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12 mai 1957, Graulhet allait vivre une demi-finale historique de rugby. MÉMOIRES DE GRAULHET célèbre à sa façon cet événement en publiant comme d'habitude, photos et documents inédits, presses d'époque en particulier le Graulhet Républicain avec retranscription des articles, le rappel du contexte rugbystique, deux vidéos rares sur ce match et également l'article spécialement écrit pour ce blog par Gérard DURAND, ancien pilier emblématique du S.C.G. Bonne lecture ! Une époque épique « De tous ces sports le plus athlétique, je vous le dis, c’est le rugby » chanterait à tue-tête Georgette Plana dans les Transistors. C’était l’époque des serre-têtes, des lacets blancs, des épaules matelassées et des chevillères. C’était l’époque épique d’un rugby disparu, celle ou les bourgades pouvaient prétendre à être les plus fortes, à se foutre à coups de boules, des chefs-lieux comme des préfectures. Et Graulhet, qui inaugurait son stade de Crins, jardin autant que sanctuaire, à ce jeu-là était irrésistible. Du courage et du cran à revendre, des gaillards farouches, prêts pour les gageures, face à des adversaires aussi déterminés, qu’ils soient catalans, basques, savoyards, provençaux ou même parisiens. Paris ville lumière était une fête permanente ! Graulhet la laborieuse, dans l'ombre de ses usines, pas habituée aux lampions, voulait la sienne aussi. Le Sporting en 1957 avait d’abord renversé Aurillac, puis Vienne et enfin Perpignan avant cette première demi-finale historique. Et ils étaient des centaines sinon des milliers les supporters graulhétois, en bus, en voiture et même à vélo, à basculer via le Ramel vers cette arène du Stadium toulousain, en surchauffe printanière dans lequel se serraient 26 000 spectateurs. L’affrontement face au Racing était rude, le défi permanent, les forces équilibrées, et le public en haleine. Camille Bonnet donnait de la voix, la foule grondait sur les mêlées, hurlait sur les empoignades, se levait comme un sur les percées, se tombait dans les bras à chaque point marqué. Et des points justement il n’y en eut peu et pas d’écart au terme du temps réglementaire. Le règlement qui devait sûrement dater de la Rome antique, ou rédigé à la hâte, fut sorti, lu dans les interlignes, et engagé dans la procédure de match perdu par les tarnais, plus vieux de 29 ans que les parisiens sur une moyenne née de division par quinze du cumul des âges des participants à ce cas unique de sénilité décisionnelle sportive de la part des gros pardessus d’un sport qui se cherchait encore une éthique. Le long cortège reprit la route vers le Dadou dans l’expectative pour préparer une réception aussi digne que solennelle. L’incohérence était manifeste, la mise en scène criarde, l’affront fait à une équipe et une ville, inoubliable et les acteurs inconsolables. Seule Laïka dans sa capsule a dû ne pas être mise au courant de l’injustice faite aux rouges et noirs en bas sur Terre, dans les sombres corridors d’un Stadium ensoleillé de corrida et dont il se parle encore soixante ans plus tard. Brel pouvait sortir sa « valse à mille temps ». On vous le dit, une époque épique ! L’Équipe 1957 du Sporting-Club graulhétois
Debout de gauche à droite :DAYDE - BENEZET - AZEMAR ( dit Le Carpan) - LEGAT - Marcel ROQUES - RIVALS - André LARRUE - ROUZIERES - Accroupis de gauche à droite : DELILLE - Jacqui FERRAZ - ORRIOLS - VIDAL - Guy PAUTHE - OLIVIER - José PLANES - CORPS
Debout de gauche à droite :Camille BONNET - DAYDE - BENEZET - AZEMAR ( dit Le Carpan) - VILLEROUGE (qui a joué la demi-finale) - Marcel ROQUES - RIVALS - André LARRUE - ROUZIERES . Accroupis de gauche à droite : DELILLE - Jacqui FERRAZ - ORRIOLS - VIDAL - Guy PAUTHE - OLIVIER - José PLANES - CORPS
L'Effigie éditée pour la saison 1956-1957
Un extrait vidéo de la demi-finale
un autre extrait
Belle photo ! José PLANES, GUY PAUTHE et Lucien PHALIPPOT Le contexte Le championnat de France de rugby à XV 1956-1957 est disputé par 48 clubs groupés en six poules de huit. Les cinq premiers de chaque poule et les deux meilleurs sixièmes (soit 32 clubs) sont qualifiés pour disputer une phase par élimination directe à partir des seizièmes de finale. Le championnat a été remporté par le FC Lourdes qui a battu le Racing club de France en finale. Le F.C. Lourdais conserve le titre acquis en 1956. Phase de qualification
Seizièmes de finale
Huitièmes de finale
Quarts de finale
SCG - USAP en 1/4 DE FINALE EN 1957
Demi-finale
Finale
LES DOCUMENTS INÉDITS LE LIVRE D'OR
SCG RCF 1/2 FINALE DU CHAMPIONNAT DE FRANCE INÉDIT
Lors du repas pris à Toulouse et offert par les dirigeants , un parchemin offert à chaque joueur
Extrait du Quotidien l’Équipe du 16 (ou 17) mai 1957
Louise SALITOT qui est citée dans cet article est la mère de Madame Simone SABY, célèbre marchande de journaux à Graulhet Un merci particulier à Messieurs José et Olivier PLANES ainsi qu'à Gérard DURAND RETROUVEZ LES ARTICLES
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