• A Graulhet, grâce à la terre crue : Briques Technic Concept révolutionne la construction

    Leader français de la fabrication de briques de terre crue compressée, né dans le Tarn en 2012, Briques Technic Concept connaît aujourd’hui une croissance exponentielle. Un succès dû au retour en grâce d’un matériau de construction qui allie performance énergétique et écologique.

    L’histoire commence par un « coup de cœur » pour un matériau. Étienne Gay, grenoblois d’origine, venu de l’aéronautique, cherche un nouveau souffle, « l’envie de travailler dans le bâtiment avec un projet durable et éthique ». Suite à une formation, il découvre la terre crue compressée et ses multiples vertus. « Ce matériau de construction très utilisé jusqu’à la fin du 19e siècle a été abandonné peu à peu pour des raisons sociétales : le départ à la guerre des paysans et maçons qui en possédaient le savoir, l’avènement du béton et la nécessité de construire vite… » Pourtant aujourd’hui, face aux contraintes écologiques de plus en plus drastiques (et aux exigences en termes de réemploi de matériau), la terre crue fait son grand retour. Et pour cause : ses arguments sont solides. « C’est un excellent régulateur hydrique et un excellent capteur thermique », explique le dirigeant. « Elle amène une température douce dans le bâtiment et un confort d’été inégalé. Mais c’est aussi un produit complètement naturel, qui nécessite peu de transformation et présente donc un bilan carbone très faible. »

    Fabricant, expert et équipementier

    La terre utilisée par Briques Technic Concept vient de Réalmont ; une carrière située à 25 km de l’entreprise. Mais compte tenu d’une demande croissante de la clientèle de prendre en main la production (et d’utiliser la terre in situ), l’activité de l’entreprise ne se limite plus à celle de briquetier. En effet, l’entreprise tarnaise développe aussi une activité d’équipementier et de conseil. « J’ai démarré l’activité avec un outil de production qui venait des États-Unis, et qui n’était pas très concluant en termes de qualité des matériaux », précise Étienne Gay. « J’ai alors développé mon propre prototype qui tourne depuis 2015 et qui suscite de plus en plus d’intérêt pour des clients qui souhaitent développer leur propre production. »

    Une expertise qui fait mouche dans le monde de la construction, notamment auprès des architectes, des promoteurs et des bureaux d’études. Briques Technic Concept a d’ailleurs été en 2019 lauréat de l’appel à projets « économie circulaire dans le BTP » de l’Ademe (1) et de la Région Occitanie grâce à un nouveau projet innovant : la création d’une unité mobile de production robotisée baptisée Flexiterre. Une machine capable de générer entre 15 et 20 tonnes de briques par jour – tout en assurant le suivi qualité – qui devrait être opérationnelle d’ici quatre à cinq mois, et qui intéresse déjà nombre de poids lourds de la construction…

    Le marché est donc bel et bien en train d’émerger et son potentiel semble très prometteur. Cette année, malgré la crise liée au Covid-19, Briques Technic Concept devrait multiplier par cinq son chiffre d’affaires. 
    Emilie Gilmer

    Sur la photo : Alors qu’Étienne Gay a développé seul son entreprise jusqu’au début de l’année 2019, elle compte aujourd’hui cinq salariés. Crédits : DR.

    Notes

    (1) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie


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  • Publicité cartonnée que l'on trouvait dans les programmes de cirque

    - Publicité pour la Manufacture


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  • Étonnante affaire rarement révélée !
    Les articles de presse inédits ! Le récit complet de cette terrible affaire qui a secoué Graulhet en 1938

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     23 mars 1938

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     

    JEAN BASTIDE

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     LA MAROQUINERIE OUSTRY

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     

    21 mars 1938

     21 mars 1938

     

    21 mars 1938

    21 mars 1938

    21 mars 1938

    23 mars 1938

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

    22 mars 1938

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     26 novembre 1938

     - 1938 : Affaire d'espionnage !

     

     


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  • DIMANCHE 2 AVRIL 1911

    15000 personnes
    acclament l'aviateur GIBERT
    dans le ciel de Graulhet

     - Louis Gibert survole Graulhet


     

     - Gibert

    © LA DEPECHE DU 3 AVRIL 1911

      - Gibert 

    Louis GIBERT, né à Albi (Tarn), le 19 juin 1885, est attiré par l'aviation dès 1908. Cette année-là et la suivante, il construit puis essaie un appareil de sa conception qui ne lui donne pas grande satisfaction.

    Alors, il apprend à piloter à Pau, où en juin 1910 il décroche le brevet de l'Aéro-Club de France, le N° 92. Il est le premier à survoler sa ville, Albi, puis les villes de toute la région.

    En juillet, il fait des exhibitions en public à Revel. En septembre, il figure au palmarès de la Grande Semaine de Bordeaux et il vole de Bordeaux à Royan (156 km).

    Louis Gibert effectue dans tout le Sud-Ouest une série d'expériences publiques et devient populaire dans le Midi de la France. La dextérité et l'audace heureuse dont il fait preuve à ses départs et à ses atterrissages sur les terrains souvent exigus et incommodes mis à sa disposition par les comités locaux le font apprécier de ses camarades et d'Alfred Leblanc qui tient à l'associer à la fortune du Blériot.

    Engagé dans la course Paris-Madrid en mai 1911, il s'y classe second. Après avoir franchi les Pyrénées, il brise son avion dans la dernière étape à Alsasna et le seul aviateur terminant la course est Jules Védrines, qui brise également son appareil, mais peut terminer avec celui de son camarade Verrept.

    Louis GIBERT

    En juin 1911, dans le Circuit Européen, dont neuf aviateurs seulement terminent le parcours sur un lot de 41 partants, Louis Gibert, pilotant un monoplan REP, gagne l'étape Liège-Utrecht et prend finalement la cinquième place au classement général. En septembre 1911, pour le Prix Quentin-Bauchart, épreuve de totalisation des distances, Louis Gibert couvre 450 km. L'année suivante, en 1912, s'étant rendu à Moscou à l'occasion d'une exposition aéronautique, il présente des avions à l'armée russe et, dans une compétition, y remporte 1er prix d'acrobatie.

    En 1913, il se consacre à la construction de trois prototypes, dont l'un est l'objet d'une commande du ministère de la Guerre. Mobilisé en 1914 à la R.E.P. 27, puis à la « Mixte 32 », il obtient une citation à l'ordre de l'armée.

    En 1918, il présente un avion-canon, dans la conception duquel il a une large part. La guerre terminée, Gibert se livre à des démonstrations de propagande et donne des baptêmes de l'air. Il participe aux travaux d'une jeune firme qui construit des planeurs. Puis c'est son appui à la création d'un club de vol sans moteur à Toulouse, la création du terrain de la Montagne Noire.

    Louis Gibert, qui a consacré 40 années à la cause de l'aviation, dont 25 de pilotage, termine sa carrière comme attaché à un aérodrome d'Air France. En 1949, atteint par la limite d'âge, il doit prendre sa retraite. Le terrain d'Albi, inauguré cette année-là, s'appellera désormais « Aérodrome Louis Gibert », en hommage à ce grand pilote.

    Louis Gibert, retiré à Toulouse, y est décédé le 8 octobre 1956.

    AIGLES PYRÉNÉENS

    Après l'arrivée de la course Paris-Madrid en mai 1911, les journaux racontèrent que Gibert sur Blériot, et Védrines sur Morane, avaient été attaqués par des aigles en traversant les Pyrénées, et les éditions dominicales illustrées représentaient en couleurs la lutte des aviateurs contre ces rapaces : leurs correspondants avaient vu sur le casque de cuir des aviateurs les traces des coups de bec !

    Fort surpris, car je savais la vitesse des aigles, même pyrénéens, fort inférieure à celle du Blériot et du Morane, je demandai ce qui s'était réellement passé à mon ami Leblanc qui, vainqueur en 1910 du Circuit de l'Est, avait pris en 1911 le rôle de manager des coureurs Blériot. « Ah ! Vous n'y croyez pas, me dit Leblanc, eh bien, je vais vous montrer le bec de l'aigle. » Et il tira de sa poche un couteau de fort modèle, d'où il fit sortir un poinçon qu'il me tendit en disant « Voilà ! »

    Comme je l'interrogeais du regard, il reprit :

    « Védrines, questionné par les journalistes à son arrivée à Saint-Sébastien leur en a mis plein les yeux en leur racontant des histoires de brume : il ne distinguait pas le bout de ses ailes, il avait accroché un rocher, etc., patati, patata... Il charriait trop... » J'ai dit à Gibert : « Nous aurons mieux demain. » J'ai emporté son casque dans un coin, l'ai marqué de deux bons coups de poinçon, et j'ai recommandé à Gibert de ne le mettre sur sa tête qu'au dernier moment, au départ, et de dire à l'arrivée qu'il avait été attaqué par des aigles dans les montagnes. Comme vous le savez, Gibert, atterri à Clazagutra à 100 kilomètres de St-Sébastien, le 25, n'a pu repartir. Rejoint et interviewé par des journalistes, il a répondu : « J'ai été attaqué par des aigles. » Là-dessus, un journaliste, apercevant sur son casque mes coups de poinçon, a demandé si c'étaient là les coups de bec des aigles.   « Ça doit être ça, a répondu Gibert, car hier il n'y avait rien. »

    Quand Védrines, arrêté le 25 près de Burgos, est arrivé le 26 à Madrid, les journalistes lui ont demandé si lui aussi avait été attaqué par des aigles. Il a d'abord été un peu surpris, mais le journaliste insistant et lui racontant l'histoire de Gibert, il s'est ressaisi : « Je n'ai jamais vu d'aigle et je ne sais pas comment c'est fait. Mais j'ai été attaqué par de gros oiseaux : c'étaient probablement vos aigles... ça doit être ça. » Le journaliste a câblé à Paris cette nouvelle sensationnelle, qui a fait le tour de la presse. Les Espagnols ont été fiers de leurs aigles qui défendent leur pays, même contre les aviateurs. Personne n'a démenti. Et surtout, maintenant que vous avez vu le bec de l'aigle, n'allez pas démentir : les journalistes m'arracheraient les yeux ! »

    http://fandavion.free.fr

     


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