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11 MARS 1947 Grâce à Balzame, J. Viguier, A. Cathala et André Pauthe le Sporting Club Graulhétois qui cumule les titres de champion occupe dans l’histoire du rugby français une belle place "A Graulhet per d'algo na ben pas set ". Ce proverbe, que l’on applique ici avec une rigueur légendaire, est toute une profession de foi au café Paul, siège du S. C. Graulhétois. Louise, l’aimable et accueillante hôtesse de ce temple dédié à Bacchus nous fit l'honneur de son établissement dont les murs sont ornés de fresques sportives représentant les champions de l’ovale en action. Après nous avoir servi le coup de l’étrier, Dame Louise nous conduisit dans la salle de réunion du S. C. Graulhétois. Des cadres représentant les diverses équipes champions forment une belle galerie d’honneur et sur la cheminée, figurent en bonne place les diverses coupes qui consacrèrent les titres de champion de France remportés par les ruggers graulhétois. Des origines Sirou fut le théâtre des premières évolutions de nos rugbymen. Sous l'impulsion des Fargues, Thomas, Armengaud, Durand. L. Bourdaries, Gau et Ferrière, peu à peu ce sport s'implanta dans la capitale du cuir. Fondé en 1910, le SCG subit une éclipse durant la grande guerre et fut remonté en 1919. Le premier titre au cours de la saison 1919-1920, le S. C. enleva le titre de champion des Pyrénées quatrième série, en battant l’Etoile toulousaine, 8 à 7, et celui de champion de France quatrième série, grâce à sa victoire sur Podensac 3 à 0. L’année suivante, le Sporting fut finaliste du championnat des Pyrénées troisième série. Finaliste du championnat de France en 1924, le S. C. est finaliste du championnat des Pyrénées et de France. Il s’incline devant Mazamet par 3 à 0. Vainqueur du Gallia-Club toulousain, 8 à 3, il remporte le championnat des Pyrénées de deuxième série en 1929-1925. Et l’ascension continue. Mais, en décembre 1926, le Sporting est suspendu pour un an à la suite d’incidents qui se produisirent après un match de championnat contre Lavelanet. Pauthe reprend le flambeau 1930. C’est alors qu’un homme, dont le seul nom évoque la vie du Sportlng et la renaissance, rentre en scène. André Pauthe qui vient de quitter le Stade toulousain, avec lequel il se couvrit de gloire va assumer la lourde charge de remonter le Sporting. Les résultats ne se font pas attendre et en 1951-1932, les Graulhétois enlèvent de haute lutte le titre régional de quatrième série en surclassant Carbonne 14 à 0 et remportant au cours de la même saison, le titre de champion de France en triomphant de Tournon par 17 à 3. En 1932-1933, le titre de champion des Pyrénées et celui de champion de France est remporté par l’équipe de Graulhet, qui brille d’un éclat tout particulier. Ayant accédé à la deuxième série, l’année suivante, ils battent Saint-Cyprien en finale du championnat des Pyrénées. Champion de France Ayant enlevé, au cours de la saison 1934-1935, le championnat des Pyrénées de promotion, le S. C. graulhetois inscrit à son palmarès, déjà chargé, le titre de champion de France promotion 1935-1936 et cela en tombant, à Toulouse le « quinze » de Saint-Claude, par 3 à 0. Ayant brillamment gravi les échelons qui mènent à la division d’honneur, le Sporting n’est battu que par Decazeville 6 à 0. Les mineurs seront d’ailleurs champions de France cette année-là. En 1937-1938, après avoir battu Hendaye et Cognac, les rugbymen de Graulhet se qualifient pour les poules finales et ne succombant devant Lourdes que par 3 à 0, score favori des gars de Pauthe. Mais la guerre de 1939 vint interrompre la magnifique ascension de ce club si méritant, car ici le recrutement est essentiellement local. La reprise après l’armistice Après les hostilités, le S. C repart en troisième série et arrive champion des Pyrénées en battant Villefranche-de-Lauraguais par 6 à 0 en 1941-1942. La saison 1946-1947 disputant le championnat des Pyrénées de deuxième série, le S.C. graulhetois. qui est entraîné par l’international Alex Bloussa n’a pas eu de chance. Battu tout dernièrement à Saint-Gaudens par le quinze local 3 à 0 après une partie où il fournit le meilleur jeu, le Sporting n’a plus de chance de jouer les premiers rôles dans cette compétition. La politique que l'on va appliquer l’an prochain sera celle des jeunes, encadrés par quelques joueurs chevronnés de valeur qui rempliront le rôle d’éléments modérateurs et qui en même temps feront bénéficier les jeunes de leur expérience. Le sporting doit, dans un avenir très proche, retrouver tout son lustre et son beau renom de club aux titres multiples n’est pas prêt de s’éteindre. Ses animateurs, comme ses joueurs, ont la foi, le culte du maillot et l’amour de la petite patrie. Avec ça, tous les miracles sont permis. Jean MEDAN.
Et voici l’équipe du S. G. G. Arrière : Fabre; trois-quarts Ouvréry, Puech, Vedel (cap.), Satgé; demis : (m.) Abadie, (o.) Raymond; troisième ligne : Azémar, Alquier, Roques, Chaize; deuxième ligne ; Bouyer, Phalippot; première ligne : Montaguini, Ferrasse, Gasquet, Sévérac. Remplaçants ; Blanc, Balézo, LES PUBLICITES POUR LES COMMERCES !
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