• - Marthe CONDAT

     

    Pierre AUSTRUY, graulhétois, vient d'écrire la biographie de Marthe CONDAT, première femme agrégée de médecine, à la demande de la Société d’Histoire de la Pharmacie de Toulouse. A travers les pages de cet opuscule illustré de  très nombreux documents inédits Pierre AUSTRUY évoque la vie et la carrière de cette graulhétoise première femme agrégée de médecine. Avec son aimable autorisation MÉMOIRES DE GRAULHET vous propose cet exposé.

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    L'article proposé par le blog MÉMOIRES DE GRAULHET avant la publication du fascicule de Pierre AUSTRUY

     - Marthe CONDAT

    Marthe Condat (1886-1936) : Née à Graulhet le 19 juillet 1886. Son père : Georges François CONDAT était mercier, sa maman BRU Marie Athénaïs Victorine était modiste, ils habitaient rue de l’Église.
    Elle effectue à Toulouse ses deux premières années de médecine puis s’inscrit à Paris. En 1923, elle est la première femme à être reçue au concours d’agrégation. Elle enseigne ensuite à Toulouse et publie des travaux consacrés surtout à la pédiatrie.

    Son acte de naissance

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE TOULOUSE EN 1929

    Extrait du Journal Chanteclair 1929
    Au première rang en bas de gauche à droite
    on peut reconnaître Marthe CONDAT (4°)

    - Marthe CONDAT

    Étonnant article paru dans la revue des Agents de l'Administration du Domaine :  LE DOMAINE de 1922 intitulé " Du féminisme " - La dernière réponse à cette enquête évoque Mademoiselle Marthe CONDAT.

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

    Extrait des Archives de Médecine des Enfants
    La notice nécrologique

    - Marthe CONDAT

    - Marthe CONDAT

     

    En 2016 :

    Laurence Rossignol, Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes a inauguré le mercredi 12 octobre 2016 l’auditorium (rénové) Marthe Condat de l’Université Paul Sabatier à Toulouse. L’auditorium porte le nom de Marthe Condat, première femme reçue à l’agrégation des Facultés de médecine en France en 1923. Elle a également été en 1932 la première femme titulaire de chaire à l’Université de Toulouse, occupant la chaire de thérapeutique puis celle de clinique médicale infantile et puériculture médicale.


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  • L'incontournable
    André LARRUE !

    - Incontournable André Larrue !

    Les grands serviteurs ne sont pas toujours les plus illustres. Un seul Graulhétois a participé aux trois demi-finales jouées et perdues par le Sporting. Il s'agit du deuxième ligne André Larrue - ce géant de 1.84 m et 92 kilos originaire de Montdragon - ancien responsable des Espaces verts aux Ateliers municipaux de la Mairie de Graulhet.

    - Incontournable André Larrue !

    Caricature Saoul / Mise en couleurs FM/BLOG MÉMOIRES DE GRAULHET

    Il arrive de Montdragon au milieu des années 50, passe une saison par les Juniors et intègre l'équipe première qu'il ne quittera plus. De 1956 à 1968, il remporte quatre coupes de l'Espérance, participe à treize seizièmes de finale et trois demi-finales. A 36 ans, il a stoppé la compétition, s'est occupé quatre saisons de l'équipe réserve et ensuite a donné un coup de main au Sporting.
    Son souvenir le plus fort reste cette fameuse demi-finale de 1957 perdue au bénéfice de l'âge : « Ce monde au Stadium 25.000 personnes, plus peut-être, le record de spectateurs a tenu longtemps. Les portes fermées ont été défoncées et il y avait du public jusque dans les virages de l'anneau cycliste. Sur le terrain, c'était l'esprit graulhétois fait de solidarité et de force de caractère... « Mon plus grand regret. On croyait et on méritait d'aller en finale. La défaite a longtemps marqué le groupe »  Il jouera plus tard la demi-finale face à Dax en 1966, puis celle face à Montauban un an après dans un Quinze aux fortes personnalités autour d'André Abadie, Cussac, Casals ou Saby.
    En parcourant les photos et les articles souvenirs, il s'arrête sur une page entière à la gloire de Graulhet et il montre du doigt... Quand vous avez un président comme lui (Marcel Batigne), un entraîneur comme lui (Francis Rouzières) et un capitaine comme lui (André Abadie), vous êtes obligés de vous surpasser sur le terrain...
    (Extraits d'articles de Jean-Louis LAFFITTE (1986) et Gérard DURAND (1999) de la Dépêche du Midi)

    Pour le blog MEMOIRES DE GRAUHET, André LARRUE a ouvert ses archives et quoi de mieux que de feuilleter presse d'époque, documents inédits et photos !

     

      - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    LES ARTICLES DE PRESSE

     Un des premiers articles sur André LARRUE paru dans la Dépêche du Midi en septembre 1960

    - Incontournable André Larrue !

    MIROIR DU RUGBY 1966

    - Incontournable André Larrue !

    MIROIR DU RUGBY MAI 1966

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    De nombreux graulhétois et fidèles du SCG se reconnaitront sur ce cliché

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LA DÉPÊCHE DU MIDI 28 MAI 1957

    - Incontournable André Larrue !

    LES PHOTOS DES RÉJOUISSANCES
    SUITE A LA DEMI-FINALE PERDUE AU BÉNÉFICE DE L'AGE

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     

    LA DÉPÊCHE DU MIDI 6 AVRIL 1965

    - Incontournable André Larrue !

    PRESSE 1957

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LES PHOTOS

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    LES ÉQUIPES / JOUEURS

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE avec MALET

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE avec Villeneuve

    - Incontournable André Larrue !

    LES ÉQUIPES

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    1956 Match contre F.C Lourdes

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    1966

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    André le sauteur !

    - Incontournable André Larrue !

    LES CARICATURES

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    André LARRUE

    LES DOCUMENTS

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

    - Incontournable André Larrue !

     Merci à André LARRUE 

    - Incontournable André Larrue !


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  • - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse Papaïx

    En 1953 : Élection de la première Reine de Graulhet lors de la première Quinzaine !commerciale  ! A ce titre Marie-Thérèse figure désormais dans nos illustres graulhétois

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

     

    L'Union du Commerce et de l'Artisanat Graulhétois (UCAG) existe depuis 1932 mais c'est à partir de 1948 qu'elle se révéla. En effet c'est du 3 au 18 novembre 1953 qu'eut lieu la première Quinzaine commerciale. Les rues se parèrent de guirlandes, la ville fut entièrement sonorisée et le vendredi soir Marie-Thérèse Papaïx fut élue par le comité d'organisation augmenté de quelques personnalités, première Reine de Graulhet, au cours d'une soirée de gala dans l'ancienne salle de l'Odéon pleine à craquer ! Ses demoiselles d'honneur : Anne Martin et Brunette Maiguenon.

    J'ai rencontré Marie-Thérèse qui m'a gentiment prêté toutes les photos publiées ci-après. Marie-Thérèse garde la même spontanéité qui émane de ces clichés ainsi que le même plaisir a évoquer les souvenirs de ces journées de Novembre qui ont fait d'elle et pour toujours la première REINE de Graulhet.

    REINE D'UN JOUR - REINE DE TOUJOURS !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    La réception à la Mairie

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Anne MARTIN, Marie-Thérése PAPAIX, Brunette MAIGUENON

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Lors du Bal au Trianon avec Monsieur MASCAR, électricien et ....boxeur

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Marie-Thérése et son futur époux Henri AZEMAR

     

    Il y a 60 ans la premiere Quinzaine commerciale et la première Reine de Graulhet

    Le portrait de la Reine offert par le Studio BIMOUAT

    Pour attirer un maximum d'acheteurs, la Quinzaine fut dotée d'une grande tombola. Pour 10 F d'achat (20 F dans l'alimentation) on vous remettez un billet. Le premier prix pour 1953 fut une voiture 4 CV Renault modèle 1954, l'heureux gagnant fut Monsieur François Marquié (grand père de Francis Piquemil), le billet gagnant lui avait été remis par Monsieur Bories en achetant un pantalon ...!

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

     Le gagnant Monsieur Marquié entouré de la
    première Reine : Marie-Thérése PAPAÏX et de la Renault 4 CV 1954 !

     60ième Anniversaire de la Quinzaine commerciale

    Les félicitations de la Reine à l'heureux gagnant

    - Marie-Thérèse Papaïx

    Marie-Thérèse participera à de nombreuses manifestations comme ici avec Monsieur Guy Pauthe

     Merci tout particulier à Marie-Thérèse et Henri


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  •  - 1933 - Abbé Ségur Curé de Graulhet

    Le 26 mars 1933 :  Installation de l'Abbé SEGUR à Graulhet, l'occasion pour votre blog MEMOIRES DE GRAULHET de revenir sur cet événement à travers la presse religieuse de l'époque mais aussi de vous faire découvrir la troupe théâtrale animée par l'Abbé Ségur .

    Extrait de La Semaine religieuse du 30 mars 1933

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     26 mars 1933 - Abbé Segur curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

      Rare et exceptionnelle carte postale (collection personnelle)

    Tournée Abbé Ségur - La fille de Roland

    Les personnes figurant sur cette carte postale ont été identifiées ( à l'exception d'un) par mon père avec l'aide d'anciens graulhétois (pour la plupart malheureusement disparus) dont Monsieur Pierre CARAYON.

    Rangée du haut de gauche à droite

    1 -L'Abbé SEGUR - 2 -X - 3 -Jean PICAREL (le père de Jean PICAREL ancien maire de Graulhet) - 4 -Mlle BIRBES Annette - 5 -Mlle Camille CARAYON - 6 - Monsieur PLANES - 7 -Monsieur CASTEL - 8 -L'Abbé BOULARAN

    Rangée du bas de gauche à droite

    9- Mlle Charlette CASTEL (future Madame BASCOUL institutrice) - 10 -Monsieur Raoul MAURIES - 11- Mlle LEYDIE - 12 - Monsieur Jean IMART (nommé maire de Graulhet du 14 mars 1941 - 4 septembre 1944)  - 13- Monsieur Laurent LACOTTE - 14 - Monsieur Louis DOURLIES - 15 - Monsieur IMART fils 

    La pièce de Théâtre : La fille de Roland d'Henri de BORNIER (1825-1901)

    Étienne, vicomte de Bornier, né à Lunel le 25 décembre 1825 et mort à Paris le 28 janvier 1901, est un dramaturge, poète, écrivain et critique théâtral français. Après des études classiques aux séminaires de Saint-Pons, de Montpellier et de Versailles, il vient à Paris pour étudier le droit, mais ne passe aucun examen. À l'âge de 20 ans, il publie un volume de poésies, Premières feuilles, et entre deux ans plus tard comme surnuméraire à la Bibliothèque de l'Arsenal, dont il est successivement sous-bibliothécaire, bibliothécaire, conservateur, puis administrateur en 1889. Il est critique dramatique de la Nouvelle Revue entre 1879 et 1887. Il est élu membre de l'Académie Française, contre Émile Zola, en 1893. Une seule de ses œuvres eut un véritable succès et lui apporta du jour au lendemain la célébrité. Il s'agit de La Fille de Roland, qui resta pendant trois mois à l'affiche de la Comédie-Française avec Sarah Bernhardt dans le rôle principal. Ce drame, qualifié à l'époque de « cornélien », raconte les amours de Berthe, la fille du chevalier Roland, avec Gérald, le fils du traitre Ganelon. L'un des spectateurs fut Maupassant, qui écrivit à son propos : « C'est une pièce de sentiments nobles, écrite en style de M. Casimir Delavigne — même moins bon. » Un seul vers en est resté, prononcé dans la pièce par Charlemagne : « Tout homme a deux pays, le sien et puis la France. » Dans son étincelant Discours de réception à l'Académie, Edmond Rostand, qui succéda au fauteuil de Henri de Bornier, le décrivit comme un « vieux petit gentilhomme de roman, original, vif et bon avec une figure rose toute mangée de barbe d'argent, des yeux d'eau claire, de minuscules mains toujours agitées et fréquemment escamotées par des manchettes vastes, et je ne sais quelle grâce de gaucherie un peu fantastique qui me le faisait encore apparaître comme le kobold de la Tragédie. »

    Il est inhumé au cimetière Saint-Gérard de Lunel.(Source WIKIPEDIA)

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet
    Sur cette photo l'Abbé SEGUR et l'Abbé BOULARAN

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    La troupe du Théâtre de l’Étoile, qui jouera jusqu'en 1940, on peut à nouveau reconnaître sur cette photo, l'Abbé SEGUR mais également (en Charlemagne) Monsieur Jean IMART.

    En 1919 Installation de son prédécesseur
    l'Abbé BOULARAN

    Extrait de la La Semaine religieuse du 11 juillet 1919

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

    - 26 mars 1933 - Abbé Segur Curé de Graulhet

     

     


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  • Henry MANAVIT : Disparition d'une mémoire graulhétoise

     - Henry MANAVIT

    Disparition d'une mémoire graulhétoise

    - Henry MANAVIT

    Notre historien local, figure de la vie culturelle graulhétoise et tarnaise depuis de nombreuses décennies, Henry MANAVIT est décédé le 7 février 2018. Né en octobre 1923 à Mérigon en Ariège, élève de l’École départementale de la Seine, il suit tout d'abord les cours aux Beaux-Arts et subit l'influence des Sociétaires des Artistes français. Entré dans l'Administration communale en 1942 comme commis secrétaire, il gravit les échelons pour devenir Secrétaire général et chef de cabinet de la Mairie de Graulhet, chargé de missions également aux Ministères. Ses passions sont nombreuses : la peinture - il récolte de nombreuses récompenses et prix dans le Sud de la France mais également à Paris lors de ses nombreuses expositions  - également l'écriture - passionné d'Histoire et historien passionné, il écrit et publie sur la vie de la région graulhétoise.

    - Henry MANAVIT

    Président cofondateur de l’Éveil artistique, du Comité culturel, rédacteur en chef de la revue Arc en Ciel, collaborateur à la Revue du Tarn. Les habitants de Graulhet garderont le souvenir d'un homme passionné et érudit.

    François MAZENS

    - Henry MANAVIT

    Une des nombreuses toiles d'Henry Manavit

    - Henry MANAVIT

     


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  • - Marcel Batigne

     - Marcel Batigne

     « Le rugby français est, selon moi, une affaire de dirigeants. Tant qu’il se trouvera des gens compétents et dévoués pour sacrifier leur temps et leur argent, des hommes de la classe et de la qualité de ceux qui œuvrent actuellement, il n’y aura pas de souci à se faire pour l’avenir de notre jeu ».

    (Marcel Batigne, Miroir du rugby, n° 70, mai 1967)
     
    - Marcel Batigne


    Nouvelle personnalité à intégrer le panthéon graulhétois de Mémoires de Graulhet  : Marcel BATIGNE .
    Né avenue Victor Hugo à Graulhet le 5 septembre 1911, Marcel BATIGNE jouera au rugby en 2° et 3° ligne et champion de France promotion en 1937.

    MARCEL BATIGNE (entouré) JOUEUR au SCG dans les années 30

    - Marcel Batigne

     Équipes du SCG

    - Marcel Batigne

    Il s'impose ensuite à la présidence des Amis du Sporting puis à celle du club. De 1954-1955 à 1970-71 il dirige le club comme on dit " d'une main de fer dans un gant de velours". Une majorité de graulhétois gardent le souvenir des fonctions exercées au sein de l'association nationale : La Fédération Française de Rugby ( FFR) . En effet le 3 décembre 1966 au terme du Congrès de Clermont-Ferrand  Marcel Batigne prend la tête de cette prestigieuse association en remplacement de Jean Debert. En 1968 il laissera la place à Albert Ferrasse. Marcel Batigne intégrera alors la FIRA (Fédération internationale de rugby amateur - devenue en 2014 Rugby Europe) jusqu'en 1989.

    En 1971 il reçoit les insignes d'officier de la Légion d'honneur, à cette occasion Louis Montels lui écrira un émouvant poème que vous pourrez lire plus bas sur cette page ainsi qu'un texte hommage lors de son décès.

    Marcel Batigne nous quitte le 6 avril 1990, à l'âge de 78 ans. Une stèle sur le Stade Noël Pélissou lui est dédiée ainsi qu'un tournoi de jeunes.
    Une vie si riche que je vous propose de retrouver à travers quelques photos et documents mais tout d'abord pour bien commencer un article spécialement écrit pour le blog par Gérard DURAND, ancien pilier de l'équipe graulhétoise.

    L'ARTICLE DE GÉRARD DURAND

    Un monolithe à la mesure du personnage.

    C’est un monolithe à la mesure du personnage. Aussi discret dans le paysage du Stade jadis de Crins, qu’a été omniprésent dans l’épopée du rugby graulhétois durant quarante ans, celui à qui il rend hommage : Marcel Batigne. Un lourd menhir de trois tonnes et demie de granit du Sidobre, désormais anonyme, mais qui voit encore symboliquement aujourd’hui entre deux rotations de l’arrêt de bus tout proche, passer tête haute les joueurs et supporters les jours de victoire, et profil bas les dimanches de défaite.
    Cet homme a pesé par son imposante stature et par son caractère trempé sur le rugby local, régional, national et international. Qui plus que ce graulhétois historique, mégissier et président de club en même temps peut résumer en un portrait la symbiose d'une fonction et d'une profession au bénéfice d'un sport et d'une ville ?, avec cette capacité d’avancer des idées, de les accompagner jusqu’à leur accomplissement, de « lire à travers les hommes » et les faire se transcender qui reste l’apanage des grands dirigeants de ce sport. Ne l’a-t-on pas raconté, un dimanche des années 70 « tomber le chapeau » dans les tribunes officielles pour sonner l’heure de la rébellion à André Abadie et ses rudes partenaires face à des landais trop entreprenants ? Le pilier international se disait et se dit d’ailleurs encore le parfait et indéfectible entrepreneur des décisions de Marcel Batigne, comme Jean Claude Baqué, l’ancien 3e ligne et président de la Fira le cite ad-vitam-aeternam comme son père spirituel. L’homme a marqué les époques, et les esprits le jour où il a pris, sur un coup de force, la présidence de la Fédération et mis Graulhet en phonétique dans les récits des journalistes de l’époque. Les générations se sont succédées, le respect pour le président au pardessus en cuir est resté le même.
    J’ai eu le privilège d’assister à un de ses fameux coups de gueule, de ses recadrages dont l’âge n’avait pas freiné l’ardeur. Des paroles fortes, destinées à une équipe qui avait mal débuté sa saison, mollement répondu aux défis. L’ultime point d’exclamation était un point final à la diatribe, que personne n’osait interrompre, même pas commenter. Chacun savait à quoi s’en tenir, tellement les propos avaient su mettre joueurs, entraîneurs et dirigeants devant leurs responsabilités, les esprits égarés à leur place. Cet homme, visionnaire, savait aussi manier l’affectif. Il s’était pris de sympathie pour Vincent Moscato, version bad-boy à son arrivée au Sporting. Lors de ses ultimes venues au stade il avait plusieurs fois croisé le jeune gaillacois, à la longue crinière et lancé à chaque fois ; « tant que tu n’auras pas été chez le coiffeur tu ne seras pas international » avant de lancer à la cantonade ; « quel artiste ce Moscato ! ». Lui prédisant sûrement cette carrière de haute volée, autant sur les stades que sur les planches et dans les salles, que lui-même aura connu, mais dans un tout autre registre.


    Gérard DURAND

     

     LES PHOTOS

    - Marcel Batigne

    En 1966 Marcel BATIGNE élu à la Présidence de la FFR

     

    - Marcel Batigne

    En 1971 remise des insignes d'Officier de la Légion d'Honneur

     

    - Marcel Batigne

    René Andrieu, Marcel Batigne et André PAUTHE
    le trio mythique

     

    - Marcel Batigne

    Marcel BATIGNE, l'Abbé Pistre et Albert FERRASSE
    © photo André CROSP

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'un Tournoi organisé en TUNISIE

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'un Tournoi organisé en TUNISIE

     

    - Marcel Batigne

    Marcel BATIGNE et Albert FERRASSE

     

    - Marcel Batigne

     

    - Marcel Batigne

    Lors d'une réunion....

     

    - Marcel Batigne

    Comité exécutif de la FIRA

     

    - Marcel Batigne

     Marcel BATIGNE et Albert FERRASSE

     

    - Marcel Batigne

    On peut reconnaître...

    Henri ARGELES, maire de Graulhet, Guy LAPORTE, Marcel BATIGNE, Daniel REVAILLIER...

     

    LES DOCUMENTS

    - Marcel Batigne

    - Marcel Batigne

     ENSUITE...

    - Marcel Batigne

    Menus du Tournoi Marcel BATIGNE

    - Marcel Batigne

     

    Extrait de LA PLAQUETTE DES 70 ANS DU
    SPORTING CLUB GRAULHETOIS

    - Marcel Batigne

    Le texte hommage de Louis MONTELS lors du décès de Marcel BATIGNE
    Il s'agit du poème remanié pour cette occasion.

    - Marcel Batigne

    26 mars 1991
    INAUGURATION
    DE LA STÈLE MARCEL BATIGNE

    - Marcel Batigne

    - Marcel Batigne

    Un merci particulier à Madame GAU et à Monsieur Gérard DURAND


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  •  - Soeur Saint-François - Soeur Mitraillette !

     - Soeur saint-François

    S’intéresser à la personne de la Sœur Saint-François, nouvelle personnalité à intégrer le panthéon des illustres graulhétois sur ce blog, c'est rentrer de plein pied dans autre monde, une autre époque, une époque héroïque ! De Toulouse à Bordeaux, de François Mauriac aux maquis tarnais, des USA à la Rue Pasteur à Graulhet ...la Sœur Saint-François n'est pas une femme comme les autres !

    - Soeur saint-François- Soeur Saint-François

    NAISSANCE à TOULOUSE - ADOLESCENCE à BORDEAUX CHEZ LES MAURIAC !

    Celle qui deviendra en religion Sœur Saint-François est née Marie-Louise Murat à Toulouse le 13 juin 1899 d'une mère célibataire Uranie Louise Murat qui l'a reconnue, une mère modeste immigrée espagnole. L'avenir de Marie-Louise s'annonce difficile, c'est pourquoi sa mère l'envoie dans une famille bourgeoise à Bordeaux chez le Docteur Pierre Mauriac, frère du célèbre écrivain François Mauriac. Marie-Louise grandit à Malagar, leur propriété bordelaise, accompagne souvent l'illustre académicien à la messe dominicale, s'occupe des enfants de chacun. François Mauriac entend Marie-Louise vouloir devenir infirmière. Il pense la confier à la Communauté des Sœurs de Saint-Vincent de Paul, compagnie de soignantes, qui ont un idéal de religieuses mais sont exemptées de tout ce qui faisait alors les conditions de la vie religieuse : la clôture, le voile, les vœux solennels mais dans les années 1920 le recrutement est saturé, s'offre alors la voie des sœurs de Massac-Séran et la congrégation des " Pauvres Filles de Jésus". Marie-Louise passe une adolescence baignée dans un milieu imprégné de religion : François Mauriac a décidé d'être un écrivain catholique et pense que l'éducation des jeunes filles passe par le couvent, il agit avec Marie-Louise comme il le ferait pour sa fille c'est pourquoi Marie-Louise Murat va devenir Sœur Saint François de la congrégation des " Pauvres Filles de Jésus" François Mauriac son parrain spirituel.

    L’ENTRÉE EN RELIGION

    - Soeur saint-François

    Marie-Louise entre à la congrégation de Massac en 1922, le 7 septembre 1931 elle prononce ses vœux définitifs. A partir de 1923 son diplôme d’État d’infirmière en poche elle débute à la clinique Jaur à Albi pour rejoindre un an après la clinique Pasteur à Perpignan où elle reste six ans. De 1930 à 1932 ce sera à Port Bou puis Béziers à la clinique Pasteur. En 1934 elle rejoint Sœur Sophie et Sœur Timothée à l'Hospice de Graulhet, qui influenceront d'une manière indéniable l’œuvre de charité chrétienne à laquelle se vouera Sœur Saint-François. L'Hospice devient son lieu de vie.

    A L'HOSPICE DE GRAULHET

    Sœur Sophie est née Élisabeth Marfaing le 16 juillet 1851 à Gestiés dans l'Ariège, c'est dans un orphelinat de Perpignan qu'elle débute, en 1874 elle est déléguée à Graulhet en qualité d'adjointe à la directrice avant d'occuper elle-même cette responsabilité. Son dévouement est total pendant l'épidémie de la petit vérole en 1889, pendant la grande grève de 1909-1910 et surtout pendant la guerre de 14-18. Elle sera récompensée par la médaille de bronze pour services rendus à l'Assistance publique. Sœur Sophie décède en 1937, ses obsèques ont lieu le 27 janvier 1937 au Cimetière Saint-Roch.
    Sœur Timothée est la propre sœur de Sœur Sophie, née Philomène
    Marfaing le 9 janvier 1864 à Gestiés, elle rejoint l'Hospice de Graulhet en 1882 pour y devenir supérieure également. Elle décédera le 24 novembre 1953. Quant à la Sœur Saint-François toute sa vie elle œuvrera pour les nécessiteux, octroyant soins et conseils, n'hésitant pas à bousculer par ses façons les règles établies en allant par exemple quêter au domicile des riches pour aider au soin. Elle assiste les malades jusqu'au bout comme Monsieur Elie Théophile maire de Graulhet.

    HÉROÏNE DE LA RÉSISTANCE TARNAISE

    En 1940 Sœur Saint-François est directrice de l'Hospice graulhétois, une nouvelle équipe municipale a été mise en place par l’État français : Jean Imart est le nouveau maire. Comme partout en France la situation est difficile, certains vont prendre le maquis et d'autres (la majorité) vont continuer leur vie normale en luttant secrètement et dans la clandestinité, en aidant les maquisards dans leur lutte quotidienne : Sœur Saint-François en fait partie. Dès 1940 la Sœur transporte des plis relatifs au camouflage d'armes et de munitions récupérés lors de la démobilisation des troupes, elle entre en contact avec Jean Roux de Mazamet un des chefs de la Résistance du Sud du Tarn. Vers la même époque elle est en relation avec Fernand Farssac adjoint à Lautrec. Elle transmet des plis et remet de fausses pièces d'identités, transporte des armes, des munitions, ravitaille les maquisards ....A partir de novembre 1942 elle entre en Résistance, elle passe donc dans la clandestinité et devient un agent de liaison, elle a eu plusieurs fois à accomplir des liaisons difficiles entre divers maquis et notamment les maquis Tout-Y-Va de Fernand Farssac, le groupe Vendôme du Colonel Pierre Vandeven , le réseau américain Mission Jean, le maquis graulhétois Lulu des groupes Vény avec pour chefs le lieutenant Lucien Pélissou et le commandant Naudy. A la Libération elle obtiendra le certificat d'appartenance aux Forces Françaises de l'Intérieur. La Sœur Saint-François participera pendant ces sombres années à un nombre important d'opérations souvent périlleuses, en risquant sa vie à de nombreuses reprises. Son statut de religieuse et son ample robe de bure lui facilitaient sa tâche d'agent de liaison. Elle y transporta même en pièces détachées une mitraillette. On la surnommera Sœur Mitraillette !

    Extrait de Notes et Mémoires de guerre de Fernand FARSSAC dit Toutyva (document rédigé par Gérad Farssac fils de Fernand Farssac qui résume l'action de son père entre 1940 et 1944)

    - Soeur Saint-François

    © Notes et mémoires de guerre -  ajl.celeonet.fr/docs/Farsactexte.doc
    Disponible sur internet ( merci)

    A la fin de la guerre en 1946, elle part aux USA retrouver un maquisard qui faisait partie du maquis graulhétois (le sergent André Boulet) mourant pour le rapatrier, mais il meurt quelques semaines après son retour en France. La presse nationale s’intéresse à cet événement et Sœur Saint-François fait la une du journal Soir Express qui titre : Le voyage de la petite sœur, 9000 km pour sauver un malade. Cette action dérange les autorités religieuses.

    - Soeur saint-François

    EXCLUSION DE SON ORDRE ET INSTALLATION RUE PASTEUR

    Ses activités para religieuses furent mal vues pendant la guerre et même ensuite, en effet la première des règles de la communauté religieuse est l’obéissance et souvent Sœur Saint François a passé outre, en s'exposant, en étant agent de liaison, son voyage aux USA ...En 1946 elle est exclue de son ordre religieux, elle quitte l'Hospice et part s'installer au 20 rue Pasteur sans pour autant quitter l'habit ! Son franc-parler, sa détermination ne correspondaient pas à l'image que l'on se fait d'une religieuse mais ses actes ont montré à beaucoup le chemin du devoir et de l'honneur.

    LES HONNEURS ET RÉCOMPENSES

    Malgré tout,  la reconnaissance arrive en 1947 avec la citation à l'ordre du corps d'armée, l'obtention de la Croix de Guerre avec étoile vermeil et de la Médaille de la Résistance. Le 17 mars 1949 elle fut reçue dans le premier Ordre National à Toulouse , promue au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur avec attribution de la Croix de Guerre avec palme. En 1950 elle reçoit le diplôme d'honneur de la Résistance. En 1970 l'Italie lui remet le diplôme de la Formation Militaire italienne Lazzarini ainsi que la médaille qui s'y rattache pour services rendus (hébergements et convoyages d'agents alliés). Enfin en 1971 elle est faite Officier de la Légion d'Honneur  à Graulhet par Monsieur Gaston Vedel Compagnon de la Libération et maire de Saint-Paul-Cap-de-Joux. L'action de la Sœur Saint-François est désormais reconnue au niveau national.

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

     

    MANIFESTATIONS DU SOUVENIR - INFIRMIÈRE LIBÉRALE

    Pendant les années 60 et 70 Sœur Saint-François participera à de nombreuses manifestations du souvenir comme l'inauguration de la Place Jean Moulin (voir article ici )à Graulhet dont elle est à l'initiative, des expositions à Albi, Graulhet.
    Ne pouvant plus exercer à l’hôpital hospice de Graulhet elle s'installe au 20 rue Pasteur et devient infirmière libérale et continue à soigner la population graulhétoise, en aidant ensuite les populations immigrées dans les années 60 et 70.

    LA FIN DE SA VIE

    En 1979 trop fatiguée par cette vie de dévouement, elle est placée à l'hospice à qui elle a tant donné. Les représentants de l’Église et sa congrégation sur l'intervention de Gaston Vedel, Compagnon de la Libération "l'amnistie ". Dans la nuit du 12 au 13 avril 1982 la Sœur Saint-François décède. Elle sera inhumée au cimetière Saint-Roch dans le caveau des religieuses, son cercueil recouvert du drap de la Légion d'Honneur et des différentes décorations. En 1982 la rue de l'Hospice devient la rue Sœur Saint-François.

    - Soeur Saint-François -Soeur Mitraillette !

    la plaque au Cimetière Saint-Roch

    - Soeur saint-François

    - Soeur saint-François

    PRÉCISIONS - REMERCIEMENTS

    Le mémoire de maîtrise de Lalanne Émilie - que je remercie  - m'a permis amplement de retracer la vie de Sœur Saint-François. François Mazens

    - Soeur saint-François

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  • - Laurent RAMIERE

     - Disparition

    - Disparition

    Laurent RAMIERE en 1989

    - Disparition

    L'article paru dans la dépêche le 21/07/2017

    - Disparition


    Laurent RAMIERE et Marcel MAZENS , fidèles complices des Fêtes du Muguet en particulier lors du Concours de Pétanque , avec la non moins complice Francette Marty !

    - Disparition


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  • - Maurice ICHE

     - Maurice Iché

    Je consacre un article à Monsieur Maurice Iché pour plusieurs raisons:  tout d'abord pour son amour de Graulhet où il passa une partie de son enfance, pour les très beaux textes et témoignages écrits et publiés (en particulier dans la revue Arc-en-Ciel) mais aussi car nos lignes se sont croisées au-delà du temps ...En effet j'ai acheté récemment le livre de Gustave CAUQUIL : Petite histoire locale et Monographie de la Ville de Graulhet (1913) et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir en le feuilletant une lettre manuscrite de Maurice Iché évoquant l'auteur du livre et également quelques lignes sur son parcours scolaire graulhétois. Le livre acheté possédait un ex-libris attestant que le livre avait appartenu à Monsieur Iché ! (Un ex-libris est l'inscription à l'intérieur d'un livre du nom du propriétaire de ce livre).
    Plus récemment encore j'ai acquis deux documents - une carte-photo d'un groupe de femmes de gendarmes et leurs enfants à Graulhet en 1913 et - une carte-photo d'un groupe d’élèves à l’École Victor Hugo en 1920 - avec sur chaque cliché Maurice Iché  ! Quelles  coïncidences heureuses ! Enfin j'ai découvert également des photos prises par Maurice Iché

    Voici pour vous le résultat de mes recherches je vous propose donc l'ensemble de ces documents

    - Maurice Iché

    Cours élémentaire - École Victor Hugo  - 1920
    Maurice Iché - rang du haut le quatrième en partant de la gauche
    Les instituteurs : A gauche Monsieur SAUSSOL
    A droite Monsieur LAROCHE

     

    - Maurice Iché

    Au dos les noms (peu lisibles)

     

    - Maurice Iché

    Maurice Iché doit être le deuxième enfant en partant
    de la gauche au premier rang

    Quelques éléments biographiques sur Monsieur Iché.

    Maurice Iché est né le 27 juillet 1906 à Ille-sur-Têt (Pyrénées Orientales - Département 66), il suit ses parents à Graulhet où son père était Chef de Brigade de Gendarmerie pendant la Première Guerre Mondiale. Élève de l’École Victor Hugo dans la classe de Monsieur Laroche, il sortira Premier du canton avec la mention très bien à l'examen du Certificat d’Études.
    Revenu à Ille à la retraite de son père et après ses études secondaires à Prades, il est admis à l’École Normale de Perpignan. Instituteur à Saint-Laurent-de-Cerdans, il est ensuite nommé à Ille Principal du Collège d'Enseignement général. En 1959 il est élu Maire de Ille-sur-Têt pour trois mandats successifs (une rue portera son nom quelques années plus tard ). Il créé l'Association du Vieil Ille et ses cahiers.

    ..Maurice Iché avait ébauché les Cahiers du vieil Ille au travers d'une revue "Aigua Clara", qu'il éditait avec les élèves du cours complémentaire. C'est en mars 1962, à l'heure de sa retraite, qu'il créait l'association des Amis du vieil Ille et les cahiers. Il s'était entouré d'historiens, d'érudits, d'humanistes : Charles Lafon, Alain Taurinya, l'abbé Cazes, Jean Marty, Michel Bouille, Désiré Casso... De nombreux poètes illois y apporteront leur touche : Simone Gay, Louis Amade, Marie-Thérèse Vaquer, Robert Gendre...(Extrait du Journal L'Indépendant 21/09/2012 - Interview de Janine Ponsaillé )

    Mobilisé en 1939-45 comme Lieutenant, promu Capitaine avant sa captivité en Allemagne. Libéré le 8 mai 1945...Président de l'Association départementale des Anciens combattants et Prisonniers de Guerre, il crée le journal " Chanteclair " où pendant 52 ans il écrit l'éditorial et des mémoires de captivité. Médaillé de la Croix de Guerre, Officier des Palmes Académiques et Officier de la Légion d'Honneur. Il revient plusieurs fois à Graulhet où dit-il c'est le retour dans (son) l'enfance qui effleure sa mémoire et ses sentiments.
    Présent lors du centenaire de l’École Victor Hugo en 1986, il est heureux de revoir les murs des classes dans lesquelles il a reçu l'instruction jusqu'au Certificat d’Études. Il devient alors le correspondant fidèle de la revue Arc-en-Ciel.
    A son décès le 16 janvier 2003 à l'âge de 97 ans disparaît un témoin lumineux de son temps, de sa ville, de son département et aussi de Graulhet.

     Carte postale de la mairie d'Ille-sur-Têt

     - Maurice Iché


    PHOTOS INÉDITES

    Vie dans les années 1920-1930 en Roussillon
    les photos de Maurice Iché
    Avec l'aimable autorisation du site http://www.institutdugrenat.com

    - Maurice Iché
    - Maurice Iché

    Maurice Iché (à gauche en soldat) et au-dessus au baptême de son fils (?)
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    Photos de Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    - Maurice Iché

    Avec l'aimable autorisation du site http://www.institutdugrenat.com :

    Vous pouvez retrouver dans la revue Arc-en-Ciel de nombreux articles de souvenirs écrits par Monsieur Maurice Iché en particulier dans les numéros 71 à 89 et un très bel hommage suite à sa disparition dans le numéro 91 du printemps 2003.

    LES DOCUMENTS

    - Maurice Iché

    La lettre de Maurice Iché retrouvée dans le livre de Gustave CAUQUIL

    - Maurice Iché

    L'ex-libris de Maurice Iché ....ses passions, sa ville Ille-sur-Têt

    - Maurice Iché

    La couverture du livre de Gustave CAUQUIL

    SON MANTEAU...

    Un internaute m'a contacté au sujet de cet article et m'a proposé quelques photos de son manteau qu'il portait avec le grade de lieutenant et la veste avec le grade de capitaine et les papiers qui étaient dans les poches

    - Maurice ICHE

    - Maurice ICHE

    - Maurice ICHE

    - Maurice ICHE

    - Maurice ICHE

    PHOTOS : Merci à Lionel QUERNIARD

     


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  • - Robert ASSIE

     - Robert Assié

    - Robert Assié

    Une nouvelle personnalité graulhétoise mise à l'honneur !

    Robert Assié né en 1927 à Toulouse est un graulhétois de cœur. A 18 ans il s'engage dans l'Armée de l'Air et cinq ans plus tard en ressort breveté mécanicien ( Premier de sa promotion de l'École de formation des sous-officiers de l'Armée de l'air de Rochefort). Dès 1950 l'Aéro-Club Graulhétois l'engage et Robert de son côté s'engage pour la vie avec une jeune et ravissante graulhétoise : Rosette FABRIES, de cette union naîtront trois enfants Annie, Chantal et Jean-Luc...

    Une pensée en photo également pour François CORBIERES autre mécanicien légendaire de l'Aéro-Club.

    - Robert Assié

    Ses deux filles prêtes pour l'embarquement !

    Un détour obligé et contraint dans les événements algériens puis à sa demande Robert se perfectionne pendant cinq autres années dans les Centres nationaux de formation aéronautique et sort à nouveau premier au stage de l’École des pilotes de Challes-les-Eaux....A partir de ce moment Robert Assié devient le chef pilote mécanicien, le cher Bébert comme le surnommaient les membres de cette grande famille de l'Aéro-Club Graulhétois....Robert Assié avait pour devise et pour surnom également : LA BILLE AU MILIEU (La bille est un instrument de l'avion permettant de mettre en évidence la symétrie ou la dissymétrie du vol.)

    Robert Assié a pratiquement passé 30 ans à l'Aéro Club, à son actif plus de 10.000 heures de vols, plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins. Le 16 mars 1975 Robert Assié reçoit la médaille aéronautique lors d'une réception à Graulhet devant plus de 200 personnes. En 1976, après une douloureuse maladie Robert Assié quitte les siens  : son épouse et ses trois enfants et ses amis de l'Aéro-Club Graulhétois.

    MÉMOIRES DE GRAULHET salue la mémoire de Robert Assié, personnalité graulhétoise, et vous entraîne dans les belles années de l’Aéro-club Graulhétois, à travers une série de photos inédites de l'Aérodrome, qui rappelleront de biens jolis et tendres souvenirs, mais aussi de quelques articles de presse dont un grand article signé Henry Manavit de 1961 sur l'Aérodrome de Salés.

    Un grand merci à Madame Assié et à ses enfants

    Envie de commenter, de compléter un article , un nom , n'hésitez pas !

    Les Belles Années

    LE RESTAURANT BAR DE L'AVIATION

    - Robert Assié

     

    LES VUES AÉRIENNES DE L’AÉRODROME

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    C'est bien vide.....

    - Robert Assié

    Le quartier de Taillefer n'est pas construit, Crins 1 commence à pousser ...pas de Forum à l'horizon ....

    Robert Assié le chef mécanicien

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES AVIONS

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    UN MEETING AÉRIEN

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    LES STAGIAIRES

    Plus de 1000 élèves formés, 500 élèves brevetés par ses soins...un témoignage de
    satisfaction par un des nombreux stagiaires

    - Robert Assié

    - Robert Assié

    16 mars 1975
    REMISE DE LA MEDAILLE AERONAUTIQUE

    - Robert Assié

     

    Dans l'assistance, Monsieur ARMENGAUD, président régional des Vieilles Tiges

    - Robert Assié

    On peut reconnaitre Monsieur et Madame ASSIE , Monsieur Claude VERGNES

    - Robert Assié

    On reconnait Monsieur et Madame ASSIE, le maire de Graulhet Monsieur PONTIER

    - Robert Assié

    La photo de groupe prise à la suite de la remise de la médaille

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    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié

    L'ARTICLE D'HENRY MANAVIT 
    Article du 20 octobre 1961

    Dans le ciel de Salès par Henry MANAVIT

    - Robert Assié

    L'automne accourt sur le plateau de Salés. Les années s'amoncèlent au loin sur les monts de Lacaune. Elles courent d'abord d'ouest en est sur les collines гоndes de Canguilan et de Lautrec. Sur le grès creux de Jourdes, les chênes frissonnent dans ce soir tombant. Les frondaisons de la Courbe se découpent en contre-jour dans le ciel empourpré du couchant.

    J'entre au bar inondé de lumière à l'heure où François le mécano pousse sur son rail, l'immense portail en tôle ondulée du hangar, dans lequel le chef Assié vient au terme de ce dimanche, de ranger ses petits « zincs ». Ils vont dormir côte à côte ailes contre ailes, les oiseaux de Salés : Jodel, Piper, Stampe, dont le ronronnement, a chanté aujourd'hui, la chanson du vent frais sur les vieux toits de Graulhet.

    En ce soir d'octobre qui commence, une saison s'achève. Le saphir fouille les sillons d'un disque. Un air connu m'invite au plaisir de boire sans soif le sirop sucré d'une heure douce qui m'appartient. Le président Juillé et le trésorier Massié ont terminé leur quart. La tour de contrôle s'est éteinte. Ils rentrent tous s'accouder au comptoir saoulés de vent, ivres d'air : Nespoulous le grand Delrot. Gayral, Fossat, Béteille, Vaissières De Lazzari, Bellière...

    Leur dimanche s'achève qu'ils ont attendu six longs jours. Ils se retrouveront dimanche, avec les mêmes gestes, les mêmes habitudes. M. Wilvert m'a apporté le cahier des stagiaires. C'est presque un cahier d'écolier, mais c'est aussi un livre d'or.

    Une trentaine de garçons de toutes conditions, de toutes les latitudes, y ont tracé à la fin de leurs « classes » à l’aérodrome de Salés, d'une main nerveuse qui trahit l'émotion du départ, le témoignage où l'expression de leurs sentiments.  Ils ont passé là un mois, deux, des jours heureux, trop courts, bien remplis.

    Ils sont venus parce qu'ils aimaient l'aviation et qu'ils ont lu dans une revue qu'il existait dans un coin perdu du Midi, l'aéro-club Graulhet. Ils sont venus voir ce patelin et puis ils sont restés. D'autres étaient venus qui sont revenus cette année, passer une partie de leurs vacances à voler. Ils ont partagé le dortoir du centre d'accueil. Ils ont mangé à la même table du réfectoire que les Wilvert s'ingéniaient de rendre agréable et variée.

    Levés tôt le matin, selon les caprices du temps, ils s'envolaient à la conquête de leur brevet de pilote. Piloter, leur rêve, c'était d'abord l'apprentissage des nombreuses ficelles du métier, apprises au tableau noir dans le hangar, près des « coucous » qu'ils caressaient de leurs mains de 20 ans.

    Vingt ans, c'est le bel âge bleu de la vie toute neuve dont on prend conscience tout d'un coup entre le ciel et la terre sous les stratus et l'azur, au-dessus du lac de Miquélou qu'on survole, du Bruc crayeux, du Dadou noir qui musarde dans le creux du Loubat et de la Bressole.

    Vingt gosses, vingt copains ont chanté, ont ri. Leur gaieté, leur joie espiègle, leurs jeux, leurs chansons ont animé l'aéro-club de Salés. Je pourrais vous les présenter. Leur nom ne vous dirait rien. Je les laisse dans l'anonymat de leurs vingt ans. Ils avaient tous le visage de la jeunesse et de la loi de la camaraderie et de l'amitié, sentiments exaltants que l'amour de l'air fait découvrir et partager. Ils étaient instituteurs, visiteur médical, attaché de presse, pompier de l'aéro-navale, étudiants, agents techniques, fils de docteur, employé de banque. Ils n'étaient que vingt, trente copains. Écoutez ce qu'ils ont dit, ce qu'ils ont écrit au soir de leur départ :

     « Quelle joie de pouvoir vivre ici hors du regard observateur des autres. Je souhaite très sincèrement à chacun de réussir dans leurs initiatives afin qu'ils puissent vivre simples et heureux. Dans mon esprit, Graulhet évoquait une bonne équipe de rugby. Mais je ne pensais pas y trouver, en l'espace d'un mois, tant de liens de camaraderie.»

     « La rentrée... Pat... On est si bien. Je serais encore resté ici pendant quelques jours, peut-être même toute la vie. Des camarades sympathiques, des moniteurs irremplaçables, un cordon bleu. Où retrouverais-je pareille ambiance ? Nul ne sort de l'aéro-club de Graulhet qui ne souhaite y retourner.»

     « Merveilleux, sympathique. Les mots ne dépassent pas ma pensée. Je souhaite ardemment de revenir en ces lieux un peu sacrés »

    Et cet autre à présent, un grand diable drôlement « baraqué » qui jouait le pirate à son heure, venu de la Guadeloupe, le plus émouvant :

    Un océan, 10.000 kilomètres d'Atlantique, voilà ce qui me sépare de Graulhet. Pourtant, dans mon cœur que déchire le départ, le souvenir de la chaleureuse camaraderie, la patience et le dévouement des moniteurs Bébert et Claude, la bonne humeur et le sourire de François, l'ambiance familiale et la bonne cuisine de M. et Mme Wilvert si plein de tact et si heureux de nous savoir satisfaits resteront éternels.

     « Quand on a longtemps manqué d'affection, quand on en trouve un peu on s'agrippe »

     Un autre a dit :

     « Qu'importe le nombre de kilomètres qui nous séparent, puisque nous sommes obligés de partir, de quitter ce lieu cher à tous.

    En être à 800 ou à 10.000 kilomètres, le résultat est le même et nous ne pensons qu'à une chose revenir. Je suis venu ici pour passer le premier degré, mais avant tout cela, je devais faire une épreuve qui aurait pu tout gâcher : prendre le baptême de l'air.

     On ne m'a pas sottement « sonné ». D'une passion sincère mais passive, j'en suis venu à une passion plus ardente encore et active, pourtant « merde et zob » à ce salaud de vent d'autan

     « C'est ici que beaucoup d'entre nous ont mis le pied dans la grande famille qu'est l'aviation et ce premier pas restera éternel.

     « Jamais voyage ne m'a causé autant de déplaisir que celui que je vais faire maintenant, car il m'éloigne de Graulhet.

     Il est triste de se quitter, mais tellement agréable de se retrouver. A très bientôt.

     « Y en a qui avaient la larme à l'œil. Mais je tamponne parce que j'radine pour le gueuleton de fin d'année, histoire de baffrer un bon coup après une vache giclée de perniflard. »

     « A part ça, la croûte était impec. Après ça. ça brûlait des rengaines pas propres dans tous les coins. »

    On pourrait continuer longtemps ainsi. Mais il faut finir par quelque chose. Ce quelque chose qui nous touche à beaucoup de très près, nous rappelle au soir de la réunion du Tour de France aérien, des vitres graisseuses, l'ambiance Far-West d'un banquet où des pétards explosaient près des micros de Bastié.

     Pour les stagiaires et au souvenir de cette soirée, un autre a écrit :

    «  On se souviendra longtemps de ce stage, tant les stagiaires du taulier des stagiaires et que les stagiaires d'eux-mêmes.

    « Nous formons une bonne équipe : Pierrot, François, Serge, Henri, Claude et les autres qui aimaient bien notre cuisine, tellement qu'ils y mettaient parfois les doigts.

     « Le soir, avant de s'endormir, on se réunissait parfois en rond autour de la tente de Leroy, un couple charmant, et pour fêter leur départ on chantait avec amour des chansons d’au-revoir, tandis que les plus doués rythmaient sur des grosses caisses de fortune. Ensuite, pour leur être agréable, nous les aidions à faire leurs bagages.

    Une fois on avait trouvé astucieux de passer à la graisse de vidange les voitures des autorités réunies en conférence. Que de remords nous eûmes par la suite en voyant tous ceux qui travaillaient. pour nous : MM. Juillé, Massié, Gaissière et Calvel et ce pauvre François et toutes les autres personnalités, les manches retroussées astiquer jusqu'à une heure du matin leur voiture. Pour un peu nous les aurions aidés.

    « J'espère que cette atmosphère mi-aviation mi-paillarde se perpétuera dans les stages à venir. Je souhaite revenir bientôt et faire tout pour ça.

    En souriant à l'évocation de ce soir, j'ai fermé le cahier des stagiaires. Il me restait plus rien dans mon verre. J'ai regardé M. Wilvert derrière son comptoir. J'ai trouvé sur son visage le gros chagrin, l'absence de ses gosses. Le vent d'automne courait sur le plateau de Salés. C'était fini, il savait que demain et les jours froids, il ne verrait plus que Bébert et François passer devant le bar de la jeunesse et de la joie.

    Salés, 1er octobre 1961.

    - Robert Assié : pilote mécanicien

    - Robert Assié : pilote mécanicien

     - Robert Assié

    - Robert Assié

     

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  • - Raymond FAU

     - RAYMOND FAU : le mendiant de lumière

     - RAYMOND FAU

    PARUTION D'UN LIVRE
    SUR RAYMOND FAU

    Raconter Raymond Fau en 210 pages, c'est un peu visiter les pyramides de Gizeh, avec une pochette d'allumettes. Jean Humenry vient de s'y essayer et le musicien écrivain a su saisir l'essentiel de la trépidante vie du poète, compositeur, voyageur, photographe et pur Graulhétois, il habite toujours la maison où il est né boulevard de Byans. «C'est certain, le gros du livre - et donc de ma vie - est ignoré des Graulhétois ». Un éclairage unique sur 80 ans de cet artiste occitan devenu globe-trotter, à l'origine de dizaines de disques, de centaines de chansons, de milliers de photographies et de millions de rencontres de par le Monde. «Le mendiant de Lumière» se veut biographique autant que métaphorique avec au fil des paragraphes illustrés de chansons de l'auteur, une recherche certaine de ce que pourrait être le bilan d'une vie. «J'ai toujours été un mendiant de lumière et en 80 ans de voyages je ne l'ai toujours pas trouvée. Le sens de la vie, c'est quelque chose que j'ai cherché dans la spiritualité, des spiritualités différentes de la mienne, quelque chose que je n'ai jamais vu et qui m'attend peut-être !». Une lumière qu'il dit avoir trouvée quelquefois dans la photographie. «Comme disait Dieuzaide, photographier c'est écrire la lumière». Ce livre raconte l'enfance vécue à Graulhet, le scoutisme, la religion, la découverte des villes alentour, les pays proches puis lointains, les virées humanitaires, en Afrique, en Asie, dans les îles où le touriste n'est pas présent, dans des coins reculés au chevet de malades parfois incurables, au Nyanmar, où il se rend encore régulièrement. «Il me paraît tellement important de sortir de soi et de porter son regard sur d'autres mondes. Les autres ont beaucoup d'importance. Je reconnais avoir eu une très belle vie faite de rencontres et d'amitiés et de m'en être nourri». En conclusion, Raymond Fau laisse quelques vers ; «J'aime toujours mon pays, quand j'y reviens je revis mon enfance…». Essaie-t-il de retrouver quelque chose de l'enfant qu'il a été ? « Sûrement, et de l'innocence laissée de côté ".

    G.D.© LA DÉPÊCHE DU MIDI


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  • - Maurice DEGOVE

    - Maurice DEGOVE

    Maurice DEGOVE naît le 2 juillet 1887 à Graulhet où son père issu d'une famille de la Somme est établi en qualité d'agent en cuir et peaux. Successivement élève au collège de Castres de 1898 à 1904 où il obtient ses baccalauréats et ensuite élève au lycée de Toulouse de 1904 à 1906. Reçu simultanément à l’École normale supérieure et à l’École Polytechnique, il revient à Castres pour accomplir son service militaire. Il est élève à l’École Nationale des Ponts et Chaussées de 1910 à 1912, à sa sortie il est envoyé en qualité d'ingénieur au port de Bougie (Algérie) de 1912 à 1914. Versé pendant la première Guerre mondiale dans le Génie où il se distingue sur l'Yser et reçoit deux citations....Démobilisé il est nommé Ingénieur des Ponts et Chaussées à Dunkerque, Marseille puis à Paris où il se spécialise dans les barrages hydrauliques. En 1920, il effectue un séjour aux États-Unis. En 1921, il est affecté à l'aménagement hydraulique de la Haute-Dordogne en vue de l'électrification du réseau de Chemin de fer Paris - Orléans....Ensuite il lance divers chantiers de grands barrages : Le Chavanou, La Romanche et aussi de plus petits tels ceux de Graulhet, Lamalou....Il effectuera de nombreuses missions en Algérie et au Maroc dans les années 20, auteur également de manuels techniques sur les barrages et l'utilisation des forces hydrauliques...Décédé avant l'inauguration officielle du Barrage graulhétois, il est inhumé dans le caveau familial au cimetière Saint-Roch à Graulhet.

    - Maurice DEGOVE

    Sa tombe au cimetière Saint-Roch à Graulhet

    - Maurice DEGOVE


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  • - Noël PELISSOU

    10 Mars 2016 -  Cinquantième anniversaire de la disparition de Noël PELISSOU
    maire de GRAULHET pendant 24 ans

    PELISSOU

    24 ans maire de Graulhet !

    Né à Graulhet le 27 décembre 1887 et décédé le 10 mars 1966, Noël PELISSOU restera aussi dans les mémoires comme résistant pendant la deuxième guerre mondiale sous le nom de Gustave dans les groupes Froment et  Veny. Son fils Lucien décédé en 2007 sera également connu sous le nom de Lulu dans la Résistance.

    Le blog MÉMOIRES de GRAULHET lui rend hommage en retraçant sa carrière politique à travers quelques photos.

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Noël PELISSOU sur les marches de la Caisse d'Epargne , avec René CALVEL

    La carte de résistant de Lucien PELISSOU fils de Noël PELISSOU

    PELISSOU

     PELISSOU

    SON PARCOURS POLITIQUE

    LES ÉLECTIONS MUNICIPALES de 1925

    Au mois de mai 1925, Graulhet connaît des élections municipales comme partout en France. Dès le premier tour la liste socialiste menée par Henri Mérou fut élue en son entier, Henri MEROU sera maire, Elie Théophile premier adjoint et Noël Pélissou deuxième adjoint... Quelques années après, le 18 février 1938 suite au décès d'Elie Théophile devenu maire précédemment Noël Pélissou sera à son tour choisi comme maire, sa première mesure symbolique (qui sera acceptée à l'unanimité) sera de baptiser la place de la mairie : Place Elie Théophile.....Le 22 décembre 1940 le Conseil municipal décida de donner le nom du Maréchal Pétain à l'avenue de Lavaur, ce geste d'allégeance envers l’État Français ne parût sans doute pas suffisant aux autorités puisque le 27 février 1941 était nommé par arrêté préfectoral un nouveau conseil municipal composé de 18 membres : Jean Imart président de la Légion française des Combattants sera nommé maire de Graulhet.

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Noël PELISSOU en 1932

    GRAULHET libéré !

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    Le jour des obsèques des maquisards en 1944

    Dans le premier numéro du Graulhet Républicain dont Noël PELISSOU est directeur de la publication, daté du 3 septembre 1944, il est annoncé la mise en place depuis la Libération de Graulhet (19 août 1944) d'un Comité local composé de six personnalités : Monsieur Eugène PABA , président d'honneur et membre du Parti communiste, Monsieur Noël PELISSOU, président, ancien maire et membre du parti SFIO, Monsieur Ernest ANTERIEUX du Parti communiste, Monsieur le Docteur BALAN du pari radical, Monsieur le Curé Galau prisonnier rapatrié et Monsieur Raoul Callen de la CGT.

    - Noël PELISSOU

    Dès le 4 septembre 1944 une Délégation municipale fut installée composée de 16 membres : Noël PELISSOU - Pierre BOULADE - René CALVEL - Louis GALAN - Laurent LAUTARD - Gabriel SATGE - Armand MAZENS - Emile HOULES - Charles VAISSIERE - Charles BALAN - Louis PORTAL - André PAUTHE - Ernest ANTERIEUX* - Eugène PONS - Raoul CALLEN - René PAGES - ( * démissionnaire en mars 1945 et remplacé par Eugène PABA) . Le 10 septembre la Délégation se donna pour maire Noël PELISSOU assisté de Pierre BOULADE et René CALVEL.....

    Aux élections municipales du 29 avril 1945 la liste présentée par le Comité d'union Socialiste Jean Jaurès menée par Noël PELISSOU fut élue dans son intégralité, les élections de 1947 et 1953 donnèrent un résultat similaire avec toujours Noël PELISSOU élu comme premier édile de Graulhet....En 1959 une troisième liste vint troubler l'habituel suspense SFIO - PC : une liste d'Union Républicaine d'Administration municipale menée par le Docteur André PONTIER , il faudra un deuxième tour , Noël PELISSOU sera élu pour la cinquième fois maire de Graulhet; André PONTIER et Bernard DUMONTIER seront élus en tant que conseillers municipaux.

    Lors de son jubilé politique un grand repas fut organisé
    le 30 octobre 1955 par la SFIO à l'Hôtel DURAND

    le MENU

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    - Noël PELISSOU 1966 - 2016

    PELISSOU

    Les élections municipales des 14 et 21 mars 1965 marquent en effet un tournant politique. Après 40 ans de domination politique la SFIO laisse la place à la liste d'Union Républicaine et d'Administration communale, liste menée par Bernard DUMONTIER  qui sera élu maire, André PONTIER premier adjoint et Jean Lasserre deuxième adjoint.

    Retiré de la vie politique Noël PELISSOU décède le 10 mars 1966.

    PELISSOU

    La plaque sur sa pierre tombale au cimetière Saint Roch à Graulhet

    RAPPELS

    La Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) est un parti politique socialiste français qui a existé sous ce nom de 1905 à 1969. En 1969 elle devient le Parti socialiste lors du congrès d'Issy-les-Moulineaux.

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support. que ce soit.


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  •  - Jacques FREZOULS

     

     - Jacques FREZOULS

    JACQUES FREZOULS tel que de nombreux graulhétois et graulhétoises l'ont connu

    Jacques FREZOULS est né à Castres en 1934 d'un père graulhétois et d'une maman narbonnaise. Habitant Narbonne, Jacques est passionné très jeune par le sport...dans les années 50, il joue à Graulhet au basket, il occupera des fonctions au rugby, sera également arbitre, prendra la direction du Centre Aéré de La Courbe pendant près de neuf ans...il dispensera des cours d'éducation physique dans les écoles de Mazamet, Gaillac et Graulhet avant de rester définitivement sur Graulhet après la création par Monsieur René CALVEL d'un poste municipal de maître d'éducation physique. Marié en 1959 à Anne-Marie, qui elle-même exercera des fonctions identiques dans les écoles de Graulhet.

    Jacques FREZOULS voit sa réputation de "coach sportif " grandir. Face aux sollicitations un groupe de graulhétois crée l'Association : AVANT GARDE GRAULHETOISE le 10 octobre 1969 : son but : Pratique de l'éducation physique et des sports....En effet pendant quelques décennies plusieurs générations de jeunes sportifs s'entraîneront sous l'égide entre autre de Jacques FREZOULS et réaliseront de jolis et grands exploits. L'Avant Garde Graulhétoise en souvenir de l'Avant Garde Narbonnaise que Jacques FREZOULS avait bien connu dans son jeune âge.

    - Jacques FREZOULS

    On reconnait Jacques FREZOULS sur la rangée du bas à l'extrême gauche

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    La déclaration de constitution d'association de l"Avant Garde Graulhétoise

    - Jacques FREZOULS

    Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    un groupe jeunes à l'Avant Garde dans les années 70

    - Jacques FREZOULS

    Un triomphe bien mérité...

    - Jacques FREZOULS

    Jacques FREZOULS à l'entraînement

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Plusieurs gymnastes ont réalisé de nombreux exploits à travers de multiples compétitions

    On peut citer quelques noms significatifs parmi des dizaines* :
    Adeline SOUILLAT,  Marina MARTIN, Elodie PASTRE, Karine RESTES, Marie MOLLE, Virginie LAUTIER, Julie DANZA,  Sandrine HERNANDEZ,  Nathalie MOURGUES, Karen LACOME et  Carole OLEA

    * pardon pour toutes les autres !

    Lors d'une compétition ....le groupe de gymnastes à l'entraînement

    - Jacques FREZOULS

    Adeline SOUILLAT faisant le i

    - Jacques FREZOULS

    Les équipes se regroupent

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Le podium des récompensées...

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Les gymnastes à l'honneur

    - Jacques FREZOULS

    - Jacques FREZOULS

    Marina MARTIN première des minimes

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    Un ouvrage a paru en décembre 1993 aux Éditions MILAN sur la Gymnastique féminine par Patricia MARTIN où est évoqué le destin sportif de trois gymnastes graulhétois

    - Jacques FREZOULS

    L'article de la Dépêche retraçant cette dédicace à la Papeterie Librairie Claude FITA

    - Jacques FREZOULS

    Merci à Madame Anne-Marie FREZOULS et à tous les participants ici présents en photos !

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit.


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  • - René AZEMAR - Bartome

     - René AZEMAR : Un homme remarquable

    René Azémar né le 6 décembre 1925 au n°1 de l'avenue Victor Hugo est une figure graulhétoise bien présente encore dans les esprits. Surnommé Bartome (Barthomme) il fut tout au long de sa carrière un enseignant intègre et rigoureux. Son nom reste attaché à une période, celle des porte-plume, des manuels de français, de conjugaisons et de grammaire, celle aussi du respect mutuel, du savoir et de la transmission des connaissances. En 2014 lors de son décès le 23 février je n’ai pu lui rendre hommage faute de documents en ma possession. Par l'intermédiaire d'anciens enseignants, j'ai pu rencontrer Martine Phalippou, dépositaire des souvenirs de René, qui a mis à ma disposition photos et documents. Elle évoque pour nous quelques souvenirs attachés à sa rencontre avec René. J’ai également sollicité Gérard Durand - graulhétois, ancien rugbyman, correspondant de la Dépêche du Midi - pour nous faire part de ses souvenirs. Je vous propose également quelques photos de groupes d'enseignants, des photos de classe qui évoqueront de jolis souvenirs pour beaucoup de graulhétois, les diplômes obtenus, un bulletin de notes ...étonnant  et un texte écrit par René sur son quartier de la mairie.

    MÉMOIRES de GRAULHET continue à travers cet hommage à saluer la mémoire de personnalités graulhétoises.

    François MAZENS

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

     René AZEMAR : Bartome

    Ma route n’avait jamais vraiment croisé celle de René Azémar avant l’été 1983, sinon dans les couloirs et les escaliers du collège Louis Pasteur. Je n’avais pas été son élève. Je le connaissais naturellement de nom (et même de surnom !) comme tous ceux qui avaient grandi à Graulhet et qui avaient été élèves au collège de Graulhet. D’ailleurs, mon frère avait été un de ses élèves en Français, Histoire, Géographie et Instruction civique, et ma sœur une de ses "orphelines" comme il se plaisait à qualifier ces élèves qui n’avaient été ses élèves qu’une heure par semaine pour les cours d’instruction civique, et j'avais aussi entendu mes frère et sœur parler de lui.

    En 1983, après les examens de fin d’année à la faculté de droit, j’avais rejoint les rangs de ceux qui animaient des émissions à Radio Val Dadou.

    J’avais lu un faire-part et un mot de René Azémar pour remercier tous ceux qui lui avaient manifesté leur sympathie à l’occasion du décès de sa mère le 31 juillet.

    Un des tout premiers jours d’août 1983, je suis arrivée à la Radio pour animer une émission. Il devait s’agir de "Face B" (pour ceux qui ont connu le bon vieux temps des vinyles, il s’agissait de faire connaître les Face B des tubes du moment sortis en 45 tours).

    Je suis entrée dans le local technique alors que René Azémar et Huguette Puech étaient à l’antenne pour leur célèbre émission en occitan. J’étais heureuse de revoir Huguette Puech, qui m’avait enseigné les mathématiques avec un savoir-faire rarement égalé, sans parvenir toutefois à me détourner de ma passion première pour les lettres. Lorsque l’émission s’est terminée, Huguette Puech m’a présentée à René Azémar comme cette (très bonne) élève qui avait à son grand désespoir préféré les lettres aux mathématiques. Je crois bien que René m’a trouvée d’emblée extrêmement sympathique pour ce seul motif. Il lui a fallu quelques minutes à peine pour s’enquérir de mon intérêt pour l’opéra. J’ai répondu très franchement que je n’avais jamais eu l’occasion d’aller à l’opéra, mais que j’en avais (un peu) écouté et que j’étais toujours curieuse d’apprendre.

    René n’a pas attendu bien longtemps pour me proposer de réaliser une première émission, m’ouvrant des horizons jusque-là inexplorés. Le jeune homme avec qui je flirtais à ce moment-là assurait volontiers la technique. Quand il s’en est lassé (se lassant aussi de moi sans doute…), c’est ma sœur Christine qui a pris le relais.

    D’abord en direct, ces émissions relevaient de la prouesse technique. Nous avons rapidement décidé, pour l’amour de l’art, de les enregistrer et de les diffuser en différé ! Nous ne pouvions en effet tolérer le moindre couac dans la diffusion du "Carmen" de Bizet, de "La Périchole" d’Offenbach ou encore du "Barbier de Séville" de Rossini… Nous nous déplacions donc à la radio quand les locaux techniques étaient libres et qu’une bande-son meublait l’antenne (même les plus acharnés des fervents animateurs de la radio lâchaient l’antenne de temps en temps…). René nous invitait alors à déjeuner, trop heureux de recevoir, de cuisiner et de faire vivre sa maison.

    Au bout de quelque temps, il décida de faire l’acquisition d’un matériel high-tech, de sorte que nous n’avions plus à nous presser et que nous étions sur place pour le déjeuner. La maison résonnait d’airs d’opéra, et de nos commentaires - savants, forcément : René était un vrai puits de science doublé d’un fin connaisseur de l’opéra !

     Le jeune retraité, qui était passé près du naufrage après le décès de sa mère chérie, et qui avait confié à des proches qu’il avait acheté un ouvrage intitulé "Suicide, mode d’emploi", avait oublié son bien funeste projet et retrouvé entrain et sourire. Christine et moi, qui avions été privées de grands-parents, étions comme adoptées par René, qui portait le même prénom que notre grand-père paternel parti alors que nous étions de jeunes enfants. Nous avons appris avec René ce que c’était qu’avoir (aussi) une famille de cœur !

    Martine (et Christine)

    René AZEMAR : Bartome

    C'était en septembre 2012. Dans la grande salle à manger de la Maison de Retraite du Pré Millet, un homme seul à sa table débutait son repas, les yeux dans le vague, appliqué à se nourrir, silencieux, indifférent à son entourage. Je l'ai reconnu dans l'instant. René Azémar. Je me suis approché, me suis assis à ses côtés, nos regards se sont croisés. Le sien a semblé s'illuminer. M'avait-il reconnu ? La maladie, terrible, lui laissait-elle un répit de lucidité ? Je lui ai parlé du collège, du français, de l'orthographe, de l'histoire, de la musique... Ses yeux m'ont parlé à leur tour et m'ont dit qu'en lui, rien n'avait changé de la passion de sa mission d'enseignant. Il était trop loin et si proche à la fois. Pouvait-il se souvenir de l'intensité, qu'il mettait à faire aimer la langue, l'écriture, la poésie, le chant, la symphonie à des générations d'élèves pour qui il est resté et restera "Barthomme"?

    Mon premier et lointain souvenir lié à cet homme, va vers le porte-plume, la Sergent Major ou Blanzy-France, l'encre bleu-violette, le buvard, son exaspération devant une tâche ou une rature, ses colères - il en va de soi - Homériques, devant un cahier mal tenu. En parallèle j'évoquerais sa parfaite connaissance du Bled et du Bescherelle, son érudition sur deux ouvrages référence de la grammaire et de la conjugaison et ses immédiates capacités à préciser la page référence de l'exemple précis. René Azémar ne supportait pas l'irrévérence devant la langue de Molière. Et le faisait savoir. Comme il ne supportait pas l'élève dehors le soir les jours d'école et non à ses devoirs.

    Aimait-il l'Histoire ? Le verbe est léger tellement le graulhétois adorait les civilisations anciennes, la Grèce et cette Egypte ou, dès les années 50 il se rendait pour contempler tant de siècles au pied de ses pyramides. Là-aussi, une connaissance encyclopédique des arts et des personnages de ces empires. Et une grande admiration pour les écrits de tant de poètes, de grands philosophes anciens ou contemporains.

    Moins connue est la passion du professeur pour la musique qu'il enseignait, qu'il savait si bien expliquer, si bien traduire. Premier de son quartier de la Mairie à avoir la télévision et premier à écouter les symphonies en stéréo sur les ancêtres des chaînes domestiques. " La stéréo, c'est fermer les yeux et entendre un train arriver d'un côté, passer devant soi, et s'éloigner de l'autre..." Matériel à l'appui, la démonstration était convaincante. Assis-tailleur sur son bureau, René, les yeux fermés, aspirait la Grande Musique, Dvorjak, Mozart, Mendelson, et gare à ceux qui se prenaient pour le chef d'orchestre, croyant le prof endormi. Douloureuse expérience personnelle, à un époque déjà lointaine ou l'enseignant savait se faire respecter avec autorité.

    Pour montrer l'ambivalence du personnage, je citerais son implication dans un outil de modernité, la radio, pour une cause traditionnelle, la langue occitane. Il faisait partie dans les années 80, des pionniers de la radio libre locale Val Dadou, fréquence sur laquelle il animait une émission en occitan avec Carola. La langue y retrouvait, comme son interprète, une seconde jeunesse.

    Je retiendrais de l'homme une dernière image. Celle d'un soir d'été, sur son terrain au bord du lac de Miquélou, de ses aller-retours, arrosoirs en mains, entre son puits en haut de la parcelle et des arbustes juste plantés à quelques mètres du plan d'eau. Respect du bien d'autrui, du bien public, de la langue, de l'histoire, des grands auteurs... C'était il y a quelques décennies, plus d'un siècle en quelque sorte.

     Gérard DURAND

      René AZEMAR : Bartome

    PHOTOS D'ENSEIGNANTS - Écoles hors Graulhet ( a priori)

    - René AZEMAR - Bartome

     - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    École de  Graulhet

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    - René AZEMAR - Bartome

     Au premier rang de gauche à droite

    FREZOULS - X - BASSE - SEGONNE - PUGINIER - CAYLA - CATHALA - FRAYSSINET

    Debout de gauche à droite

    ESPINASSE - SEGONNE - MARTY - PUECH - VAISSE - LANDES - PECHOU - BARTHELEMY - AZEMAR - FRAYSSINET

    Ecole de Graulhet

    Cliquez sur l'image pour l'agrandir

    - René AZEMAR - Bartome

     Au premier rang de gauche à droite

    SABLAYROLLES - X - CAYLA - PRADELLES - CATHALA - GAUBIL - BASSE - SANZ

    Debout de gauche à droite

    X- X - PIGNOL - PUECH - PECHOU - AZEMAR - MARTY - DUTAUR - ESPINASSE - NOGUERA - DUMONTIER - X

    Si vous vous reconnaissez ou connaissez un enseignant...contactez moi  les noms seront rajoutés !

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    L’ÉCOLE DE FINOTTES près de VENES 

    René Azémar a exercé dans une petite école dans les années 50 près de Vénès dans le Tarn: l’École de Finottes. En 1994 avait lieu une journée de retrouvailles. Découvrez l'article et la photo du groupe.

    - René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

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    La Dépêche du Midi du 8 mai 1994 relatant cet événement.

    - René AZEMAR : Bartome

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    René AZEMAR en compagnie d'Huguette PUECH  lors d'une émission sur Radio Val Dadou

    - René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

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    Tout reste possible pour les cancres d'aujourd'hui !

     

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR - Bartome

     René s'est bien rattrapé ensuite...voici ses diplômes....

     René AZEMAR : Bartome

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    BREVET D'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPÉRIEUR -1941

    - René AZEMAR - Bartome

     BREVET DE CAPACITÉ POUR L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE - 1941

    - René AZEMAR - Bartome

     

    CERTIFICAT D’ÉTUDES PRIMAIRES ELEMENTAIRES - 1937

    - René AZEMAR - Bartome

    LES PALMES ACADÉMIQUES - 1973

    - René AZEMAR - Bartome

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    Martine PHALIPPOU a retrouvé parmi les papiers de la bibliothèque de René, ce texte sur son quartier de naissance : l'Avenue Victor Hugo. Je vous le propose tel quel - sans modifications -  agrémenté de photos ou de cartes postales choisies parmi ma collection et illustrant les écrits de René AZEMAR.

    - René AZEMAR : Bartome

    Victor Hugo

     « Naître, vivre et mourir dans une même maison »...

    C'est au n° 1 que je vis le jour...

    - René AZEMAR - Bartome

    L'Avenue Victor Hugo avant 1903 ( l'Ecole Gambetta est en construction)

    L'avenue n’a guère changé depuis. L'entrée dans la ville qui n'était alors que la nouvelle route de Castres bordée de platanes...

    La première maison bâtie en 1864, deux modestes maisons à un étage furent les n° 1 et 3 actuels, laissèrent vite la place à des immeubles imposants. Le visiteur qui arrivait par la nouvelle route de Castres empruntait une belle voie rectiligne orientée d'est en ouest ombragée des mêmes platanes qui aujourd'hui encore font le charme de l'avenue du Sidobre. Bordée de belles demeures bourgeoises, l'avenue rectiligne avait belle allure. Elle contribuait à donner à Graulhet son nouveau visage de petite ville. Si l'on compare avec la rue des Peseignes, (dont le nom même signifiait « masure ») on voit le changement...

    L'avenue Victor Hugo des années 30 n'avait guère changé depuis une cinquantaine d'années. Elle avait perdu quelque peu le caractère bourgeois de ses débuts et était habitée en majeure partie par des ouvriers ou des petits commerçants.

    La Caisse d’Épargne ; Tout au début de l'avenue se dressait l'imposante marquise de verre du Crédit Lyonnais qui était la providence des passants surpris par quelque averse imprévue.....

    Le quartier de la Place de la Mairie

    - René AZEMAR : Bartome

     

    La Place de la Mairie

    C'est là que je vis le jour, il y a 80 ans. L'avenue était construite depuis peu. Les premières maisons, modestes bâtisses à un seul étage, les n°s 1 et 3 actuels, furent bâties en 1864 et 1871 sur la Route de Castres. C’était l’époque où les belles routes rectilignes remplaçaient les vieux chemins sinueux que les hommes avaient tracés au cours des siècles.

    Le polyode

    De poly : plusieurs et odos : rue

    C'est le nom qu'un érudit local avait donné au carrefour qui s'appelle aujourd'hui Place Elie Théophile.

    L'avenue Victor Hugo.

    - René AZEMAR : Bartome

     

    L'Avenue Victor Hugo

    Elle n'avait guère changé. La monumentale Caisse d'Épargne édifiée en 1900 lui faisait une entrée imposante. En avons-nous usé, des fonds de culotte sur la rampe gauche dont le granit avait poli !

    En face, le Crédit Lyonnais ouvrait sa large marquise vitrée dont l'auvent offrait un vaste abri, providence des passants surpris par quelque averse imprévue. Cette verrière a disparu lorsque la banque a absorbé le Café Raoul voisin dont la terrasse occupait le trottoir bordé de fusains. Avec lui a disparu une partie de l'animation du quartier. C’était aux alentours des années cinquante. En même temps disparut le platane qui ombrageait ma maison, dernier vestige de cette royale allée verte que l'on aperçoit vers Castres à l'autre extrémité.

    Vers 1930, les jeunes n’y étaient pas très nombreux.

    La rue Bel-Air

    De nombreuses rue adjacentes desservaient le quartier. L'une d'elle, bien modeste certes, était particulièrement vivante, c'était la rue Bel-Air qui se trouve juste à côté de la Caisse d’Épargne qu'elle contourne pour aboutir au carrefour .......Très étroite, elle permet à peine à une voiture d'y circuler. Elle ne possède pas de trottoir et ses maisons sont assez modestes. Ses fenêtres sont encore pour beaucoup décorées de pots de fleurs.

    Elle se termine par une côte raide qui s'est vue doter d'escaliers. Ses habitants y ont été pendant longtemps fidèles. Ils se connaissaient tous.

    La plus célèbre était certainement la Marinel de Crins, qui tenait l'épicerie du bout de la rue. Elle était venue s’installer là au coin de la rue. La soixantaine, forte en gueule, elle avait son franc-parler et ne laissait rien à dire. Le soir venu, elle animait au coin de la rue un des « clubs » ...

    Les « clubs »

    Dans la journée, chacun vaque à ses occupations, et le soir venu, à la belle saison, chacun sortant sa chaise, s’assemblait avec les voisins. Ainsi se formaient des « clubs » dont la personnalité dominante était en quelque sorte l'animatrice.

    Certes la conduite de tel ou telle faisait marcher les critiques mais l'intéressé ne manquait pas de répliquer, ce qui donnait une grande animation à tous ces rassemblements. Celui de la Marinel était le plus célèbre et le plus animé.

    De très bonne heure, elle était devant sa porte apostrophant les passants par quelques plaisanteries...Sa voix portait très loin et elle n'avait pas pour principe de diffuser des secrets.

    René Azémar

    - René AZEMAR : Bartome

    Certaines photos proviennent d'établissements scolaires extérieurs à Graulhet, à l'exception de la dernière datée 1968-1969 prise au Collège qui était situé quartier de Crins.

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    - René AZEMAR - Bartome

    Quelques noms :

    1er rang haut de gauche à droite

    ROUCOULE André- RIEUNIER - BAIXAS André -  JAMME Dominique- FABRE - X - ASPE -PY Jean-MARC - ROQUEFEUILLE -  AMALVY Gérard- X - LICIARDI Robert - X

    2ième rang de gauche à droite

    ALBAREDE - SOUETRE Bernard - ROUZIERES Pierre -  BUFFET Marie-Hélène- BOURRAS -  CONORT Geneviève- PINEL - X - X - GOXE - DEFOLIE Didier

    Assis de gauche à droite

    NORBERT - JANSOU Brigitte - VERGNES Christine - GALAN - BOULADE Catherine - René AZEMAR  - X - BORDES Catherine - X - CAZELLES - MAURIES

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    Merci à ...Philippe TROUCHE , à Robert et Jean-Marc PY

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    Cliquez sur les images pour les agrandir

    Si vous vous reconnaissez ou connaissez un élève...contactez moi

    les noms seront rajoutés !

     - René AZEMAR : Bartome

    remercie


    Martine PHALIPPOU

    Gérard DURAND

    Michel NOGUERA

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    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    A l'initiative de Martine PHALIPPOU une annonce
    dans le Carnet du quotidien Le Monde a été publiée
    dans l'édition du 6-7 décembre 2015.

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

    - René AZEMAR : Un homme remarquable

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