• - Un Graulhétois périt dans le sous-marin JOULE en 1915

     - Un Graulhétois périt dans le sous-marin JOULE en 1915

      - Un Graulhétois périt dans le sous-marin JOULE en 1915

     - Un Graulhétois périt dans le sous-marin JOULE

     - Un Graulhétois périt dans le sous-marin JOULE

    Le 1er mai 1915, le sous-marin JOULE a coulé dans le détroit des Dardanelles, après avoir touché une mine au cours d'une tentative d'attaque contre des bâtiments ennemis dans les parages de Nagara, 29 tués dont le commandant Lieutenant de Vaisseau Louis Aubert Du Petit-Thouars de Saint-Georges.

    Parmi les victimes un graulhétois né le 19 mars 1891 : Yves Armand Louis BLANC (son nom figure sur le Monument aux Morts)

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE - Un graulhétois

     LE SOUS - MARIN

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE - Un graulhétois

    LE SOUS-MARIN

    Le "Joule" (Q-84) est un sous-marin de Type "Brumaire".


    Le type "Brumaire" (ce sont des "Pluviôse" à moteurs diesels) comprend 16 exemplaires.
    Ils sont fabriqués selon les plans Laubeuf aux Arsenaux de Cherbourg, Rochefort et Toulon. Ce sont des submersibles à double coque. Ils sont différents des type "Brumaire" également par des formes extérieures retouchées par M. Fenaux. Ce qui améliore la vitesse ainsi que par le remplacement de 248 éléments d'accumulateurs de 360 kilos chacun par 124 éléments de 560 kilos chacun. Ordonné le 29 Octobre 1906, mis sur cale le 01 Novembre 1906, lancement le 07 Septembre 1911, il est mis en service le 10 Mai 1912. 1914 : basé à Brindisi, il effectue des patrouilles en Adriatique. Il participe au blocus de Cattaro. Mars 1915 : il est affecté à Moudros (Grèce) avec le "Bernoulli". Le 01 Mai 1915, le "Joule" est sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau Aubert Dupetit Thouars de Saint Georges , lorsqu'il se perd corps et biens. On pense qu'il a heurté une mine, les Turcs ayant signalé une explosion dans les parages des détroits. Il n'y a aucun survivant. On recueillit plus tard, le réservoir d'une de ses torpilles.

    L’ÉQUIPAGE / LES DISPARUS

    LISTE DES DISPARUS

     

    L.V. (Commandant ) Aubert DUPETIT THOUARS de SAINT GEORGES
    E.V. (Officier en second) FORTOUL Gustave Louis
    Q.M.( Quartier maître) ALLANIC Jules
    Q.M. ARHURO Charles
    Q.M. BLANC Yves
    Q.M. BORREIL Samuel
    Q.M. BOULIC Michel
    Q.M. CANN François
    Q.M. CASTANDET Armand
    Q.M. CASANAVE Pierre
    Q.M. COLOME Louis
    Q.M. FLOURET Angel
    Q.M. GARNIER Adrien
    P.M. GROSSETETE Émile
    Q.M. HAGNOUS Jean
    S.M. HIPEAU Edmond
    Q.M. HORELLOU Corentin
    S.M. JEANTET Antoine
    Q.M. KORNER Victor
    Q.M. LAMOTTE Henri
    Q.M. LE GROUIEC Aristide
    S.M. MADOUAS Ambroise
    Q.M. PLEGLION Paul
    Q.M. PETRISSANS Jean
    Q.M. PIGEAULT Hippolyte
    Mlot PINGAL André
    Mlot SALAUN Gaston
    Q.M. SEGUINEAUD Firmin
    Mlot SEPTVANTS Charles
    S.M. SOLIER Alphonse
    Q.M. VAN PETEGHEM Charles

     RÉCIT

    ...." Jusqu'au début de mars 1915, Louis du Petit Thouars reste à Bizerte où il travaille avec acharnement à la mise en état de son sous-marin. Le travail effectué, il prend alors la mer et reçoit la mission de croiser en Adriatique pour surveiller et surprendre les mouvements de la flotte autrichienne devant Cataro où il se trouve à plusieurs reprises en situation difficile.

    Lors de l'expédition des Dardanelles, il est appelé, le 15 avril 1915, à faire partie des forces navales sous les ordres de l'amiral Boué de Lapeyrère, et, le 28 avril, il reçoit l'ordre d'accomplir une mission périlleuse à l'intérieur des détroits : torpiller des transports turcs. Le Joule part le 1er mai pour ne plus revenir. Le 2 mai, un bâtiment anglais, l'Agamemnon envoyé à sa recherche, recueillait en surface un réservoir d'air comprimé ayant appartenu au sous-marin.

    Tout semblait indiquer que celui-ci, ayant heurté une mine dérivante, avait été ouvert en deux par l'explosion, et enseveli avec tout son équipage...."

    AUTRE RÉCIT

    Gérard Garier, dans son ouvrage : L’odyssée technique et humaine du sous-marin en France Tome III A l’épreuve de la Grande Guerre, page 148 relate la perte du Joule ainsi :

    "Le 18 avril, le Bernoulli et le Coulomb se rendent à Tenedos pour une surveillance hypothétique de la sortie des grands navires turcs ou allemands des Dardanelles. Pendant ce temps, du Petit-Thouars ronge son frein et proteste auprès de l’amiral Guépratte de l’inaction entretenue. De Robeck accepte, mais le commodore Roger Keyes émet une réserve sur la qualité de notre matériel pour ce genre d’opération, ce en quoi il a absolument raison. Du Petit-Thouars enrage. Le Bernoulli et le Joule continuent leur lassante faction, [la surveillance du détroit] tandis que deux sous-marins alliés ont pour mission de remonter le détroit jusque dans la mer de Marmara. Enfin, le 28 avril, l’officier de sous-marins français le plus ancien dans le grade le plus élevé reçoit de la part du commandant en chef britannique fervent de cette opération, un message destiné à l’amiral de Robeck et dont voici la traduction : "Informez le plus ancien des officiers de sous-marins français que, s’il considère la chose comme possible, un sous-marin pourra essayer de passer le détroit pour attaquer les navires entre Chanak et Nagara demain ; il devra revenir sitôt l’opération effectuée. Je désire savoir à quel moment il se propose de donner dans le détroit et quand il compte revenir. Avisez-le que deux sous-marins de la classe E [britanniques] ont dépassé Nagara." Le commandant du Joule ne cache pas sa joie et propose même à Defforges, [le commandant du Bernoulli] qui est l’officier le plus ancien, de prendre sa place.

    Message à l’amiral :

    "Le sous-marin Bernoulli entrera dans le détroit le 29 avril à 3 heures du matin et reviendra après le coucher du soleil, si possible." Comme prévu, le Bernoulli passe devant Kilid-Bahr [en face de Chanak sur la rive d’Europe] à 7 heures. Il est canonné par les Turcs et s’essaie au torpillage d’un torpilleur ennemi. Après Chanak, aucun navire ennemi n’est en vue. A force de lutter contre le courant, ses accumulateurs se sont vidés.  Le commandant du Bernoulli s’exprime ainsi :

    "Mon voyage n’est pas intéressant. J’ai été servi par une veine incroyable pour ne trouver ensuite que l’éternel torpilleur que l’on tente en vain d’attaquer."

    Le 30 avril, l’amiral adresse aux Français un message similaire au précédent :

    "Un autre sous-marin français peut, s’il le désire, exécuter les ordres contenus dans mon précédent télégramme."

    Cette fois, c’est au tour de du Petit-Thouars et du Joule. Il se fait donner tous les détails de l’expédition par Defforges qui expédie le message suivant :

    "Le sous-marin Joule entrera dans le détroit le 1er mai à 3 heures du matin et reviendra avant le coucher du soleil."

    Et tout se passe comme prévu. Sauf qu’au coucher du soleil, le Joule n’est pas rentré et il ne rentrera plus jamais. Le Joule est perdu corps et biens.  A deux heures du matin, [le 2 mai, donc] un message ennemi en clair donne : "Un sous-marin a sauté sur une mine en voulant forcer les détroits…"

    Les registres des pertes (en bâtiments) du SHM le donne perdu le 1er également, ceux des pertes en hommes ne portent pas de mention de date et lieu de disparition. 

    PORTRAIT DU LIEUTENANT DE VAISSEAU

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE

     Louis Aubert du Petit Thouars de Saint Georges

     Louis-Félix-Edmond-Marie Aubert du Petit Thouars de Saint-Georges est né à Loudun, le 7 février 1882, deuxième fils de Georges-Charles-Henri.  Il se destine tout jeune encore, par goût et par tradition de famille, à la carrière de marin. Une maladie grave contractée à Cannes où il passait l'hiver en 1894 avec ses parents, le conduit à toute extrémité. Résistant à l'attaque du mal, il se rétablit malgré toute espérance et reprend ses études dans le sein de sa famille. Sous la direction de l'abbé Lombard, devenu son précepteur, il travaille avec assuidité. Sa vocation pour la carrière de marin s'étant précisée en même temps que sa santé s'était affermie, sa mère se décide à se séparer de lui et à l'envoyer à l'école des Jésuites, à Saint-Hélier (Jersey) pour y suivre les cours de préparation à l'Ecole Navale.  A la suite d'une brillante préparation, il est reçu à l'Ecole Navale à l'âge de 17 ans où il entre le 1er octobre 1899, 18e sur 100 admis. Il en sort le 1er août 1901, avec le n°11, aspirant de 2e classe et effectue une croisière comme tel à bord du navire école, le Duguay-Trouin.  Promu aspirant de 1ère classe, le 5 octobre 1902, il embarque sur le Montcalm, escadre d'Extrême-Orient, puis sur la canonnière Vigilante (même escadre).  Enseigne de vaisseau, le 5 octobre 1904, il rentre en France et est embarqué sur le Condé, escadre du Nord, le 1er octobre 1905, puis sur le Léon Gambetta en 1906 jusqu'en septembre 1907.  Il repart alors en Extrême-Orient, embarqué sur l'aviso-transport Manche, commandant Rageot de la Touche, en mission hydrographique, division navale d'Extrême-Orient, jusqu'en mars 1908. Détaché au service hydrographique à Paris, du 7 avril au 7 juillet 1908.  Il embarque, le 27 juillet 1908, comme second sur le contre-torpilleur Cognée de l'escadre de la Méditerranée, sous les ordres du commandant Ollivier, y reste jusqu'en juin 1910 et, à suite d'une demande, il entre aux sous-marins de Bizerte, le 7 août 1910, à bord de la Circé, commandant en second jusqu'au 12 décembre 1911.  Promu lieutenant de vaisseau le 26 décembre 1911, il reçoit le commandement du sous-marin Monge du 1er juillet 1912 jusqu'à la fin de 1914. En congé de trois mois, l'ordre de mobilisation générale le rappela à Toulon. Il est alors adjoint, le 2 août 1914, au commandant du torpilleur de haute mer le Dehorter, à la tête d'une escadrille de sous-marins. En novembre 1914, il reçoit le commandement du sous-marin Joule à Bizerte. Jusqu'au début de mars 1915, Louis du Petit Thouars reste à Bizerte où il travaille avec acharnement à la mise en état de son sous-marin. Le travail effectué, il prend alors la mer et reçoit la mission de croiser en Adriatique pour surveiller et surprendre les mouvements de la flotte autrichienne devant Cataro où il se trouve à plusieurs reprises en situation difficile. 
    Lors de l'expédition des Dardanelles, il est appelé, le 15 avril 1915, à faire partie des forces navales sous les ordres de l'amiral Boué de Lapeyrère, et, le 28 avril, il reçoit l'ordre d'accomplir une mission périlleuse à l'intérieur des détroits : torpiller des transports turcs. Le Joule part le 1er mai pour ne plus revenir. Le 2 mai, un bâtiment anglais, l'Agamemnon envoyé à sa recherche, recueillait en surface un réservoir d'air comprimé ayant appartenu au sous-marin.Tout semblait indiquer que celui-ci, ayant heurté une mine dérivante, avait été ouvert en deux par l'explosion, et enseveli avec tout son équipage.

    Ainsi disparu à l'âge de 33 ans, entre Chanak et Nagara, Louis Aubert du Petit Thouars. Dans l'accomplissement de l'inexorable mission de combat qu'il avait reçu de ses chefs, il fit preuve d'une ardeur, d'une sérénité, d'une abnégation complète, apanage naturel des grandes âmes et des grands chefs. Dans un geste d'admirable générosité et de profonde pitié pour ceux qu'il emmenait avec lui à une mort à peu près certaine, l'héroïque commandant, avant de partir, confiait à sa mère adorée en quelques lignes d'adieu la noble mission de remettre, aux familles de tous ceux qui le suivaient, une somme d'argent qu'il prélevait sur son propre patrimoine, léguée aux descendants des héros dont il était le chef sublime. Magnifique manifestation de solidarité du chef et des exécutants devant le sacrifice accepté pour la Patrie.

      - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE*

    Louis AUBERT DU PETIT THOUARS de SAINT GEORGES
    le troisième à gauche sur le rang 2.

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    Texte de la citation à l’ordre de l’Armée -  (Journal officiel du 6 août 1915)

    « Le sous-marin JOULE a trouvé une fin glorieuse le 1er mai 1915 au cours d’une mission périlleuse dans le détroit des Dardanelles. Ayant touché une mine, a disparu avec tout son équipage ». Le sous-marin JOULE, parti pour franchir les détroits des Dardanelles et exécuter une reconnaissance offensive entre Chanak et Nagara le 1er mai, n’a pas reparu. Une dépêche ennemie, interceptée le 2 mai, informe qu’un sous-marin a sauté sur une mine en tentant de forcer les détroits.  

    Le JOULE est donc tombé au champ d’honneur au cours de l’exécution de sa mission.

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE

     

    L’ÉQUIPAGE

    AUBERT DUPETIT-THOUARS de SAINT GEORGES (L.C.M.F.), Lieutenant de vaisseau, commandant

     FORTOUL (G.L.), Enseigne de vaisseau, officier en second,
     GROSSETETE (Emile), premier-maître électricien, Saint-Malo, n° 4.881,
     HIPEAU (Emmont), second-maître électricien, Toulon, n° 5.839,
     SOLIER (Alphonse), second-maître patron pilote, Dinan, n° 939,
     JEANTET (Antoine), second-maître torpilleur, Bordeaux, n° 9.559,
     MADOUAS (Ambroise), second-maître mécanicien, Toulon, n° 5.158,
     KORELLOU (ou HORELLOU) (Corentin), quartier-maître électricien, Brest, n° 12.956,
     KORNER (Victor), quartier-maître électricien, 96.541-2,
     LE GROUIEC (Aristide), quartier-maître électricien, Paimpol, n° 26.693,
     CANN (François), quartier-maître électricien, 87.120-2,
     COLOME (Louis), quartier-maître électricien, 43.835-5,
     ARHURO (Charles), quartier-maître de manœuvre, Auray, n° 4.586,
     GARNIER (Adrien), quartier-maître de timonerie, 13.861-4,
     SEPTVANTS (Charles), matelot électricien, T.S.F., 31.118-1,
     SALAUN (Gaston), matelot électricien, 94.098-2,
     BOULIC (Michel), quartier-maître torpilleur, 83.629-3,
     CASANAVE (Pierre), quartier-maître torpilleur, 46.096-5,
     ILEGLION (Paul), quartier-maître torpilleur, 50.856-5,
     PETRESSANS (Jean), quartier-maître torpilleur, Bayonne, n° 953,
     PIGEAULT (Hippolyte), quartier-maître mécanicien, Cherbourg, n° 3.242,
     VAN PETEGHEM (Charles), quartier-maître mécanicien, 21.939-3,
     LAMOTTE (Henri), quartier-maître mécanicien, 31.044-1,
     ALLANIC (Jules), quartier-maître mécanicien, 20.798-3,
     SEGUINEAUD (Firmin), quartier-maître mécanicien, 13.577-4,
     BLANC (Yves), quartier-maître mécanicien, 20.341-3,
     FLOURET (Angel), quartier-maître mécanicien, 47.466-5,
     BORREIL (Samuel), quartier-maître mécanicien, 23.308-3,
     HAGNOUS (Jean), quartier-maître mécanicien, Bordeaux, n° 10.103,
     CASTANDET (Armand), quartier-maître mécanicien, 57.988-5,
     PINGAL (André), matelot cuisinier, 35.604-1,

     du sous-marin JOULE.

    Ont fait preuve d’un grand héroïsme en accomplissant une expédition des plus périlleuses. Sont morts à leur poste engloutis avec leur bâtiment.

    LE DETROIT DES DARDANELLES

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE - Un graulhétois

    Le détroit des Dardanelles est un passage maritime reliant la mer Égée à la mer de Marmara. Originellement, le terme de « Dardanelles » (et d'« Hellespont ») désignait les régions situées de part et d'autre du détroit. Par extension, le mot désigne aujourd'hui le détroit lui-même.

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE

    Monument commémoratif aux sous-mariniers - TOULON
    Situé à l'entrée du parc de la Tour Royale - " A la mémoire des sous-mariniers morts en service commandé "   Photo Laetitia FILIPPI 

    LA FICHE DU GRAULHETOIS DISPARU DANS LE SOUS-MARIN

     - 01/05/1915 - Sous-marin JOULE - Un graulhétois

    Identification
    Nom : BLANC Prénoms : Yves Armand Louis
    Informations militaires et Résistance
    Conflit : 1914-1918
    Grade, unité : Quartier-maître mécanicien - [Marine] - Joule (1911-1915)
    Sous-marin coulé le 1er mai 1915 dans les détroits des Dardanelles, après avoir touché une mine au cours d'une tentative d'attaque contre des bâtiments ennemis dans les parages de Nagara, 29 tués dont le cdt LV Louis Albert Dupetit-Thouars de Saint-Georges,
    Matricule au recrutement : 20341 - 3
    Naissance
    Date : 19/03/1891
    Département : 81 - Tarn
    Commune : Graulhet

    Adresses : En dernier Graulhet (81)
    Décès
    Date : 01/05/1915  (24 ans)
    Département : 998 - En mer
    Commune :
    Lieu, complément :
    Genre de mort : Mort lors du naufrage
    Mention Mort pour la France : Oui
    Jugement
    Date : 20/01/1919
    Département : 83 - Var
    Commune : Toulon

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  • Commentaires

    1
    papi Mougeot
    Lundi 4 Juillet 2016 à 11:08

    Extraordinaire rétrospective sur les horreurs de la guerre, de toutes les guerres ...

     

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