de nombreux Tarnais issu des couches populaires, catholiques, agnostiques ou athées. Germain Records était l’un d’entre eux. Au début du mois de juin, il était cantonné à Saint-Jean-de-Trivisy (Tarn), commune limitrophe de Vabre.
    Le 7 juin 1944, Germain Records fut l’un des six hommes du maquis de Vabre qui prirent place dans un camion qui accompagnait l’automobile de deux cadres de la R 4 venus de Toulouse (Haute-Garonne), Louis Pélissier alias « Carton » adjoint au délégué militaire régional de la R 4 et Jean Cressot alias « Chénier » responsable adjoint des maquis de la R 4. Ils devaient se rendre dans le Lot, près de Saint-Céré. Ils devaient récupérer des armes d’un parachutage afin d’armer les maquis de la région de Vabre.
    Près de Saint-Céré (Lot), les occupants des deux véhicules de la Résistance rencontrèrent un convoi allemand partiellement blindé (de la 2e division SS Das Reich. Pour certains auteurs chroniqueurs de la Résistance, les deux véhicules étaient de retour du terrain de parachutage avec le camion chargé d’armes ; pour d’autres, qui appuient leurs dires sur les témoignages des occupants du camion qui purent s’échapper et eurent la vie sauve, le convoi s’était d’abord arrêté à Saint-Céré afin de réparer des crevaisons à l’atelier de M. Gambade serrurier et, occasionnellement, garagiste (Henri Gambade, 1920-2016, résistant de Saint-Céré impliqué dans les réceptions de parachutages, était le fils de Raymond, propriétaire de l’atelier dans cette localité), et se dirigeait vers le terrain d’atterrissage. Cette version semble la plus vraisemblable. En effet, après cette réparation, Germain Records fut, selon certains témoignages invité à s’installer dans l’automobile des deux officiers, Pélissier et Cressot et Cressot ce qui lui fut fatal. Mais, en 2004, Henri Gambade, invité par Guy de Rouville et l’Amicale des maquis de Vabre à honorer la mémoire de Germain Records, a expliqué que Records aurait été invité à monter dans l’automobile des deux officiers afin d’aider le garagiste de Saint-Céré à réparer les crevaisons.
    Quoiqu’il en soit, les deux véhicules se dirigèrent ensuite vers Sousceyrac. Le camion prit à son bord le forgeron de Frayssines, village proche de Saint-Céré, ce qui les retarda et fut à l’origine de leur rencontre avec un convoi de la division Das Reich comprenant trois auto-chenillettes, trois automitrailleuses et une trentaine de camions. Les Allemands découvrirent une arme dans l’automobile. Après la rencontre inopinée avec les Allemands, les occupants du camion, purent, après avoir abandonné leur véhicule, se camoufler et, pour quatre d’entre eux, rallier à pied leur maquis tarnais à Saint-Pierre-de-Trivisy. Les trois occupants de la voiture de tête furent capturés. Pélissier  et Records furent fusillés au bas de la route de Saint-Laurent-les-Tours et Cressot à un kilomètre de là, au lieu-dit Beaune, dans le territoire de la commune voisine de Saint-Laurent-les-Tours, très proche de Saint-Céré. Leurs corps furent laissés sur place pendant vingt-quatre heures. Mlle Brun, de la Croix-Rouge obtint des occupants qu’ils fussent inhumés à Saint-Céré.
    Après son décès, sa femme sans ressource fut prise en charge par le service social du maquis qui lui versa 1500 Fr. pour le mois de juillet et 1700 Fr. pour le mois d’août 1944. Le 17 juin 2004, l’Amicale des maquis de Vabre rendit un hommage particulier à Germain Records, son premier mort. Guy de Rouville alias « Pol-Roux », le chef du maquis remit à cette occasion à Robert Records, fils de Germain, la médaille commémorative de la guerre de 1939-1945.
    Le nom de Germain Records (orthographié « Record ») figure sur le monument aux morts de Graulhet et sur la stèle érigée à Saint-Céré (Lot) en mémoire de l’exécution sommaire, le 8 juin 1944, des trois résistants toulousains et tarnais.

    SOURCES : Arch. dép. Tarn, 4 E 105045_02, état-civil de Graulhet, naissances, 1914 et mention marginale. — Célébration du soixantième anniversaire de la Libération, colloque du 18 juin 2014 au temple de Vabre (Tarn), Amicale des maquis de Vabre, Vabre, 2004, 25 p. [p.19] — Guy Penaud, La Das Reich : la 2e SS Panzerdivision, préface d’Yves Guéna et introduction de Roger Romain, Périgueux, La Lauze, 2005, 558 p. [pp. 164-165, p.512]. — Site Maquis de Vabre (www.maquisdevabre.fr), consulté le 18 juin 2018. — Site MemorialGenWeb consulté le 18 juin 2018.

    André Balent

    SOURCES ET REMERCIEMENTS :  NOTICE / AUTEUR : ANDRE BALENT (http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article204451, notice RECORDS Germain, Pierre, Augustin [patronyme souvent écrit « RECORD »] par André Balent, version mise en ligne le 18 juin 2018, dernière modification le 23 mai 2019. )

    → Note BLOG MEMOIRES DE GRAULHET : R4 =  Région R4 : Sud-Ouest (Toulouse) - R4 couvre : Lot, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Gers, Hautes-Pyrénées, Ariège et Haute-Garonne

    → Note BLOG MEMOIRES DE GRAULHET : La 2e division SS « Das Reich » ou la division « Das Reich » est l'une des 38 divisions de la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale, composée de volontaires et de Volksdeutsche, notamment des Alsaciens-Mosellans. La division, formée en 1939, prend part en 1941 à l'invasion des Balkans puis de l'URSS. En novembre 1942, elle contribue à l'assaut sur le port de Toulon. Renvoyée sur le front de l'Est début 1943, elle participe activement à la reprise de Kharkov, puis à la bataille de Koursk et à la défense de l'Ukraine. En 1944, durement touchée sur le front de l'Est, elle vient se reformer près de Montauban dans le Sud-Ouest de la France ; elle combat en Normandie notamment lors de la contre-attaque de Mortain et sort très éprouvée de la poche de Falaise et de la retraite qui suit. À la fin de l'année 1944, la division repart de nouveau à l'offensive au cours de la bataille des Ardennes. Début 1945, elle retourne en Europe centrale où elle participe à une tentative de briser le siège de Budapest. Après divers combats défensifs, les restes de la division se rendent aux Américains en mai 1945. Connue pour sa valeur combative, la division l'est également pour sa brutalité, ses nombreuses violences et crimes de guerre commis sur le front de l'Est et en France, pays où son nom reste indissolublement associé aux massacres commis en juin 1944 à Tulle, à Combeauvert, à Argenton-sur-Creuse et à Oradour-sur-Glane

    A consulter : https://maquisdevabre.wordpress.com/temoignages/la-vie-de-lamicale/

    De très nombreux graulhétois se souviennent de son frère André RECORDS (+)

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    CALVET LOUIS FRANCOIS EMILE

    exécuté par des SS de la division Das Reich 

    SOURCE : Notice : Maitron des fusillés et exécutés ( http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/)
    Auteur : Daniel GRASON

    Né le 21 août 1914 à Graulhet (Tarn), exécuté le 16 juillet 1944 à Calmont (Haute-Garonne) ; mécanicien garagiste ; résistant du groupe de renseignements Morhange.

    Fils d’Émile et de Marie, née Duguet, Louis Calvet épousa Jacqueline Jaunaux, le couple vivait à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), il était mécanicien garagiste. En 1944, il exerçait son métier à Toulouse (haute-Garonne). Mobilisé en août 1939, il fut fait prisonnier à Bondy (Seine, Seine-Saint-Denis) en juin 1940, il s’évada six mois plus tard.
    Il entra dans la Résistance en janvier 1942, était arrêté le 3 juin 1944, mais s’évadait, rejoignit le maquis de Quérigut dans l’Ariège. Sous-lieutenant, membre des services spéciaux de l’armée, il accompagna le 15 juillet 1944 René Vidal, ex-officier de police et Henri Lanfant, lieutenant d’aviation devenu policier (Groupe mobilde réserve "Aquitaine") pour une mission à Calmont (Haute-Garonne). Les trois hommes devaient récupérer des armes pour les maquisards de Quérigut.
    Le samedi 16 juillet vers 7 heures 30 du matin, des SS de la division Das Reich, des membres de la police allemande et de la Milice arrivèrent à bord d’une quinzaine d’automobiles. Les trois hommes furent surpris, René Vidal fut pendu à un réverbère sur la place du village. Quant à Louis Calvet et Henri Lanfant, des Allemands les tuèrent dans leur chambre ou un bois tout proche.
    Louis Calvet laissait une veuve et trois enfants : Claude cinq ans, François trente mois et Louis un an. Déclaré « Mort pour la France » par le ministère des anciens combattants, Louis Calvet fut cité à l’ordre du corps d’Armée, il reçut à titre posthume la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, il fera l’objet d’un témoignage élogieux du Maréchal Montgomery. Le réseau Morhange fut homologué et reconnu comme « unité combattante » du 1er novembre 1942 au 30 septembre 1944.
     
    Daniel Grason
     
      SOURCES : Livre d’Or du Mémorial de Ramatuelle 1939-1945, édité par l’Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (AASSDN), Paris, 2005. – Sous la Direction de F. Marcot avec la collaboration de B. Leroux et C. Levisse-Touzé, Dictionnaire historique de la Résistance, Éd. R. Laffont, 2006. – Site internet Mémoire des Hommes. – Site Internet GenWeb.— Notes d’André Balent.

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    BRU André, Léon

    fusillé comme otage au Mont Valérien

    SOURCE : Notice : Maitron des fusillés et exécutés ( http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/)
    Auteur : Claude PENNETIER

    Né le 2 octobre 1900 à Graulhet (Tarn), fusillé comme otage le 11 août 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ouvrier corroyeur ; conseiller municipal communiste de Villejuif (Seine, Val-de-Marne).

    André Bru

    Les fusillés de Villejuif

    copyright Pierre Cardon
    Fils d’un mégissier Jean Bru et d’une ménagère Jeanne Pons, André Bru vivait à Villejuif avec son père devenu « garçon nourrisseur », avant 1914. Domicilié 21 bis rue de la Liberté à Villejuif, ouvrier tanneur-corroyeur puis contremaître, André Bru s’était marié le 30 janvier 1923 avec Julienne Carles à Graulhet et était père de deux enfants, nés vers 1924 et 1928 dans la Seine. Membre du Parti communiste depuis 1934, André Bru fut élu conseiller municipal de Villejuif le 5 mai 1935, sur la liste dirigée par Paul vaillant Couturier. Le conseil de la préfecture le déchut de son mandat le 29 février 1940, pour appartenance au Parti communiste.
    Démobilisé après la capitulation, il participa à la réorganisation du Parti communiste à Villejuif. La police française l’arrêta le 16 mai 1942 à Villejuif, à la demande des autorités allemandes, pour « complicité d’activité terroriste ». Il serait entré en relation avec l’Organisation spéciale (OS) en mars 1942 et aurait recruté six personnes dont le « terroriste Margeriteau ». Pendant les interrogatoires, André Bru apparut aux policiers comme un « fanatique acharné et renfermé », niant jusqu’à son appartenance au Parti communiste clandestin. Détenu à la prison de la Santé, comme otage, il a été fusillé au Mont-Valérien le 11 août 1942. La mairie de Villejuif fut avertie que ses affaires pouvaient être retirées au Service de la Croix-Rouge et que son corps avait été conduit au cimetière du Père-Lachaise, puis emmené au cimetière de Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis) : le service de l’état civil transcrivit son décès le 3 mars 1943.
    À la Libération, le 17 décembre 1944, la municipalité fit ramener ses cendres à Villejuif ainsi que celles d’autres fusillés : François Sautet, Georges Frémont, Ben Sliman Mohamed et Pierre Herz.
    Il a été reconnu Mort pour la France.
    Son fils vécut dans le Tarn, à Briatexte, et travailla dans un atelier graulhétois.
    Une rue et une place de Graulhet portent le nom d’André Bru ainsi qu’une rue de Villejuif.
     
    Sources

    SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII (Notes Thomas Pouty). – Arch. Paris, DM3, Versement 10451/76/1. – Arch. com. Villejuif. – Renseignements recueillis par C. Escoda. – Serge Klarsfeld, Le livre des otages, Paris, 1979, p. 169 (reproduction de sa fiche de police lors de sa désignation sur la liste des otages). – Villejuif à ses martyrs de la barbarie fasciste, édité par la Vie nouvelle sous l’égide de la municipalité et de la section communiste, s.d., p. 9 (avec photo). – Villejuif notre cité, un siècle d’histoire 1875-1975, 1975. – Marcelino Gaton, Carlos Escoda, Mémoire pour demain, Graphein, 2000. — État civil.

    Claude Pennetier

    SITE : DEPORTES POLITIQUES A AUSCHWITZ

    Un graulhétois déporté au camp d'Auschwitz

    DAGUTS JUSTIN LEOPOLD

    SOURCE : https://politique-auschwitz.blogspot.com/2011/02/daguts-justin-leopold.html

    Justin Daguts est né le 3 mars 1896 au domicile de ses parents rue Barricouteau à Graulhet (Tarn). Il habite à Aube, près de l'Aigle (Orne) au moment de son arrestation. Justin Daguts est le fils de Catherine, Sophranie Bascoul, 28 ans, sans profession et de Frédéric Daguts, 36 ans, cultivateur, son époux.
    Il a exercé successivement les métiers de cultivateur, mineur et à partir de 1924, facteur PTT (1).
    Lors du conseil de révision, Justin Daguts habite à Graulhet. Il y travaille comme cultivateur. Son registre matricule militaire indique qu’il mesure 1m 69, a les cheveux châtain moyen, les yeux bleus, le front moyen, le nez rectiligne. Il a un niveau d’instruction « n°2 » pour l’armée (sait lire et écrire).
    Conscrit de la classe 1916, il est mobilisé par anticipation en mai 1915, comme tous les jeunes hommes de sa classe depuis la déclaration de guerre. Classé le 20 mai 1915 en deuxième partie de liste pour « musculature insuffisante » par la commission de réforme de Dijon, il est à sa demande classé service armé comme infirmier le 17 juillet 1915.
    Le 1er janvier 1916, il passe à la section coloniale d’infirmiers militaires. Le 13 juillet 1916, il monte au front. Le 29 janvier 1917 il est rattaché au 43ème régiment d’infanterie.
    Tirs de barrage sur Craonne, 1918
    Justin Daguts est blessé le 19 mars 1918, dans le secteur de Craonne, par manipulation de détonateur (il perd la 2ème phalange de l’index de la main gauche). Il est à nouveau blessé par éclat d’obus à la main gauche le 21 août 1918, toujours dans le secteur de Craonne (bataille du Chemin des Dames). Il passe à la 1ère section d’infirmiers le 7 janvier 1919.
    Le 4 mars 1919, à la mairie de Moularès (Tarn), Justin Daguts épouse "Alodie", Louise Anglès (elle est née à Moularès le 11 février 1900. Elle décède à l'Aigle le 1er avril 1985). Le couple aura deux enfants, Maurice et Gabriel.
    Le 3 juin 1919, il passe à la 15ème section d’infirmiers. Le 19 septembre 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation, « certificat de bonne conduite accordé ». Il se retire à cette date à Albi au 3 rue de Saunal, puis le couple déménage à Castres pour une petite maison de ville, au 38 rue Maillot à Castres.
    En mai 1920, il est employé à la Compagnie du Midi (Chemins de fer) et a déménagé au 16 rue des jardins à Castres (information à partir des recherches de Mme Béatrice Boudon, à partir de l'acte de naissance de son grand-père : c'est en effet Justin Daguts qui le déclare en mairie de Castres le 1er mai 1920. La mère de Gabriel Boudon habite alors au 38 rue Maillot).
    En 1921, travaillant comme mineur, il habite à la côte du Parc à Saint-Benoit (canton de Carmaux) chez M. Miquel.
    Il est embauché comme facteur aux PTT. Justin Daguts est classé en 1924 comme « Affecté spécial », tableau n° II, au titre de la réserve militaire, comme facteur des PTT.
    En 1927, il revient à Albi (Pélissier) chez M. Maurel.
    En 1930, il est muté à Aube (Orne) à 7 km de L’Aigle. En mars 1935 il habite à Rai (Orne), commune voisine d’Aube et de Boisthorel.
    Le 30 mars 1940, il est rayé de l’Affectation spéciale, comme la majorité des « affectés spéciaux » connus comme communistes ou syndicalistes, et affecté au dépôt de recrutement du Mans.
    A partir d'août et septembre 1940, des ex-membres du Parti communiste dissous et des militants syndicalistes parviennent à se regrouper sous l'impulsion de Faustin Merle et d’Eugène Garnier. Des tracts appelant au sabotage des installations de l’occupant et des journaux sont diffusés.
    Justin Daguts est arrêté à l'Aigle le 18 octobre 1941, selon Eugène Garnier. Le même jour que Lucien Blin, Maurice Denis, Louis Fernex, Eugène Garnier, Léon Leriche et Christ Vannier, syndicalistes ou militants communistes de l’Orne qui seront comme lui déportés à Auschwitz. « Le danger imminent de voir se développer des attentats et de nouvelles distributions massives de tracts, notamment dans la région flérienne où elles ont été très nombreuses durant les mois précédents, pousse les autorités locales à lancer une grande opération de ratissage sur tout le département. Au total, dix-neuf personnes sont arrêtées dans la journée.» (2).
    Eugène Garnier, rescapé du convoi du 6 juillet 1942 arrêté lui aussi ce 18 octobre 1941, a écrit à propos de cette rafle : « Les arrestations et perquisitions de la Gestapo le jour même, ont lieu à la suite de la distribution massive d’un tract (rédigé et imprimé par imprimerie clandestine). Cette diffusion est à la base de l’arrestation de 3 camarades traduits en cour martiale, dont l’un deux, Henri Veniard fut fusillé à Caen le 12 novembre 1941. Les tracts appelaient au sabotage des installations de l’Occupant et des entreprises sous leur contrôle, également au renforcement de la Résistance et à la création de comités populaires, qui par la suite donnèrent naissance au Front national et aux premiers groupes FTPF».
    Justin Daguts est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l’internent dès le 19 octobre 1941 au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122).
    Depuis le camp de Compiègne, il va être déporté à destination d’Auschwitz. Pour comprendre la politique de l’Occupant qui mène à sa déportation, voir les deux articles du blog : La politique allemande des otages (août 1941-octobre 1942) et «une déportation d’otages».
    Cf Article du blog : Les wagons de la Déportation
    Justin Daguts est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Lire dans le blog le récit des deux jours du transport : Compiègne-Auschwitz : 6-8 juillet 1942.
    Son numéro d’immatriculation à Auschwitz n’est pas connu. Le numéro « 45419 ? » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 (éditions de 1997 et 2000) correspondait à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules, qui n’a pu aboutir en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules. Lire dans le blog le récit de leur premier jour à Auschwitz : L'arrivée au camp principal, 8 juillet 1942. et 8 juillet 1942 : Tonte, désinfection, paquetage, "visite médicale". Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés dans deux pièces). Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à Auschwitz I (approximativement la moitié du convoi. Les autres, restent à Birkenau, employés au terrassement et à la construction des Blocks.

    Justin Daguts meurt à Auschwitz le 20 octobre 1942 (date inscrite dans les registres du camp et transcrite à l’état civil de la municipalité d’Auschwitz ; in Death Books from Auschwitz, Tome 2, page 204). L’état civil fictif établi après la Libération (dates de décès fictives, le 1er, 15 ou 30, 31 d'un mois estimé) afin de donner accès aux titres et pensions aux familles des déportés) mentionne toujours "décédé en septembre 1942 à Birkenau". Il serait souhaitable que le ministère prenne désormais en compte les travaux des historiens du Musée d'Auschwitz, basés sur les archives du camp d’Auschwitz emportées par les Soviétiques en 1945, et qui sont accessibles depuis 1995.
    Justin Daguts a été déclaré "Mort pour la France" en avril 1948. Le titre de « déporté politique » lui a été attribué (n° 11720033).
    Son nom est inscrit sur le monument aux morts d’Aube, devant le calvaire.

    Note 1 : Information de son registre matricule militaire. Mme Marinette Daguts, qui pense être une parente éloignée, m’a informée par courriel que le nom de Justin Daguts figurait sur une plaque érigée le 7 décembre 1947 à l'hôtel des Postes d’Alençon à la mémoire des 12 postiers déportés et fusillé d’Alençon. Le travail des élèves de 3ème du Collège Balzac d’Alençon complète cette information. « Les fonctionnaires des P et T jouèrent un rôle important mais méconnu, en interceptant des lettres adressées à la Kommandantur, en assurant les transports de courriers et d'armes, en détraquant les lignes au service de l'occupant, en fournissant des renseignements à nos alliés ». La profession d’électricien que j’avais indiquée lors de la rencontre de Caen en 2001 et qui a été reprise dans l’ouvrage « de Caen à Auschwitz », résulte d’une confusion avec la fiche de Maurice Denis, électricien, travaillant à Aube.
    Note 2 Centre de Recherche d'Histoire Quantitative (CRHQ). Biographies de résistants de l’Orne, par Thomas Pouty et Stéphane Robine.

    Sources

    Liste des déportés de l'Orne (Mme Ventillard, archives départementales, juillet 1991).
    Témoignage d'Eugène Garnier.
    Death Books from Auschwitz, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, 1995 (basé essentiellement sur les registres - incomplets - de l’état civil de la ville d’Auschwitz ayant enregistré, entre le 27 juillet 1941 et le 31 décembre 1943, le décès des détenus immatriculés).
    Bureau des archives des victimes des conflits contemporains (BAVCC), Ministère de la Défense, Caen (fiche individuelle consultée en juin 1992).
    © Site Internet Mémorial-GenWeb
    © Site www.mortsdanslescamps.com
    © Site Résistance et déportation : les stèles commémoratives (Orne).
    © Dessin de Franz Reisz, in « Témoignages sur Auschwitz », ouvrage édité par l’Amicale des déportés d’Auschwitz (1946).
    © Archives en ligne : Etat civil et Registres matricules militaires du Tarn.
    Courriels de Mme Béatrice Boudon (mars 2017), pour rectification des nom et prénom de jeune fille de l'épouse de Justin Daguts, illisibles sur l'acte de naissance de celui-ci à la mention du mariage, mais dont elle a retrouvé l'acte de naissance à Moularès (état civil en ligne du Tarn). Acte de naissance de Gabriel Boudon, 1er mai 1920.

    Notice biographique réalisée en avril 2001 (modifiée en 2011, 2017 et 2018), pour l’exposition organisée par des enseignants et élèves du collège Paul Verlaine d’Evrecy, le lycée Malherbe de Caen et l’association «Mémoire Vive». Par Claudine Cardon-Hamet, docteur en Histoire, , auteur des ouvrages : "Triangles rouges à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942" Editions Autrement, 2005 Paris et de «Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 », éditions Graphein, Paris 1997 et 2000. Pour compléter ou corriger cette biographie, vous pouvez me faire un courriel à deportes.politiques.auschwitz@gmail.com

    SITE ÂME DE NOS MARINS

    LOUIS MARASSE

    Disparu en mer sur le Croiseur PLUTON

    site Âme de nos marins

    - Les héros graulhétois 1939-1945

    Retrouvez l'histoire de cette tragédie  sur l'excellent site Âme de nos marins

    - Les martyrs graulhétois

    - Les martyrs graulhétois

    Le Pluton est un croiseur mouilleur de mines de la marine nationale française mis sur cale en 1928 par l'arsenal de Lorient. Il est aussi capable d'embarquer un millier d'hommes, dans le rôle de transport de troupes rapide. Peu après sa mise en service, il est modifié et devient un navire-école de canonnage, remplaçant le vieillissant Gueydon. Peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, il revient à son rôle d'origine et la plupart des équipements d'instruction au tir sont débarqués. Au début de la guerre, il est alors envoyé à Casablanca pour y mouiller un champ de mines défensif en face du port. Le 13 septembre 1939, lors d'une mauvaise manipulation, une mine explose, provoquant la mise à feu des autres mines du bord qui détruisent le bâtiment, tuant environ 200 marins. (Source WIKIPEDIA)

    Retrouvez l'histoire de cette tragédie  sur l'excellent site Âme de nos marins

    13 Septembre 1939 - La fin tragique du croiseur mouilleur de mines Pluton


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  • - Un héros si discret

    1944-2019

    75 ième anniversaire

    Hommage à nos héros !

     

    - François SAEZ

    François SAEZ

    - Un héros si discret

     

    Un internaute Jean-François SAEZ, fidèle du blog vient de me transmettre des documents retrouvés dans les archives de son papa récemment décédé François SAEZ qui a habité Graulhet avec ses frères et ses parents Rue Ville Haute...
    François SAEZ est né à Albi  le 30 mai 1925 et a fait partie du Maquis d'abord le groupe Vendôme et ensuite le groupe Lulu. A ce titre il a participé à la Libération de la caserne d'Albi le 18 août 1944 pour rejoindre ensuite la 1ère Armée Française du Maréchal de Lattre de Tassigny partie libérer Stuttgart... Découvrez le tapuscrit (manuscrit dactylographié) du Commandant Naudy sur la Libération du Tarn le 18 août 1944 (écrit suite à l'article initialement publié le 4 septembre 1944 dans le journal La République - ce texte sera publié dans ce même journal le 8 septembre 1944) que je retranscrit en intégralité ainsi que le certificat d'appartenance au Corps Franc de Cadalen (Groupement Vendôme) et au groupe Lulu de Graulhet à partir de juin 1944 ainsi que le journal de bord des journées pour rejoindre Stuttgart, le tout accompagné de photos inédites et de précieux documents...des documents pour l'Histoire

    LE TAPUSCRIT DU RÉCIT DU COMMANDANT NAUDY

    - maquis

    LES PAGES GLORIEUSES DE LA LIBÉRATION DU TARN  LE RÉCIT D’UN OFFICIER

    Nous publions avec plaisir ces notes militaires que nous adresse M. le Commandant NAUDY, commandant de la zone sud du Tarn pour servir à l’histoire du Tarn et qui sont d’un très vif intérêt autant que de brûlante actualité

    -------------------------

    Je lis dans votre journal, sous la rubrique du Tarn, les pages glorieuses de la Libération du Tarn.«  Ce même 18 août, à l'aube, le maquis s'infiltre du côté des Planques et jusqu'aux abords de la caserne Lapérouse…

     

    Laissez-moi vous parler au nom de ceux que j'ai commandé, au feu, au nom des Graulhétois qui ont laissé leur vie dans les champs de maïs qui entourent la caserne Lapérouse, de l'exploit du maquis, composé de trente hommes, qui osa attaquer la garnison et soutenir le combat pendant 3 heures et demie et qui décida de l’abandon de la ville, le lendemain par les Allemands.Le colonel Durenque avait ordonné une action contre la garnison dans le but de la fixer sur place, afin que des renforts ne soient envoyés à Carmaux, piqûre de guêpe, dirons nous en langage militaire étant donné les effectifs engagés. Trente hommes en deux sections, pour tout un fusil mitrailleur, 20 fusils, 10 mitraillettes et des grenades. Qu’arrivera-t-il à l'aube sur le plateau qui domine la route d'Albià Carlus; que se passait-il donc silencieusement pendant que le soleil perçait sur l'horizon ? De trois camions descendaient des hommes en armes, sans uniforme, un brassard, qui, rapidement se dirigeaient sur le passage à niveau qui coupe la route de Graulhet. Trente hommes, trente graulhétois, trente maquisards,,,Ils prennent position sur le talus du chemin de fer et dans les champs de maïs qui bordent le champ de manœuvre. Il est 6h45, tout est calme, pas d'Allemands dehors. Dans la caserne, tout semble dormir, une petite fumée se dégage dans la cour. Il faut attendre mais pas longtemps ; derrière nous, un poste de guet allemand alertait la garnison et une colonne ennemie vient prendre position face à nous. La colonne n'est pas déployée, notre FM qui est en surveillance sur le passage à niveau fait entendre son tac tac tac.Le feu est précis et meurtrier, la section allemande décimée. La première manche est à nous. Puis c'est une autre section , sur la droite qui cherche à nous envelopper, c'est une course qui se livre entre les Allemands et l'équipe du FM, qui, pour éviter l'encerclement doit parcourir dix fois plus de chemin que le boche. La section allemande est refoulée, elle se replie en arrière et tente en ce moment d'envelopper la section qui a engagé un sanglant corps à corps dans un champ de maïs. Notre équipe du FM est admirable ; par son tir précis elle permet à l'autre section de décrocher après plus de deux heures de combat. Cette section de 15 hommes est attaquée par 150 hommes venus du Séquestre, 3 sections venues de la caserne Lapérouse . Elle est encerclée ; elle se bat jusqu’à épuisement de ses munitions contre un ennemi armé de trois mortiers et de 3 FM . Tout lui est bon à cette section pour se dégager, l'un d'eux revête un uniforme allemand, il sème la confusion dans les rangs de l'ennemi...Puis c'est le décrochage, le retour à notre point de rassemblement . On porte les blessés...hélas. Tous ne peuvent rejoindre. On retrouve trois hommes enlacés dans la mort. Ils ont préféré mourir que de laisser un de leurs blessés aux mains de l'ennemi ; d'autres affreusement mutilés et achevés. Dix hommes sont manquants. Le tiers de l'effectif ; l'ennemi a perdu 13 morts et blessés.Pour chacun de ces braves tombés au champ d'honneur, que peut-on leur promettre, sinon de les venger. Ce sont ceux du maquis, ceux de la Résistance, ceux du Groupe Lulu qui ont accompli de prodigieux exploits - Commandant NAUDY

    LES COUPURES DE PRESSE

    - maquis

    - maquis

    LE COLONEL NAUDY sur le pont Neuf à Graulhet le jour
    de la Fête de la Libération le 24 septembre 1944

    - Un héros si discret

    LE CERTIFICAT D'APPARTENANCE AU CORPS FRANC

    - maquis

    LA CARTE DE LA FEDERATION DES MAQUISARDS

    - Un héros si discret

    - Un héros si discret

     

    DES PHOTOS DES OBSÈQUES DES MAQUISARDS

    - Un héros si discret

    - Un héros si discret

    - Un héros si discret

     

    - Un héros si discret

    Des précisions sur cette photo....n'hésitez pas !

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    "Si l'avenir s'ouvrait devant la France (en 1945), c'est parce que les soldats de la Première Armée Française avaient combattu"
    Général de Gaulle - Mémoires de Guerre

     - Un héros si discret

    - Un héros si discret

    FRANCOIS SAEZ LE PREMIER à GAUCHE DEBOUT

    "des soldats de cette armée mythique"

    La 1re armée française est le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français. Elle est d'abord connue sous le nom de 2e armée (26 décembre 1943) puis d'armée B à partir du 23 janvier 1944. Ce n'est qu'en septembre 1944 qu'elle est officiellement appelée 1re armée française. Elle a été surnommée Rhin et Danube en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et le Danube entre le 31 mars et le 26 avril 1945. C'est la composante principale de l'Armée française de la Libération. (Source wikipedia)

    Son journal de bord

    - Un héros si discret

    - Un héros si discret

     - Un héros si discret

      FRANCOIS SAEZ (appuyé à la Jeep) à BERLIN EN 1945

    - Un héros si discret

    Merci à Jean-François SAEZ pour l'ensemble des documents sur son papa et sur son oncle Jean(not) SAEZ


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  • - Marthe CONDAT

     

    Pierre AUSTRUY, graulhétois, vient d'écrire la biographie de Marthe CONDAT, première femme agrégée de médecine, à la demande de la Société d’Histoire de la Pharmacie de Toulouse. A travers les pages de cet opuscule illustré de  très nombreux documents inédits Pierre AUSTRUY évoque la vie et la carrière de cette graulhétoise première femme agrégée de médecine. Avec son aimable autorisation MÉMOIRES DE GRAULHET vous propose cet exposé.

    --------------------------------

    L'article proposé par le blog MÉMOIRES DE GRAULHET avant la publication du fascicule de Pierre AUSTRUY

     - Marthe CONDAT

    Marthe Condat (1886-1936) : Née à Graulhet le 19 juillet 1886. Son père : Georges François CONDAT était mercier, sa maman BRU Marie Athénaïs Victorine était modiste, ils habitaient rue de l’Église.
    Elle effectue à Toulouse ses deux premières années de médecine puis s’inscrit à Paris. En 1923, elle est la première femme à être reçue au concours d’agrégation. Elle enseigne ensuite à Toulouse et publie des travaux consacrés surtout à la pédiatrie.

    Son acte de naissance

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE TOULOUSE EN 1929

    Extrait du Journal Chanteclair 1929
    Au première rang en bas de gauche à droite
    on peut reconnaître Marthe CONDAT (4°)

    - Marthe CONDAT

    Étonnant article paru dans la revue des Agents de l'Administration du Domaine :  LE DOMAINE de 1922 intitulé " Du féminisme " - La dernière réponse à cette enquête évoque Mademoiselle Marthe CONDAT.

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    Extrait des Archives de Médecine des Enfants
    La notice nécrologique

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

     

    En 2016 :

    Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes a inauguré le mercredi 12 octobre 2016 l’auditorium (rénové) Marthe Condat de l’Université Paul Sabatier à Toulouse. L’auditorium porte le nom de Marthe Condat, première femme reçue à l’agrégation des Facultés de médecine en France en 1923. Elle a également été en 1932 la première femme titulaire de chaire à l’Université de Toulouse, occupant la chaire de thérapeutique puis celle de clinique médicale infantile et puériculture médicale.


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  • L'incontournable
    André LARRUE !

    - Incontournable André Larrue !

    Les grands serviteurs ne sont pas toujours les plus illustres. Un seul Graulhétois a participé aux trois demi-finales jouées et perdues par le Sporting. Il s'agit du deuxième ligne André Larrue - ce géant de 1.84 m et 92 kilos originaire de Montdragon - ancien responsable des Espaces verts aux Ateliers municipaux de la Mairie de Graulhet.

    - Incontournable André Larrue !

    Caricature Saoul / Mise en couleurs FM/BLOG MÉMOIRES DE GRAULHET

    Il arrive de Montdragon au milieu des années 50, passe une saison par les Juniors et intègre l'équipe première qu'il ne quittera plus. De 1956 à 1968, il remporte quatre coupes de l'Espérance, participe à treize seizièmes de finale et trois demi-finales. A 36 ans, il a stoppé la compétition, s'est occupé quatre saisons de l'équipe réserve et ensuite a donné un coup de main au Sporting.
    Son souvenir le plus fort reste cette fameuse demi-finale de 1957 perdue au bénéfice de l'âge : « Ce monde au Stadium 25.000 personnes, plus peut-être, le record de spectateurs a tenu longtemps. Les portes fermées ont été défoncées et il y avait du public jusque dans les virages de l'anneau cycliste. Sur le terrain, c'était l'esprit graulhétois fait de solidarité et de force de caractère... « Mon plus grand regret. On croyait et on méritait d'aller en finale. La défaite a longtemps marqué le groupe »  Il jouera plus tard la demi-finale face à Dax en 1966, puis celle face à Montauban un an après dans un Quinze aux fortes personnalités autour d'André Abadie, Cussac, Casals ou Saby.
    En parcourant les photos et les articles souvenirs, il s'arrête sur une page entière à la gloire de Graulhet et il montre du doigt... Quand vous avez un président comme lui (Marcel Batigne), un entraîneur comme lui (Francis Rouzières) et un capitaine comme lui (André Abadie), vous êtes obligés de vous surpasser sur le terrain...
    (Extraits d'articles de Jean-Louis LAFFITTE (1986) et Gérard DURAND (1999) de la Dépêche du Midi)

    Pour le blog MEMOIRES DE GRAUHET, André LARRUE a ouvert ses archives et quoi de mieux que de feuilleter presse d'époque, documents inédits et photos !

     

      - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    LES ARTICLES DE PRESSE

     Un des premiers articles sur André LARRUE paru dans la Dépêche du Midi en septembre 1960

    - Incontournable André Larrue !

    MIROIR DU RUGBY 1966

    - Incontournable André Larrue !

    MIROIR DU RUGBY MAI 1966

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    De nombreux graulhétois et fidèles du SCG se reconnaitront sur ce cliché

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LA DÉPÊCHE DU MIDI 28 MAI 1957

    - Incontournable André Larrue !

    LES PHOTOS DES RÉJOUISSANCES
    SUITE A LA DEMI-FINALE PERDUE AU BÉNÉFICE DE L'AGE

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

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    LA DÉPÊCHE DU MIDI 6 AVRIL 1965

    - Incontournable André Larrue !

    PRESSE 1957

    - Incontournable André Larrue !

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    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LES PHOTOS

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LES ÉQUIPES / JOUEURS

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE avec MALET

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE avec Villeneuve

    - Incontournable André Larrue !

    LES ÉQUIPES

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    1956 Match contre F.C Lourdes

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    1966

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    André le sauteur !

    - Incontournable André Larrue !

    LES CARICATURES

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE

    LES DOCUMENTS

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     Merci à André LARRUE 

    - Incontournable André Larrue !


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  •  

    Marie-Thérèse nous a quitté en mai 2019 

     

    - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse Papaïx

    En 1953 : Élection de la première Reine de Graulhet lors de la première Quinzaine !commerciale  ! A ce titre Marie-Thérèse figure désormais dans nos illustres graulhétois

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

     

    L'Union du Commerce et de l'Artisanat Graulhétois (UCAG) existe depuis 1932 mais c'est à partir de 1948 qu'elle se révéla. En effet c'est du 3 au 18 novembre 1953 qu'eut lieu la première Quinzaine commerciale. Les rues se parèrent de guirlandes, la ville fut entièrement sonorisée et le vendredi soir Marie-Thérèse Papaïx fut élue par le comité d'organisation augmenté de quelques personnalités, première Reine de Graulhet, au cours d'une soirée de gala dans l'ancienne salle de l'Odéon pleine à craquer ! Ses demoiselles d'honneur : Anne Martin et Brunette Maiguenon.

    J'ai rencontré Marie-Thérèse qui m'a gentiment prêté toutes les photos publiées ci-après. Marie-Thérèse garde la même spontanéité qui émane de ces clichés ainsi que le même plaisir a évoquer les souvenirs de ces journées de Novembre qui ont fait d'elle et pour toujours la première REINE de Graulhet.

    REINE D'UN JOUR - REINE DE TOUJOURS !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    La réception à la Mairie

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Anne MARTIN, Marie-Thérése PAPAIX, Brunette MAIGUENON

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Lors du Bal au Trianon avec Monsieur MASCAR, électricien et ....boxeur

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Marie-Thérése et son futur époux Henri AZEMAR

     

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

    Le portrait de la Reine offert par le Studio BIMOUAT

    Pour attirer un maximum d'acheteurs, la Quinzaine fut dotée d'une grande tombola. Pour 10 F d'achat (20 F dans l'alimentation) on vous remettez un billet. Le premier prix pour 1953 fut une voiture 4 CV Renault modèle 1954, l'heureux gagnant fut Monsieur François Marquié (grand père de Francis Piquemil), le billet gagnant lui avait été remis par Monsieur Bories en achetant un pantalon ...!

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

     Le gagnant Monsieur Marquié entouré de la
    première Reine : Marie-Thérése PAPAÏX et de la Renault 4 CV 1954 !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Les félicitations de la Reine à l'heureux gagnant

    - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse participera à de nombreuses manifestations comme ici avec Monsieur Guy Pauthe

     Merci tout particulier à Marie-Thérèse et Henri


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  •  - 1933 - Abbé Ségur Curé de Graulhet

    Le 26 mars 1933 :  Installation de l'Abbé SEGUR à Graulhet, l'occasion pour votre blog MEMOIRES DE GRAULHET de revenir sur cet événement à travers la presse religieuse de l'époque mais aussi de vous faire découvrir la troupe théâtrale animée par l'Abbé Ségur .

    Extrait de La Semaine religieuse du 30 mars 1933

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     26 mars 1933 - Abbé Segur curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

      Rare et exceptionnelle carte postale (collection personnelle)

    Tournée Abbé Ségur - La fille de Roland

    Les personnes figurant sur cette carte postale ont été identifiées ( à l'exception d'un) par mon père avec l'aide d'anciens graulhétois (pour la plupart malheureusement disparus) dont Monsieur Pierre CARAYON.

    Rangée du haut de gauche à droite

    1 -L'Abbé SEGUR - 2 -X - 3 -Jean PICAREL (le père de Jean PICAREL ancien maire de Graulhet) - 4 -Mlle BIRBES Annette - 5 -Mlle Camille CARAYON - 6 - Monsieur PLANES - 7 -Monsieur CASTEL - 8 -L'Abbé BOULARAN

    Rangée du bas de gauche à droite

    9- Mlle Charlette CASTEL (future Madame BASCOUL institutrice) - 10 -Monsieur Raoul MAURIES - 11- Mlle LEYDIE - 12 - Monsieur Jean IMART (nommé maire de Graulhet du 14 mars 1941 - 4 septembre 1944)  - 13- Monsieur Laurent LACOTTE - 14 - Monsieur Louis DOURLIES - 15 - Monsieur IMART fils 

    La pièce de Théâtre : La fille de Roland d'Henri de BORNIER (1825-1901)

    Étienne, vicomte de Bornier, né à Lunel le 25 décembre 1825 et mort à Paris le 28 janvier 1901, est un dramaturge, poète, écrivain et critique théâtral français. Après des études classiques aux séminaires de Saint-Pons, de Montpellier et de Versailles, il vient à Paris pour étudier le droit, mais ne passe aucun examen. À l'âge de 20 ans, il publie un volume de poésies, Premières feuilles, et entre deux ans plus tard comme surnuméraire à la Bibliothèque de l'Arsenal, dont il est successivement sous-bibliothécaire, bibliothécaire, conservateur, puis administrateur en 1889. Il est critique dramatique de la Nouvelle Revue entre 1879 et 1887. Il est élu membre de l'Académie Française, contre Émile Zola, en 1893. Une seule de ses œuvres eut un véritable succès et lui apporta du jour au lendemain la célébrité. Il s'agit de La Fille de Roland, qui resta pendant trois mois à l'affiche de la Comédie-Française avec Sarah Bernhardt dans le rôle principal. Ce drame, qualifié à l'époque de « cornélien », raconte les amours de Berthe, la fille du chevalier Roland, avec Gérald, le fils du traitre Ganelon. L'un des spectateurs fut Maupassant, qui écrivit à son propos : « C'est une pièce de sentiments nobles, écrite en style de M. Casimir Delavigne — même moins bon. » Un seul vers en est resté, prononcé dans la pièce par Charlemagne : « Tout homme a deux pays, le sien et puis la France. » Dans son étincelant Discours de réception à l'Académie, Edmond Rostand, qui succéda au fauteuil de Henri de Bornier, le décrivit comme un « vieux petit gentilhomme de roman, original, vif et bon avec une figure rose toute mangée de barbe d'argent, des yeux d'eau claire, de minuscules mains toujours agitées et fréquemment escamotées par des manchettes vastes, et je ne sais quelle grâce de gaucherie un peu fantastique qui me le faisait encore apparaître comme le kobold de la Tragédie. »

    Il est inhumé au cimetière Saint-Gérard de Lunel.(Source WIKIPEDIA)

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet
    Sur cette photo l'Abbé SEGUR et l'Abbé BOULARAN

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    La troupe du Théâtre de l’Étoile, qui jouera jusqu'en 1940, on peut à nouveau reconnaître sur cette photo, l'Abbé SEGUR mais également (en Charlemagne) Monsieur Jean IMART.

    En 1919 Installation de son prédécesseur
    l'Abbé BOULARAN

    Extrait de la La Semaine religieuse du 11 juillet 1919

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     

     


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