• - Marthe CONDAT

     

    Pierre AUSTRUY, graulhétois, vient d'écrire la biographie de Marthe CONDAT, première femme agrégée de médecine, à la demande de la Société d’Histoire de la Pharmacie de Toulouse. A travers les pages de cet opuscule illustré de  très nombreux documents inédits Pierre AUSTRUY évoque la vie et la carrière de cette graulhétoise première femme agrégée de médecine. Avec son aimable autorisation MÉMOIRES DE GRAULHET vous propose cet exposé.

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    L'article proposé par le blog MÉMOIRES DE GRAULHET avant la publication du fascicule de Pierre AUSTRUY

     - Marthe CONDAT

    Marthe Condat (1886-1936) : Née à Graulhet le 19 juillet 1886. Son père : Georges François CONDAT était mercier, sa maman BRU Marie Athénaïs Victorine était modiste, ils habitaient rue de l’Église.
    Elle effectue à Toulouse ses deux premières années de médecine puis s’inscrit à Paris. En 1923, elle est la première femme à être reçue au concours d’agrégation. Elle enseigne ensuite à Toulouse et publie des travaux consacrés surtout à la pédiatrie.

    Son acte de naissance

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE TOULOUSE EN 1929

    Extrait du Journal Chanteclair 1929
    Au première rang en bas de gauche à droite
    on peut reconnaître Marthe CONDAT (4°)

    - Marthe CONDAT

    Étonnant article paru dans la revue des Agents de l'Administration du Domaine :  LE DOMAINE de 1922 intitulé " Du féminisme " - La dernière réponse à cette enquête évoque Mademoiselle Marthe CONDAT.

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    Extrait des Archives de Médecine des Enfants
    La notice nécrologique

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

     

    En 2016 :

    Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes a inauguré le mercredi 12 octobre 2016 l’auditorium (rénové) Marthe Condat de l’Université Paul Sabatier à Toulouse. L’auditorium porte le nom de Marthe Condat, première femme reçue à l’agrégation des Facultés de médecine en France en 1923. Elle a également été en 1932 la première femme titulaire de chaire à l’Université de Toulouse, occupant la chaire de thérapeutique puis celle de clinique médicale infantile et puériculture médicale.


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  • - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse Papaïx

    En 1953 : Élection de la première Reine de Graulhet lors de la première Quinzaine !commerciale  ! A ce titre Marie-Thérèse figure désormais dans nos illustres graulhétois

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

     

    L'Union du Commerce et de l'Artisanat Graulhétois (UCAG) existe depuis 1932 mais c'est à partir de 1948 qu'elle se révéla. En effet c'est du 3 au 18 novembre 1953 qu'eut lieu la première Quinzaine commerciale. Les rues se parèrent de guirlandes, la ville fut entièrement sonorisée et le vendredi soir Marie-Thérèse Papaïx fut élue par le comité d'organisation augmenté de quelques personnalités, première Reine de Graulhet, au cours d'une soirée de gala dans l'ancienne salle de l'Odéon pleine à craquer ! Ses demoiselles d'honneur : Anne Martin et Brunette Maiguenon.

    J'ai rencontré Marie-Thérèse qui m'a gentiment prêté toutes les photos publiées ci-après. Marie-Thérèse garde la même spontanéité qui émane de ces clichés ainsi que le même plaisir a évoquer les souvenirs de ces journées de Novembre qui ont fait d'elle et pour toujours la première REINE de Graulhet.

    REINE D'UN JOUR - REINE DE TOUJOURS !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    La réception à la Mairie

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Anne MARTIN, Marie-Thérése PAPAIX, Brunette MAIGUENON

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Lors du Bal au Trianon avec Monsieur MASCAR, électricien et ....boxeur

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Marie-Thérése et son futur époux Henri AZEMAR

     

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

    Le portrait de la Reine offert par le Studio BIMOUAT

    Pour attirer un maximum d'acheteurs, la Quinzaine fut dotée d'une grande tombola. Pour 10 F d'achat (20 F dans l'alimentation) on vous remettez un billet. Le premier prix pour 1953 fut une voiture 4 CV Renault modèle 1954, l'heureux gagnant fut Monsieur François Marquié (grand père de Francis Piquemil), le billet gagnant lui avait été remis par Monsieur Bories en achetant un pantalon ...!

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

     Le gagnant Monsieur Marquié entouré de la
    première Reine : Marie-Thérése PAPAÏX et de la Renault 4 CV 1954 !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Les félicitations de la Reine à l'heureux gagnant

    - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse participera à de nombreuses manifestations comme ici avec Monsieur Guy Pauthe

     Merci tout particulier à Marie-Thérèse et Henri


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  •  - 1933 - Abbé Ségur Curé de Graulhet

    Le 26 mars 1933 :  Installation de l'Abbé SEGUR à Graulhet, l'occasion pour votre blog MEMOIRES DE GRAULHET de revenir sur cet événement à travers la presse religieuse de l'époque mais aussi de vous faire découvrir la troupe théâtrale animée par l'Abbé Ségur .

    Extrait de La Semaine religieuse du 30 mars 1933

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     26 mars 1933 - Abbé Segur curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

      Rare et exceptionnelle carte postale (collection personnelle)

    Tournée Abbé Ségur - La fille de Roland

    Les personnes figurant sur cette carte postale ont été identifiées ( à l'exception d'un) par mon père avec l'aide d'anciens graulhétois (pour la plupart malheureusement disparus) dont Monsieur Pierre CARAYON.

    Rangée du haut de gauche à droite

    1 -L'Abbé SEGUR - 2 -X - 3 -Jean PICAREL (le père de Jean PICAREL ancien maire de Graulhet) - 4 -Mlle BIRBES Annette - 5 -Mlle Camille CARAYON - 6 - Monsieur PLANES - 7 -Monsieur CASTEL - 8 -L'Abbé BOULARAN

    Rangée du bas de gauche à droite

    9- Mlle Charlette CASTEL (future Madame BASCOUL institutrice) - 10 -Monsieur Raoul MAURIES - 11- Mlle LEYDIE - 12 - Monsieur Jean IMART (nommé maire de Graulhet du 14 mars 1941 - 4 septembre 1944)  - 13- Monsieur Laurent LACOTTE - 14 - Monsieur Louis DOURLIES - 15 - Monsieur IMART fils 

    La pièce de Théâtre : La fille de Roland d'Henri de BORNIER (1825-1901)

    Étienne, vicomte de Bornier, né à Lunel le 25 décembre 1825 et mort à Paris le 28 janvier 1901, est un dramaturge, poète, écrivain et critique théâtral français. Après des études classiques aux séminaires de Saint-Pons, de Montpellier et de Versailles, il vient à Paris pour étudier le droit, mais ne passe aucun examen. À l'âge de 20 ans, il publie un volume de poésies, Premières feuilles, et entre deux ans plus tard comme surnuméraire à la Bibliothèque de l'Arsenal, dont il est successivement sous-bibliothécaire, bibliothécaire, conservateur, puis administrateur en 1889. Il est critique dramatique de la Nouvelle Revue entre 1879 et 1887. Il est élu membre de l'Académie Française, contre Émile Zola, en 1893. Une seule de ses œuvres eut un véritable succès et lui apporta du jour au lendemain la célébrité. Il s'agit de La Fille de Roland, qui resta pendant trois mois à l'affiche de la Comédie-Française avec Sarah Bernhardt dans le rôle principal. Ce drame, qualifié à l'époque de « cornélien », raconte les amours de Berthe, la fille du chevalier Roland, avec Gérald, le fils du traitre Ganelon. L'un des spectateurs fut Maupassant, qui écrivit à son propos : « C'est une pièce de sentiments nobles, écrite en style de M. Casimir Delavigne — même moins bon. » Un seul vers en est resté, prononcé dans la pièce par Charlemagne : « Tout homme a deux pays, le sien et puis la France. » Dans son étincelant Discours de réception à l'Académie, Edmond Rostand, qui succéda au fauteuil de Henri de Bornier, le décrivit comme un « vieux petit gentilhomme de roman, original, vif et bon avec une figure rose toute mangée de barbe d'argent, des yeux d'eau claire, de minuscules mains toujours agitées et fréquemment escamotées par des manchettes vastes, et je ne sais quelle grâce de gaucherie un peu fantastique qui me le faisait encore apparaître comme le kobold de la Tragédie. »

    Il est inhumé au cimetière Saint-Gérard de Lunel.(Source WIKIPEDIA)

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet
    Sur cette photo l'Abbé SEGUR et l'Abbé BOULARAN

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    La troupe du Théâtre de l’Étoile, qui jouera jusqu'en 1940, on peut à nouveau reconnaître sur cette photo, l'Abbé SEGUR mais également (en Charlemagne) Monsieur Jean IMART.

    En 1919 Installation de son prédécesseur
    l'Abbé BOULARAN

    Extrait de la La Semaine religieuse du 11 juillet 1919

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     

     


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  • Henry MANAVIT : Disparition d'une mémoire graulhétoise

     - Henry MANAVIT

    Disparition d'une mémoire graulhétoise

    - Henry MANAVIT

    Notre historien local, figure de la vie culturelle graulhétoise et tarnaise depuis de nombreuses décennies, Henry MANAVIT est décédé le 7 février 2018. Né en octobre 1923 à Mérigon en Ariège, élève de l’École départementale de la Seine, il suit tout d'abord les cours aux Beaux-Arts et subit l'influence des Sociétaires des Artistes français. Entré dans l'Administration communale en 1942 comme commis secrétaire, il gravit les échelons pour devenir Secrétaire général et chef de cabinet de la Mairie de Graulhet, chargé de missions également aux Ministères. Ses passions sont nombreuses : la peinture - il récolte de nombreuses récompenses et prix dans le Sud de la France mais également à Paris lors de ses nombreuses expositions  - également l'écriture - passionné d'Histoire et historien passionné, il écrit et publie sur la vie de la région graulhétoise.

    - Henry MANAVIT

    Président cofondateur de l’Éveil artistique, du Comité culturel, rédacteur en chef de la revue Arc en Ciel, collaborateur à la Revue du Tarn. Les habitants de Graulhet garderont le souvenir d'un homme passionné et érudit.

    François MAZENS

    - Henry MANAVIT

    Une des nombreuses toiles d'Henry Manavit

    - Henry MANAVIT

     


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  • - Marcel Batigne

     - Marcel Batigne

     « Le rugby français est, selon moi, une affaire de dirigeants. Tant qu’il se trouvera des gens compétents et dévoués pour sacrifier leur temps et leur argent, des hommes de la classe et de la qualité de ceux qui œuvrent actuellement, il n’y aura pas de souci à se faire pour l’avenir de notre jeu ».

    (Marcel Batigne, Miroir du rugby, n° 70, mai 1967)
     
    - Marcel Batigne


    Nouvelle personnalité à intégrer le panthéon graulhétois de Mémoires de Graulhet  : Marcel BATIGNE .
    Né avenue Victor Hugo à Graulhet le 5 septembre 1911, Marcel BATIGNE jouera au rugby en 2° et 3° ligne et champion de France promotion en 1937.

    MARCEL BATIGNE (entouré) JOUEUR au SCG dans les années 30

    - Marcel Batigne

     Équipes du SCG

    - Marcel Batigne

    Il s'impose ensuite à la présidence des Amis du Sporting puis à celle du club. De 1954-1955 à 1970-71 il dirige le club comme on dit " d'une main de fer dans un gant de velours". Une majorité de graulhétois gardent le souvenir des fonctions exercées au sein de l'association nationale : La Fédération Française de Rugby ( FFR) . En effet le 3 décembre 1966 au terme du Congrès de Clermont-Ferrand  Marcel Batigne prend la tête de cette prestigieuse association en remplacement de Jean Debert. En 1968 il laissera la place à Albert Ferrasse. Marcel Batigne intégrera alors la FIRA (Fédération internationale de rugby amateur - devenue en 2014 Rugby Europe) jusqu'en 1989.

    En 1971 il reçoit les insignes d'officier de la Légion d'honneur, à cette occasion Louis Montels lui écrira un émouvant poème que vous pourrez lire plus bas sur cette page ainsi qu'un texte hommage lors de son décès.

    Marcel Batigne nous quitte le 6 avril 1990, à l'âge de 78 ans. Une stèle sur le Stade Noël Pélissou lui est dédiée ainsi qu'un tournoi de jeunes.
    Une vie si riche que je vous propose de retrouver à travers quelques photos et documents mais tout d'abord pour bien commencer un article spécialement écrit pour le blog par Gérard DURAND, ancien pilier de l'équipe graulhétoise.

    L'ARTICLE DE GÉRARD DURAND

    Un monolithe à la mesure du personnage.

    C’est un monolithe à la mesure du personnage. Aussi discret dans le paysage du Stade jadis de Crins, qu’a été omniprésent dans l’épopée du rugby graulhétois durant quarante ans, celui à qui il rend hommage : Marcel Batigne. Un lourd menhir de trois tonnes et demie de granit du Sidobre, désormais anonyme, mais qui voit encore symboliquement aujourd’hui entre deux rotations de l’arrêt de bus tout proche, passer tête haute les joueurs et supporters les jours de victoire, et profil bas les dimanches de défaite.
    Cet homme a pesé par son imposante stature et par son caractère trempé sur le rugby local, régional, national et international. Qui plus que ce graulhétois historique, mégissier et président de club en même temps peut résumer en un portrait la symbiose d'une fonction et d'une profession au bénéfice d'un sport et d'une ville ?, avec cette capacité d’avancer des idées, de les accompagner jusqu’à leur accomplissement, de « lire à travers les hommes » et les faire se transcender qui reste l’apanage des grands dirigeants de ce sport. Ne l’a-t-on pas raconté, un dimanche des années 70 « tomber le chapeau » dans les tribunes officielles pour sonner l’heure de la rébellion à André Abadie et ses rudes partenaires face à des landais trop entreprenants ? Le pilier international se disait et se dit d’ailleurs encore le parfait et indéfectible entrepreneur des décisions de Marcel Batigne, comme Jean Claude Baqué, l’ancien 3e ligne et président de la Fira le cite ad-vitam-aeternam comme son père spirituel. L’homme a marqué les époques, et les esprits le jour où il a pris, sur un coup de force, la présidence de la Fédération et mis Graulhet en phonétique dans les récits des journalistes de l’époque. Les générations se sont succédées, le respect pour le président au pardessus en cuir est resté le même.
    J’ai eu le privilège d’assister à un de ses fameux coups de gueule, de ses recadrages dont l’âge n’avait pas freiné l’ardeur. Des paroles fortes, destinées à une équipe qui avait mal débuté sa saison, mollement répondu aux défis. L’ultime point d’exclamation était un point final à la diatribe, que personne n’osait interrompre, même pas commenter. Chacun savait à quoi s’en tenir, tellement les propos avaient su mettre joueurs, entraîneurs et dirigeants devant leurs responsabilités, les esprits égarés à leur place. Cet homme, visionnaire, savait aussi manier l’affectif. Il s’était pris de sympathie pour Vincent Moscato, version bad-boy à son arrivée au Sporting. Lors de ses ultimes venues au stade il avait plusieurs fois croisé le jeune gaillacois, à la longue crinière et lancé à chaque fois ; « tant que tu n’auras pas été chez le coiffeur tu ne seras pas international » avant de lancer à la cantonade ; « quel artiste ce Moscato ! ». Lui prédisant sûrement cette carrière de haute volée, autant sur les stades que sur les planches et dans les salles, que lui-même aura connu, mais dans un tout autre registre.


    Gérard DURAND

     

     LES PHOTOS

    - Marcel Batigne

    En 1966 Marcel BATIGNE élu à la Présidence de la FFR

     

    - Marcel Batigne

    En 1971 remise des insignes d'Officier de la Légion d'Honneur

     

    - Marcel Batigne

    René Andrieu, Marcel Batigne et André PAUTHE
    le trio mythique

     

    - Marcel Batigne

    Marcel BATIGNE, l'Abbé Pistre et Albert FERRASSE
    © photo André CROSP

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'un Tournoi organisé en TUNISIE

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'un Tournoi organisé en TUNISIE

     

    - Marcel Batigne

    Marcel BATIGNE et Albert FERRASSE

     

    - Marcel Batigne

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'une réunion....

     

    - Marcel Batigne

    Comité exécutif de la FIRA

     

    - Marcel Batigne

     Marcel BATIGNE et Albert FERRASSE

     

    - Marcel Batigne

    On peut reconnaître...

    Henri ARGELES, maire de Graulhet, Guy LAPORTE, Marcel BATIGNE, Daniel REVAILLIER...

     

    LES DOCUMENTS

    - Marcel Batigne

    - Marcel Batigne

     ENSUITE...

    - Marcel Batigne

    Menus du Tournoi Marcel BATIGNE

    - Marcel Batigne

     

    Extrait de LA PLAQUETTE DES 70 ANS DU
    SPORTING CLUB GRAULHETOIS

    - Marcel Batigne

    Le texte hommage de Louis MONTELS lors du décès de Marcel BATIGNE
    Il s'agit du poème remanié pour cette occasion.

    - Marcel Batigne

    26 mars 1991
    INAUGURATION
    DE LA STÈLE MARCEL BATIGNE

    - Marcel Batigne

    - Marcel Batigne

    Un merci particulier à Madame GAU et à Monsieur Gérard DURAND


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  •  - Soeur Saint-François - Soeur Mitraillette !

     - Soeur saint-François

    S’intéresser à la personne de la Sœur Saint-François, nouvelle personnalité à intégrer le panthéon des illustres graulhétois sur ce blog, c'est rentrer de plein pied dans autre monde, une autre époque, une époque héroïque ! De Toulouse à Bordeaux, de François Mauriac aux maquis tarnais, des USA à la Rue Pasteur à Graulhet ...la Sœur Saint-François n'est pas une femme comme les autres !

    - Soeur saint-François- Soeur Saint-François

    NAISSANCE à TOULOUSE - ADOLESCENCE à BORDEAUX CHEZ LES MAURIAC !

    Celle qui deviendra en religion Sœur Saint-François est née Marie-Louise Murat à Toulouse le 13 juin 1899 d'une mère célibataire Uranie Louise Murat qui l'a reconnue, une mère modeste immigrée espagnole. L'avenir de Marie-Louise s'annonce difficile, c'est pourquoi sa mère l'envoie dans une famille bourgeoise à Bordeaux chez le Docteur Pierre Mauriac, frère du célèbre écrivain François Mauriac. Marie-Louise grandit à Malagar, leur propriété bordelaise, accompagne souvent l'illustre académicien à la messe dominicale, s'occupe des enfants de chacun. François Mauriac entend Marie-Louise vouloir devenir infirmière. Il pense la confier à la Communauté des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, compagnie de soignantes, qui ont un idéal de religieuses mais sont exemptées de tout ce qui faisait alors les conditions de la vie religieuse : la clôture, le voile, les vœux solennels mais dans les années 1920 le recrutement est saturé, s'offre alors la voie des sœurs de Massac-Séran et la congrégation des " Pauvres Filles de Jésus". Marie-Louise passe une adolescence baignée dans un milieu imprégné de religion : François Mauriac a décidé d'être un écrivain catholique et pense que l'éducation des jeunes filles passe par le couvent, il agit avec Marie-Louise comme il le ferait pour sa fille c'est pourquoi Marie-Louise Murat va devenir Sœur Saint François de la congrégation des " Pauvres Filles de Jésus" François Mauriac son parrain spirituel.

    L’ENTRÉE EN RELIGION

    - Soeur saint-François

    Marie-Louise entre à la congrégation de Massac en 1922, le 7 septembre 1931 elle prononce ses vœux définitifs. A partir de 1923 son diplôme d’État d’infirmière en poche elle débute à la clinique Jaur à Albi pour rejoindre un an après la clinique Pasteur à Perpignan où elle reste six ans. De 1930 à 1932 ce sera à Port Bou puis Béziers à la clinique Pasteur. En 1934 elle rejoint Sœur Sophie et Sœur Timothée à l'Hospice de Graulhet, qui influenceront d'une manière indéniable l’œuvre de charité chrétienne à laquelle se vouera Sœur Saint-François. L'Hospice devient son lieu de vie.

    A L'HOSPICE DE GRAULHET

    Sœur Sophie est née Élisabeth Marfaing le 16 juillet 1851 à Gestiés dans l'Ariège, c'est dans un orphelinat de Perpignan qu'elle débute, en 1874 elle est déléguée à Graulhet en qualité d'adjointe à la directrice avant d'occuper elle-même cette responsabilité. Son dévouement est total pendant l'épidémie de la petit vérole en 1889, pendant la grande grève de 1909-1910 et surtout pendant la guerre de 14-18. Elle sera récompensée par la médaille de bronze pour services rendus à l'Assistance publique. Sœur Sophie décède en 1937, ses obsèques ont lieu le 27 janvier 1937 au Cimetière Saint-Roch.
    Sœur Timothée est la propre sœur de Sœur Sophie, née Philomène
    Marfaing le 9 janvier 1864 à Gestiés, elle rejoint l'Hospice de Graulhet en 1882 pour y devenir supérieure également. Elle décédera le 24 novembre 1953. Quant à la Sœur Saint-François toute sa vie elle œuvrera pour les nécessiteux, octroyant soins et conseils, n'hésitant pas à bousculer par ses façons les règles établies en allant par exemple quêter au domicile des riches pour aider au soin. Elle assiste les malades jusqu'au bout comme Monsieur Elie Théophile maire de Graulhet.

    HÉROÏNE DE LA RÉSISTANCE TARNAISE

    En 1940 Sœur Saint-François est directrice de l'Hospice graulhétois, une nouvelle équipe municipale a été mise en place par l’État français : Jean Imart est le nouveau maire. Comme partout en France la situation est difficile, certains vont prendre le maquis et d'autres (la majorité) vont continuer leur vie normale en luttant secrètement et dans la clandestinité, en aidant les maquisards dans leur lutte quotidienne : Sœur Saint-François en fait partie. Dès 1940 la Sœur transporte des plis relatifs au camouflage d'armes et de munitions récupérés lors de la démobilisation des troupes, elle entre en contact avec Jean Roux de Mazamet un des chefs de la Résistance du Sud du Tarn. Vers la même époque elle est en relation avec Fernand Farssac adjoint à Lautrec. Elle transmet des plis et remet de fausses pièces d'identités, transporte des armes, des munitions, ravitaille les maquisards ....A partir de novembre 1942 elle entre en Résistance, elle passe donc dans la clandestinité et devient un agent de liaison, elle a eu plusieurs fois à accomplir des liaisons difficiles entre divers maquis et notamment les maquis Tout-Y-Va de Fernand Farssac, le groupe Vendôme du Colonel Pierre Vandeven , le réseau américain Mission Jean, le maquis graulhétois Lulu des groupes Vény avec pour chefs le lieutenant Lucien Pélissou et le commandant Naudy. A la Libération elle obtiendra le certificat d'appartenance aux Forces Françaises de l'Intérieur. La Sœur Saint-François participera pendant ces sombres années à un nombre important d'opérations souvent périlleuses, en risquant sa vie à de nombreuses reprises. Son statut de religieuse et son ample robe de bure lui facilitaient sa tâche d'agent de liaison. Elle y transporta même en pièces détachées une mitraillette. On la surnommera Sœur Mitraillette !

    Extrait de Notes et Mémoires de guerre de Fernand FARSSAC dit Toutyva (document rédigé par Gérad Farssac fils de Fernand Farssac qui résume l'action de son père entre 1940 et 1944)

    - Soeur Saint-François

    © Notes et mémoires de guerre -  ajl.celeonet.fr/docs/Farsactexte.doc
    Disponible sur internet ( merci)

    A la fin de la guerre en 1946, elle part aux USA retrouver un maquisard qui faisait partie du maquis graulhétois (le sergent André Boulet) mourant pour le rapatrier, mais il meurt quelques semaines après son retour en France. La presse nationale s’intéresse à cet événement et Sœur Saint-François fait la une du journal Soir Express qui titre : Le voyage de la petite sœur, 9000 km pour sauver un malade. Cette action dérange les autorités religieuses.

    - Soeur saint-François

    EXCLUSION DE SON ORDRE ET INSTALLATION RUE PASTEUR

    Ses activités para religieuses furent mal vues pendant la guerre et même ensuite, en effet la première des règles de la communauté religieuse est l’obéissance et souvent Sœur Saint François a passé outre, en s'exposant, en étant agent de liaison, son voyage aux USA ...En 1946 elle est exclue de son ordre religieux, elle quitte l'Hospice et part s'installer au 20 rue Pasteur sans pour autant quitter l'habit ! Son franc-parler, sa détermination ne correspondaient pas à l'image que l'on se fait d'une religieuse mais ses actes ont montré à beaucoup le chemin du devoir et de l'honneur.

    LES HONNEURS ET RÉCOMPENSES

    Malgré tout,  la reconnaissance arrive en 1947 avec la citation à l'ordre du corps d'armée, l'obtention de la Croix de Guerre avec étoile vermeil et de la Médaille de la Résistance. Le 17 mars 1949 elle fut reçue dans le premier Ordre National à Toulouse , promue au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palme. En 1950 elle reçoit le diplôme d'honneur de la Résistance. En 1970 l'Italie lui remet le diplôme de la Formation Militaire italienne Lazzarini ainsi que la médaille qui s'y rattache pour services rendus (hébergements et convoyages d'agents alliés). Enfin en 1971 elle est faite Officier de la Légion d'Honneur  à Graulhet par Monsieur Gaston Vedel Compagnon de la Libération et maire de Saint-Paul-Cap-de-Joux. L'action de la Sœur Saint-François est désormais reconnue au niveau national.

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

     

    MANIFESTATIONS DU SOUVENIR - INFIRMIÈRE LIBÉRALE

    Pendant les années 60 et 70 Sœur Saint-François participera à de nombreuses manifestations du souvenir comme l'inauguration de la Place Jean Moulin (voir article ici )à Graulhet dont elle est à l'initiative, des expositions à Albi, Graulhet.
    Ne pouvant plus exercer à l’hôpital hospice de Graulhet elle s'installe au 20 rue Pasteur et devient infirmière libérale et continue à soigner la population graulhétoise, en aidant ensuite les populations immigrées dans les années 60 et 70.

    LA FIN DE SA VIE

    En 1979 trop fatiguée par cette vie de dévouement, elle est placée à l'hospice à qui elle a tant donné. Les représentants de l’Église et sa congrégation sur l'intervention de Gaston Vedel, Compagnon de la Libération "l'amnistie ". Dans la nuit du 12 au 13 avril 1982 la Sœur Saint-François décède. Elle sera inhumée au cimetière Saint-Roch dans le caveau des religieuses, son cercueil recouvert du drap de la Légion d'Honneur et des différentes décorations. En 1982 la rue de l'Hospice devient la rue Sœur Saint-François.

    - Soeur Saint-François -Soeur Mitraillette !

    la plaque au Cimetière Saint-Roch

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

    PRÉCISIONS - REMERCIEMENTS

    Le mémoire de maîtrise de Lalanne Émilie - que je remercie  - m'a permis amplement de retracer la vie de Sœur Saint-François. François Mazens

    - Soeur saint-François

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  • - Laurent RAMIERE

     - Disparition

    - Disparition

    Laurent RAMIERE en 1989

    - Disparition

    L'article paru dans la dépêche le 21/07/2017

    - Disparition


    Laurent RAMIERE et Marcel MAZENS , fidèles complices des Fêtes du Muguet en particulier lors du Concours de Pétanque , avec la non moins complice Francette Marty !

    - Disparition


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  • - Maurice ICHE

     - Maurice Iché

    Je consacre un article à Monsieur Maurice Iché pour plusieurs raisons:  tout d'abord pour son amour de Graulhet où il passa une partie de son enfance, pour les très beaux textes et témoignages écrits et publiés (en particulier dans la revue Arc-en-Ciel) mais aussi car nos lignes se sont croisées au-delà du temps ...En effet j'ai acheté récemment le livre de Gustave CAUQUIL : Petite histoire locale et Monographie de la Ville de Graulhet (1913) et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en le feuilletant une lettre manuscrite de Maurice Iché évoquant l'auteur du livre et également quelques lignes sur son parcours scolaire graulhétois. Le livre acheté possédait un ex-libris attestant que le livre avait appartenu à Monsieur Iché ! (Un ex-libris est l'inscription à l'intérieur d'un livre du nom du propriétaire de ce livre).
    Plus récemment encore j'ai acquis deux documents - une carte-photo d'un groupe de femmes de gendarmes et leurs enfants à Graulhet en 1913 et - une carte-photo d'un groupe d’élèves à l’École Victor Hugo en 1920 - avec sur chaque cliché Maurice Iché  ! Quelles  coïncidences heureuses ! Enfin j'ai découvert également des photos prises par Maurice Iché

    Voici pour vous le résultat de mes recherches je vous propose donc l'ensemble de ces documents

    - Maurice Iché

    Cours élémentaire - École Victor Hugo  - 1920
    Maurice Iché - rang du haut le quatrième en partant de la gauche
    Les instituteurs : A gauche Monsieur SAUSSOL
    A droite Monsieur LAROCHE

     

    - Maurice Iché

    Au dos les noms (peu lisibles)

     

    - Maurice Iché

    Maurice Iché doit être le deuxième enfant en partant
    de la gauche au premier rang

    Quelques éléments biographiques sur Monsieur Iché.

    Maurice Iché est né le 27 juillet 1906 à Ille-sur-Têt (Pyrénées Orientales - Département 66), il suit ses parents à Graulhet où son père était Chef de Brigade de Gendarmerie pendant la Première Guerre Mondiale. Élève de l’École Victor Hugo dans la classe de Monsieur Laroche, il sortira Premier du canton avec la mention très bien à l'examen du Certificat d’Études.
    Revenu à Ille à la retraite de son père et après ses études secondaires à Prades, il est admis à l’École Normale de Perpignan. Instituteur à Saint-Laurent-de-Cerdans, il est ensuite nommé à Ille Principal du Collège d'Enseignement général. En 1959 il est élu Maire de Ille-sur-Têt pour trois mandats successifs (une rue portera son nom quelques années plus tard ). Il créé l'Association du Vieil Ille et ses cahiers.

    ..Maurice Iché avait ébauché les Cahiers du vieil Ille au travers d'une revue "Aigua Clara", qu'il éditait avec les élèves du cours complémentaire. C'est en mars 1962, à l'heure de sa retraite, qu'il créait l'association des Amis du vieil Ille et les cahiers. Il s'était entouré d'historiens, d'érudits, d'humanistes : Charles Lafon, Alain Taurinya, l'abbé Cazes, Jean Marty, Michel Bouille, Désiré Casso... De nombreux poètes illois y apporteront leur touche : Simone Gay, Louis Amade, Marie-Thérèse Vaquer, Robert Gendre...(Extrait du Journal L'Indépendant 21/09/2012 - Interview de Janine Ponsaillé )

    Mobilisé en 1939-45 comme Lieutenant, promu Capitaine avant sa captivité en Allemagne. Libéré le 8 mai 1945...Président de l'Association départementale des Anciens combattants et Prisonniers de Guerre, il crée le journal " Chanteclair " où pendant 52 ans il écrit l'éditorial et des mémoires de captivité. Médaillé de la Croix de Guerre, Officier des Palmes Académiques et Officier de la Légion d'Honneur. Il revient plusieurs fois à Graulhet où dit-il c'est le retour dans (son) l'enfance qui effleure sa mémoire et ses sentiments.
    Présent lors du centenaire de l’École Victor Hugo en 1986, il est heureux de revoir les murs des classes dans lesquelles il a reçu l'instruction jusqu'au Certificat d’Études. Il devient alors le correspondant fidèle de la revue Arc-en-Ciel.
    A son décès le 16 janvier 2003 à l'âge de 97 ans disparaît un témoin lumineux de son temps, de sa ville, de son département et aussi de Graulhet.

     Carte postale de la mairie d'Ille-sur-Têt

     - Maurice Iché


    PHOTOS INÉDITES

    Vie dans les années 1920-1930 en Roussillon
    les photos de Maurice Iché
    Avec l'aimable autorisation du site http://www.institutdugrenat.com

    - Maurice Iché
    - Maurice Iché

    Maurice Iché (à gauche en soldat) et au-dessus au baptême de son fils (?)
    -----------------

    Photos de Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    Avec l'aimable autorisation du site http://www.institutdugrenat.com :

    Vous pouvez retrouver dans la revue Arc-en-Ciel de nombreux articles de souvenirs écrits par Monsieur Maurice Iché en particulier dans les numéros 71 à 89 et un très bel hommage suite à sa disparition dans le numéro 91 du printemps 2003.

    LES DOCUMENTS

    - Maurice Iché

    La lettre de Maurice Iché retrouvée dans le livre de Gustave CAUQUIL

    - Maurice Iché

    L'ex-libris de Maurice Iché ....ses passions, sa ville Ille-sur-Têt

    - Maurice Iché

    La couverture du livre de Gustave CAUQUIL


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  • - Robert ASSIE

     - Robert Assié

    - Robert Assié

    Une nouvelle personnalité graulhétoise mise à l'honneur !

    Robert Assié né en 1927 à Toulouse est un graulhétois de cœur. A 18 ans il s'engage dans l'Armée de l'Air et cinq ans plus tard en ressort breveté mécanicien ( Premier de sa promotion de l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air de Rochefort). Dès 1950 l'Aéro-Club Graulhétois l'engage et Robert de son côté s'engage pour la vie avec une jeune et ravissante graulhétoise : Rosette FABRIES, de cette union naîtront trois enfants Annie, Chantal et Jean-Luc...

    Une pensée en photo également pour François CORBIERES autre mécanicien légendaire de l'Aéro-Club.

    - Robert Assié

    Ses deux filles prêtes pour l'embarquement !

    Un détour obligé et contraint dans les événements algériens puis à sa demande Robert se perfectionne pendant cinq autres années dans les Centres nationaux de formation aéronautique et sort à nouveau premier au stage de l’École des pilotes de Challes-les-Eaux....A partir de ce moment Robert Assié devient le chef pilote mécanicien, le cher Bébert comme le surnommaient les membres de cette grande famille de l'Aéro-Club Graulhétois....Robert Assié avait pour devise et pour surnom également : LA BILLE AU MILIEU (La bille est un instrument de l'avion permettant de mettre en évidence la symétrie ou la dissymétrie du vol.)

    Robert Assié a pratiquement passé 30 ans à l'Aéro Club, à son actif plus de 10.000 heures de vols, plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins. Le 16 mars 1975 Robert Assié reçoit la médaille aéronautique lors d'une réception à Graulhet devant plus de 200 personnes. En 1976, après une douloureuse maladie Robert Assié quitte les siens  : son épouse et ses trois enfants et ses amis de l'Aéro-Club Graulhétois.

    MÉMOIRES DE GRAULHET salue la mémoire de Robert Assié, personnalité graulhétoise, et vous entraîne dans les belles années de l’Aéro-club Graulhétois, à travers une série de photos inédites de l'Aérodrome, qui rappelleront de biens jolis et tendres souvenirs, mais aussi de quelques articles de presse dont un grand article signé Henry Manavit de 1961 sur l'Aérodrome de Salés.

    Un grand merci à Madame Assié et à ses enfants

    Envie de commenter, de compléter un article , un nom , n'hésitez pas !

    Les Belles Années

    LE RESTAURANT BAR DE L'AVIATION

    - Robert Assié

     

    LES VUES AÉRIENNES DE L’AÉRODROME

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    C'est bien vide.....

    - Robert Assié

    Le quartier de Taillefer n'est pas construit, Crins 1 commence à pousser ...pas de Forum à l'horizon ....

    Robert Assié le chef mécanicien

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES AVIONS

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    UN MEETING AÉRIEN

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES STAGIAIRES

    Plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins...un témoignage de
    satisfaction par un des nombreux stagiaires

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    16 mars 1975
    REMISE DE LA MEDAILLE AERONAUTIQUE

    - Robert Assié

     

    Dans l'assistance, Monsieur ARMENGAUD, président régional des Vieilles Tiges

    - Robert Assié

    On peut reconnaitre Monsieur et Madame ASSIE , Monsieur Claude VERGNES

    - Robert Assié

    On reconnait Monsieur et Madame ASSIE, le maire de Graulhet Monsieur PONTIER

    - Robert Assié

    La photo de groupe prise à la suite de la remise de la médaille

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    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié

    L'ARTICLE D'HENRY MANAVIT 
    Article du 20 octobre 1961

    Dans le ciel de Salès par Henry MANAVIT

    - Robert Assié

    L'automne accourt sur le plateau de Salés. Les années s'amoncèlent au loin sur les monts de Lacaune. Elles courent d'abord d'ouest en est sur les collines гоndes de Canguilan et de Lautrec. Sur le grès creux de Jourdes, les chênes frissonnent dans ce soir tombant. Les frondaisons de la Courbe se découpent en contre-jour dans le ciel empourpré du couchant.

    J'entre au bar inondé de lumière à l'heure où François le mécano pousse sur son rail, l'immense portail en tôle ondulée du hangar, dans lequel le chef Assié vient au terme de ce dimanche, de ranger ses petits « zincs ». Ils vont dormir côte à côte ailes contre ailes, les oiseaux de Salés : Jodel, Piper, Stampe, dont le ronronnement, a chanté aujourd'hui, la chanson du vent frais sur les vieux toits de Graulhet.

    En ce soir d'octobre qui commence, une saison s'achève. Le saphir fouille les sillons d'un disque. Un air connu m'invite au plaisir de boire sans soif le sirop sucré d'une heure douce qui m'appartient. Le président Juillé et le trésorier Massié ont terminé leur quart. La tour de contrôle s'est éteinte. Ils rentrent tous s'accouder au comptoir saoulés de vent, ivres d'air : Nespoulous le grand Delrot. Gayral, Fossat, Béteille, Vaissières De Lazzari, Bellière...

    Leur dimanche s'achève qu'ils ont attendu six longs jours. Ils se retrouveront dimanche, avec les mêmes gestes, les mêmes habitudes. M. Wilvert m'a apporté le cahier des stagiaires. C'est presque un cahier d'écolier, mais c'est aussi un livre d'or.

    Une trentaine de garçons de toutes conditions, de toutes les latitudes, y ont tracé à la fin de leurs « classes » à l’aérodrome de Salés, d'une main nerveuse qui trahit l'émotion du départ, le témoignage où l'expression de leurs sentiments.  Ils ont passé là un mois, deux, des jours heureux, trop courts, bien remplis.

    Ils sont venus parce qu'ils aimaient l'aviation et qu'ils ont lu dans une revue qu'il existait dans un coin perdu du Midi, l'aéro-club Graulhet. Ils sont venus voir ce patelin et puis ils sont restés. D'autres étaient venus qui sont revenus cette année, passer une partie de leurs vacances à voler. Ils ont partagé le dortoir du centre d'accueil. Ils ont mangé à la même table du réfectoire que les Wilvert s'ingéniaient de rendre agréable et variée.

    Levés tôt le matin, selon les caprices du temps, ils s'envolaient à la conquête de leur brevet de pilote. Piloter, leur rêve, c'était d'abord l'apprentissage des nombreuses ficelles du métier, apprises au tableau noir dans le hangar, près des « coucous » qu'ils caressaient de leurs mains de 20 ans.

    Vingt ans, c'est le bel âge bleu de la vie toute neuve dont on prend conscience tout d'un coup entre le ciel et la terre sous les stratus et l'azur, au-dessus du lac de Miquélou qu'on survole, du Bruc crayeux, du Dadou noir qui musarde dans le creux du Loubat et de la Bressole.

    Vingt gosses, vingt copains ont chanté, ont ri. Leur gaieté, leur joie espiègle, leurs jeux, leurs chansons ont animé l'aéro-club de Salés. Je pourrais vous les présenter. Leur nom ne vous dirait rien. Je les laisse dans l'anonymat de leurs vingt ans. Ils avaient tous le visage de la jeunesse et de la loi de la camaraderie et de l'amitié, sentiments exaltants que l'amour de l'air fait découvrir et partager. Ils étaient instituteurs, visiteur médical, attaché de presse, pompier de l'aéro-navale, étudiants, agents techniques, fils de docteur, employé de banque. Ils n'étaient que vingt, trente copains. Écoutez ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont écrit au soir de leur départ :

     « Quelle joie de pouvoir vivre ici hors du regard observateur des autres. Je souhaite très sincèrement à chacun de réussir dans leurs initiatives afin qu'ils puissent vivre simples et heureux. Dans mon esprit, Graulhet évoquait une bonne équipe de rugby. Mais je ne pensais pas y trouver, en l'espace d'un mois, tant de liens de camaraderie.»

     « La rentrée... Pat... On est si bien. Je serais encore resté ici pendant quelques jours, peut-être même toute la vie. Des camarades sympathiques, des moniteurs irremplaçables, un cordon bleu. Où retrouverais-je pareille ambiance ? Nul ne sort de l'aéro-club de Graulhet qui ne souhaite y retourner.»

     « Merveilleux, sympathique. Les mots ne dépassent pas ma pensée. Je souhaite ardemment de revenir en ces lieux un peu sacrés »

    Et cet autre à présent, un grand diable drôlement « baraqué » qui jouait le pirate à son heure, venu de la Guadeloupe, le plus émouvant :

    Un océan, 10.000 kilomètres d'Atlantique, voilà ce qui me sépare de Graulhet. Pourtant, dans mon cœur que déchire le départ, le souvenir de la chaleureuse camaraderie, la patience et le dévouement des moniteurs Bébert et Claude, la bonne humeur et le sourire de François, l'ambiance familiale et la bonne cuisine de M. et Mme Wilvert si plein de tact et si heureux de nous savoir satisfaits resteront éternels.

     « Quand on a longtemps manqué d'affection, quand on en trouve un peu on s'agrippe »

     Un autre a dit :

     « Qu'importe le nombre de kilomètres qui nous séparent, puisque nous sommes obligés de partir, de quitter ce lieu cher à tous.

    En être à 800 ou à 10.000 kilomètres, le résultat est le même et nous ne pensons qu'à une chose revenir. Je suis venu ici pour passer le premier degré, mais avant tout cela, je devais faire une épreuve qui aurait pu tout gâcher : prendre le baptême de l'air.

     On ne m'a pas sottement « sonné ». D'une passion sincère mais passive, j'en suis venu à une passion plus ardente encore et active, pourtant « merde et zob » à ce salaud de vent d'autan

     « C'est ici que beaucoup d'entre nous ont mis le pied dans la grande famille qu'est l'aviation et ce premier pas restera éternel.

     « Jamais voyage ne m'a causé autant de déplaisir que celui que je vais faire maintenant, car il m'éloigne de Graulhet.

     Il est triste de se quitter, mais tellement agréable de se retrouver. A très bientôt.

     « Y en a qui avaient la larme à l'œil. Mais je tamponne parce que j'radine pour le gueuleton de fin d'année, histoire de baffrer un bon coup après une vache giclée de perniflard. »

     « A part ça, la croûte était impec. Après ça. ça brûlait des rengaines pas propres dans tous les coins. »

    On pourrait continuer longtemps ainsi. Mais il faut finir par quelque chose. Ce quelque chose qui nous touche à beaucoup de très près, nous rappelle au soir de la réunion du Tour de France aérien, des vitres graisseuses, l'ambiance Far-West d'un banquet où des pétards explosaient près des micros de Bastié.

     Pour les stagiaires et au souvenir de cette soirée, un autre a écrit :

    «  On se souviendra longtemps de ce stage, tant les stagiaires du taulier des stagiaires et que les stagiaires d'eux-mêmes.

    « Nous formons une bonne équipe : Pierrot, François, Serge, Henri, Claude et les autres qui aimaient bien notre cuisine, tellement qu'ils y mettaient parfois les doigts.

     « Le soir, avant de s'endormir, on se réunissait parfois en rond autour de la tente de Leroy, un couple charmant, et pour fêter leur départ on chantait avec amour des chansons d’au-revoir, tandis que les plus doués rythmaient sur des grosses caisses de fortune. Ensuite, pour leur être agréable, nous les aidions à faire leurs bagages.

    Une fois on avait trouvé astucieux de passer à la graisse de vidange les voitures des autorités réunies en conférence. Que de remords nous eûmes par la suite en voyant tous ceux qui travaillaient. pour nous : MM. Juillé, Massié, Gaissière et Calvel et ce pauvre François et toutes les autres personnalités, les manches retroussées astiquer jusqu'à une heure du matin leur voiture. Pour un peu nous les aurions aidés.

    « J'espère que cette atmosphère mi-aviation mi-paillarde se perpétuera dans les stages à venir. Je souhaite revenir bientôt et faire tout pour ça.

    En souriant à l'évocation de ce soir, j'ai fermé le cahier des stagiaires. Il me restait plus rien dans mon verre. J'ai regardé M. Wilvert derrière son comptoir. J'ai trouvé sur son visage le gros chagrin, l'absence de ses gosses. Le vent d'automne courait sur le plateau de Salés. C'était fini, il savait que demain et les jours froids, il ne verrait plus que Bébert et François passer devant le bar de la jeunesse et de la joie.

    Salés, 1er octobre 1961.

    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié : pilote mécanicien

     - Robert Assié

    - Robert Assié

     

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  • - Raymond FAU

     - RAYMOND FAU : le mendiant de lumière

     - RAYMOND FAU

    PARUTION D'UN LIVRE
    SUR RAYMOND FAU

    Raconter Raymond Fau en 210 pages, c'est un peu visiter les pyramides de Gizeh, avec une pochette d'allumettes. Jean Humenry vient de s'y essayer et le musicien écrivain a su saisir l'essentiel de la trépidante vie du poète, compositeur, voyageur, photographe et pur Graulhétois, il habite toujours la maison où il est né boulevard de Byans. «C'est certain, le gros du livre - et donc de ma vie - est ignoré des Graulhétois ». Un éclairage unique sur 80 ans de cet artiste occitan devenu globe-trotter, à l'origine de dizaines de disques, de centaines de chansons, de milliers de photographies et de millions de rencontres de par le Monde. «Le mendiant de Lumière» se veut biographique autant que métaphorique avec au fil des paragraphes illustrés de chansons de l'auteur, une recherche certaine de ce que pourrait être le bilan d'une vie. «J'ai toujours été un mendiant de lumière et en 80 ans de voyages je ne l'ai toujours pas trouvée. Le sens de la vie, c'est quelque chose que j'ai cherché dans la spiritualité, des spiritualités différentes de la mienne, quelque chose que je n'ai jamais vu et qui m'attend peut-être !». Une lumière qu'il dit avoir trouvée quelquefois dans la photographie. «Comme disait Dieuzaide, photographier c'est écrire la lumière». Ce livre raconte l'enfance vécue à Graulhet, le scoutisme, la religion, la découverte des villes alentour, les pays proches puis lointains, les virées humanitaires, en Afrique, en Asie, dans les îles où le touriste n'est pas présent, dans des coins reculés au chevet de malades parfois incurables, au Nyanmar, où il se rend encore régulièrement. «Il me paraît tellement important de sortir de soi et de porter son regard sur d'autres mondes. Les autres ont beaucoup d'importance. Je reconnais avoir eu une très belle vie faite de rencontres et d'amitiés et de m'en être nourri». En conclusion, Raymond Fau laisse quelques vers ; «J'aime toujours mon pays, quand j'y reviens je revis mon enfance…». Essaie-t-il de retrouver quelque chose de l'enfant qu'il a été ? « Sûrement, et de l'innocence laissée de côté ".

    G.D.© LA DÉPÊCHE DU MIDI


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