• - Le Château Ecole

    VISITE INÉDITE

    Dans les années 70

    - Le Château Ecole en 2015

    - Le Château Ecole en 2015

    Photos
    de l’École qui a été construite
    autour et dans le Château de Crins

    - Le Château en 2015

    Intérieur de l’École

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    Le patio

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    La salle dans l'ancien Château

    - Le Château en 2015

    - Le Château Ecole en 2015

    La balustrade du balcon

    - Le Château en 2015

    La terrasse

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    Vue sur la cour qui donne sur les berges du Dadou

    - Le Château en 2015

    La façade côté Dadou

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    L'entrée dans ce qui reste du Château

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    L'escalier

    - Le Château en 2015

     

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    Quelques chats vivent ici en toute quiétude soignés
    par Martine et Patrick les gardiens des lieux...ici Canaille !

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    La Tour des Comtes d'Aubijoux

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    Les platanes majestueux de la cour

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

     Merci à Martine MIRALLES et Patrick PRADELLES pour leur accueil et leur gentillesse


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  • - Le Château aujourd'hui

    LE CHÂTEAU - SOUS-SOL

    VISITE INÉDITE

     

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    Ancien escalier

    - Le Château en 2015

    - Le Château en 2015

    La proximité des eaux du Dadou font remonter l'humidité dans les pièces du sous-sol

    - Le Château en 2015

     Merci à Martine MIRALLES et Patrick PRADELLES


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  •  - Le Théron du Jourdain

    L'ancienne fontaine Place du Jourdain

     - Au non vieux temps


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  •  - Inauguration Mairie et kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

     - Inauguration Mairie et du kiosque

    C'est une date inédite - retrouvée aux archives municipales - dans l'histoire de notre ville : l'inauguration de l'hôtel de ville et du kiosque à musique : le dimanche 19 juillet 1908.

    MAIRIE : Sur l'emplacement actuel de l'Hôtel de ville se trouvait une école des frères maristes. C'est lors du Conseil municipal du 26 avril 1906 que se décida l'achat de ce bâtiment pour y construire l'Hôtel de ville.

    Voici tout d'abord une photo avant la construction de l'Hôtel de ville qui montre la cour de cette école.

    L'Hotel de Ville

    KIOSQUE : C'est par une décision du Conseil municipal en date du 9 juin 1907 que fut décidé de la construction d'un kiosque à musique selon le plan présenté par le Comptoir de Serrurerie à Lavaur.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

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    Graulhet vient de se doter d'un nouvel Hôtel de Ville et d'un kiosque situé sur la Place du Jourdain, qui fait la fierté de ses habitants. Félix JULIEN, le maire de Graulhet élu depuis 1906 décide d'organiser des fêtes pour l'inauguration de ces lieux emblématiques d'une ville : la mairie lieu de la démocratie et le kiosque lieu de réjouissances. Prévues tout d'abord en même temps que la fête nationale le dimanche 14 juillet 1908, cette inauguration est repoussée au dimanche 19 juillet en raison de l'indisponibilité du Préfet du Tarn...MÉMOIRES DE GRAULHET vous propose les correspondances inédites entre les différents invités politiques (maire, députés et sénateurs ) et l'Aéronaute Raoul PITAULT.

    La réponse du Préfet Monsieur Marie-Joseph GIRAUD
    au Maire de Graulhet : Félix JULIEN

    L'inauguration était prévue pour le dimanche 12 juillet 1908, le Préfet n'étant pas disponible, la fête sera déplacée à sa demande au 19 juillet .

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville

    Le KIOSQUE en lumière !

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    Réjouissances autour du kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

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    La réponse du Secrétaire de Monsieur EDOUARD ANDRIEU  : Député du Tarn

    Édouard Andrieu est un homme politique français né le 20 décembre 1862 à Albi et décédé le 9 juin 1944 à Albi. Avocat, il est conseiller municipal d'Albi en 1892 puis maire en 1897. Il est député du Tarn de 1898 à 1919, inscrit au groupe Radical-socialiste. Il est sénateur du Tarn de 1920 à 1936, inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

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     La réponse du Sous-Préfet Monsieur Armand-René ANDRIEU

    Je vous remercie bien vivement de votre aimable invitation pour le 19 juillet. Je serai très heureux de me joindre à Monsieur le Préfet pour assister à votre belle fête républicaine.

    Veuillez être l'interprète des mes sentiments de gratitude auprès du Conseil municipal de Graulhet et croire en ma sincère amitié

    Monsieur ANDRIEU

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    La lettre du Maire de Graulhet Monsieur Félix JULIEN
    au maire de Briatexte Monsieur Léon BERTRAND

      - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    Réponses des Sénateurs du Tarn

    Adrien Gay de Savary est un homme politique français né le 26 juin 1848 à Pampelonne (Tarn) et mort le 7 mars 1930 dans cette même ville : Avocat à Albi, il devient maire de cette ville de 1888 à 1890. Il est également conseiller général et, un temps, président du Conseil général. À la suite du décès de Jules Pajot, sénateur inamovible, il est élu sénateur du Tarn en 1898. Il reste en fonction jusqu'en 1927. Parlementaire très actif, il est président du groupe de la  Gauche démocratique de 1907 à 1911 et vice-président du Sénat de 1913 à 1916.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    Louis Vieu est un homme politique français né le 25 mai 1854 à  Toulouse et décédé le 9 août 1931 à Grenoble. Avocat à Castres, il est conseiller municipal en 1880 et maire de 1896 à 1912. Conseiller d'arrondissement en 1888, il est conseiller général en 1901. Il sera par la suite maire de Murat-sur-Vèbre et conseiller général du canton. Il est sénateur du Tarn de 1905 à 1931, inscrit au groupe de la Gauche démocratique. Il est secrétaire du Sénat de 1907 à 1909 et questeur de 1920 à 1925.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    RÉPONSE DU DÉPUTÉ PAUL GOUZY

    Paul Jules Gouzy est un militaire et homme politique français né le 18 mars 1833 à Rabastens et décédé le 25 juin 1919 à Toulouse. Il est élu député du Tarn (arrondissement de Gaillac) de 1898 à 1909 et sénateur de 1909 à 1919, inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    ACCORD DU SOUS-PREFET ANDRIEU pour l'ouverture des débits de boissons

    L'accord du Sous-Préfet ANDRIEU pour l'ouverture des débits de boissons toute la nuit du 19 au 20 juillet 1908.

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    LE COURRIER INEDIT DES AERONAUTES PITAULT

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

    Monsieur

    Devant exécuter le 27 juillet prochain une Fête Aérostatique comprenant le départ d'un de mes aérostats cubant 500 mètres cubes à Mazamet, non loin de votre ville, je viens par cette présente vous faire des offres pour organiser le dimanche suivant une fête identique et à des prix très minimes, vu que je serais dans la région.
    Je peux organiser une Fête des plus grandioses comprenant tout un programme des plus variés, dont veuillez trouver ci-joint, et le principal attrait sera vers 4 heures de l'après- midi le départ du superbe ballon " La Ville de Graulhet " cubant 500 mètres et piloté par moi-même.
    Je dois vous dire que je suis très connu en Aéronautique tant en France qu'en Étranger  et que je suis délégué(r) spécialement pour organiser une Fête Aérostatique à Mazamet à l'occasion de l'inauguration d'un monument, inauguration devant avoir lieu sous la représentation du Gouvernement par Messieurs CRUPPI et Tomshon Ministres.(1)

    A Mazamet la ville m'accorde la fourniture du gaz nécessaire au gonflement de l'Aérostat, plus la somme de 400 francs pour tous les divers frais.
    Si vous le désirez, Messieurs, je puis en organiser une identique au prix de 175 francs, fourniture de gaz par vous, et cela comme j'ai l'honneur de vous le dire, plus haut, parce que je suis dans votre région.
    Si vous aviez même un endroit clos, vous pourriez faire des entrées payantes, cela ferait beaucoup de bénéfices pour votre comité organisateur.
    J'espère Messieurs, que vu la grande attraction de cette fête et la minime somme que je vous demande, avoir entière satisfaction et dans l'attente de vous lire.
    Veuillez agréer, mes bien sincères salutations.

    Raoul PITAULT

    PRÉCISIONS

    (1) - Le 25 octobre 1906, Georges CLEMENCEAU, alors ministre de l'Intérieur et homme fort du Parti Radical, est appelé à la présidence du Conseil par le Président de la République Armand FALLIERES. Il forme un gouvernement qui va durer près de 3 ans, une longévité assez rare sous la III République. Georges CLEMENCEAU bénéfice de plus d'un fort soutien à la chambre des députés (337 députés et 57,6 % de sièges). Ce gouvernement sera confronté à une période charnière pour le régime : il s'agit d'un côté d'entériner le caractère laïc de la République, et de l'autre, de faire face aux mouvements sociaux qui se développent et prennent un tour de plus en plus radical.
    Parmi les ministres présents à Mazamet : Le Ministre du Commerce et de l'Industrie Jean CRUPPI né à Toulouse le 22 mai 1855 et le Ministre de la Marine : Gaston THOMSON (mal orthographié dans le courrier) né le 29 janvier 1848 à Oran (Algérie).

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    Je n'ai pas retrouvé davantage de précisions sur ces festivités

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

       Création MÉMOIRES DE GRAULHET    
     Reproduction interdite  

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque

     - 19 juillet 1908 : Inauguration de  l'Hotel de Ville et du kiosque


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    - Le barrage de MIQUELOU

     

    - Le barrage de MIQUELOU

     

    - Le barrage de MIQUELOU

    21 avril 1929

    - Le barrage de MIQUELOU

     - Le barrage de MIQUELOU

    Image satellite du barrage Maurice DEGOVE

    Un projet de barrage est émis dès 1923 par la Municipalité TIGNOL.

    Le 28 avril 1927 l'ordre de service est donné à l'entreprise CHABAL & Compagnie. Les travaux débutent sous le contrôle de l'ingénieur graulhétois Maurice DEGOVE (décédé en 1928 - sa tombe est au Cimetière Saint-Roch).

    - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    Poème de Jeanne CHABAL, épouse du Chef des travaux Henri CHABAL
     (originaire de l’Aude, Sud-Tarnais par sa mère
    Ingénieur de l’École Centrale de Paris, promotion 1892)
    en l'honneur du Barrage Maurice DEGOVE adressé au Maire de Graulhet

    "...Sûre de l'avenir mais au passé fidèle

    Heureuse la Cité qui croit et se souvient..."

    - Le barrage de MIQUELOU


    Dès le 1er juillet 1928 la mise en eau commence et dès la fin septembre on procède à la première distribution de l'eau du barrage.

    Le plan d’eau est long de 1 km, large de 175 m maximum (à la digue), profond de 23,50 m.maximum. Sa capacité est de 513 000 m3.

    Il est parcouru par le ruisseau du Verdaussou et par deux petits affluents rive droite (ruisseaux de Nestar et de la Jansounié). La retenue est alimentée principalement par le ruisseau du Verdaussou, 400 m en aval de la confluence avec le ruisseau de Nestar

    L'inauguration officielle a lieu le 21 avril 1929 la cérémonie s’est terminée par un banquet républicain servi par l'hôtel DURAND sous la Halle aux grains. 

    - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    Merci à Robert P.
      Les cartes anciennes 

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

     LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

     - Le barrage de MIQUELOU

    - Le barrage de MIQUELOU

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les 15 cartes postales anciennes et modernes

    Les cartes plus récentes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les cartes postales anciennes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les cartes postales anciennes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les cartes postales anciennes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les cartes postales anciennes

    LE BARRAGE MIQUELOU : les cartes postales anciennes

     


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  • - Le Train
    - Le Train

    Retrouvez ici l'histoire du train à Graulhet, les cartes postales illustrées, un ensemble complet de photos rares ou inédites et un important article sur la Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis

     - Le Train

    - Le Train

    Retrouvez pour la première fois l'intégralité du décret du 25 juillet 1893 la convention d'exploitation de la ligne tramway entre Graulhet et Laboutarié et son cahier des charges : Cliquez sur le lien ci-dessous

    Décret du 25 juillet 1893 - Convention et cahier des charges

    Vous trouverez la première page du Journal Officiel du 27/07/1893 version originale et le texte retranscrit pour vous pour une meilleure lisibilité ! En effet le fac-similé du Journal Officiel du 27 juillet 1983 est pratiquement illisible.

    La convention et le cahier des charges sont rédigés en termes administratifs, c'est souvent rébarbatifs mais vous découvrirez entre autre l'étonnant tableau des tarifs ainsi que la liste des stations ou haltes entre Laboutarié et Graulhet dont voici la liste !

    Graulhet (station)

    Ferran (halte)

    Saint-Hilaire (halte)

    Le Bruc (halte)

    Montdragon (halte)

    Laboutarié (station). 

    ⇓ Les horaires (tableau paru dans l’Écho du Dadou)

    - Le Train

     Article paru dans l’Écho du Dadou

    - Le Train

     

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    L'HISTOIRE DU TRAIN

    - Le Train

     ⇑ Rare photo

    Graulhet n'est à la fin du XIX siècle relié à aucun des grands réseaux de chemin de fer. La gare la plus proche, Laboutarié (Compagnie du Midi) est à treize kilomètres. Pour rompre cet isolement qui freine le développement économique, plusieurs projets de voies ferrées sont étudiés successivement pour aboutir en 1895 à la création de la "Compagnie des Chemin de Fer à Voie Étroite et Tramways à Vapeur du Tarn" (TVT).

    Cette compagnie privée va exploiter un réseau de 46 Km à petit écartement des rails, 0,60m, comprenant les lignes :
    - Graulhet Laboutarié, ouverte en 1895
    - Graulhet à Lavaur, ouverte en 1903
    - La Ramière à Saint- Sulpice, ouverte en 1925.

    Une dernière ligne, joignant Saint-Sulpice à Salvagnac, déclarée d'utilité publique en 1913, ne fut jamais terminée.

    ⇓ Les rails dans Laboutarié

    L'Avenue de Graulhet à Laboutarié

    LE TRAIN

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

      Donation Amélie Galup, ministère de la Culture (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine) diffusion RMN

     Rares photos - Gare de Laboutarié ⇑

    LE TRAIN

    Le service est assuré, pour chaque ligne, par trois allers et retours quotidiens, deux après la guerre. Des trains supplémentaires sont mis en route pour écouler le trafic marchandises constitué essentiellement de matières premières aux mégisseries.

    Entre Laboutarié et Saint-Sulpice le voyage dure deux heures trente pour quarante kilomètres !


    Le matériel est fourni par la société Decauville et comprend des locomotives à vapeur.
    Le dépôt de Graulhet abrite également trois locomotives Weidknecht. Après 1925, une automotrice Berliet à essence assure le parcours La Ramière-Lavaur.
    Victime de la crise mondiale de 1929 - Graulhet est un centre d'échange de peaux d'Argentine, d'Australie et d'Afrique - de son archaïsme et de la concurrence routière, le réseau est fermé au soir du 30 juin 1937. Les locomotives à vapeur auraient été vendues au Congo et au Gabon, le reste du matériel est livré aux ferrailleurs. La voie est entièrement démontée.

    La ligne La Ramière à Saint-Sulpice eut une existence particulièrement brève. Ouverte au trafic le 11 avril 1925, elle fut exploitée par autocar à partir du 20 juin 1931.

    GRAULHET

    LES CARTES ILLUSTRÉES PAR LE TRAIN 


    ⇓ Avenue de LAVAUR 

    Le train arrive à Graulhet devant le fameux Hôtel CLAVEL
    3 cartes différentes !

    Quelques précisions sur cette première carte annotée par l'expéditeur en 1906: sur la droite : Maison de François MOREL candidat à la députation (actuellement Étude de Maître Lacazedieu)

    LE TRAIN

    LE TRAIN

    LE TRAIN

    Les traces des rails dans GRAULHET

    ⇓ Carrefour Saint-Projet

    LE TRAIN

    ⇓ On arrive à la Caisse d'Epargne

    LE TRAIN

    ⇓ On traverse le Place du Jourdain et on arrive sur le Pont Neuf

    LE TRAIN

     Enfin la gare !

    ⇓ Les cartes de la gare de Graulhet 

    LE TRAIN

    ⇓ Côté voies ( actuellement dans le " Stade")

    LE TRAIN

    LE TRAIN

    ⇓ Côté Avenue Amiral JAURES

    LE TRAIN

    Pendant la grande grève de 1909-1910

    La gare est un endroit stratégique, occupée par les grévistes pour empêcher le départ des trains mais qui sera protégée par les troupes militaires. De nombreux heurts se sont déroulés à la gare (voir article sur la grève)

    ⇓  Les cartes éditées pendant la grève

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

    L'histoire des Tramways à Vapeur du Tarn (TVT)

                       Ce réseau des Tramways à vapeur du Tarn exploité par la Société des Chemins de Fer à voie étroite (0,60) et Tramways à vapeur du Tarn   ( S.T.T.), qui ne doit pas être confondu avec celui des Chemins de fer départementaux du Tarn, fut concédé par les décrets des 25 juillet 1893, 5 décembre 1900 et 15 février 1913.

    La première ligne, mise en service le 8 juillet 1895, reliait Graulhet à Laboutarié-Midi, 13 km, en suivant la route. La seconde, partant également de Graulhet, en direction opposée, desservait Briatexte, point où elle quittait la route pour continuer à suivre, sur plate-forme indépendante, la vallée du Dadou jusqu’à La Ramiére (km 14) au carrefour des routes de Lavaur à Parisot et de Saint-Sulpice à Graulhet. De cette gare, elle prenait la direction du sud en suivant la route jusqu’à Lavaur, où elle traversait la ville pour gagner la gare P0. (km 21).

    Cette ligne fut mise en service le 25 mai 1903, suivie seulement en 1926 par le tronçon La Ramière-Saint-Sulpice-la-Pointe P.O. (13 km). Ce réseau devait être complété d’une troisième ligne qui devait atteindre Salvagnac en direction du nord. Elle ne sera jamais réalisée.

    Ce réseau sera complété par une ligne à voie de 0,60 m à traction hippomobile de Laboutarié à Réalmont dans le Tarn, ouverte en 1905. Cette ligne d'une longueur de 5 km sera exploitée par la Compagnie des Tramways de Laboutarié à Réalmont (T.L.R.). Déclassement du T. L. R. et remplacement par un service d’autobus en 1933.

    Avant l’ouverture de la dernière section le réseau était desservi par trois Allers et retours de Graulhet à Laboutarie . Deux Allers retours pour Lavaur en plus de 1 h 30. L'ensemble des lignes disparut vers 1936. Au cours des années précédentes le service des voyageurs était déjà assuré par autobus en dehors des jours de marché et de la desserte de Lavaur à La Ramière par deux allers retours d’autorail en 20 minutes seulement.

     

    LE TRAIN

     Le parc de ce réseau à voie de 0,60 m comportait au début 3 locomotives Decauville de 10 tonnes, type 0-3-1 T, complété lors de l’ouverture des autres tronçons par 3 Weidknecht type 2-3-0 T de 11 tonnes et d’un autorail Berliet à bogies, livré en 1925 ; le matériel remorqué, entièrement sur bogies, comprenant 11 voitures, 4 fourgons et 51 à 57 wagons.

    Action de la Compagnie des Chemins de Fer à voie étroite 

     LE TRAIN

    SOURCES : Vous pouvez consulter le site
    CHEMIN DE FER TOURISTIQUE DU TARN

    site http://www.cftt.org 

    Site particulièrement intéressant. Les textes ci dessus sont directement issus de ce site ainsi que la carte du parcours et la reproduction de l'action. Cartes postales : collection François et Marcel MAZENS - Je remercie Monsieur Jacques DAFFIS le président  de l'association Chemin de Fer Touristique du Tarn.

    Deux rares cartes photos

    LE TRAIN

    LE TRAIN

     Sur cette carte photo

    Debout de gauche à droite

    Bourrel - Soulié - Juillié - Marquet - Cloup - Lacome - Fallières - Cloup

    Accroupis de gauche à droite

    ? (surnom Menu) - Jules Blatgé - Gleizes - Pastre - Pujol

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    PHOTOS RARES
     INÉDITES

     La gare côté Voies

     - Le Train

    ⇓  Wagons le long de l'actuelle Avenue Amiral JAURES

    - Le Train

    - Le Train

    ⇓  Locomotive devant la gare

    - Le Train

    ⇓  Wagons

    - Le Train

    - Le Train

    - Le Train

    SOURCES : Vous pouvez consulter le site
    CHEMIN DE FER TOURISTIQUE DU TARN

    site http://www.cftt.org 

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    La Société des Tramways à vapeur du Tarn
    par Martial Respaut et Jacques Chapuis

     La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis


    Article majeur et conséquent mais quasi introuvable publié dans la revue
    " Chemins de fer régionaux et urbains n° 190 de 1985 " sur les tramways à vapeur du Tarn. MEMOIRES DE GRAULHET vous propose d'en lire les extraits concernant la ville de Graulhet.

    .../...

    SECTION GRAULHET - LABOUTARIE (12,718 km)

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuisle tracé de LABOUTARIE à GRAULHET

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis

    L'inauguration eut lieu le dimanche 30 juin 1895.

     Ouvrages
    Aucun ouvrage d'art sur cette section, mis à part quelques allongements de buses sous la chaussée.
    Description de la ligne.

    L'avant projet prévoyait le départ de la ligne sur la place du marché de Graulhet, dite place du Foirail, mais devant l'opposition de la municipalité, la Compagnie acheta à M. Albigot, au lieu dit La Portanelle, une bande de terrain d'un peu plus de 300 mètres de longueur. Cet emplacement n'est alors couvert que de champs et l'avenue qui sera tracée, plus tard, le long de la gare n'existe pas encore. La cour des voyageurs est reliée au Pont Neuf par un court chemin.

    La ligne quitte la gare par une courbe, à droite, de 50 m de rayon et gagne la partie droite de la route GC n° 86 (actuellement N 631) où elle est établie, sur tout son parcours jusqu'au pont du Midi à Laboutarié, en rails noyés en bordure de la chaussée. Au Pk 10,995 65 - les points kilométriques étant décomptés à partir de Laboutarié - se trouve la halte de Ferran, à l'angle de la route et du chemin desservant cette localité. Toujours à droite et sur l'emprise routière la ligne traverse le ruisseau de Mariote, avant la halte de Saint Hilaire (Pk 7, 235 35), près du hameau et du chemin de St Hilaire à St Mémy. La route se poursuit, presque en ligne droite, avec des courbes de 600 à 4 000 m. Peu après Saint Hilaire, traversée du ruisseau du Bouquet d'Aze. La vallée se resserrant, la route se rapproche du Dadou et, après des courbes de 950 et 550 m, la ligne dessert la halte de Bruc (Pk 5,540), sans évitement au coin du chemin de Bruc à Sieu ; entre cette halte et le Pont Vieux se trouvent des courbes plus nombreuses (une de 1 200 m, trois de 200 m et une de 400 m) et la petite rampe déjà mentionnée La voie traverse le ruisseau de Labit avant le hameau du Pont Vieux puis continuation en ligne droite et rayon de 2 000 m ; halte de Montdragon (Pk 3.P05 15) au chemin conduisant au villaqe sur le coteau. Peu après traversée du village de Laboutarié simple arrêt avec abri et franchissement du ruisseau d'Assou sur le pont routier de 12 m d'ouverture. A la sortie du village une courbe de 225 m précède la dernière ligne droite.Plusieurs arrêts furent créés postérieurement à la mise en service, notamment celui de La Ventenayé près de Ferran et au Pont Vieux.

    SECTION DE GRAULHET - LAVAUR (20,870 km)

    L'ouverture de cette section a eu lieu en deux étapes : pour les voyageurs le 26 mai 1903 et pour les marchandises le 26 octobre suivant.

    Caractéristiques de la section

    Le profil en long comporte quelques rampes ayant nécessité des travaux de terrassement assez importants (10 000 m3 au col d'Ambres).
    De nombreux ouvrages d'art doivent être soit modifiés (ouvrages routiers) ou construits spécialement, les plus importants sont :

    La modification d'une arche du Pont Saint Jean, dit aussi Pont Neuf, à Graulhet ;
    L'élargissement du pont du Verdaussou, dans Graulhet ;

    La construction du viaduc sur le Dadou, à Briatexte : pont métallique à poutres droites, espacées de 2,60 m, de 3,00 m de hauteur, en quatre portées de 23,20 m aux extrémités et de 29 m pour les travées centrales. Le niveau des rails, à la partie supérieure des poutres, se trouve à environ 24 mètres au dessus du lit du Dadou ; de part et d'autre de la voie sont aménagés deux trottoirs en bois, en encorbellement, la distance entre les garde fous étant de 4,00 m. Cet ouvrage a été réalisé par les Établissements Daydé et Pillé, 29, rue de Châteaudun à Paris avec ateliers à Creil ; les épreuves eurent lieu le 30 avril 1903 avec un train composé de 2 locomotives et de 6 wagons de ballast chargés à 14 tonnes brutes chacun. La proximité de la gare de Briatexte a conduit à établir la culée de ce côté en éventail ;
    Élargissement du pont routier de La Ramière sur le Dadou ;
    Construction d'un passage routier supérieur, à tablier métallique, sur la tranchée d'Ambres.
    Élargissement du pont routier à trois arches sur l'Agout ;
    Modification du pont métallique sur la ligne Midi à Lavaur.

    Description de la ligne
    Traversée de Graulhet

    Pour la mise en service de cette section la gare de Graulhet va subir d'importantes extensions. En la quittant par une courbe de 60 m de rayon, la voie prend l'accotement droit du Chemin de Crins (Allée des Mûriers) puis coupe le boulevard de la gare (Amiral Jaurès) qu'il suit un moment à droite et atteint le pont Saint Jean par une courbe de 40 m et la traversée du boulevard ; le passage sur ce pont nécessita la démolition de l'escalier descendant à la rivière et la reconstruction d'une arche pour améliorer la courbe. Laissant le square de la gare (Foch) sur la gauche, traversant le pont et la place du Foirail, dite aussi du Jourdain, la voie, à gauche dans la rue Gambetta, attaque la rampe, passe devant la Caisse d'Épargne et, par une courbe de 40 m, traverse le ruisseau du Verdaussou. Par une autre courbe, de 50 m, dans la rue Gambetta, la voie passe de gauche à droite, traverse en courbe de 40 m le carrefour de la rue Saint Projet et de la route de Carcassonne (D 84 actuelle) et, suivant la droite de la rue de la République (Charles de Gaulle) arrive à l'arrêt de Graulhet -St Projet (Pk 13,513 de Laboutarié et 0,792 20 de la gare de Graulhet).
    .../... La Compagnie demanda, le 7 janvier 1903, la création d'une voie de garage à la sortie de Graulhet, pour le retrait de la machine utilisée éventuellement en double traction, mais la municipalité s'y opposa pendant longtemps. Les machines Decauville développant un effort de traction de 2 400 kg, pouvaient théoriquement remorquer 40 tonnes, machine non comprise....

    LES GARES

    Comme indiqué précédemment, le réseau comportait 7 gares : Graulhet, la plus importante, centre de l'exploitation ; 3 gares de jonction au grand réseau : Laboutarié, Lavaur, Saint Sulpice sur Tarn ; une d'embranchement : La Ramière et deux de passage : Briatexte et Saint Lieux les Lavaur.

    Gare de Graulhet.

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis

    Trois stades successifs marquèrent l'évolution du réseau la première modification entraînant une véritable reconstruction, la seconde se limitant à des aménagements.
    Première situation : La gare avait alors un BV (Bâtiment voyageurs)  de 21,10 m de longueur sur 8,10 m de largeur, comportant un étage fortement mansardé comprenant cependant un logement pour le chef de gare. Le rez-de-chaussée était aménagé avec salles d'attente, hall d'accès avec guichet, banc à bagages, kiosque à journaux et tabac, ainsi que les bureaux du chef et du téléphone, dans la partie Nord, ces bureaux étant séparés par l'escalier, avec accès également par le pignon, du logement de l'étage.
     

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis

    Dans le prolongement de ce BV, au Nord, une remise, en bois, de 25 m sur 5 m utiles avait reçu une voie pour le remisage de deux voitures ; elle était prolongée par un local de 5 x 4 m sur cave. Dans le projet initial cette remise aurait du être installée le long de la propriété de M. Bonnet, en face de la gare de Laboutarié.
     

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis

    Plus loin, du même côté de la voie principale, une halle à marchandises en bois, avec auvents A l'extrémité Sud de la voie principale se trouvait une remise à machines, en bois, de 15 x 4,84 m, précédée d'une plaque tournante ; un atelier de 10,52 x 4,84 m était accolé à la remise.
    Enfin, au Nord de la cour des voyageurs, un petit bâtiment de 6,72 x 3,34 m abritait la pompe qui puisait l'eau dans un puits voisin pour alimenter le château d'eau proche de la remise à machines. L'alimentation en eau constitua longtemps une pomme de discorde entre la Compagnie et la municipalité ; l'eau du puits avait une teneur élevée en calcaire d'où plusieurs projets de recours à l'eau de la Ville qui échouèrent successivement : la STT demandait un raccordement direct et on lui proposait de se raccorder à une mégisserie, puis elle souhaitait un tarif inférieur à celui finalement proposé, etc. La Ville il est vrai avait d'énormes problèmes d'adduction d'eau qui ne seront résolus que bien plus tard. En attendant un puisage directement dans le Dadou fut réalisé, avec construction d'une station souterraine de pompage et conduite de refoulement traversant le jardin dit « Square de la Gare ». Finalement l'eau du Dadou étant de plus en plus polluée par les mégisseries et la distribution urbaine s'améliorant, l'alimentation des machines fut assurée, à partir de 1929, par un branchement direct sur le réseau de la ville.
     

    La Société des Tramways à vapeur du Tarn par Martial Respaut et Jacques Chapuis


    Seconde situation : La mise en service de la ligne de Lavaur allait entraîner un accroissement de trafic et de matériel qui nécessitait une adaptation des moyens dont disposait la gare de Graulhet. Le BV fut surélevé pour obtenir un premier étage non mansardé et permettre le transfert du siège de l'exploitation précédemment à Laboutarié qui occupait deux pièces de l'étage, l'appartement du chef de gare en comptant cinq plus une cuisine, si, toutefois, les plans en notre possession sont conformes à la répartition réelle.
     
    Les anciens bâtiments en bols, remise et atelier, furent transférés à Lavaur et remplacés par un bâtiment en dur de 32 x 10,20 m ; la moitié, côté Nord, recevant trois voies permettant de remiser côté voie et côté ville, de 25 m de longueur, était encadrée par des quais hauts de 10 et 15 mètres. Au-delà, la voie longeant la halle côté ville desservait un important quai découvert.
    machines, l'une des voies étant plus courte pour laisser la place au local abritant la machine motrice de l'atelier; celui-ci occupait toute la moitié Sud et était desservi par le prolongement de la voie centrale ; un bâtiment annexe de 4 x 6 m servait de magasin.
    A l'extrémité de la voie en cul de sac, longeant le BV, un bâtiment en dur, de 16 x 7 m avait été installé pour recevoir les ateliers de menuiserie et de peinture.
    La halle aux marchandises fut simplement allongée, en couvrant le quai de 10 m côté Sud et en le prolongeant par un bureau, en bois, de 5 x 5 m. Une seconde voie fut mise en place le long du grand quai découvert.
    La remise à voitures, à l'extrémité du BV, reçut, probablement vers cette même époque une seconde voie, tandis qu'en 1916 le plan des voies fut remanié pour la desserte de la halle et du quai avec installation d'une traversée jonction double.

    Troisième situation :  En 1928 une délibération du Conseil Général du Tarn, en date du 9 mai, faisant suite une demande de la STT qui avait acquis une bande de terrain au-delà de la voie principale, concerne de nouvelles modifications. Il est prévu de remplacer la halle primitive, en bois et en mauvais état, par l'installation en béton armé d'un quai couvert de 60 m de longueur, englobant l'ancienne voie principale, celle-ci étant remplacée par une nouvelle ; à ce quai couvert s'ajoutait, en prolongement, un quai découvert de même longueur.
    Au-delà de la nouvelle voie principale étaient prévus une remise pour 4 voitures et un atelier de charpentier. A l'extrémité Nord une nouvelle voie devait recevoir le pont bascule, transféré de son ancien emplacement.
    Devant le dépôt un pont tournant de 6,50 m devait remplacer l'ancienne plaque afin de pouvoir tourner l'auto-motrice reçue en 1925. L'ensemble comportait l'implantation de 585 m de voies nouvelles.
    Toutefois le déficit apparu en 1929 mit un sérieux frein à ces travaux ; La halle fut simplement consolidée et allongée, mais en conservant le quai de 5 mètres de largeur, au lieu des 8 prévus et 14 m de largeur totale en englobant une voie. Au dépôt l'ancien local du moteur fut aménagé en vestiaire, lavabos et douches. Sur le nouveau terrain ne fut posée qu'une voie provisoire ayant servi aux terrassements.
    En 1932 un garage de 6,80 x 3,38 m est édifié dans la cour des marchandises pour le camion utilisé pour les livraisons à domicile.
    Actuellement : Une grande partie des emprises de la gare a été transformée en jardin public et en terrain de sports ; les seuls bâtiments qui restent sont le dépôt qui abrite des équipements sportifs et le BV, utilisé comme club omnisport de la Ville et logements en fonction.

    Haltes diverses.

    Toutes les haltes de la première section se trouvaient en bordure de la route, la voie principale, rectiligne, restait en bordure de la chaussée, une voie d'évitement ou destinée à recevoir les wagons à charger ou décharger, avait une longueur de 85 et 91 m pour Ferran et Montdragon, de 58 m seulement, toujours entre aiguillages, pour Saint Hilaire. Cette voie était bordée, du côté opposé à la route, d'un emplacement empierré de 4 à 6 m de largeur, pour accueillir les véhicules de la clientèle venant charger ou décharge des wagons, et régnant sur une plus ou moins grande longueur. Sur cette section les abris, implantés à l'extrémité de l'évitement du côté de la route donnant accès à la localité desservie, n'avaient que 4 x 1,80 m, ouverts côté voie, avec toit à une seule pente et banc au fond.
    Sur la section de Graulhet à Lavaur les abris des haltes avalent été améliorés : de 4,00 x 2,30 m sur dalle béton, ils avaient des petits côtés en briques, le fond restant en bois, la façade ayant une porte centrale avec des pans pleins, en briques sur ossature en bois, de part et d'autre.
    Enfin existait encore un troisième modèle dont les extrémités étaient en briques mais avec ouverture de chaque côté et simples refends de part et d'autre des deux ouvertures, en bois ne descendant pas jusqu'au sol et abritant deux bancs

    EXPLOITATION

    L'exploitation de la section Laboutarié- Graulhet fut, dès son ouverture, des plus active mais avec des méthodes de travail assez artisanales.
    Comme la plupart des réseaux de cette catégorie, les autorités locales, à la demande des habitants de fermes ou de hameaux, avaient tendance à demander une multiplication des arrêts tandis que la STT s'efforçait de les refuser en en faisant ressortir les inconvénients sur la marche des trains et les prix de revient. Parmi les modifications notons, au passage, la création des arrêts de La Ventenayé et du Pont Vieux, déjà mentionnés, sur Laboutarié ; un arrêt demandé à Mariote, fut refusé, étant trop près de Saint Hilaire

    ACCIDENTS

    Les accidents touchant des personnes, souvent âgées ou handicapées, circulant sur la voie ou commettant des imprudences, furent le lot de tous les réseaux ; à partir des années vingt vinrent s'y ajouter les collisions avec les véhicules routiers à moteur conjointement à ceux des voitures à chevaux ou dus à des animaux.
    Les quelques déraillements ne furent jamais graves et il semble bien qu'il n'y eut pas de victimes parmi le personnel du réseau.
    A titre documentaire, pour situer l'ambiance de l'époque et, aussi, parce qu'il eut pour théâtre la partie de la ligne maintenant réutilisée par le Chemin de fer Touristique du Tarn, nous rapporterons un déraillement survenu le 28 avril 1925 : la machine Decauville n° 2 du train 16, parti de Graulhet à 10 h 35, dérailla une première fois à l’entrée de la gare de Saint Sulpice, le bissel ayant quitté les rails en entraînant la rupture d'une «chandelle» du ressort. Le mécanicien n'ayant pas aussi à remplacer la pièce, cala le rassort avec un taquet de bois et le train put repartir à 20 h 25, avec 1 h de retard, pendant que l’unique employé de Saint Sulpice en avisait Graulhet par téléphone. Le train arriva sans encombre à un point situé à Giroussens et Les Martels, sensiblement à l'endroit où cette machine avait déià déraillé le premier jour de l'exploitation. Cette fois six roues sortirent des rails. Le mécanicien, le chauffeur et le chef de train se mirent à l'œuvre mais ne purent réussir à remettre la machine sur les rails, le vérin s'enfonçant dans la terre meuble du remblai tandis qu'un fer à « U » se brisait. N'ayant pu aboutir, le chef de train partit, à pied, à La Ramière (3 600 m) demander le secours par téléphone mais ne put obtenir de réponse, le personnel de garde à Graulhet s'étant absenté. Il se rendit alors à Giroussens pour louer une voiture afin de rapatrier les six voyageurs du train. Pendant ce temps une personne de Graulhet dont le mari était dans le train, ne voyant pas arriver celui-ci, loua une autre voiture pour aller à sa rencontre. A Briatexte elle trouva le Chef de section VB et un cantonnier qui attendaient le train, les prit dans la voiture et le groupe se dirigea vers Saint Lieux où ils apprirent que le train était passé ; revenant vers Briatexte. Le Chef de section eut l'idée de s'arrêter du côté des Martels et retrouva le train en détresse. Retournant enfin à Graulhet grâce à la voiture, il avisa le Chef d'exploitation, le Chef de dépôt et trois ouvriers qui partirent avec une machine de secours et un wagon chargé du matériel nécessaire au relevage. Celui-ci effectué les deux trains arrivèrent à Graulhet à 7 h 46 après avoir croisé le train 11 à La Ramière. D'après l'enquête, le déraillement à Saint Sulpice avait pour origine l'absence de surécartement dans la courbe d'entrée. Il fut reconnu que les agents du train avaient fait tout ce qui était en leur pouvoir, mais ceux d'astreinte à Graulhet furent sanctionnés pour faute lourde : manque d'avis au responsable du retard anormal du train et absence injustifiée.

    SERVICE DES TRAINS

    Jusqu'à la Guerre 1914-1918. la marche des trains s'élevait à 4 circulations dans chaque sens, entre Graulhet et Laboutarié, donnant et relevant les correspondances des trains d'AIbi ou de Castres. Pour éviter que les convois de Graulhet et le tramway à chevaux de Réalmont se trouvent simultanément sur les voies parallèles et entrecroisées à l'entrée de Laboutarié, la voiture de Réalmont passait 20 minutes après le premier train venant de Graulhet, 7 minutes avant le second, 3 après le troisième et 15 après le quatrième ; inversement la voiture de Réalmont quittait la gare 2 minutes avant les deux premiers trains et la quatrième et 10 avant le troisième.
    En 1903 des trains spéciaux eurent lieu, notamment les 27 et 28 septembre pour l'inauguration, par le Ministre de la Marine Camille Pelletan de la statue de l'Amiral Jaurès et de divers bâtiments de la Ville de Graulhet un train transportant le Ministre et sa suite, un autre les Sociétés de musique, d'autres, enfin, la foule attirée par la manifestation. D'autres trains spéciaux étaient mis en marche pour les Fêtes de Lavaur, de Briatexte, de St Hilaire, etc C'est ainsi que pour les fêtes de Lavaur, en cette année 1903, en plus des trains normaux du samedi et du dimanche, 4 circulations durent être organisées, dont 2 pour le rapatriement du matériel.../...Ces trains spéciaux ramenant à Graulhet les joyeux fêtards restent dans les souvenirs des anciens cheminots, hélas peu nombreux aujourd'hui; d'autres trains reçurent des surnoms, tels celui « des laveuses » surtout fréquentés par ces ménagères allant laver leur linge à Saint Hilaire ou le Dadou n'était pas encore pollué par les mégisseries ; sa fréquentation était telle qu'un ou deux wagons plats devaient être réservés pour le transport des paniers de linge.
    L'année 1907 sera troublée par une grève des ouvriers des mégisseries ; une autre grève de ce genre dura 4 mois à la fin de 1909, ayant nécessité la protection de la Troupe en gare de Graulhet et sur les trains transportant les peaux jusqu'à Laboutarié. Les seules conséquences pour la STT fut une diminution des dividendes versés en fin d'année aux actionnaires .Pendant la Guerre 1914-1918 l'arrêt dos trains de voyageurs provoqua une paralysie totale, suivie d'une reprise partielle avec 2 AR les lundis, jeudis samedis, puis les dimanches
    De 1925 à 1930 les horaires des trains de voyageurs changeront peu. les variations de quelques minutes étant fonction des modifications des trains du Midi. Cette année 1930 est la dernière au cours de laquelle le service sera intégralement assuré par le rail.

    LE TRAFIC MARCHANDISES

    Le principal trafic avait lieu entre Graulhet et Laboutarié qui fut toujours la section la plus rentable.
    Le principal trafic portait sur le québracho, bois d'Amérique du Sud et particuilièrement d'Argentine dont on extrait le tannin qui, par la sulfitation, inventée par Robert Lepetit, permet le tannage rapide ; cette découverte, coïncidant presque avec l'ouverture de la ligne, entraîna un grand développement de la mégisserie. M. Bonnet par ses contacts avec les milieux profes-sionnels, était bien au courant du volume des transactions sur la place de Graulhet et, puissamment aidé par la Compagnie du Midi, réussit grâce à des abaissements des coûts de trans-port, â ramener à la ligne plus de 80 % de ce trafic en le faisant transiter par Le Havre et non plus par Bordeaux puis le PO et Gaillac.
    Curieusement l'apogée de ce trafic s'était situé en 1914-1918, en raison des très importantes commandes de l'Intendance. Au cours de ces années le transit des peaux brutes à traiter entre Mazamet et Graulhet provoqua de tels engorgements en gare de Laboutarié que M. Valiech dut demander de suspendre l'acceptation des marchandises pour Graulhet pendant un certain temps la cour de la gare de Graulhet était en effet encombrée de 1 500 fûts de québracho que les megissiers, faute de main d'oeuvre, ne pouvaient décharger, quarante wagons se trouvaient en souffrance à Graulhet en février 1916.
    Comme indiqué, le second trafic important était celui des peaux brutes pour lesquelles les accords entre Midi et STT avaient fait disparaître la concurrence après la mise en service de la ligne de Lavaur.
    Un autre trafic important, mais sujet à des fluctuations, était celui des déchets de peaux pour la fabrication de colle.
    En dehors de ces activités propres à la mégisserie, le réseau acheminait les charbons de Carmaux, via Laboutarié, pour Graulhet et Briatexte, ainsi que les autres transports habituels, vins en futs, fourrages, etc...Ces différents trafics allaient toutefois s'effondrer les uns après les au-res : à partir de 1925 l'ndustrie de la pausserie, tributaire des importations d'Australie et d'Amérique du Sud, subit une crise grave qui se répercute sur les tonnages transportés, les recet-tes diminuent de plus de 30 % mais, par le jeu des relèvements de tarifs qui, à la STT, étaient particulièrement bas et une gestion stricte, l'équilibre peut être maintenu jusqu'en 1928-1929 en ne versant plus de dividendes aux actionnaires depuis 1925-1926.
    Les autres trafics, tels que les charbons de Carmaux, sont accaparés par la concurrence à tel point qu'en novembre 1929 le réseau n'enregistre que 8 wagons de 10 tonnes.
    La mise en service d'un camion pour lutter contre la concurrence routière pour les peaux, livrées directement aux entreprises depuis Mazamet ou Gaillac, livraison incluse dans les tarifs STT, ne suffit pas ; en 1931, le trafic des québrachos du Havre atteignait encore 3 757 tonnes, l'année suivante il ne sera plus que de 84 tonnes.

    EPILOGUE

    La disparition du réseau, en 1937, ne bouleversa pas outre mesure, la vie journalière de la région.

    A la fermeture la STT restait propriétaire de tout le matériel de la voie et des installations diverses : téléphone, mobilier, outillages, approvisionnements, ainsi que du matériel roulant et conservait en plus les terrains des garages et des bâtiments et abris. Dès le déclassement promulgué, la Société procéda à la vente des terrains et bâtiments, en partie aux Services de l'Equipement. Le 20 avril , la gare de Graulhet d'abord loué ayant été expropriée par la Ville, la Compagnie ne possédant plus de biens, une Assemblée générale, présidée par Madame Veuve Cazals, décida la dissolution et la liquidation de la Société.

    Les voies seront déposées, sur les ponts de l'Agout à Ambres et Saint Lieux et sur le Dadou à La Ramière dès 1936, puis la ligne de La Ramière - Lavaur en 1937, l'ensemble des autres voies en 1938, sauf la gare de Graulhet tandis que dans la traversée de la Ville les voies étaient recouvertes de goudron et ne seront enlevées qu'après la Libération en 1946-47.

    Il n'a pas été possible de connaître les divers acheteurs ; d'après M. Cloup, dernier Chef de dépôt, plusieurs marchands de ferrailles se partagèrent les dernières dépouilles pendant l'occupation allemande.

    Le « petit train » comme l'appelait les gens de la région, était mort. Grâce à une poignée de mordus dont le premier signataire de cette étude s'honore de faire partie, dont le farouche volonté a fini par vaincre les multiples obstacles, une petite section de la dernière partie construite entre La Ramière et Saint Lieux  revit aujourd'hui sous la forme du « Chemin de fer Touristique du Tarn, mais ceci est une autre histoire....

    © CHEMINS DE FER REGIONAUX ET URBAINS - REPRODUCTION INTERDITE

    © cartes postales COLLECTION FRANÇOIS ET MARCEL MAZENS.

     Article mis à jour le 01/08/2017


    4 commentaires
  • - Le Jardin de la Rivière

    Le Jardin public

    - Le Jardin de la Rivière

    de la Rivière

    a été officiellement inauguré le jeudi 4 juin 2015

    - Le Jardin de la Rivière

     la plaque officielle dévoilée le jeudi 4 juin 2015

    - Le Jardin de la Rivière

     - Inauguration du Jardin Saint-Jean

    Le Jeudi 4 juin 2015 restera une belle date, celle de l'inauguration du Jardin de la Rivière. A cette occasion votre blog a modifié pour quelques heures son logo : le voici pour mémoire :

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

     

    Graulhet a de la chance, la chance de voir transformer des berges et des friches industrielles en un jardin magnifique imaginé par un duo de paysagistes exceptionnels.  Le jardin pour Arnaud Maurières et Eric Ossart c’est « une recherche de plaisir qui engage tous les sens en même temps que l’imagination et le cœur. C’est une expérience active et changeante, jamais un simple décor. »

    J'apprécie à titre personnel, le nom initial qui lui a été donné : Le jardin des mauvaises graines.

     Quelques photos prises par mes soins à différentes époques

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

     

    - Le Jardin de la Rivière

    - Le Jardin de la Rivière

     

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

     

    - Le Jardin de la Rivière

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

      - Le Jardin Saint-Jean

     - Inauguration du Jardin Saint-Jean

    Le plan du Jardin (document © VILLE DE GRAULHET)

      - Le Jardin Saint-Jean

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    Au fil des années

     LA PRESSE UNANIME

    LES ARTISANS DE LA NATURE 
    ERIC OSSART ET ARNAUD MAURIÈRES
    LES MAUVAISES GRAINES

     

    Article de PARIS-MATCH du 24 août 2012

    Quand ils parlent ronces et autres mauvaises herbes, ils s’emballent. A Paris, on s’arrache leurs magnifiques terrasses hérissées de graminées et d’aubépines. A Taroudant, dans le sud du Maroc, où ils sont installés depuis dix ans, ils ont réhabilité toutes sortes de cactées, dont les figues de Barbarie, aux fleurs roses, jaunes, oranges… Parmi leurs célèbres clients, Jack Lang ou l’impératrice d’Iran, Sa Majesté Farah Diba (Pahlavi), qui les a lancés au Maroc. Sans oublier les réalisations françaises de ce couple de charme, le jardin de l’Alchimiste en Provence, celui des Colombières à Menton. En ce moment, ils terminent à Marrakech les 8 hectares d’une galeriste française installée à Londres et sont de plus en plus souvent au Mexique, à San Miguel de Allende. Tous deux ont eu un coup de cœur pour cette région à la flore extraordinaire et encore très préservée. «Là-bas, c’est l’eden, assure Arnaud, c’est en train de devenir le Luberon de l’Amérique du Sud.»

    Leur conseil: «Repérez dans votre région un beau talus de fleurs naturelles. Récoltez les graines après la floraison, fin août, conservez-les au sec dans un sachet en papier et semez-les au printemps, dans un bac à fleurs ou un massif.»

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

    Photo MEMOIRES DE GRAULHET

    Les paysagistes Eric Ossart et Arnaud Maurières 

    http://www.plantes-rares.com 15 avril 2013

    Le jardin selon Ossart et Maurières : c’est « une recherche de plaisir qui engage tous les sens en même temps que l’imagination et le cœur. C’est une expérience active et changeante, jamais un simple décor. »

    Ces expériences qui les ont formés, « à la fin des années 80, à Blois, ils créent un nouveau style de fleurissement saisonnier devenu un modèle pour de nombreuses municipalités en France et en Europe. Ensuite, de 1993 à 1999, Eric est l’un des paysagistes responsables du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire. Là, il a pu affiner ce style et l’adapter aux jardins tout en expérimentant les prairies fleuries et de nouvelles techniques comme celle des gabions, par exemple. Enfin, à l’École méditerranéenne des jardins et du paysage de Grasse que Arnaud a créé en 1995, il a pu travailler avec ses élèves sur des interventions in-situ, une application de l’art contemporain aux jardins pour définir de nouvelles formes, une nouvelle appréhension de l’espace. »

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

    Photo MÉMOIRES DE GRAULHET

    Le jardin, une œuvre d’art ? « Tout le monde recherche un nouveau vocabulaire pour qualifier le mariage actuel de l’art et de la nature. Eux aussi : « Le terme symbolique est trop religieux, le terme didactique est trop réducteur, le terme philosophique trop pompeux. » On peut en tout cas affirmer que leur création, jamais purement cérébrale, est à la fois ludique et raffinée, émouvante et méditative. L’effet est immédiat, mais la découverte est sans cesse renouvelée, inscrivant dans le temps ces jardins à vivre au quotidien…

    La parole à Ossart et Maurières : « Ce qui nous amuse beaucoup, c’est de faire des associations qui pourraient exister mais qui n’existent pas dans la nature. C’est-à-dire de mélanger des plantes qui ont les mêmes exigences, ou des exigences complémentaires, l’une poussant à l’ombre de l’autre par exemple, mais qui proviennent de continents différents. Par exemple, dans un jardin au Maroc, un mélange de cactées américaines, d’euphorbes succulentes sud-africaines avec des graminées du Sahara ».

    Quelques exemples de jardins qu’ils ont créés :


    La Roseraie de l’Évêché à Blois, le verger de Déduit dans le Cantal, le jardin du Mirazur et le jardin des Colombières à Menton, Dar Al Hossoun – Garden lodge au Maroc, et dans la région, le Jardin de la Noria à Saint-Quentin-la-Poterie et le jardin de l’Alchimiste à Eygalières.

    À lire pour aller plus loin :
    « Jardin médiéval, une source d’inspiration » Eric Ossart et Arnaud Maurières
    « Jardiniers de paradis » Arnaud Maurières, Eric Ossart, Joëlle Caroline Meyer, Gilles Le Scanff
    « Jardin médiéval » Eric Ossart et Arnaud Maurières
    « Maison en terre » Eric Ossart et Arnaud Maurières
    « Jardin de voyage » Eric Ossart, Arnaud Maurières et Bouvier

    Extrait du site http://www.plantes-rares.com

    Graulhet. Arnaud Maurières et Éric Ossart, deux créateurs d'exception

    LA DEPECHE DU 25 mars 2014

    Arnaud Maurières et Eric Ossart, en deux décennies, ont défini à travers de nombreuses réalisations, tant publiques que privées, un style original toujours soucieux de l'environnement et d'un art de vivre en relation intime avec l'architecture. Ils ont travaillé dans l'ensemble du bassin méditerranéen et partagent aujourd'hui leur temps entre la France, le Maroc et le Mexique. Pendant sept ans, Eric Ossart a accompagné le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire où il assure la conception de toutes les plantations. Arnaud Maurières est directeur artistique du salon parisien «L'Art du Jardin» et a créé l'Ecole méditerranéenne des jardins et du paysage à Grasse. On compte parmi leurs réalisations les jardins expérimentaux des Fournials et des Paradis, dans le Tarn, la restauration du jardin des Colombières, à Menton, la création des jardins de l'Alchimiste, à Eygalières, du Musée national du Moyen Age à Paris, du Verger de Déduit, dans le Cantal ou de la Noria, près d'Uzès, sont autant de jalons de l'évolution de leurs créations. Parallèlement à ces jardins ouverts au public, ils réalisent de nombreux jardins privés, en ville et à la campagne. Ils ont aussi réalisé des jardins en Tunisie, Egypte, Syrie, c'est au Maroc qu'ils ont installé une agence pour appréhender la conception de l'espace privé dans son ensemble en construisant des maisons de terre en relation étroite avec des jardins adaptés au climat aride. Des rencontres déterminantes et leur admiration pour l'architecte Luis Barragan les ont conduits depuis peu à étendre leurs activités dans le Nouveau Monde, au Mexique en particulier.

    Visitez leur site 

    http://www.maurieres-ossart.com/

    - Inauguration du Jardin Saint-Jean

    Photo MÉMOIRES DE GRAULHET

     


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  • - La caserne des pompiers

    - La caserne des pompiers sublimée par Eugène BERBOLINGOT

    Deux rares photos de l'ancienne Caserne des pompiers et

    La photo d'Eugène Berbolingot
    pour le blog MÉMOIRES DE GRAULHET

    La caserne des pompiers sublimée par Eugène BERBOLINGOT

     © EUGENE BERBOLINGOT

    LA CASERNE , LES POMPIERS, LES OFFICIELS

    La caserne des pompiers sublimée par Eugène BERBOLINGOT

    On reconnaît parmi les officiels : André PONTIER, Bernard DUMONTIER, Henri MANAVIT

    Reconnaissez vous les pompiers ? Dites moi j'attends les noms....

    Entre le Docteur PONTIER et Monsieur DUMONTIER , on reconnaît le Commandant des Pompiers du Tarn : le Commandant LAYOLLE et en uniforme le Commandant des pompiers de Graulhet PACIFIC.

    VUE AÉRIENNE DE LA CASERNE...photo ANDRÉ RODIER

    La caserne des pompiers sublimée par Eugène BERBOLINGOT


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  • - Le Comptoir National d'Escompte

    - Comptoir National d'Escompte

    Parue dans l’Écho du Dadou du 3 mars 1912

     - Comptoir National d'Escompte

    - Comptoir National d'Escompte

     


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  • - Le Monument aux Morts

    présente l'histoire du

    MONUMENT AUX MORTS et la 
    liste des morts à la guerre

    Le 13 novembre 1918 les membres du Conseil municipal décide l'édification d'un monument pour honorer la mémoire des soldats de Graulhet morts pour la France. Une somme de 10.000 francs est provisionnée et un bureau composé de membres de différents groupements, associations graulhétois est créé afin de mener à bien ce projet. Ce Comité présidé par Louis TIGNOL demande même au Ministère de la Guerre des trophées pour orner le futur monument : deux canons de 75 sont offerts mais n'orneront pas le monument et resteront le long de l'aile droite de la mairie...Quelques anciens doivent s'en souvenir.

    Une souscription est ouverte également auprès de la population. En 1919 plusieurs projets sont examinés en particulier celui d'ériger deux monuments : un au Square de la Gare, l'autre au Cimetière Saint-Roch. En 1920, l'argent collecté est important mais il est décider qu'un seul monument sera construit....Le 27 mars 1923 , le conseil accepte le projet proposé par Monsieur DAURES - architecte départemental - le lieu est choisi, ce sera au Square de la Gare, devant l'Hôtel du Terminus - la construction sera terminée en 1924.

    Mais la décision de construire également, quelques années après un établissement de bains-douches dans ce même square, permit à la Société Chabbal, qui avait en charge la construction du barrage, de déplacer le Monument aux Morts au Cimetière Saint-Roch, endroit plus respecté que le Square de la Gare, en effet le Monument aux Morts était souvent victime d'incivilités.

    Le Square deviendra Square des Bains Douches, pour prendre ensuite la dénomination de Square Maréchal Foch quelques décennies plus tard.

     

    LES CARTES POSTALES

    Le monument aux morts Square de la Gare (jouxtant l'Hôtel LE TERMINUS) 

    LE MONUMENT AUX MORTS

    LE MONUMENT AUX MORTS

    LE MONUMENT AUX MORTS

     ACTUELLEMENT AU CIMETIÈRE SAINT-ROCH

    LE MONUMENT AUX MORTS

    photos François MAZENS

    La liste des morts aux conflits

    LE MONUMENT AUX MORTS

    LE MONUMENT AUX MORTS

    QUELQUES CHIFFRES

    Graulhet : Population en 1914 - 8335 habitants

    Nombre de morts inscrits sur le Monument : 317 morts

    Nombre de morts de la Guerre de 14-18 : 278 morts soit 3.34 % de la population

     LISTE DES MORTS

    Nom Prénom Date de décès Guerre
    Alouier Jean 1917   14-18
    Aloupiat Louis 1915   14-18
    Alquie Alfred 1916   14-18
    Alquie Gilbert 1919   14-18
    Alquier Auguste 1918   14-18
    Amalvy Aimé 1918   14-18
    Argou Clovis 1914   14-18
    Armengaud Felix 1915   14-18
    Armengaud Gaston 1918   14-18
    Armengaud Paul 1914   14-18
    Arnaud Philippe 1916   14-18
    Arnaud Raoul 1916   14-18
    Aspe Charles 1918   14-18
    Assalit Albin 1914   14-18
    Assalit Léon 1914   14-18
    Assemat Emile 1914   14-18
    Auriol Henri 1914   14-18
    Auriol Léopold 1914   14-18
    Auriol Louis 1916   14-18
    Auriol Louis 1916   14-18
    Averous Maurice 1915   14-18
    Aymeric Camille 1915   14-18
    Azemar Guillaume 1915   14-18
    Baixas Jean 1918   14-18
    Balarot Joseph 1917   14-18
    Bardes Antonin 1915   14-18
    Bardou Jean 1917   14-18
    Bardou Louis 1915   14-18
    Barthes Edmond 1918   14-18
    Bastie Achille 1914   14-18
    Bastie Aristide 1918   14-18
    Bastie Ludovic 1917   14-18
    Batigne Albert 1916   14-18
    Baylard Edouard 1918   14-18
    Berthoumieu François 1916   14-18
    Berthoumieu Gaston 1914   14-18
    Berthoumieu Marceau 1916   14-18
    Berthoumieu Victor 1914   14-18
    Berthoumieux Philippe 1915   14-18
    Birbe Justin 1917   14-18
    Blanc Yves 1915   14-18
    Bonnafe Gérard 1915   14-18
    Bonsirven Auguste 1915   14-18
    Bonsirven Jean 1915   14-18
    Bordes Alexandre 1915   14-18
    Bosc Gilbert 1914   14-18
    Boudet Louis 1915   14-18
    Boudon Louis 1916   14-18
    Bouissou Alfred 1917   14-18
    Bousquet François 1919   14-18
    Boutes Abel 1918   14-18
    Boutes Henri 1915   14-18
    Boutes Repert 1915   14-18
    Boutet Paul 1914   14-18
    Boutibonnes Edouard 1915   14-18
    Bouyssou Louis 1915   14-18
    Bressoles Clément 1916   14-18
    Bressolles Germain 1915   14-18
    Brieussel Léon 1914   14-18
    Brugiere Annet 1916   14-18
    Bruyères Henri 1915   14-18
    Bruyères Victor 1915   14-18
    Calmes Antonin 1916   14-18
    Calmes Jérome 1920   14-18
    Calmettes Adrien 1918   14-18
    Calvel Germain 1918   14-18
    Calvel Raymond 1914   14-18
    Cambournac Auguste 1915   14-18
    Cambournac Laurent 1917   14-18
    Cammagre Albert 1918   14-18
    Cancel Charles 1915   14-18
    Cancel Gilbert 1916   14-18
    Cantaire Edouard 1916   14-18
    Carausse Auguste 1916   14-18
    Carles Camille 1917   14-18
    Carme Albert 1914   14-18
    Cassagnes Victor 1914   14-18
    Cathala Charles 1914   14-18
    Cathala Pascal 1914   14-18
    Cathala Pierre 1914   14-18
    Cathalau Marius 1914   14-18
    Causse Isidore 1914   14-18
    Cazalens Lucien 1917   14-18
    Cazelles Irénée 1915   14-18
    Cazelles René 1917   14-18
    Celaries Gilbert 1914   14-18
    Chabbal Léon 1917   14-18
    Chaines Edouard 1915   14-18
    Chamayou Emile 1914   14-18
    Chambon Pierre 1915   14-18
    Chanson Albert 1916   14-18
    Chapoutot Julien 1914   14-18
    Chaynes Edouard 1915   14-18
    Chazottes Antoine 1918   14-18
    Choulet Adrien 1914   14-18
    Choulet Pascal 1917   14-18
    Cols Augustin 1914   14-18
    Combes Jean 1914   14-18
    Combes Jean 1914   14-18
    Combes Klebert 1915   14-18
    Cormary Louis 1915   14-18
    Coste Gabriel 1915   14-18
    Coste Henri 1915   14-18
    Coste Jean 1918   14-18
    Dauzats François 1914   14-18
    Dauzats Louis 1916   14-18
    David Emilien 1915   14-18
    David Paul 1914   14-18
    Delmas François 1915   14-18
    Delpy Clément 1916   14-18
    Desplats Victor 1915   14-18
    Deymier Paul 1915   14-18
    Dugland Jules 1915   14-18
    Durand Abel 1916   14-18
    Durand Joseph 1915   14-18
    Duroc Daniel 1914   14-18
    Duroc Emile 1914   14-18
    Duroc Lucien 1915   14-18
    Durset Firmin 1916   14-18
    Escibe Jean 1915   14-18
    Escoute Childéric 1919   14-18
    Escoute Paul 1916   14-18
    Espa Jean 1915   14-18
    Espa Laurent 1915   14-18
    Espa Raymond 1918   14-18
    Ezes Jean 1916   14-18
    Fabre Armand 1916   14-18
    Fabries Laurent 1918   14-18
    Fargues-Cabassut Gaston 1915   14-18
    Fau Auguste 1915   14-18
    Fau Raymond 1915   14-18
    Ferrières Germain 1917   14-18
    Fontagne Désiré 1916   14-18
    Fonvielle Ernest 1915   14-18
    Fournes Albert 1915   14-18
    Fournie Henri 1915   14-18
    Fournie Louis 1914   14-18
    Frances Jean 1916   14-18
    Galaud Antoine 1915   14-18
    Galaud Emmanuel 1922   14-18
    Galinier Augustin 1917   14-18
    Gaston Armand 1914   14-18
    Gayral David 1918   14-18
    Gilabert Jean 1915   14-18
    Gilabert Ludovic 1916   14-18
    Gilbert Désiré 1919   14-18
    Gleizes Eugène 1918   14-18
    Gontier Albert 1914   14-18
    Gontier Albert 1918   14-18
    Gontier Jean 1918   14-18
    Gourdou Léopold 1914   14-18
    Goxe Emile 1918   14-18
    Grach Edouard 1918   14-18
    Gride Edmond 1917   14-18
    Guilhem Léon 1916   14-18
    Guiot Julien 1915   14-18
    Guitard Edmond 1915   14-18
    Hauc Edouard 1918   14-18
    Hauc Gaston 1915   14-18
    Hauret Odillon 1915   14-18
    Haymes Gilbert 1920   14-18
    Huc Benjamin 1915   14-18
    Huc Calvin 1917   14-18
    Huc Jean 1914   14-18
    Jauzion Arthur 1916   14-18
    Joqueviel Albert 1915   14-18
    Joqueviel Ismael 1914   14-18
    Julia Auguste 1914   14-18
    Julien Désiré 1918   14-18
    Ladet Joseph 1918   14-18
    Lafiole Gaston 1916   14-18
    Lafon Albert 1915   14-18
    Lafon Germain 1914   14-18
    Larroque Achille 1915   14-18
    Larroque Achille 1916   14-18
    Laurens Henri 1916   14-18
    Lautard Joseph 1915   14-18
    Lavigne Pierre 1918   14-18
    Lavit Gaston 1916   14-18
    Lavit Israel 1915   14-18
    Lavit Jean 1915   14-18
    Lavit Louis 1914   14-18
    Lavit Pierre 1915   14-18
    Lecou Philippe 1916   14-18
    Leutard Edmond 1914   14-18
    Loubet Emilien 1917   14-18
    Malet Jean 1915   14-18
    Manavit Léon 1919   14-18
    Manens Charles 1917   14-18
    Manens Philippe 1915   14-18
    Maraval Antoine 1915   14-18
    Maraval Elie 1916   14-18
    Marroule Marius 1916   14-18
    Marty Abel 1915   14-18
    Mas Fernand 1915   14-18
    Massoutie Albert 1917   14-18
    Massoutier Adrien 1918   14-18
    Massoutier Lucien 1918   14-18
    Massuyes Elie 1917   14-18
    Massuyes Jean 1914   14-18
    Mauries Albert 1914   14-18
    Mauries Charles 1915   14-18
    Mauries Gilbert 1917   14-18
    Mauries Henri 1914   14-18
    Mouries Joseph 1915   14-18
    Mauries Léon 1914   14-18
    Mauries Ludovic 1918   14-18
    Mauries Marius 1915   14-18
    Mauries Paul 1918   14-18
    Mazel Paulin 1916   14-18
    Mazens Paul 1915   14-18
    Molinier Georges 1914   14-18
    Mouliers Emilien 1914   14-18
    Pages Gaston 1916   14-18
    Pages Raymond 1916   14-18
    Panatier Bernard 1916   14-18
    Pastre Salomon 1918   14-18
    Pauthe Laurent 1918   14-18
    Pelissier Charles 1915   14-18
    Pelissier Emile 1915   14-18
    Pelissier Robert 1914   14-18
    Peyre Albert 1914   14-18
    Pezet Ernest 1915   14-18
    Pierre Aimé 1915   14-18
    Polier Adrien 1915   14-18
    Pommarede Hyppolyte 1915   14-18
    Pons Auguste 1915   14-18
    Pradelles David 1915   14-18
    Prades Paul 1914   14-18
    Puech Louis 1918   14-18
    Puginier Marceau 1914   14-18
    Rabary Gabriel 1914   14-18
    Rabaudy Mathieu 1917   14-18
    Ramade Jules 1914   14-18
    Raoux Henri 1918   14-18
    Raymond Louis 1915   14-18
    Raynaud Marie 1914   14-18
    Reboul Emile 1915   14-18
    Repaux Jean 1915   14-18
    Repaux Jean-Roch 1917   14-18
    Rey Charles 1914   14-18
    Ricardou Gabriel 1918   14-18
    Rieupeyroux Edouard 1917   14-18
    Riquet Basile 1918   14-18
    Riquet Louis 1918   14-18
    Robert Désiré 1914   14-18
    Rodes Gérard 1917   14-18
    Rodiere Justin 1915   14-18
    Roques Antonin 1915   14-18
    Roques Charles 1915   14-18
    Roques Charles 1918   14-18
    Roques Edouard 1914   14-18
    Roques Léon 1914   14-18
    Saba Charles 1915   14-18
    Sabathes Adrien 1916   14-18
    Sabatier Edouard 1916   14-18
    Sabo Joseph 1914   14-18
    Saby Henri 1916   14-18
    Salvy Firmin 1914   14-18
    Satge Jérome 1914   14-18
    Savy Germain 1916   14-18
    Sicre Marcel 1917   14-18
    Size Clovis 1915   14-18
    Souloumiac Henri 1914   14-18
    Sudre Gabriel 1914   14-18
    Sudre Léon 1915   14-18
    Thomas René 1914   14-18
    Tignol Pierre 1918   14-18
    Tournier Clovis 1917   14-18
    Tragne Samuel 1915   14-18
    Vaissière Louis 1916   14-18
    Vaissière Marius 1922   14-18
    Valat Edouard 1915   14-18
    Vayssière Damien 1915   14-18
    Vergnes Georges 1918   14-18
    Vianes Henri 1915   14-18
    Viaule Emilien 1916   14-18
    Viaule Pierre 1915   14-18

     

    Source © LE MILITARIAL.COM

    Sur ce site retrouvez la liste des morts à la guerre pour toutes les communes du Tarn

     

    LE MONUMENT AUX MORTS

    © photo LE MILITARIAL.COM

     


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  • - Les bains douches municipaux

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

     la plus ancienne photo de mes archives illustrant le square...en 1903

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    Nous sommes en septembre 1903....Vue sur le Square....On attend Camille PELLETAN, Ministre, pour inaugurer la Statue JAURES, l'Ecole Gambetta et la Caisse d'Epargne...

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    LA CREATION DES BAINS DOUCHES

    Une délibération municipale du 17 mai 1931 décide la création de l'Etablissement des Bains-Douches, trois emplacements étaient proposés :
    - Square de la Gare - 11 voix
    - Place Emile Combes - 5 voix
    - Jardin Maison Gaulène - 2 voix

    --- PHOTOS ---

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

     

    Le Square vu du Pont Neuf

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    Le square lors de réaménagements....(photo SICART)

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

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    L'emplacement du square de la Gare fut donc choisi sous réserve que le Monument aux morts soit déplacé au cimetière Saint-Roch par l'Entreprise Chabal, qui accepta. L'ouverture se fit le 16 août 1932 à 8 heures du matin. De style mauresque , les bains douches servirent jusqu'au milieu des années 60...ensuite c'est l'Office de Tourisme qui l'occupa, pour y retrouver aujourd'hui le Club Omnisports

     
    Tarifs


    Bains ordinaires: 2.50 Frs
    Bains médicaux: 3.00 Frs
    Douches: 1.00 Frs
    Peignoirs: 1.00 Frs
    Serviettes: 0.30 Frs
    Bonnets: 0.30 Frs
    Savons: 0.30 Frs

    Les nombreuses cartes postales

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

    Le Square était un espace fermé avec grille et portail comme le montre cette carte

    LES BAINS DOUCHES MUNICIPAUX

     

     © MEMOIRES DE GRAULHET - REPRODUCTION INTERDITE sous quelque forme et quelque support que ce soit. 


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  • - L'immeuble le Terminus

    LE TERMINUS 

     L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

    L'incendie du TERMINUS ( © cliché A.RODIER)

     

    Immeuble situé à l'emplacement actuel de la Poste, ce batiment était toutefois plus étendu car il occupait au sol une surface de 900 m2 sur quatre niveaux: caves, entresol, premier étage et combles (combles aménagés au départ en séchoir à peaux...)  Cet immeuble fut construit à l'initiative d'un Monsieur POUJADE, dont la famille était originaire de Briatexte et qui rentrait des Etats Unis d'Amérique avec de grandes idées... Ce batiment sera donc un hôtel. La salle du café restaurant se situait côté gare et occupait environ 250 m2, elle pouvait accueillir noces et banquets et bals populaires. A l'arrière : des escaliers de secours en fer à l'américaine, par la suite après transformations de l'hôtel en appartements ces escaliers serviront d'accès aux locataires. En 1905, l'immeuble est pratiquement achevé, il aurait coûté 50.000 francs or. Il sera inauguré sous le nom de TERMINUS, mais pour beaucoup de Graulhétois et en souvenir des origines américaines de la fortune du propriétaire il reçut le nom de CHICAGO. Son emplacement excentré, le trafic peu dense de la gare n'amena pas la clientèle attendue, vers 1933-1934, le commerce cessa toute activité.....la grande salle bien que fermée dès 1931 eut plus de succès. On y servit des repas de noces et banquets. Cette salle servit également de dancing. Ensuite la salle fut transformée en maroquinerie, plus tard en magasins de peaux.

    Les chambres de l'hôtel furent vite transformées en appartement compte tenu du manque de fréquention. Parmi les occupants, on peut noter le frère de l'acteur Raymond BUSSIERES.

    La mairie racheta l'immeuble au milieu des années 50. En 1955 quelques classes de travaux pratiques de cours complémentaire y furent transférées mais aussi quelques ateliers municipaux dont la menuiserie.

    Le 5 mars 1970 le Terminus fut ravagé par un incendie.

     Publicité parue en 1912 dans un programme de festivités

    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

     La photo du Terminus ....sous la neige

    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

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    Quelques cartes postales où l'on peut apercevoir le TERMINUS.

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    Une des plus anciennes cartes de Graulhet où l'on aperçoit l'immeuble LE TERMINUS, pendant la grande grève de 1909-1910....

    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

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    Le dos de l'immeuble 
    Remarquez les combles aménagés en séchoir à peaux..(A cette époque le Monument aux Morts se trouvait Square Foch...)

     L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

      L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

      Le Terminus

    Le Terminus

    Rare photo du TERMINUS

    Le Terminus

    Le Terminus

     

    Sur des vues aériennes de Graulhet

    Le Terminus

    Le Terminus

    Le Terminus

    Le Terminus

    Le Terminus

    Rares photos du TERMINUS
    après l'incendie du 5 mars 1970

     
    L'immeuble le Terminus dit aussi Chicago

     Le Terminus


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  • - Le Poids public

    AU BON TEMPS DE L'OCTROI ou du POIDS PUBLIC

    Le poids public a été constuit dans quasiment chaque ville et village de France. Son histoire est liée à un impôt de notre pays : l'octroi. Il consistait à taxer divers produits qui entraient dans les bourgs ou les agglomérations, en fonction de leurs poids. Il fallait donc peser, vin, bière, charbon, chaux, bestiaux de boucherie, poissons, minerais, huile, bois... A cet effet, durant le XIXème siècle, chaque municipalité fait bâtir à l'entrée de sa commune un petit édifice de plan carré ou hexagonal. Ce poids public, appelé aussi dans le jargon populaire, pont à bascule, dispose devant lui d'une plateforme de pesage. Ce tablier en fer accueille tous les véhicules à peser : charrettes, et plus tard, camions, voitures, wagonnets... Dessous, dans une fosse, un système complexe de leviers permet de peser le chargement. Le poids est directement affiché sur un cadran à l'intérieur de la construction. C'est un officier assermenté, le peseur, qui s'occupe de l'opération et délivre des bons de pesage. Il fait passer le véhicule en charge puis à vide, la différence donnant la quantité de marchandise livrée... Avec la suppression de l'octroi en 1943, les poids publics perdront petit à petit de leur importance. Ils seront cependant encore largement utilisés, en libre-service, par de nombreux corps de métiers : les vignerons pour peser leurs vendanges, les bûcherons, leurs stères de bois, les maçons, leur sable, etc... D'autres ponts à bascule seront même construits près des marchés ou des champs de foire pour estimer les animaux vendus, les cargaisons de fruits et de légumes... Toutes ces installations typiques deviendront obsolètes avec l'augmentation du tonnage transporté par les camions et l'installation de nouveaux engins de pesage dans les entreprises. Source : Le petit bâti - Sud de la France - Hubert Delobette.

    A Graulhet le Poids public se trouvait au centre de la place de la mairie, puis dans le batiment conjoint à la Mairie, ensuite au dessus du théron , plus tard près du Stade et aujourd'hui à côté de la déchetterie.

    Voici quelques cartes postales, photographies et rare documents sur le poids public....

    RARE

    RECU DU POIDS PUBLIC DE GRAULHET en 1926

    Au bon temps du Poids public.....

    Au bon temps du Poids public.....

    Au bon temps du Poids public.....

    L'octoi situé au centre de la Place

    Au bon temps du Poids public.....

    Au bon temps du Poids public.....

    Octroi collé au bâtiment de la mairie, transformé ensuite en bibliothèque et qui servit avant l'octroi de Commissariat !

    Au bon temps du Poids public.....

    On distingue sur la droite le poids  public

    Au bon temps du Poids public.....

    Plus tard au dessus du théron de la mairie

    Au bon temps du Poids public.....

    Lors de sa démolition....

    Au bon temps du Poids public.....


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  • - Le Foyer Léo Lagrange

    LE TEXTE paru dans LE GRAULHET REPUBLICAIN
    le 18 mai 1963 veille de l'inauguration

    LE FOYER LEO LAGRANGE DE GRAULHET

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    La carte officielle du Foyer Leo Lagrange
    MAISON EUROPEENNE DE LA JEUNESSE

     LE FOYER LEO LAGRANGE 1963-2003 : 50 ans !

     
    Il fut créé en 1948, l’un des premiers en France immédiatement après celui de Perpignan
    Un groupe de jeunes s’inspirant du message laissé par Léo Lagrange, décida de monter une section de camping et d’organiser des veillées. Afin d’honorer leur aîné qui avait insufflé à la jeunesse française les bases même de l’organisation des loisirs et qui avait fait le sacrifice de sa vie pour son émancipation, ce groupe de jeunes emménagea un foyer dans un local situé derrière le dispensaire actuel et lui donna le nom de Léo Lagrange
    L’agencement de l’immeuble fut laborieux et pénible, mais les jeunes travaillaient pour eux-mêmes dans l’Idéal de Léo Lagrange et rien ne les arrêtait.
    Ils durent abandonner à regret cet immeuble , qui un jour menaça ruine.
    Ils louèrent alors l’immeuble appartenant à Madame Bruyère, avenue Amiral Jaurès, combien d’ailleurs compréhensive à leur égard et dévouée à leur cause.
    Là, les activités prirent un essor rapide. Les sections sportives se créèrent les unes après les a autres: football, basket, athlétisme, volley-ball, hand-ball etc. Et la prise en charge de l’aéro-club ne fut pas une simple affaire. Grâce à l’impulsion des responsables du foyer, l’aéro-club sortit de l’ornière pour devenir le plus important du Sud-Ouest et l’un des plus florissants de France. Au départ, ils trouvèrent un Stampe classé «  R », c’est-à-dire à réviser complètement, et un appareil sérieusement accidenté. Actuellement, l’aéro-club compte 2 Stampes, 3 Pipers, 1 Jodel, 1 Ambassadeur 4 places et 3 planeurs. Il possède un moniteur et un mécanicien permanents. Son bar- restaurant est remarquablement tenu et géré.
    Des stages furent organisés permettant aux jeunes non seulement de Graulhet et de la région , d’acquérir le brevet de pilote à des prix vraiment très populaires, mais encore aux jeunes de la France entière, certains même venant de l’étranger.
    S’inspirant toujours du message Léo Lagrange, les responsables faisaient face avec ténacité à tous les obstacles, organisaient également les activités culturelles, une section ciné-club est montée, une troupe théâtrale qui a demandé de gros sacrifices est créée, un cycle de conférences est décidé avec la collaboration de l’Éveil artistique et de l’Amicale laïque, la section vacances démarre en même temps, un cours de danse classique à prix très bas est fondé.
    Les équipes sportives de succès en succès, l’équipe féminine de basket sous la direction de
    Mme Suzy Delmas-Bastié, ex internationale, étonne par ses résultats, les conférences sont suivies par un nombreux public, la troupe théâtrale réussit à la perfection et est demandée dans un nombre important de villes, la danse classique est une réussite et la salle si sympathique pourtant de l'immeuble Bruyère ne suffit plus pour satisfaire les jeunes et les y contenir.
    Les responsables du foyer, fidèles à l'enseignement de Léo Lagrange, désirant satisfaire la demande des jeunes, cherchent un autre local plus spacieux. N'en trouvant pas, ils risquent le grand coup. Ils achètent un terrain tenant au magnifique stade municipal.
    Mais ne voulant être assujettis à quiconque et voulant aussi démontrer qu'un foyer peut se réaliser sans le concours d'une municipalité, ils font le pari de le construire seuls, ils restaient également dans la ligne tracée par Léo Lagrange.
    Ce pari a été tenu, il vient de se réaliser. Le foyer est construit, flamboyant, tout neuf, avec l'aide seulement du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la caisse d'Allocations familiales et de la Jeunesse plein air. Il faut dire aussi avec un emprunt à la caisse d'épargne.
    Il comprend, au rez-de-chaussée, le logement du concierge, un salon -bar, une grande salle de jeux, une salle pour jeux calmes, des bureaux. Au premier étage, une grande salle de lecture et bibliothèque et un dortoir pour garçons et filles destiné au stage de jeunes.
    Il est l'œuvre de M. Henri Brunerie, architecte D.P.L.G.
    Il sera inauguré dimanche prochain 19 mai, sous la présidence du Haut-Commissariat à la Jeunesse et  aux Sports, de M. le Préfet, de M. le Sous-Préfet et de Serge Lagrange, fils de Léo Lagrange
    La Fédération nationale des foyers Léo Lagrange sera représentée par son président, notre ami Deixonne, et son secrétaire, Pierre Mauroy.
    Tous les foyers du Tarn seront également présents, ayant à leur tête Georges Spénale, député, président de la Fédération départementale.
    Les foyers du Sud-Ouest seront largement représentés.
    N'est-ce pas là une expérience qui est un exemple ?

    LES RARES CARTES DE L'INTERIEUR DU FOYER

    LE FOYER LEO LAGRANGE 1963-2003 : 50 ans !

    Le salon bar

    LE FOYER LEO LAGRANGE 1963-2003 : 50 ans !

    La salle des fêtes et sa cheminée

    LE FOYER LEO LAGRANGE 1963-2003 : 50 ans !

    Différentes cartes publiées par le Foyer Léo Lagrange

    LE FOYER LEO LAGRANGE 1963-2003 : 50 ans !

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    LE FOYER LEO LAGRANGE

     

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    Avant sa construction, entre le Stade et le Dadou, une plaine , la piscine, le Centre Administratif et le Foyer ne sont pas construits.

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    Vision d'ensemble

    LE FOYER LEO LAGRANGE

    En vignette sur une carte multi-vues

    Qui était Léo LAGRANGE ?

    Léo Lagrange, né à Bourg-sur-Gironde le 28 novembre 1900 et mort à Évergnicourt le 9 juin 1940, est un socialiste français, sous-secrétaire d'État aux sports et à l'organisation des loisirs sous le Front populaire. Membre des Éclaireurs de France dans sa jeunesse, il rejoint la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) après la scission de Tours en 1920 et devient rédacteur au Populaire, l'organe de presse de la SFIO. Élu député en 1932 lors du second Cartel des gauches.Il est ensuite nommé sous-secrétaire d'État aux Sports et à l'organisation des Loisirs auprès du ministre de la Santé publique Henri Sellier sous le gouvernement du Front populaire, en 1936.  Il s'emploie à développer les loisirs sportifs, touristiques et culturels. Il est à l’origine de la création du billet populaire de congés annuels qui accorde 40 % de réduction sur les transports ferroviaires, tandis qu'il encourage et impulse le mouvement des auberges de jeunesse.  Après avoir quitté le sous-secrétariat, il devient alors président du Comité laïc des auberges de jeunesse. À la déclaration de guerre, en 1939, alors parlementaire, il rejoint volontairement le commandement militaire, avant d'être tué le 9 juin 1940 à Évergnicourt d'un éclat d'obus. Les premiers clubs Léo Lagrange (qui deviendront plus tard la Fédération Léo-Lagrange) ont été fondés en 1950 par Pierre Mauroy alors secrétaire des Jeunesses socialistes.

    Avant l'existence du Foyer Léo-Lagrange...

    Texte écrit par Monsieur Charles GALAN

    HISTORIQUE DU CAMPING CLUB GRAULHETOIS

    Souvenirs Souvenirs.....


    Qui fut le précurseur à Graulhet de la CREATION DU FOYER LEO-LAGRANGE.

    Mais qui, entre-temps permit à plus de 80 jeunes Graulhétois de voyager et de passer des vacances de rêve dans les plus beaux coins de notre pays. Juste revanche sur le sort pour eux, qui avaient connus une adolescence plutôt morose de 1939 à 1945.
    Après la libération du TARN et de GRAULHET, fin août 1944, Noël PELISSOU limogé en 1941 par le gouvernement de VICHY retrouva son fauteuil de Maire. Il avait été le créateur et le fer de lance de la résistance Graulhétoise et avait choisi ses principaux membres parmi les militants du parti S.F.I.O. (le P.S. de l'époque).
    Survint la fin de la guerre le 8 mai 1945 qui provoqua le retour des  prisonniers de guerre et des déportés du S.T.O. La vie reprit son cours normal et la politique longtemps en sommeil pour cause de résistance pût reprendre ses activités.
    Nous étions un groupe de copains (âge moyen 17-18 ans) qui décidèrent de créer une section des Jeunesses Socialistes, chaperonnée pour cela par Roger ADHEMAR qui plus âgé que nous, en avait été adhérent en 1936 pendant la période du Front Populaire. La section adulte du Parti ayant loué un local à l'ancien Bazar PONS, rue Pasteur, nous y tenions nos réunions hebdomadaires et le dimanche matin, nous y vendions les journaux de nos convictions. Toutefois étant donné notre âge et les frustrations des 4 ans de guerre, la politique bien que solidement ancrée en nous, était dominée dans nos discussions par nos envies de sorties et d'amusement. Pour cela, il fallait de l'argent et des idées.
    Nous trouvâmes la solution en créant le CAMPING-CLUB-GRAULHETOIS. Roger ADHEMAR se chargeant des diverses formalités en Préfecture, ce qui nous permit d'obtenir l'agrément. Nous faisions ainsi d'une pierre deux coups, d'une part nous obtenions une subvention municipale et pouvions organiser des bals sous la Halle plus souvent que les autres, l'une sous la casquette Jeunes PS, et l'autre sous la bannière du C.C.G.
    Il est vrai que dans cette période d'après guerre, les gens n'avaient qu'une envie, vivre et s'amuser pour rattraper le temps perdu ! Aussi les bals étaient prisés, et les sociétés pouvant prétendre à en organiser ne se bousculaient pas au portillon ! La Mairie ayant, acheté le Château PAGES, avenue Victor-Hugo afin d'y aménager un dispensaire, nous céda le bâtiment des dépendances et de la buanderie situés au fond du parc. Nous en fîmes notre local, et tombant une cloison, nous disposions d'une salle assez vaste pour se réunir et organiser les soirées, le samedi.
    Les finances étant trouvées, il fallait bien parler un peu de Camping !
    Notre première sortie pour se rôder eut lieu en août 1946 à SAINT-FERREOL, nous étions 7 à 8 garçons et partîmes avec le car jusqu'à Revel, puis à pied jusqu'à Saint-Fé. Nous n'avions pas de tente, juste une grande bâche que notre copain Pascal, ouvrier chez Cazelle, bourrelier, rue Verdaussou, nous avait prêtée. Elle s'avéra un peu juste pour nous loger tous, elle couvrait juste les deux pentes, et nous dûmes fermer les deux côtés avec des couvertures.
    Avec un peu plus de matériel, deuxième sortie en août 1947 à ARCACHON, là aussi nous n'étions que 7 ou 8 garçons. Il y avait encore le pain jaune (farine de maïs), le car jusqu'à Toulouse, puis le train jusqu'à Bordeaux, et ensuite encore un train jusqu'à Arcachon. Nous avions expédié le matériel un jour avant, dans une caisse en bois, mais panique puisqu'elle n'arriva que le lendemain et la première nuit se passa à la belle étoile. En 1947, les terrains de camping n'existaient pas encore, nous campions au sud de la ville, dans le sable, tout prêt de la Dune du Pila. Roger ADHEMAR à la peau très tendre se paya un coup de soleil carabiné, rouge comme une écrevisse, il eut le soir de la température et il fallut l'hospitaliser une journée.
    Les gens voulaient des vacances et le camping était en plein essor. Nous acquîmes plusieurs tentes ainsi que des sacs de couchage gonflables et des ustensiles de cuisine. Une loi fut votée et décréta que tout campeur devait avoir une licence lui servant d'assurance en cas d'accident ou de feu de forêt, etc... etc... Ce fut pour nous une opportunité de pouvoir obtenir et vendre ces licences, c'est de là que date notre adhésion à la Fédération Léo-Lagrange. Nous les commandions début juin, pour faire face à la demande en juillet et août. Nous étions les seuls sur Graulhet et comme il en fallait une par personne, nous en placions souvent pour la famille entière. Nous prenions bien évidemment une petite marge, qui conforta notre trésorerie. Les adhésions se multipliaient et nous comptions une quarantaine de membres, avec autant de filles que de garçons.
    La Fédération nous ayant signalé un camp ouvert par elle à la CAPTE dans la presqu'ile de GIENS, face à la ville d'HYERES, ce fut la destination choisie en 1948 pour 15 jours de vacances avec un groupe de 45 personnes et déplacement en autocar. Ce fut un succès complet, nous étions à 100 mètres de la plage, sous les pins avec un animateur hors-pair, pour animer les soirées, nous enseigner des chants, etc... etc... Nous visitâmes les villes d'HYERES - TOULON et sa rade où nous vîmes des scaphandriers, travailler au chalumeau sous l'eau, pour découper les bateaux, qui a l'arrivée des Allemands en 1942 s'étaient sabordés ! Nous fîmes aussi des promenades en bateau, pour aller en visite aux Iles de PORT-CROS, de PORQUEROLLE et du LEVANT.
    Pour varier un peu, la moyenne montagne fut choisie pour les vacances de 15 jours en 1949, le lieu ST-PIERRE DE CHARTREUSE dans le VERCORS. Visite aux villes de VOIRON - GRENOBLE et des excursions avec le car dans les ALPES. Là aussi, le séjour excellent combla tous les participants, qui comprenaient pour la première fois des couples avec enfants.
    Le retour à la CAPTE, presqu'ile de GIENS, fut le choix de la majorité des jeunes pour les vacances de 1950. Toujours en car avec 45 vacanciers. Avec la plage à proximité, le camp ombragé, les visites et excursions se faisant surtout dans l'arrière-pays varois. Mais le camping avait pris de l'ampleur, trop de monde et de ce fait ambiance moins bonne. Néanmoins, le séjour fut apprécié de tous et la demande pour l'année suivante s'avéra très forte.
    Une lettre au bureau de la Jeunesse-Sports à Albi, nous permit d'obtenir gratuitement un complément de matériel, de plus nous fîmes un démarchage pour des membres honoraires et comme tous les adhérents payaient une cotisation, les finances étaient prospères.
    PAUL JUILLE, que j'ai oublié de mentionner au début de cette narration était Président du CAMPING-CLUB-GRAULHETOIS depuis sa création, il nous apportait sa caution morale, vu notre âge, et nous avions pour lui, beaucoup d'estime. Il était toujours présent, très actif, et participait avec son épouse et ses deux enfants à toutes nos sorties. Ce fut lui, qui lors d'un voyage sur la Côte d'Azur, avait appris qu'un camping situé dans une prairie au bord de la SIAGNE (c'est une rivière qui se jette dans la baie de CANNES) allait ouvrir pour l'été 1951. La proximité de CANNES, le luxe et les prix plus élevés qu'ailleurs, n'incitaient pas trop les campeurs, pour la plupart des gens modestes à choisir cette région pour les vacances. Néanmoins après discussions, nous décidâmes de tenter le coup. Mais pour avoir une certitude il fallait se déplacer, voir le coin, parler avec le propriétaire et connaître ses conditions.
    C'est ainsi que courant mai 1951. nous partîmes à quatre, dans la voiture de JUILLE Paul et sa femme devant, BUGAREL Jean (Secrétaire du CCG et moi à l'arrière). L'endroit était idéal, une prairie en bord de rivière, situé entre MANDELIEU-LA-NAPOULE et CANNES LA BOCCA, avec la route en bord de mer qui longeait la baie et menait directement à CANNES éloigné de 5 Kms environ. Le propriétaire, un homme âgé entre 60 et 65 ans, se déclara enchanté de l'arrivée d'un car amenant 50 campeurs, un accord fut vite trouvé, rendez-vous pris pour début août. A la réunion qui suivit lorsque l'annonce fut faite pour 15 jours de vacances sur la Côte d'Azur, l'ambiance monta et il fallut établir des dates limites pour les inscriptions.
    Ce séjour s'avéra idéal, temps magnifique, baignades soit à la mer, soit en rivière, canotage sur la SIAGNE, visite de GRASSE - NICE - MONACO, excursions dans l'arrière-pays niçois, avec les Gorges du CIANS, de la VESUBIE, etc...etc... Le soir souvent le car nous embarquait pour une virée à CANNES. Tous les participants furent enchantés, à tel point que les vacances pour 1952 se passèrent au même endroit.
    Nous repartîmes toujours en car, avec une cinquantaine de participants, 7 ou 8 d'entre nous décidèrent en prenant le Ferry à NICE de faire un séjour d'une semaine en CORSE, pendant que le gros de la troupe restait au camp de base. Bien entendu ce déplacement n'était pas improvisé, les engagements et les billets étaient pris à l'avance. Le travail de Marcel MAURIES fut ainsi allégé car je dois dire que depuis 3 ans, il était le cuistot principal de notre groupe et que sans être passé par l'école hôtelière, il s'en sortait très bien. Nous visitâmes à nouveau NICE et MONACO et le car que nous avions à demeure nous amena à deux ou trois reprises excursionner dans les Alpes de Haute-Provence en passant par DIGNE - SISTERON et les gorges du VERDON.
    En 1953 pour connaître d'autres régions les vacances furent prévues à ST JEAN DE LUZ toujours pour 15 jours en août. Le camping était très bien, mais pour une fois le temps ne fut pas de la partie, sitôt installé la pluie fit son apparition et cela dura 3 ou 4 jours d'affilée. Comme les prévisions météo ne parlaient pas d'amélioration, le moral baissa et le retour décidé. Il restait encore une semaine de vacances et nous repartîmes le lundi pour ARGELES SUR MER en passant par les PYRENEES, FOIX - TARASCON- AX LES THERMES, FONT-ROMEU et ARGELES sur la côte méditerranéenne. Là par contre, le temps fut beau et chaud et nous pûmes profiter de la plage pour baignade et bronzage.
    En dehors des grandes sorties du mois d'août, nous ne restions pas inactifs, nous faisions des voyages pour 3 jours à Pâques ou Pentecôte et parfois seulement sur 1 jour. Au programme les GORGES DU TARN, LE GOUFFRE DE PADIRAC, la cité de CARCASSONNE, le SIDOBRE en partant de CASTRES avec le petit train qui en longeant l'Agout allait jusqu'à BRASSAC et LACAUNE, puis le retour à pied sur Castres le lendemain.
    Nous étions un bon client des Autobus PEYRE, et nous affrétions chez lui, soit le car de 50 places, soit le car de 28 ou 30 places. Pour les grandes sorties d'août, nous avions passé un accord, nous prenions le car en location pour 15 jours avec obligation pour nous de nourrir et héberger le chauffeur, et de parcourir un kilométrage imposé par la Maison PEYRE.
    Pour un lundi de Pâques, nous avions prévu de faire l'omelette à AMBIALET, avant de nous installer et pour donner l'ambiance (nous étions plus de 60), nous avons défilé en musique dans le village, car parmi nous il y avait des musiciens, le repas du soir fut pris au restaurant chez Augustin aux AVALATS. Je n'ai pas souvenance de déplacement en aussi grand nombre, sauf pour ceux qui quelques années plus tard prirent la direction de l'Allemagne, après le jumelage avec PRIEN. De 1945 à 1953, 8 années avaient passé et le groupe des animateurs par suite de mariage, de naissance d'enfants, de changement dans le travail avait diminué. Les voitures commençaient à se multiplier permettant à chacun de partir en vacances à leur choix. Il y eut encore des réunions et des soirées, le samedi entre nous au local, mais nous sentions qu'avec l'évolution de la vie, la période faste était passée. Roger NAJAC entra alors au Bureau et avec l'aide de JUILLE et d'ADHEMAR décidèrent et établirent les plans pour la construction du FOYER LEO-LAGRANGE tel qu'il est aujourd'hui.
    C'est lors des obsèques d'ADHEMAR que le Président SCIE m'a demandé de relater l'historique de la création du FOYER. J'ai fait de mon mieux et lorsque la mémoire me faisait défaut, j'ai pris conseil auprès de MAURIES, GOXE et URUTY qui sont avec moi le dernier carré encore vivant des premiers fondateurs. Je m'excuse d'avoir été trop long, mais on ne peut raconter 8 ans d'histoire qui ont précédé le FOYER en une seule page.


    Charles GALAN


    PS. Sur le terrain sur lequel nous avons campé en 1951 et 1952, se dressent depuis 30 ou 35 ans, des immeubles grand standing de 3 ou 4 étages, avec de grands balcons, et à l'embouchure de la Siagne se trouve un immense port de Plaisance, pour les voiliers et les hord-bords qui évoluent dans la baie.
    Or Paul JUILLE m'a dit souvent, j'ai toujours regretté que lors de notre premier séjour en 1951, nous n'ayons pas demandé au propriétaire de nous vendre 600 ou 700 m2, pour en faire un centre de vacances. S'il avait accepté, avec la caution de la Mairie, nous aurions pu emprunter et l'acheter. Nous n'aurions sûrement pas eu l'autorisation de réaliser ce camp, mais la plue-value au fil des années aurait été très importante. Je l'avais approuvé et regretté avec lui que nous n'ayons pas tenté le coup.

    Je remercie le Conseil d'Administration du Foyer LEO LAGRANGE, en particulier Josette ARRANZ ainsi que Madame Charles GALAN sans qui ce texte n'aurait jamais été publié.


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  • - Le Quartier PANESSAC

    DECOUVREZ LE QUARTIER PANESSAC

     Cliquez sur chaque image pour l'agrandir

     le plan de Graulhet au Moyen-Age publié dans l'ECHO DU DADOU et dessiné par Monsieur Edmond FABRE.

    Le Quartier PANESSAC à travers cartes postales et documents

     

     Quartier
    de
    PANESSAC 
    Pour la première fois le plan intégral du Faubourg de Graulhet au Moyen-Age

    LES CARTES POSTALES DU QUARTIER PANESSAC

    Le quartier de Panessac est le cœur historique de la ville. Les habitations  se situent entre le ruisseau du Verdaussou, le Dadou et le Chateau qui borde l'enclos du Seigneur (Jourdain) 

    L'ECHO du DADOU du 2 juin 1912 publie en une le plan fortifié du Faubourg de Graulhet au Moyen-âge, plan dressé par Edmond Fabre.


    LES ANCIENNES RUES DE PANESSAC

    Rue Droite
    Rue Obscure
    Rue de Lapeyre
    Rue Traversière du Terrier
    Rue de la Confrérie de Saint Projet
    Rue du Petit Château
    Rue de Lacalvétie
    Rue de Labastide
    Rue de la Seysse
    Ru du Four
    La Côte de la Paradelle
    Avenue de la Terrasse des Voûtes
    La Place au blé
    La place de la Cathédrale

    Pour accéder au Faubourg

    Porte de l'Adou
    Porte de la Bastide
    Porte de la Barbacane
    Pâtus du Terrier
    Pâtus du Gouch

    L'origine du nom Panessac :  Panosac soit rue vide-gousset qui laisse à penser que cette rue étroite et sombre aurait pu être un coupe-gorge. Ou  panis  soit sac de pains en raison du four banal qui se trouvait à proximité .

     Retrouvez les noms et surnoms des habitants de Panessac 
    sur ce plan reconstitué par l'Association Mémoire sociale Graulhétoise
    l
    Les noms et surnoms ont été donné par Monsieur Georges RIGAUD

    Le Quartier PANESSAC à travers cartes postales et documents

     

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