• En ces temps difficiles il est nécessaire de se changer les idées !

    S'informer est nécessaire mais il faut également et surtout s'évader. Vous pouvez puisque vous avez encore plus le temps que d'habitude consulter les nombreuses pages de ce blog.

    (Re)decouvrez  ma collection de cartes postales, collection que je suis heureux de partager avec vous à travers les articles, les enquêtes de ce blog mais aussi avec d'autres documents : photos, programmes,  des séries inédites : Graulhétois(e)s illustres , résultats inédits d'élections graulhétoises et aussi une Une qui se modifie en fonction des publications...un vrai blog journal !

    Des questions, des cartes à partager, à échanger ou autre ...n'hésitez pas !

    Vous pouvez me laisser un message ici 

    Consultez les différentes rubriques proposées à droite

    Merci au très nombreux lecteurs et visiteurs de ce blog.

    Aujourd'hui un nouvel article sur le survol le 2 avril 1911 de Graulhet par l'aviateur albigeois Louis Gibert...un article presse inédit et des cartes postales rares ! Au fil de notre confinement des nouveautés seront régulièrement mises en ligne . Bonne lecture 

    Prenez soin de vous que vous résidiez à Graulhet, ailleurs en France ou à  l'étranger ou comme moi en region parisienne

    François 


    votre commentaire
  • DIMANCHE 2 AVRIL 1911

    15000 personnes
    acclament l'aviateur GIBERT
    dans le ciel de Graulhet

     - Gibert 

     - Gibert

    © LA DEPECHE DU 3 AVRIL 1911

      - Gibert 

    Louis GIBERT, né à Albi (Tarn), le 19 juin 1885, est attiré par l'aviation dès 1908. Cette année-là et la suivante, il construit puis essaie un appareil de sa conception qui ne lui donne pas grande satisfaction.

    Alors, il apprend à piloter à Pau, où en juin 1910 il décroche le brevet de l'Aéro-Club de France, le N° 92. Il est le premier à survoler sa ville, Albi, puis les villes de toute la région.

    En juillet, il fait des exhibitions en public à Revel. En septembre, il figure au palmarès de la Grande Semaine de Bordeaux et il vole de Bordeaux à Royan (156 km).

    Louis Gibert effectue dans tout le Sud-Ouest une série d'expériences publiques et devient populaire dans le Midi de la France. La dextérité et l'audace heureuse dont il fait preuve à ses départs et à ses atterrissages sur les terrains souvent exigus et incommodes mis à sa disposition par les comités locaux le font apprécier de ses camarades et d'Alfred Leblanc qui tient à l'associer à la fortune du Blériot.

    Engagé dans la course Paris-Madrid en mai 1911, il s'y classe second. Après avoir franchi les Pyrénées, il brise son avion dans la dernière étape à Alsasna et le seul aviateur terminant la course est Jules Védrines, qui brise également son appareil, mais peut terminer avec celui de son camarade Verrept.

    Louis GIBERT

    En juin 1911, dans le Circuit Européen, dont neuf aviateurs seulement terminent le parcours sur un lot de 41 partants, Louis Gibert, pilotant un monoplan REP, gagne l'étape Liège-Utrecht et prend finalement la cinquième place au classement général. En septembre 1911, pour le Prix Quentin-Bauchart, épreuve de totalisation des distances, Louis Gibert couvre 450 km. L'année suivante, en 1912, s'étant rendu à Moscou à l'occasion d'une exposition aéronautique, il présente des avions à l'armée russe et, dans une compétition, y remporte 1er prix d'acrobatie.

    En 1913, il se consacre à la construction de trois prototypes, dont l'un est l'objet d'une commande du ministère de la Guerre. Mobilisé en 1914 à la R.E.P. 27, puis à la « Mixte 32 », il obtient une citation à l'ordre de l'armée.

    En 1918, il présente un avion-canon, dans la conception duquel il a une large part. La guerre terminée, Gibert se livre à des démonstrations de propagande et donne des baptêmes de l'air. Il participe aux travaux d'une jeune firme qui construit des planeurs. Puis c'est son appui à la création d'un club de vol sans moteur à Toulouse, la création du terrain de la Montagne Noire.

    Louis Gibert, qui a consacré 40 années à la cause de l'aviation, dont 25 de pilotage, termine sa carrière comme attaché à un aérodrome d'Air France. En 1949, atteint par la limite d'âge, il doit prendre sa retraite. Le terrain d'Albi, inauguré cette année-là, s'appellera désormais « Aérodrome Louis Gibert », en hommage à ce grand pilote.

    Louis Gibert, retiré à Toulouse, y est décédé le 8 octobre 1956.

    AIGLES PYRÉNÉENS

    Après l'arrivée de la course Paris-Madrid en mai 1911, les journaux racontèrent que Gibert sur Blériot, et Védrines sur Morane, avaient été attaqués par des aigles en traversant les Pyrénées, et les éditions dominicales illustrées représentaient en couleurs la lutte des aviateurs contre ces rapaces : leurs correspondants avaient vu sur le casque de cuir des aviateurs les traces des coups de bec !

    Fort surpris, car je savais la vitesse des aigles, même pyrénéens, fort inférieure à celle du Blériot et du Morane, je demandai ce qui s'était réellement passé à mon ami Leblanc qui, vainqueur en 1910 du Circuit de l'Est, avait pris en 1911 le rôle de manager des coureurs Blériot. « Ah ! Vous n'y croyez pas, me dit Leblanc, eh bien, je vais vous montrer le bec de l'aigle. » Et il tira de sa poche un couteau de fort modèle, d'où il fit sortir un poinçon qu'il me tendit en disant « Voilà ! »

    Comme je l'interrogeais du regard, il reprit :

    « Védrines, questionné par les journalistes à son arrivée à Saint-Sébastien leur en a mis plein les yeux en leur racontant des histoires de brume : il ne distinguait pas le bout de ses ailes, il avait accroché un rocher, etc., patati, patata... Il charriait trop... » J'ai dit à Gibert : « Nous aurons mieux demain. » J'ai emporté son casque dans un coin, l'ai marqué de deux bons coups de poinçon, et j'ai recommandé à Gibert de ne le mettre sur sa tête qu'au dernier moment, au départ, et de dire à l'arrivée qu'il avait été attaqué par des aigles dans les montagnes. Comme vous le savez, Gibert, atterri à Clazagutra à 100 kilomètres de St-Sébastien, le 25, n'a pu repartir. Rejoint et interviewé par des journalistes, il a répondu : « J'ai été attaqué par des aigles. » Là-dessus, un journaliste, apercevant sur son casque mes coups de poinçon, a demandé si c'étaient là les coups de bec des aigles.   « Ça doit être ça, a répondu Gibert, car hier il n'y avait rien. »

    Quand Védrines, arrêté le 25 près de Burgos, est arrivé le 26 à Madrid, les journalistes lui ont demandé si lui aussi avait été attaqué par des aigles. Il a d'abord été un peu surpris, mais le journaliste insistant et lui racontant l'histoire de Gibert, il s'est ressaisi : « Je n'ai jamais vu d'aigle et je ne sais pas comment c'est fait. Mais j'ai été attaqué par de gros oiseaux : c'étaient probablement vos aigles... ça doit être ça. » Le journaliste a câblé à Paris cette nouvelle sensationnelle, qui a fait le tour de la presse. Les Espagnols ont été fiers de leurs aigles qui défendent leur pays, même contre les aviateurs. Personne n'a démenti. Et surtout, maintenant que vous avez vu le bec de l'aigle, n'allez pas démentir : les journalistes m'arracheraient les yeux ! »

    http://fandavion.free.fr


    votre commentaire

  •  PREMIER TOUR DES MUNICIPALES 2020

    • Taux de participation : 41,71%
    • Votes nuls : 2,37%
    • Votes blancs : 1,40%

    Blaise AZNAR (Div. G.)

    POUR GRAULHET 35,04% (1 280 voix)
    -------------

    Julien BACOU (RN)

    GRAULHET RASSEMBLÉE 23,71% (866 voix)

    -------------

    Jean-Luc JOLY (Div.)

    SERVIR 20,75% (758 voix)

    -------------

    Jean-Luc CATHALAU (Div.)

    GRAULHET ENSEMBLE 13,63% (498 voix)

    -------------

    Jean-Claude AMALRIC (Div C.)

    Passionnément Graulhet  6,87 % (251voix)

    PROCHAIN TOUR PROCHAINEMENT

     


    votre commentaire
  • GRAULHET / LE CUIR

    Tarn. Jules & Jenn s’habille à la mode responsable

    Lancée en 2016 dans le Tarn, la marque Jules & Jenn défend une mode « responsable et durable ». Limitée à l’Europe du sud et à la France pour les sacs en cuir faits main, la fabrication s’oriente aussi vers les matériaux recyclables comme le fil de pêche.

    Les sacs en cuir de la marque Jules & Jenn sont fabriqués à la main dans un atelier de Graulhet, dans le Tarn, qui emploie une vingtaine de personnes. Photo Jules & Jenn.

    Face à l’inconstance de Catherine, l’héroïne de François Truffaut partagée entre Jules et Jim, Jennifer Maumont affiche une conviction profonde : on peut faire de la mode responsable et accessible. Une certitude dont cette Tarnaise d’origine, ancienne directrice marketing maroquinerie chez Dior, a fait une réalité économique en créant en octobre 2016 avec son mari Jules Maumont, la marque Jules & Jenn. En trois ans, cette nouvelle griffe distribuée exclusivement sur internet, a développé plus de 200 modèles de chaussures, sacs, ceintures et portefeuilles et plus de mille références.

    Si les deux associés-gérants vivent à Barcelone où ils emploient dix personnes pour le suivi de commandes et l’animation des réseaux sociaux, c’est à Mazamet qu’ils ont basé le siège social de l’entreprise. « J’ai grandi là, dans une famille de mégissiers et de délaineurs. Après avoir travaillé cinq ans chez Dior, j’ai créé la marque de chaussures Eclipse, fabriquée en Chine. J’avais quatre boutiques, je vendais 45.000 paires de chaussures par an. Au bout de sept ans, j’ai compris que quelque chose ne tournait pas rond à faire faire à des chaussures en plastique le tour de la Terre pour être vendues en France. J’ai revendu la marque », raconte Jennifer Maumont.

    « Du business autrement »

    C’est après un tour du monde en famille que le couple a décidé de quitter ses « rails de cadres et d’école de commerce » pour « faire du business autrement et une mode plus responsable ». La marque a tout d’abord limité son périmètre de fabrication à l’Europe du sud où elle s’appuie sur treize sous-traitants dont cinq en France. A partir de cuir italien, un atelier de Graulhet confectionne à la main tous les modèles de sacs pour femme ainsi que des portefeuilles labellisés Origine France Garantie. Les ceintures sont fabriquées à Castres, les espadrilles à Mauléon et les baskets 100 % made in France de la marque, dans un atelier centenaire de Cholet. Bottines, sandales, escarpins et mocassins sont produits en Espagne, en Italie et au Portugal.

    Ni soldes ni promo

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « A rebours de la mode jetable qui propose des nouveautés chaque semaine, nous proposons des modèles intemporels et durables, par leur style et leur qualité, à un prix juste et accessible. Sur notre site, nous détaillons le coût de fabrication, l’origine des matières, et la marge que nous opérons ce qui permet à nos clients de connaître vraiment la valeur des produits. Nous voulons une mode consciente des préoccupations sociales et environnementales de notre époque, qui lutte contre la surconsommation. C’est pourquoi nous ne faisons ni soldes ni promotions », explique Jennifer Maumont.

    La marque, qui en 2019 a multiplié ses ventes par cinq, s’est fixée cette année plusieurs objectifs. Après la fabrication de baskets issues de bouteilles en plastique récupérées sur les côtes espagnoles et recyclées – il en faut neuf pour une paire – Jules & Jenn développe des sacs en fil de pêche qui seront commercialisés en mai et une gamme de maroquinerie pour homme. Ses créateurs, qui visent fin 2020 plus de 80.000 produits vendus depuis le lancement de la marque, ont aussi l’intention « d’entrer en production pour conserver les savoir-faire ». Ils pourraient ouvrir leur propre atelier dans le Tarn d’ici la fin de l’année.
    Johanna Decorse

    Sur la photo : Les sacs en cuir de la marque Jules & Jenn sont fabriqués à la main dans un atelier de Graulhet, dans le Tarn, qui emploie une vingtaine de personnes. Photo Jules & Jenn.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique