CALVET LOUIS FRANCOIS EMILE
exécuté par des SS de la division Das Reich
SOURCE : Notice : Maitron des fusillés et exécutés ( http://maitron-fusilles-40-44.univparis1.
fr/) Auteur : Daniel GRASON - photo
Né le 21 août 1914 à Graulhet (Tarn), exécuté le 16 juillet 1944 à Calmont (Haute-Garonne) mécanicien garagiste ; résistant du groupe de renseignements Morhange. Fils d’Émile et de Marie, née Duguet, Louis Calvet épousa Jacqueline Jaunaux, le couple vivait à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), il était mécanicien garagiste. En 1944, il exerçait son métier à Toulouse (Haute-Garonne). Mobilisé en août 1939, il fut fait prisonnier à Bondy (Seine, Seine-Saint-Denis) en juin 1940, il s’évada six mois plus tard. Il entra dans la Résistance en janvier 1942, était arrêté le 3 juin 1944, mais s’évadait, rejoignit le maquis de Quérigut dans l’Ariège. Sous-lieutenant, membre des services spéciaux de l’armée, il accompagna le 15 juillet 1944 René Vidal, ex-officier de police et Henri Lanfant, lieutenant d’aviation devenu policier (Groupe mobile réserve Aquitaine") pour une mission à Calmont (Haute-Garonne). Les trois hommes devaient récupérer des armes pour les maquisards de Quérigut. Le samedi 16 juillet vers 7 heures 30 du matin, des SS de la division Das Reich, des membres de la police allemande et de la Milice arrivèrent à bord d’une quinzaine d’automobiles. Les trois hommes furent surpris, René Vidal fut pendu à un réverbère sur la place du village. Quant à Louis Calvet et Henri Lanfant, des Allemands les tuèrent dans leur chambre ou un bois tout proche.
Louis Calvet laissait une veuve et trois enfants : Claude cinq ans, François trente mois et Louis un an. Déclaré « Mort pour la France » par le ministère des anciens combattants, Louis Calvet fut cité à l’ordre du corps d’Armée, il reçut à titre posthume la Croix de Guerre avec étoile de vermeil, il fera l’objet d’un témoignage élogieux du Maréchal Montgomery. Le réseau Morhange fut homologué et reconnu comme « unité combattante » du 1er novembre 1942 au 30 septembre 1944.
Daniel Grason
SOURCES : Livre d’Or du Mémorial de Ramatuelle 1939-1945, édité par l’Amicale des Anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale (AASSDN), Paris, 2005. – Sous la Direction de F.Marcot avec la collaboration de B. Leroux et C. Levisse-Touzé, Dictionnaire historique de la Résistance, Éd. R. Laffont, 2006. – Site internet Mémoire des Hommes. – Site Internet GenWeb.-— Notes d’André Balent.